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Transcription du sermon du Père Jean du 26 janvier 2014

 
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Shamus
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MessagePosté le: Sam 1 Fév - 13:54 (2014)    Sujet du message: Transcription du sermon du Père Jean du 26 janvier 2014 Répondre en citant

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Sermon du Père Jean, OFMC,
du 3e Dimanche après l’Epiphanie (26 janv. 2014)

«Autant qu'il vous est possible, soyez en paix avec tout le monde. » Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ainsi soit-il.



Mes chers amis, ce sermon commencera sur cette explication ou plutôt cette invocation de la parole de Dieu tirée non de l'Évangile du jour, mais de l'épître de Saint Paul aux Romains. « Autant qu'il vous soit possible, soyez en paix avec tout le monde. » Autant qu'il soit possible précise Saint Paul. Parce que cette nuit, dans notre office des matines à Morgon, nous avons lu une autre épître de Saint Paul, celle des Galates. Nous avons commencé, pendant cette semaine, nous lirons les matines au milieu de la nuit toute l'épître des Galates. Et au premier chapitre de l'épître des Galates, Saint Paul dit : « si quelqu'un n'a pas le même Évangile qu'il soit anathème ! » Ce n'est plus le même langage. Là, c'est plus possible d'être en paix avec quelqu'un qui a une autre doctrine, un autre évangile.
Alors, permettez-moi donc de partir sur cette parole de Dieu pour essayer de faire l'application à la situation actuelle, aujourd'hui. Quand nous prêchons, nous devons avoir le souci à la fois de vous expliquer la parole de Dieu, la volonté de Dieu, la vérité et puis aussi, eh bien, de l'appliquer au besoin présent, au besoin de vos âmes. Et la plupart d'entre vous, je pense, êtes au courant que depuis quelques semaines, eh bien, il y a de graves événements qui secouent notre monde de la Tradition. Pour ceux qui ne seraient pas trop au courant, je résume très vite. Un certain nombre de prêtres ont quitté la Fraternité et aussi des communautés amies, donc, ont pris leur distance par rapport aux autorités de la Fraternité. Alors vous êtes en droit de vous poser : Et vous Morgon, qu'est-ce que vous faites ? Qu'est-ce que vous pensez de cela ?


J'ai demandé au Père Gardien si je pouvais vous prêcher aujourd'hui sur ce sujet. Non pas de prendre parti pour l'un ou pour l'autre, encore une fois, « autant qu'il vous soit possible soyez en paix avec tout le monde». Samedi-dimanche derniers j'étais avec le père Fidèle-Marie à Avignon, dans un centre de messe de la Fraternité, et nous avons fait du bon ministère, nous avons beaucoup prêché, confessé et ça c'est très bien passé. Et dans quelques semaines, je dois aller à Avrillé prêcher ou plutôt faire une séance de sessions de théologie mariale pendant une semaine aux pères d'Avrillé. «Autant qu'il vous est possible, soyez en paix avec tout le monde. » Voilà.


Mais, donc, j'ai demandé au Père Gardien, et il m'a donné son accord, bien sûr, eh bien, de vous expliquer pourquoi il y a cette division. Je crois que c'est ça le plus important à comprendre. Parce que cette division, visible, sensible, douloureuse même d'une certaine manière, en fait c'est quelque chose qui nous est apparent, visible. Elle est le résultat d'une division beaucoup plus profonde, plus grave sur laquelle je voudrais vous parler : c'est une division sur les principes. C'est très important, mes bien chers fidèles, que vous compreniez cela. Ce n'est pas une question de personnes, c'est une question de principes. Si vous avez seulement retenu cela en sortant de cette église, je pense avoir rempli ma mission. C'est ce que j'ai expliqué au Père Gardien, ce que je compte essayer de vous faire comprendre. Et vous avez à la sortie de la messe des photocopies d'un texte que j'avais fait, déjà, il y a quelque temps, et donc il n'est pas signé, mais je l'assume, c'est moi qui l'ai rédigé. Le Père Gardien m'a permis de vous le donner pour vous donner ce que je ne peux pas vous dire dans un sermon. Ce sermon risque d'être un peu plus long, déjà, que d'habitude et je ne peux pas entrer dans tous les détails. Vous avez ce texte, vous pouvez le prendre. Il y a en tout une cinquantaine de photocopies, je pense qu'il y en a assez pour tout le monde. Et vous pouvez photocopier, diffuser si vous voulez, j'en assume la responsabilité.


 
Le plan de ce sermon, si c'est un sermon, va être assez simple. Je vais d'abord vous montrer qu'il est très important que nous soyons des hommes de principes. La deuxième partie, je vais essayer de vous expliquer que, si nous sommes depuis une cinquantaine d'années, dans notre résistance, dans notre combat de la foi, de la Tradition, c'est parce que nous sommes des hommes de principes et nos pionniers ont été des hommes de principes. Et troisièmement, je vais essayer d'appliquer la situation actuellement.  Aujourd'hui, le problème est un problème de principes actuellement dans la Tradition.


Alors, premier point, nous devons être des hommes de principes. Je vais me baser sur l'enseignement des papes. Vous avez le pape Pie IX en 1871 qui a reçu des Français à Rome. Et il leur a dit : « En France depuis la révolution, ce qui empêche que vous ayez la bénédiction de Dieu sur votre pays, c'est parce que vous avez altéré les principes.» Voilà ce qu'a dit le pape Pie IX. Vous avez altéré les principes. Ensuite, le pape saint Pie X dans son encyclique Pascendi, nous dit, et il ne fait que répéter Saint Thomas d'Aquin, c'est donc la doctrine de l'Église, la pure doctrine traditionnelle de l'Église. Le pape saint Pie X nous dit : « quand on altère, quand on dévie un tant soit peu d'un principe, les conséquences sont énormes ! » C'est un peu comme le tir au fusil. Si vous déplacez d'un petit millimètre, à deux cents mètres, vous êtes à un mètre de la cible. Ensuite le pape Pie XII, recevant aussi des Français. Nous sommes plus proches. Le pape Pie XII leur a dit : «La France ne se relèvera que quand les catholiques seront des hommes de principes, des hommes de doctrine, des hommes formés.» Voilà comment le pape Pie XII parlait à la veille du concile à des catholiques français : « Il faut que vous soyez des hommes de principes.» J'arrête-là les citations des papes parce que je voudrais citer aussi ces grands évêques que fut un cardinal Pie qui a fait tout un sermon pour expliquer à ses diocésains : l'Église a toujours été intransigeante sur les principes et tolérante dans la pratique, avec les personnes. Et le monde, les libéraux, c'est le contraire. Ils sont très tolérants sur les principes: Pensez ce que vous voulez, vous avez le droit de penser ce que vous voulez. Et ils sont intolérants en pratique. Voilà ce qu'explique le cardinal Pie. Et Mgr Freppel dit : «quand nous abandonnons les principes, c'est la ruine.» Et ces évêques, ces grands évêques qui ont vécu le siècle qui a suivi la révolution, nous disent, et c'est vrai, que toutes les révolutions ne sont pas faites par des personnes, ce sont des batailles de principes. Et c'est vrai et nous allons avoir tout à l'heure l'explication pour le deuxième point. Donc, retenons bien, mes bien chers frères : nous devons être des hommes de principes. Les papes nous le disent, l'Église nous le dit. Si nous sommes des hommes d'intérêt, si nous faisons plier les principes qui sont au-dessus de nous, pour nos intérêts, nous allons à la catastrophe, nous ne faisons pas la volonté de Dieu. Les principes ne sont pas des dogmes de foi, forcément, mais si on ne les respecte pas, eh bien, ils se vengent. C'est un principe dans n'importe quel pays, en Angleterre comme en France, qu'on doit tous conduire dans le même sens sur les routes, même si en Angleterre on conduit à gauche et nous à droite. Mais le principe est le même. Et si vous ne voulez pas respecter ce principe, eh bien, vous allez à la catastrophe. Pas besoin de vous faire un dessin. C'est un ordre de nature. Ce n’est pas un dogme de Foi. Ce n'est pas écrit dans les conciles, mais c'est un principe. Si on ne le respecte pas ce principe, on va à la catastrophe, à l'accident.


Alors, maintenant, deuxième point, je voudrais vous montrer que dans la Tradition, dans notre résistance que nous faisons, malgré nous, de mauvais cœur d'une certaine manière, à la hiérarchie en place au pape, aux évêques, c'est parce que c'est une question de principes. Nous ne sommes pas contre le pape, nous ne sommes pas contre les évêques. Au contraire, on prie pour eux. Mais nous sommes contre leurs faux principes. Oui. Et je donne un exemple que vous comprendrez tout de suite. Le concile Vatican I avait posé un principe: « Tout est ordonné ici-bas à la gloire de Dieu.» Un principe, c'est même dogmatique, c'est dans la Sainte Écriture. Vatican I n'a rien inventé en déclarant ça. Il n'y avait pas de concile qui l'avait dit avant Vatican I. Vatican I n'a fait que rappeler un principe qui est inéluctable : tout ici-bas a été créé par Dieu pour sa gloire. Vatican II a posé un autre principe: « Tout ici-bas est ordonné à l'homme.» C'est en toute lettre dans Vatican II. On a posé un autre principe. Et nos anciens, un Mgr Lefebvre, un père Calmel, un père Eugène, n'ont pas accepté ce nouveau principe. Et vous bien chers fidèles, les anciens surtout parmi vous, je m'adresse, vous n'avez pas accepté aussi, vous, dans la pratique parce que la nouvelle religion qui ordonne à l'homme, eh bien, elle a retourné l'autel. Et vous avez été surpris un jour en arrivant dans votre église de voir que l'autel était dans l'autre sens. Vous vous êtes dit : mais le sacrifice, il est offert à Dieu, ce n'est pas un bon repas entre nous. Votre bon sens, et même votre sens catholique, a, sans connaître le principe, l'a tout de suite vu. Et s'il m'est permis de parler de ma famille, j'ai de très bons souvenirs, c'était à la fin du concile, mon père ne voulait plus aller à la messe de la paroisse parce qu'on avait retourné l'autel dans l'autre sens. Il allait à une paroisse plus loin où il y avait le vieux doyen qui célébrait la messe comme toujours. Et on pourrait continuer comme ça. Nos anciens, les pionniers, ceux grâce à qui nous avons fait le bon combat de la foi, nous avons eu la grâce de continuer, grâce à mon père, grâce à Mgr Lefebvre, s'ils n'avaient pas existé, on ne serait pas là. Et ce furent des hommes de principes. Ils n'ont pas voulu transiger. Mgr Lefebvre, vous le savez bien, je crois, on a cherché à tout prix à lui faire célébrer au moins une fois dans sa vie la nouvelle messe. Il était Flavigny, un père jésuite qui a été envoyé de Rome avec un missel de Paul VI sous le bras, et il suppliait Monseigneur : 


« - Mais concélébrons la messe une fois, Monseigneur, une fois. »


Monseigneur Lefebvre était un homme de principes :


«- Non, si cette messe est mauvaise, je ne veux pas la célébrer, même pas une seule fois.»


Malgré ce bon jésuite envoyé de Rome par le pape Paul VI en personne et les papiers qu'il fallait, qui le suppliait presque à genoux de concélébrer avec lui. Il aurait pu dire, Monseigneur Lefebvre non comme un homme qui n’était plus un homme de principes, mais un homme d'intérêt : Oh, ça va arranger les choses, ils vont être plus gentils. Allez une fois. Personne ne va le voir. Dans une petite chapelle, à l'oratoire Lacordaire là. Et puis c'est tout, et puis ça va arranger les choses. Autre exemple qui me vient à l'esprit. Je ne me rappelle plus le nom de ce pape, mais quand le roi d'Angleterre voulu divorcer pour se remarier, le pape lui a dit:


 « - Mais non ce n'est pas possible. Vous ne pouvez pas divorcer.


- Si vous ne faites pas ça, moi, je quitte l'Église romaine.


- Non, non. Ce n'est pas possible, je n'ai pas le droit et je ne peux pas. C'est un principe qui est au-dessus de moi. Vous êtes marié, vous êtes marié et je ne peux pas, vous avez eu un mariage devant Dieu, vous êtes marié. »


Et résultat, le roi d'Angleterre s'est séparé, et on a ce schisme, voyez. On pourrait dire : eh bien le pape quand même s'il avait dit oui, cela aurait arrangé les choses et puis l'Angleterre serait restée catholique. C'aurait été bien mieux etc. Non ! C'est un faux calcul. C'est un calcul d'intérêt. Voilà, c'est comme ça. On respecte les principes. C'est dans la sainte Écriture. Saint Paul le dit. On n’a pas le droit de faire un mal pour en espérer un bien. On n’a pas le droit de trahir un principe voulu de Dieu pour un intérêt passager ou particulier qui va contre le bien commun. Et on pourrait continuer d'autres exemples, mais bien chers frères, je ne voudrais pas trop continuer sur ce deuxième point, mais je le résume si vous le voulez. Nos anciens ont été fidèles à leurs principes et c'est grâce à eux qu'on est là, qu'on a fait le bon combat.


Or maintenant, troisième point, l'application aujourd'hui. Aujourd'hui, ce dimanche, là, fin janvier. Eh bien, ce qui se passe, et je voudrais le dire encore en toute paix, voyez sans acrimonie, sans zèle amer, mais pour vous faire comprendre où se situe le problème, où se situe la division. Elle est dans les esprits. Elle n'est pas une question de prêtres ou de communautés qui ne sont plus avec nous, qui sont en dehors etc. La division est dans les esprits dans notre monde de la Tradition. Voilà. Dans les prieurés, dans les couvents. Oui, elle est dans les esprits c''est-à-dire qu'il y a des esprits qui professent un principe qu'on a tenu depuis des années et des années, que Mgr Lefevre nous a légué, voilà. Et puis il y en a d'autres qui n'admettent plus ce principe, qui disent que ce principe ne vaut plus, il n'est pas bon. C'est là le problème. Alors, quel est ce principe, je pense que la plupart d'entre vous l'ont compris. C'est le principe que l’on ne peut pas signer un accord pratique ou canonique avec les autorités romaines si on n’est pas d'accord, avant, sur la doctrine, si nous ne professons pas les mêmes vérités. Et ça, c'est un principe catholique, et vous avez la photocopie à la sortie. Vous pourrez lire paisiblement chez vous, bien lire l'argumentation que j'ai voulu mettre pour montrer que c'est fondé sur la Sainte Écriture, que c'est fondé sur les Pères de l'Église, que c'est fondé sur la pratique de l'Église. La pratique de l'Église, j'insiste là- dessus, c'est l'attitude des papes jusqu'à Pie XII face par exemple aux orthodoxes. Quand les orthodoxes depuis le Grand Schisme, depuis le IX siècle avec Photius, eh bien, cherchaient à discuter avec Rome pour à nouveau pour se réunir, pour faire un accord pratique, canonique, être réunis à la hiérarchie romaine, eh bien, cela a toujours buté sur des questions de doctrine. Toujours : la primauté du pape, en particulier, et le Filioque dans le Credo. Et quand il y a eu des accords, ce qu'on appelle les uniates par exemple en Grèce, en Russie, il y a eu certaines communautés orthodoxes qui se sont réunies à l’Eglise romaine, qui sont redevenues catholiques, eh bien, Rome n'a jamais transigé sur la doctrine. Jamais. Par contre sur la pratique, la liturgie, pas de problème. Sur le mariage de vos prêtres, pas de problème. C'est traditionnel chez vous, ça toujours été. Aucun problème. Un petit exemple : avec les uniates d'Ukraine, les Ruthènes, c'était au XVIIe siècle, eh bien, Rome disait : il faut que vous acceptiez la doctrine du Filioque. C'est-à-dire que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils. Que vous ne disiez plus que c'est une hérésie. Et les uniates, enfin ceux qui allaient être uniates, on dit d'accord. On accepte cette doctrine : effectivement, on a réétudié la question, on a vu que c'était conforme à la tradition, c'était ce que l'Église a toujours enseigné, et nous sommes d'accord avec le Filioque. Et à ce moment-là, Rome a dit : on n'exige pas que vous le chantiez dans votre Credo parce que vous ne l'avez jamais chanté dans le Credo même dans les premiers siècles. Voyez, Rome leur a dit : nous n’exigeons pas « chantez-le dans le Credo». Elle a dit : simplement vous nous dites que vous êtes d'accord sur ce point de doctrine. Et on vous laisse, vous ne le chantez pas dans le Credo. Et d'ailleurs, la petite histoire, un siècle après, ils ont demandé à le chanter dans le Credo. Voyez, la fermeté de Rome sur un point de doctrine. La doctrine d'abord, il faut que l'on soit d'accord sur la doctrine et après, des questions pratiques, des questions liturgiques, pas de problème, ça s'arrangera, mais la foi on ne transige pas. Là on est intolérant. Tout à fait et on est fier de l'être. C'est la foi, ça ne nous appartient pas. C'est un dépôt qu'on a reçu, c'est au-dessus de nous. On n’a pas le droit d'y toucher, même si on est pape.


Alors, notre problème actuel. Pendant des années Mgr Lefebvre jusqu'aux sacres a cherché à discuter avec Rome. Voilà. Depuis 75, l'année de la condamnation injuste et nulle de Rome de la Fraternité Saint-Pie-X, jusqu'en 88. Mgr Lefebvre, quand on l'appelait à Rome, il y allait toujours, et il discutait de foi, de doctrine d'abord. Et puis, il essayait au niveau pratique. Est-ce qu'il y a un moyen de s'arranger etc. Ce qui fait qu'il y avait toujours cet aspect doctrine et pratique qui jouait. Alors, des fois, Mgr Lefebvre avait des déclarations plutôt dans le sens pratique en disant laissez-nous faire l'expérience de la Tradition, voilà, et puis, demandez seulement cela, faites-nous l'expérience de la Tradition. Et puis, on s'arrangera comme ça. Parce que c'était un homme d'Église, il voulait toujours, il avait cette volonté bien sûr d'être en communion autant que possible, voilà, avec la hiérarchie, avec l'Église. Et puis, il s'est rendu compte qu'il a été trop loin, il l'a dit, il l'a reconnu. «J'ai été trop loin». Le 5 mai quand il a signé le protocole. Il a été trop loin parce qu'il a transigé sur la question de la doctrine. Il a fait passer la pratique avant. Il l'a reconnu, il le déclare dans le Fideliter n° 66. Ceux qui l'ont chez vous peuvent le lire. Et dans ce Fideliter 66 qui date de décembre 88 sur la couverture il est écrit: « À une reprise des colloques, je poserai mes conditions.» Voilà ce que Mgr Lefebvre a dit après les sacres et qu'il a toujours tenu jusqu'à la mort et ce qu'il nous a légué.
Quelles sont ces conditions ? Vous pouvez les lire dans Fidéliter n°66 et vous les connaissez. « Je viendrai à Rome avec les encycliques des papes et je leur dirai: êtes-vous d'accord avec ces encycliques ? Quas Primas sur la royauté de Notre-Seigneur Jésus-Christ? Mortalium Animos sur le faux oecuménisme ? etc. etc. etc. Est-ce que vous êtes d'accord sur la doctrine de vos prédécesseurs ? » Et deuxième chose très importante qu'ajoute Mgr Lefebvre dans ses conditions, deuxième condition : «Êtes-vous prêts à réformer Vatican II sur ces encycliques ? » Parce que Vatican II dit le contraire de Mortalium Animos et dit le contraire de Quas Primas et d'autres, par exemple, encycliques sur le libéralisme de Grégoire XVI. « Est-ce que vous êtes d'accord non seulement sur la doctrine de vos prédécesseurs, mais aussi de changer, de faire revenir Vatican II aux bons principes.» Voilà les conditions que donne Mgr Lefebvre. Je n'invente rien. Lisez Fidéliter 66, lisez-le attentivement. Vous pouvez vous le procurez. On peut vous donner des photocopies si vous voulez. Et dans d'autres déclarations, Mgr Lefebvre à Flavigny par exemple, on vous a donné des extraits de cette déclaration : « À Rome ils l'ont découronné Notre-Seigneur Jésus-Christ, on ne peut pas s'entendre avant qu'il l'ait recouronné.» Avant qu'ils disent à nouveau que Notre-Seigneur doit régner sur la société. Alors retenons, mes bien chers frères, Mgr Lefebvre après les sacres jusqu'à sa mort a toujours tenu fermement sur ce principe. « Je poserai mes conditions : la doctrine, les encycliques des papes. Est-ce que vous êtes d'accord oui ou non ? Si vous n'êtes pas d'accord, inutile de dialoguer.» C'est écrit dans le Fidéliter 66 : inutile de discuter. Inutile. On n’est pas d'accord sur la doctrine, inutile de parler plus loin sur des questions pratiques. Voilà ce que Mgr Lefebvre nous a légué jusqu'à sa mort. Et notre mouvement de la Tradition a toujours été parfaitement uni tant qu'on a tenu ce principe. Pendant des années et des années, ce principe a été tenu. Et vous lirez sur la photocopie que vous avez à la sortie de la messe des déclarations de cinq évêques, Mgr Lefebvre et les quatre autres qu'il a sacrés, qui défendent ce principe. Clair et net. Mgr Fellay, en 2008, dans une Lettre aux amis que vous pouvez retrouver dans vos vieux papiers, octobre 2008, Lettre aux amis et bienfaiteurs qui est jointe à celle du district de France, il le dit en toute lettre, il dit ce principe est d'un ordre de nature. C'est comme la conduite sur la route. Voilà, c'est comme ça, ça s'impose à nous. C'est un ordre de nature. Il faut d'abord être d'accord sur la doctrine avant de pouvoir passer à des arrangements pratiques.


Et malheureusement, depuis quelque temps, qu'on peut situer après la fin des discutions romaines, c'est-à-dire l'automne 2011, eh bien petit à petit, nous voyons, nous sommes obligés de constater que les autorités de la Fraternité abandonnent ce principe. Je le dit sans acrimonie. Je le dit sans zèle amer. Je le dit paisiblement. Je suis prêt à assumer ce que je dis et elles ne peuvent pas le contester parce que c'est public. Cela a commencé d’abord avec Mgr Fellay qui disait que ce principe, il peut y avoir exception. Il a fait une conférence au Canada en disant : par exemple avec les orthodoxes, on faisait des discussions, on faisait des arrangements sur la question du mariage etc. Le divorce dans certains cas. Mgr Fellay a dit : ce principe ne vaut pas, il y a des exceptions, on peut transiger avec. Mais quand on regarde bien ces questions du mariage avec les orthodoxes, ce n'est pas une question de foi ! C'est une question de discipline. Tout à fait différent. Ensuite Mgr de Galarreta, dans sa conférence qu'il a faite le 13 octobre 2012 à Villepreux où il dit : Bon. Ces questions de pratique, doctrine on met tout ça ensemble, et puis l'important, si on peut faire un accord, après nous continuerons le bon combat à l'intérieur, nous serons le fer de lance à l'intérieur, voilà on les combattra de l'intérieur. Et puis assez récemment Mgr Tissier de Mallerais, dans une conférence qu'il a faite à Toulon en juin, voilà, il a dit, et il m'a confirmé par écrit, j'ai eu une échange de lettre avec lui, que Mgr Lefebvre a toujours cherché un accord pratique. Et je lui ai écrit en lui disant : avant les sacres c'est vrai, il y a eu des paroles, des citations de Mgr Lefebvre qui montrent que des fois il était moins ferme sur ce principe. Mais après les sacres, il a toujours été bien clair et je lui rappelle, à Mgr Tissier dans cette lettre, que dans le Fideliter 66, Mgr Lefebvre dit : «Je poserai mes conditions etc.» Réponse de Mgr Tissier de Mallerais, personnelle, j'ai la lettre datée du 11 septembre 2013 : « Il l'a dit, mais il ne l'aurait pas fait. »


Alors, je dis ça, encore une fois je ne suis contre personne : je ne suis pas contre Mgr Fellay, je ne suis pas contre Mgr de Galarreta, je ne suis pas contre Mgr Tissier. Je prie pour eux. Voilà, ce sont des évêques et l'un d'entre eux m'a donné les ordres et encore une fois, autant que possible, je voudrais être en paix avec tout le monde. Mais ce que je vous dis sont des choses publiques, ils ont parlé publiquement : au Canada, à Villepreux et à Toulon. C'est connu. Je ne dis pas des choses cachées. Je cherche à vous faire comprendre le problème en ce moment. Il y a une division dans les esprits. Ce principe qui a été tenu pendant des années, auquel nous étions tous groupés derrière ce principe, eh bien maintenant est abandonné.


En 2006, la Fraternité a fait un chapitre général où elle réaffirmait solennellement ce principe. Et en 2012, elle l'a abandonné. Elle a posé six conditions, si vous êtes d'accord sur les six conditions, à ce moment-là, accord canonique, accord pratique. Et Mgr Fellay écrivant au pape Benoît XVI en juin 2012, lui dit : voilà maintenant la voie qu'on a choisie, on laisse de côté les problèmes doctrinaux qui ne sont pas encore résolus suite aux discussions, d'abord un accord pratique et ensuite on verra les accords doctrinaux. Voilà. Et Mgr Fellay dit dans sa lettre à Benoît XVI : « J'ai l'intention, vraiment, de continuer sur cette voie.» Il le précise, il le dit très bien, c'est son intention. Et en juillet, un mois après, le 2 juillet, il y a une réunion des supérieurs religieux à Paris avec deux évêques, Mgr Fellay et Mgr de Galarreta. Et un Père Dominicain s'est levé en disant : mais Mgr, parce que Mgr Fellay avait avoué qu'il regrettait certaines choses etc., alors le Père Dominicain s'est levé : mais Monseigneur est-ce qu'il ne faut pas revenir au principe du chapitre de 2006. Voilà. Et Mgr Fellay a dit : Non, non. Non, non. Ce principe non, non, il n'est pas clair, il n'est pas sûr. Alors que quatre ans auparavant, il affirmait : c'est un ordre de nature. C'est-à-dire quelque chose qu'on ne peut pas toucher. Il n'y a pas d'exception possible à un ordre de nature. C'est philosophique, c'est comme ça. C'est la nature.


Donc vous voyez, mes bien chers frères, où se situe le problème. C'est ça que j'ai voulu, essayé de vous faire comprendre sans chercher à prendre parti, sans chercher à attaquer les personnes même si j'ai donné des noms. Mais je vous ai dit des choses qui sont publiques. Maintenant, je vous laisse prier, je vous laisse réfléchir sur ces choses-là pour que chacun d'entre nous, en conscience, nous puissions dire : quelle est la volonté de Dieu dans cette affaire ? C'est ça le plus important. Quelle est la volonté de Dieu dans cette affaire ? Et pas taper sur les uns et sur les autres en disant: ils ont tort etc. On n'en veut plus. Anathème à ces prêtres d'un côté ou de l'autre. Autant que possible, restons en paix, là, soyons en paix avec tout le monde. Autant que possible, et là c'est encore possible. Parce qu'il n'y a pas encore de ralliement officiel. On en est encore qu'à une bataille de principes. Et elle est très importante, elle est primordiale. C'est pour ça que vous avez ces photocopies à la sortie que je vous invite à lire, à comprendre. Toutes les révolutions se sont jouées sur des principes. Nos anciens nous l'ont dit, il faut nous inculquer ça dans notre esprit. Et cette question de principes, il faut vraiment l'avoir compris, et ensuite, eh bien, nous devons suivre nos consciences parce qu’à chacun d'entre nous prêtres pour nous c'est un très grave problème de conscience. Et Mgr de Galarreta l'avait dit au chapitre de 2011, du 7 octobre 2011 à Albano, il avait dit: «Si on abandonne ce principe, il va y avoir un grave problème de conscience pour nos prêtres.» Il l'a dit, en chapitre. Il avait averti. Et malheureusement c'est ce que nous voyons actuellement. Ces « départs », entre guillemets, c'est parce que c'est des prêtres qui ont un grave problème de conscience et ils ne sont pas les seuls, moi aussi. Qu'est-ce que je dois faire en ce moment ? Qu'est-ce que je dois faire en ce moment ? Alors prions bien, on nous invite à beaucoup prier en ce moment. Je pense que ça fait partie, voyez, certainement, de nos intentions de prières, eh bien, que nous soyons fidèles à ce que nous ont légué les anciens. Ces principes qui sont, j'en suis convaincu, qui viennent de Dieu, qui sont de la volonté de Dieu dans la crise actuelle, voilà dans nos rapports avec Rome. La condamnation du livre de M. l'abbé Pivert, c'est pour ça. C'est parce qu'il défend l'ancien principe. Il ne faut pas chercher ailleurs. Pourquoi le livre de M. l'abbé Pivert est défendu de vente maintenant dans les prieurés ? Nous le vendons toujours à Morgon. Eh bien parce qu'il défend le principe qu'on a toujours tenu depuis 25 ans et qui maintenant est abandonné. C'est ça. Donc vous comprenez bien, si vous avez compris cela, vous comprendrez beaucoup de choses concrètes, pratiques.


Alors mes bien chers frères, j'espère bien vous avoir parlé selon Dieu. J'espère ne causer de trouble en aucune âme, je voudrais au contraire que ce soit la paix. Je pense comme nous sommes sûrs, convaincus de la volonté de Dieu, nous ne pouvons être que dans la paix, même si on est dans les pires situations. Pensons à la sainte Vierge au pied de la croix, Stabat Mater. Elle était paisible. Stabat, elle se tenait debout. Elle n'était pas révoltée, elle n'était pas tremblante. Elle n'était pas paniquée. Voyez et pourtant, son Fils était dans une torture extraordinaire. Un cœur de mère et un cœur immaculé. Qu'est-ce qu'elle a dû souffrir ! Elle était dans la paix. Donc nous souffrons tous, mes bien chers frères certainement de cette situation. Tous ! Dans la Tradition. Mais demandons bien à la très Sainte Vierge, voyez, comme elle au pied de la croix de rester paisible et puis de garder les yeux sur Dieu, sur la Volonté de Dieu. Pourquoi était-elle paisible ? Parce qu'elle savait que c'était la volonté de Dieu que son Fils meurt dans ces conditions et ça suffisait pour qu'elle soit paisible. Demandons bien cette grâce à Notre-Dame et, autant que possible, restons bien en paix avec tout le monde. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ainsi soit-il.
 


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MessagePosté le: Sam 1 Fév - 13:54 (2014)    Sujet du message: Publicité

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Fidelis servus


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MessagePosté le: Sam 1 Fév - 15:01 (2014)    Sujet du message: Transcription du sermon du Père Jean du 26 janvier 2014 Répondre en citant

Cher Shamus, ce n'est pas moi qu'il faut remercier mais Avila pour son travail. 
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Fidelis servus


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MessagePosté le: Sam 1 Fév - 16:47 (2014)    Sujet du message: Transcription du sermon du Père Jean du 26 janvier 2014 Répondre en citant

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Ecclesia Militans


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MessagePosté le: Dim 2 Fév - 02:44 (2014)    Sujet du message: Transcription du sermon du Père Jean du 26 janvier 2014 Répondre en citant

 Fidelis Servus, thank you so much!
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donkath


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MessagePosté le: Dim 2 Fév - 07:34 (2014)    Sujet du message: Transcription du sermon du Père Jean du 26 janvier 2014 Répondre en citant

Ecclesia Militans a écrit:

 Fidelis Servus, thank you so much!

Ditto!   We, at http://cor-mariae.proboards.com/  eagerly await an English translation also.  Thank you.
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Louis


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MessagePosté le: Mer 12 Fév - 23:14 (2014)    Sujet du message: Transcription du sermon du Père Jean du 26 janvier 2014 Répondre en citant

Réponse de l'abbé Stehlin (supérieur du District d'Europe de l'Est) au père Jean. 


SOURCE - Abbé Karl Stehlin, fsspx (Pologne) - 6 février 2014


http://tradinews.blogspot.fr/2014/02/abbe-karl-stehlin-fsspx-reponse-au-per…





Révérends Père Antoine, Père Jean 
et toute la communauté des Révérends Frères Capucins


Varsovie, le 6 février 2014


Mon très Révérend Père Jean, 


Je viens de recevoir Votre sermon du III dimanche après l'Epiphanie, et je dois Vous dire que j'en étais profondément ému. Les temps me reviennent à l’esprit, quand j'avais l'honneur de Vous recevoir dans la Militia Immaculatae, et également Votre visite en Pologne pour participer à notre grand pèlerinage à Czestochowa. De plus, Vous savez, que je suis très attaché à Vous Pères capucins, surtout parce que par Vous la M.I. s'est répandue en France formant des chevaliers de l'Immaculée désireux de travailler pour la conversion des âmes. Enfin quelle joie pour moi de savoir des Polonais entrer chez Vous et chez les bonnes sœurs clarisses. 


Tout cela pour Vous dire que j'ai lu avec une très grande attention Votre sermon, d'autant plus que les pères s'expriment rarement „ad extra”. 


Combien Vous avez raison d'insister que nous devons être des hommes des principes, et sur les principes il faut être intransigeant, sans compromis possible. J'avoue que depuis longtemps je réfléchis beaucoup sur ce point, et voulant être un homme de principes à la suite d'un Mgr Pie et Mgr Lefebvre, j'ai essayé d'en rassembler les principaux (j'en ai trouvé cinq) et me les poser devant ma conscience pour m'examiner si je m'efforce de les mettre en pratique. Permettez-moi de les exposer devant Vous non pas selon leur hiérarchie, mais comme ils me viennent à l'esprit. 
Premier principe : le bien de l'obéissance
En Vous lisant comme fils de Saint François et de notre bien-aimé saint Maximilien Kolbe j'ai tout d'abord pensé, combien ce dernier insiste sur l'obéissance surnaturelle. Vous connaissez ses fameux textes et Vous savez mieux que moi que pour Saint Maximilien le seul indice sûr de la voix de l'Immaculée est la voix des supérieurs. Ce saint a poussé cette obéissance jusqu'à héroïsme et voilà la raison profonde de son rayonnement et du succès de l'Immaculée. J'ai toujours admiré le père Capucins d'être des champions dans la réalisation de ce grand principe. Et toujours Saint Maximilien (et Saint Thomas avant lui) de nous dire que seulement si les supérieurs nous demanderaient quelque chose qui serait immoral ou contre la Foi nous devons garder l'obéissance majeure à Dieu et pour cela refuser d'obéir à ses instruments humains. Grâce à ce principe qui est l'essence de l'obéissance nous avons choisi l'obéissance supérieure à Dieu contre l'obéissance envers ses instruments qui nous demandent notoirement de faire ou d'accepter des choses contre la Foi et les mœurs. 


Mais si je suis devant un supérieur légitime (voir principe 2), je lui dois obéissance totale, par laquelle j'accomplis la volonté de l'Immaculée en toute sécurité. Et Saint Maximilien insiste que cette obéissance soit surnaturelle donc en raison de l'amour et de la soumission à Dieu. 


J'avoue que parfois c'est dur. Et j'entends encore le Père Antoine dire pendant une retraite: „il faut s'accrocher” pour tenir bon dans la voix de l'obéissance. Et je suis si heureux et reconnaissant à mes supérieurs qui non seulement n'ont jamais demandé de moi (et de quiconque que je connais) quelque chose de mauvais, mais au contraire: combien de fois leurs ordres m'ont sauvé, encore qu'au moment je n'ai pas compris, et humainement j'ai pu penser que tel ou tel ordre me semble peux sensé. Mais le principe est formel: tant qu'il n'y a pas de geste, ordre, demande contre la Foi et les moeurs – obéissance complète et totale! Combien je désire que les fils de Saint François et Saint Maximilien Kolbe nous rappellent ce principe source de toute sainteté et fécondité apostolique. Nous tous prêtres ordonnés dans la Tradition nous avons fait une promesse solennelle au moment de notre ordination sacerdotale, et dans cette perspective combien est douloureux de lire la déclaration de prêtres qui se disent de la „résistance”. 
2e principe: L'autorité
Un autre principe lié au premier, c'est le principe de l'autorité in se qui seul nous sauve du libre examen protestant. Toute la Tradition se tient avec ce principe, sans lequel tout s'effondre, car le devoir de refuser l'autorité ordinaire pour la sauvegarde de la Foi implique le devoir de se soumettre à l'autorité de juridiction extraordinaire supplétoire. La Tradition a survécu parce que la Providence a prévue cette autorité supplétoire par la fondation de la FSSPX à laquelle se rattachaient les communautés amies. 


Au moment, où on rejette cette autorité, on endosse des conséquences horribles: 


Sans lui il n'y a pas d'unité: voir les 20 sectes sédévacantistes, voir la „résistance” après même pas deux ans: aucun principe d'unité sinon de lutter contre la FSSPX. Parmi eux déjà bon nombre de sédévacantistes formels, l'un prône qu'aujourd'hui le prêtre doit être quelque part anarchiste etc. Voyez Votre sermon et Votre tract: c'est Votre interprétation, c'est Votre point de vue et Vous n'avez pas le possibilité de donner plus de crédit à Votre texte que les arguments que Vous énoncez. Vous citez les évêques de la Fraternité en les critiquant, chacun a une autre vue de détail de la situation. Regardez Vote beau monastère: peut-être le père XY a une autre vision des choses, un autre vient aussi à la conclusion sédévacantiste. Alors que deviendra le père Gardien? Car tous au nom de la sauvegarde de la Foi „mettront leur sacerdoce à la disposition des fidèles” et feront ce qu'ils veulent. De grâce, mon Père, en refusant l'autorité légitime on détruit la sienne propre. A cet endroit je voudrais attirer Votre attention à Mgr Williamson. Vous savez bien, que nous essayons de préparer la conversion d'un bon nombre des pasteurs protestants depuis des années. Et bien, leur témoignage est intéressant. Ils disent, en lisant les Kyrie eleison de Mgr Williamson, cela leur rappelle étrangement des „prophètes du XIX siècle” au sein de l'église luthérienne qui se signalaient de leurs interprétations apocalyptiques avec la conclusion que le monde va à sa fin et tout est fini. Reste d'attendre le dernier jour. Chacun se tenait comme le dépositaire de la vraie évangile selon le principe: l'objectivité c'est moi!
Troisième principe : „il ne faut utiliser des mauvais moyens pour arriver à une fin bonne”.
Voyez, mon Père, une fois dans ma vie j'ai passé outre ce principe, et s'il n'y avait pas intervention par la Providence par la main forte de mes supérieurs, je me serais cassé la figure à point de ne plus jamais me relever. Depuis cette expérience j'ai une profonde horreur de tout ce qui viole ce principe. 


Or, voyant la procédure de la soi-disant résistance, je ne peux que être profondément choqué de violation permanente de ce principe, violation particulièrement grâce à cause de l'internet qui répand ces choses dans le monde entier, la plupart à des personnes qui n'ont aucune possibilité de vérifier la véracité des données. 


Or, le pire des mauvais moyens est répandre des „demi-vérités”, de présenter des choses probables comme étant des choses sûres, de juger des choses importantes sans connaître les circonstances et les faits en entier. En voyant la déclaration des prêtres confus que Vous tenez en si haute estime je ne peux que pleurer: je connais personnellement la petite histoire de peut être la moitié des signataires, les vrais raisons de leur critiques et départs. Je ne connais aucun de qui je peux dire en toute sincérité: c'est pour raison de la sauvegarde de la Foi intégrale. Et ayant ces faits devant mes yeux je suis en droit de demander que le slogan „Pour la sauvegarde de la Foi” n'est pas un moyen pour arriver à leur fin de se venger, de se justifier, de montrer „que j'ai eu raison”. 


Je connais aussi la correspondance du signataire abbé Chazal à son confrère concernant la situation en Asie, je connais les conférence de l'abbé Pfluger à Flavigny et ce que la grande presse de la „résistance” en a fait. C'est toujours la même chose qui apparaît d'ailleurs dans le texte de la déclaration: présentation tendancieuse où faussée (p.e. Donner au texte interne où projet à discussion du 15 avril 2012 le titre de déclaration; présenter ce texte comme la position actuelle des supérieurs de la Fraternité Saint Pie X en ignorant les décision du chapitre général). Je sais bien que Vous ne faites pas cela, mais je déplore que Vous donnez à ces gens tant de crédit. 
Quatrième principe: ad majorem Dei gloriam
Venons au principe des principes que Vous énoncez „Tout est ordonné ici bas à la gloire de Dieu”, et Vous n'aurez certainement rien contre l'ajout „et aux salut des âmes” - „ Salus animarum suprema lex”. 


Voyez, ce grand principe dirige toute ma vie de missionnaire et certainement celle de tous mes confrères. Je voudrais que chaque seconde, chaque pensée, parole et action de ma vie soit dirigé entièrement à cela et à rien que cela. J'en prie l'Immaculée tous les jours. Que je voudrais que toutes les âmes embrassent ce principe, et en vivent. 


D'autant plus douloureux il est pour moi qu'au nom de ce principe la „résistance” fait le procès aux supérieurs de la Fraternité. Je viendrais sur ce point un peu plus loin , permettez-moi seulement de finir mon exposé sur les principes. 
Cinquième principe: Filius Ecclesiae
Ce principe me fait comprendre que je suis un fils qui a une mère, grâce à laquelle j'ai tout reçu de Dieu. Chaque ordination commence par les mots: „postulat Sancta Mater Ecclesia”. Ce principe me demande d'aimer l'Eglise comme le Christ l'aimé. Or, il n'y a qu'une Eglise visible bâtie sur le fondements des apôtres. Elle est un grand mystère car toute à la fois divine et humaine, sainte et ayant des membres qui presque tous sont des pécheurs. En méditant une Sainte Thérèse d'Avila „Je suis fille de l'Eglise” (titre du livre du Père Eugene OCD), un Père Emmanuel, Dom Grea, Cardinal Billot, Cardinal Journet „L'Eglise du Verbe Incarnée”, mais aussi Saint Maximilien Kolbe, j'ai constaté avec effroi, que ma mère m'est devenu un abstraction, une fiction, et quand je pense à ces représentants actuels sur terre, un objet d'horreur. J'ai aimé la Foi, les sacrements, les trésors saints de l'Eglise, mais l'Eglise elle-même m'intéressait plus. En pensant „Eglise”, ce n'était que „l'Eglise conciliaire” avec toutes ces aberrations et abominations. C'était comme il y avait deux Eglises pour moi: la traditionnelle (notre petit monde traditionaliste) et la conciliaire qui de facto n'existait plus pour moi. Mais il n'y a qu'une Eglise épouse de Jésus Christ, corps mystique de Notre Seigneur. Comme Vous évoquez à la fin de Votre sermon Notre Dame au pieds de la Croix, j'ai pensé qu'Elle a accepté comme enfants tous ces gens horribles que nous sommes et tous ceux qui continue à crucifier Notre Seigneur. 


Or, la lecture si-dessus m'a fait comprendre que je dois aimer ma Mère, l'Eglise, qui est dans l'agonie la plus affreuse, qui saigne de tous les cotés. J'ai compris que la Providence m'a donné l'insigne grâce de découvrir les trésors sacro-saints qui sont cachés au dedans de cette Mère, mais presque inaccessible aux gens. Et j'ai compris que ma vocation est de m'approcher aux membres de l'Eglise, mes frères, afin de leur transmettre ce que j'ai reçu, d'aller auprès les membres malades, mourants et même morts pour apporter „l'huile et l'olive”, et ainsi de secourir ma Mère pour qu'elle saigne un peu moins, pourqu'elle se porte un peu mieux, car mieux elle se porte, plus elle attire les âmes pour les sauver. Par contre, si je ne fais pas cela, si je reste assis sur mes trésors en recevant uniquement le petit nombre des membres sains, alors en fait j'abandonne ma mère grâce à laquelle je suis prêtre, et de laquelle j'ai tout reçu dans l'ordre de la grâce. 


En appliquant ce principe à notre situation, j'ai compris la ligne de conduite de Mgr Lefebvre après les sacres et la décision de 2006. C'était comme Vous le dites et le montre le livre de l'abbé Pivert l'unique possibilité pour nous de garder le dépôt que l'on voulait nous faire à tout prix gâcher par des compromis et l'altération. Voilà le service rendu à l'Eglise et application stricte de ce principe. Et je compris ensuite la ligne de conduite du Supérieur général et la décision de 2012 comme même service rendu à l'Eglise et application stricte de ce principe: car la Providence a utilisé les circonstances afin que nous, fils de l'Eglise, membres des ordres religieux de l'Eglise, nous puissions de nouveau faire du bien à notre mère agonisante dans ses membres, en commençant par la tête. En fait, grâce aux décisions papales, grâces aux discussions avec Rome et un certain „dégel” certains des trésors profondément ensevelis ont réapparu pour le grand bien d'un bon nombre d'âmes. Et cela durait jusqu'au moment précis, quand de nouveau de la part de Rome le postulat de compromis et d'altération a été émis. A ce moment précis, l'application du principe demandait de nous retirer de nouveau en attendant des temps meilleurs. 


A ce moment veuillez me permettre de considérer Votre interprétation du grand principe: Le principe est la sauvegarde intégrale de la Foi et la liberté de la propager donc d'accomplir l'ordre de Mission. Le principe est l'obligation de faire le tout possible pour le salut des âmes. Donc également en toute liberté énoncer l'unique vérité salvifique que dénoncer les erreurs. 


Le principe ne sont pas les moyens, par lesquels on pourrait arriver à réaliser le principe. Car les moyens peuvent changer: comme Vous dites Vous-même à l'exemple de Mgr Lefebvre; avant les sacres, après les sacres. Donc par ce fait même Vous reconnaissez chez Monseigneur la possibilité que les moyens pour l'application changeaient. Or, les moyens dépendent des circonstances dans lesquelles nous vivons, et ces circonstances pour l'avenir Monseigneur Lefebvre ne pouvaient pas prévoir, comme il ne pouvaient pas prévoir l'internet et les iPad. Après les sacres les circonstances étaient l’œcuménisme effréné, 2 x 2 est tout sauf 4, donc il était clair qu'il n'y a pas de possibilité pour la Tradition d'être entendue à Rome. Avec Benoit XVI la situation change également, 2 x 2 redevient 4, mais aussi 5 et 6. Du point de vue logique c'est pire car c'est l'abandon du principe de contradiction, mais Dieu qui peut susciter des pierres des fils d'Abraham, visiblement a tiré du bien de cette situation, afin que la voix de Tradition soit retentisse de nouveau dans l'Eglise. Avec le pape François encore une autre situation, peut être la pire de tous etc. 


Or à qui revient de droit de se pencher sur les moyens à choisir pour la meilleure obtention de la fin? A l'autorité! 


Voilà 5 principes que je soumets à Votre réflexion, et je remercie mes supérieurs de tout mon coeur pour la Fraternité Saint Pie X qui me permet et m'aide à les mettre en pratique sans aucun encombrement. 


Permettez-moi encore de Vous parler de ma petite expérience que, me semble-t-il, Vous avez toujours bien estimé: 


Par les retraites nombreuses, le pèlerinage, les journées de récollection, nos publications et conférences publiques nous appliquons rigoureusement le GRAND PRINCIPE. Je ne sais pas si ailleurs dans le monde il y a tant de conférences publiques qui ont comme but de défendre notre Foi et dénoncer les erreurs. L'effet est un nombre toujours augmentant de fidèles (surtout jeunes) solidement ancré dans la Foi de toujours et agissant contre les erreurs modernistes. 


Grâce à la fondation de la M I d'observance traditionnelle à peu près la moitié de nos fidèles (environs un millier) se forme selon les principes et l'idéal de Saint Maximilien: c'est le désir de l'obéissance à l'Immaculée en comprenant le rôle de ses instruments par lesquels elle guide. En découvrant la trahison et l'infidélité du clergé officiel, et en même temps notre fidélité, ils s'accrochent à la Tradition et vivent toujours plus dans l'obéissance surnaturelle. Il n'y a que deux sortes de fidèles qui jettent le trouble pour diviser la Tradition : les sédévacantistes et la résistance. 


En regardant les années écoulées, je viens à une toute autre appréciation des décision des supérieurs de la FSSPX, et cela sont aussi des faits: jusqu'en 2007, le nombre des fidèles en Pologne était très petit, mais après le motu proprio se sont établis ensemble environ 70 lieu où la Messe Traditionnelle était célébrée dont une bonne partie des prêtres apprenaient de dire la Messe de toujours avec notre aide. Grâce à cet évenement, des fidèles NOM découvraient la Messe, et par celle-ci le trésor de la Tradition. Souvent avec l'aide de ces prêtres ils découvraient notre littérature traditionnelle, et ensuite ils étaient nombreux de participer à nos retraites. Surtout après janvier 2009 nos chapelles se remplissaient et le nombre des fidèles à Varsovie monte à 450. Les discussions romaines avaient aussi leur retentissement: j'étais souvent invité à des conferences débat avec des prêtres modernistes, j'ai pu parler dans les université, et partout bon nombre de jeunes NOM venaient écouter. La voix de la Tradition se faisait entendre en public et nos conférences sont écoutés parfois par 60 000 personnes via Internet. Surtout s'est établi un bon contact avec de nombreux jeunes prêtres qui participent à nos retraites, viennent à nos conférence, reçoivent discrètement instructions et formation, et ainsi s'approchent de la Tradition toujours plus. 


Quelle joie pour le missionnaire de pouvoir dire que dans les dernières 5 années le nombre des fidèles revenus à la Tradition a augmenté de telle sorte que je n'hésite pas de parler d'un miracle de l'Immaculée.


De plus j'ai pu participer plusieurs fois à des réunions liés à l'oeuvre de Fatima du Père Gruner. Pendant ces réunions j'ai connu nombre d'évêques et prêtres de l'Eglise officielle. J'étais très impressionné de leur réaction à mes conférences et entretiens: soif pour la bonne doctrine, grande ouverture pour mieux connaître la Tradition, même demande de venir prêcher à leurs prêtres des retraites. Personne m'a demandé de faire le moindre geste de compromis où d'écuménisme. Mais visiblement ces membres de la hierarchie par ces rencontres petit à petit retrouvent la Tradition. Voyez mon Père, tout cela ne serait pas possible sans la sagesse des supérieurs qui ne refusent pas le contact avec Rome, de discussion et la volonté de trouver un modus vivendi qui intégralement sauvegarde le principe, mais choisit avec prudence les meilleurs moyens pour les appliquer. 


Par contre l'application du principe comme Vous l'interpretez („D'abord à genoux et reconnnaissance intégrale que Vous Vous êtes trompé avec le pape en tête etc., ensuite on parlera”) aurait rendu impossible l'approche du clergé moderniste à la Tradition en Pologne, où via l'oeuvre de Fatima. Donc en Pologne nous serions toujours une centaine au lieu de 2000 aujourd'hui. 


Et pour ce qui en est de „fils de l'Eglise”, eh bien regardez l'application des principes. Quelle joie pour un missionnaire de pouvoir dire: o Immaculée, grâce à ses discussions avec Rome, grâce aux décision du dernier chapitre général, Vous avez permis que moi pauvre instrument ai pu contribuer, que 20 évêques ont pris un grand intérêt à la Tradition; j'ai pu recevoir 4 prêtres les 3 dernières années dans la FSSPX en Pologne; et une 40aine de prêtres qui déjà se disent nos amis, et qui s'approchent toujours plus à la Tradition. Au moins j'ai pu un tout petit peu panser quelques unes des plaies affreuses qui déchirent ma Mère la Sainte Eglise. Non seulement j'ai pu rester fidèle à toutes les principes, mais j'ai pu les inculquer dans des milliers d'âmes. 


A contrario: un prêtre demande des prières pour réussir une retraite qu'il prêche aux prêtres d'un diocèse, et une congrégation religieuse trouve cela déplacé. A l'annonce des prêtres revenant à la Tradition, un prêtre proche de la „résistance” demande, s'il a été re-ordonné sub conditione. 


Je conclus: oui, mon père, il s'agit bien des principes que la „résistance” ignore et foule aux pieds, l'un après l'autre. Je Vous prends au mot: „On en est encore qu'à une bataille de principes. Et elle est très importante, elle est primordiale”.


Veuillez pardonner, mon Révérend Père, la longueur de cette lettre, des nombreuses fautes d'orthographe et de grammaire, mais soyez persuadé que ces mots proviennent d'un coeur qui gardent le plus haut estime aux Révérends Père Capucins. Je sais que je ne suis qu'un pauvre missionnaire, un bien piètre balai de l'Immaculée, d'autant plus je La prie de bien vouloir intervenir en ce temps douloureux et de nous sauver. 


Votre profondément attristé dans Son Coeur douloureux et Immaculé


Abbé Karl Stehlin


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Louis


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MessagePosté le: Mer 12 Fév - 23:20 (2014)    Sujet du message: Transcription du sermon du Père Jean du 26 janvier 2014 Répondre en citant

La réponse est intéressante car elle vient d'un supérieur du District d'Europe de l'Est (future supérieur du District d'Asie en Août 2014).

L'abbé Stehlin c'était fait remarquer (dans le mauvais sens) en publiant sur le site du District de Pologne les ordinations de la FSSPX ainsi que ceux des Ecclesia Dei


Vous pourrez avoir plus de détails sur Avec l'Immaculée:


http://aveclimmaculee.blogspot.ca/2013/06/labbe-stehlin-dans-les-starting-b…


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Archet de Jeanne


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MessagePosté le: Mar 4 Mar - 21:49 (2014)    Sujet du message: Transcription du sermon du Père Jean du 26 janvier 2014 Répondre en citant

L'abbé Stehlin voit par sa petite lorgnette: pense-t-il que son apostolat (remarquable et enthousiasmant) sera multiplié par 10 ou 100? Il n'est pas improbable que, au contraire, il en vienne à le perdre! Il subira peut-être le sort des Franciscains de l'Immaculée! (Mais depuis quand la vie est-elle sans difficulté?)




Pour ce qui est du sermon du Père Jean, je voudrais répondre à l'initiative du blog Avec l'Immaculée, lequel, je crois, interprète trop littéralement un texte avant tout oral. Pour ceux qui l'ont écouté, ils seront d'accord que la tournure en est très orale. Alors, il ne faut pas, derrière son écran, scruter le moindre mot indépendamment du contexte, du but surtout, et du ton.


Le but du Père Jean est de faire réfléchir. Pour cela, il prend les faits et les dires sans vouloir les interpréter pour nous. Aux fidèles et aux prêtres de réfléchir à partir de ces constats. Avec ceux qui commencent cette démarche, il ne s'agit pas de lancer des anathèmes. L'heure de la lumière n'est pas la même pour tout le monde.


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Avila


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MessagePosté le: Jeu 6 Mar - 10:45 (2014)    Sujet du message: Transcription du sermon du Père Jean du 26 janvier 2014 Répondre en citant

Concernant l’initiative du blog Avec l'Immaculée, Lettre ouverte à Père Jean, je souscris totalement aux remarques d'Archet de Jeanne.

Le Père Jean évite d'attaquer les personnes et leurs intentions mais attaque les mauvais principes que ces personnes véhiculent et c'est le plus important. Ainsi cela fait réfléchir les fidèles sans passion afin qu'ils prennent position non selon leur sensibilité ou leur affection personnelles pour tel ou tel prêtre ou évêque mais selon les vrais principes. Mais comme le souligne le Père Jean, il n'a pas non plus hésité à donner des noms car les vrais ou faux principes sont véhiculés par des personnes.

Le sermon du Père Jean fait réfléchir les prêtres et les fidèles et c'est tellement important. Il suffit de constater les réactions épidermiques qu'il a suscité chez de nombreux prêtres pro-ralliement, pro-accord, pro- reconnaissance canonique etc. pour saisir qu'il a tapé dans le mille en recentrant le débat sur les principes et non sur les personnes. Parce que la bataille est sur les principes c'est sur ceux-là qu'il faut se pencher, qu'il faut raisonner et non trop sur les personnes. Les personnes passent mais les principes bons ou mauvais restent ! Il rappelle donc aux fidèles oublieux (mais aussi aux prêtres oublieux) quels sont les vrais principes pour lesquels ils doivent se battre, qu'ils doivent défendre sans peur et transmettre à leurs enfants (ou leurs fidèles).

Après à chacun de prier et de faire en conscience la volonté de Dieu :
Citation:
L'heure de la lumière n'est pas la même pour tout le monde. Archet de Jeanne


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:38 (2016)    Sujet du message: Transcription du sermon du Père Jean du 26 janvier 2014

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