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Commentaire Eleison Numéros CCCXLIII & CCCXLIV (343 & 344) 8 & 15 février 2014

 
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Louis


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MessagePosté le: Mer 12 Fév - 00:07 (2014)    Sujet du message: Commentaire Eleison Numéros CCCXLIII & CCCXLIV (343 & 344) 8 & 15 février 2014 Répondre en citant

Numéro CCCXLIII (343)


 

8 février, 2014 
 
 


INFAILLIBILITÉ de l’ÉGLISE – I


Le problème principal des sédévacantistes, c’est probablement l’infaillibilité de l’Église (les Papes Conciliaires sont horriblement faillibles, donc ils ne peuvent être Papes). Mais ce n’est point que pour soulager le sédévacantisme qu’il faut étudier l’infaillibilité. Le problème moderne qui consiste à préférer l’autorité à la vérité est vaste.


« L’infaillibilité » signifie l’impossibilité de faillir, ou de tomber dans l’erreur. Le premier Concile du Vatican a défini en 1870 que le Pape ne peut errer lorsque quatre conditions sont présentes : il doit (1) parler comme Pape, (2) sur une question de Foi ou de mœurs, (3) de façon définitive, et (4) avec l’intention claire de lier ou d’obliger l’Église tout entière. Tout enseignement qui arbore ces quatre conditions appartient à ce qu’on appelle son « Magistère Extraordinaire », car d’une part les Papes n’engagent que rarement toutes les quatre conditions ensemble, et d’autre part tout Pape enseigne beaucoup d’autres vérités qui ne peuvent être erronées ni fausses parce que l’Église les a toujours enseignées, et donc elles appartiennent à ce que Vatican I a appelé le « Magistère Ordinaire Universel » de l’Église, également infaillible.Alors comment le Magistère Extraordinaire du Pape se tient-il par rapport à ce Magistère Ordinaire de l’Église ?


Notre Mère l’Église enseigne que le Dépôt de la Foi, ou la Révélation publique, fut complétée avec la mort du dernier Apôtre, disons en 105 AD. Depuis lors aucune vérité supplémentaire n’a été ajoutée à ce Dépôt ou corps de vérités révélées, ni ne saurait y être ajoutée. Donc aucune Définition «extraordinaire » ne saurait y ajouter un iota de vérité, elle ne fait qu’y ajouter pour le bien des fidèles une certitude à quelque vérité qui appartient déjà au Dépôt de la Foi, mais dont cette appartenance n’avait pas été assez claire avant. Donc nous avons dans l’ordre : d’abord une RÉALITÉ objective, indépendante de tout esprit humain, comme par exemple le fait historique pour la Très Sainte Vierge d’avoir été conçue sans péché originel. Ensuite vient la VÉRITÉ dans tout esprit qui se conforme à cette réalité. En troisième lieu seulement survient une DÉFINITION lorsqu’un Pape engage toutes les quatre conditions pour définir cette vérité, et en dernier lieu surgit de cette définition pour les fidèles la CERTITUDE quant à cette vérité. Ainsi là où la réalité engendre la vérité, la définition ne crée pas plus que la certitude quant à cette vérité.


Mais la réalité et la vérité appartenaient déjà au Magistère Ordinaire parce qu’il est hors de question qu’un Pape définisse infailliblement une vérité en-dehors du Dépôt de la Foi. Il s’ensuit que le Magistère Ordinaire se tient au Magistère Extraordinaire comme le chien se tient par rapport à sa queue, et pas comme la queue par rapport au chien. Le problème en présence, c’est que la Définition de 1870 a donné au Magistère Extraordinaire un tel prestige que le Magistère Ordinaire a été mis à l’ombre, à tel point que les Catholiques, même des théologiens, se sont efforcés de trouver pour lui une infaillibilité comme celle du Magistère Extraordinaire. Mais cela n’a point de sens. Le Magistère Extraordinaire présuppose le Magistère Ordinaire, et n’existe que pour donner (4) certitude à une (2) vérité déjà enseignée par le Magistère Ordinaire.


Qu’une montagne dont la cime est couverte de neige serve comme illustration. D’aucune façon la montagne ne dépend de la neige si ce n’est pour être encore plus visible. Par contre la neige dépend complètement de la montagne pour se tenir là où la neige se trouve. De même le Magistère Extraordinaire ne fait pas plus pour le Magistère Ordinaire que de le rendre plus clairement ou certainement visible. Au fur et à mesure que l’hiver approche, la chape de neige descend plus bas. Et au fur et à mesure que la charité se refroidit dans les temps modernes, de plus en plus de définitions du Magistère Extraordinaire peuvent devenir nécessaires, mais cela ne constitue pas la perfection du Magistère de l’Église. Au contraire, un surcroît de définitions signale une faiblesse de la part des fidèles dans leur s aisie des vérités de la foi. Plus un homme se porte bien, moins il a besoin de pilules.


La semaine prochaine, l’application de cette analyse au sédévacantisme, comme à la crise actuelle de la Fraternité St Pie X.


Kyrie eleison.


Résumé : Le Magistère Ordinaire de l’Église se tient par rapport au Magistère Extraordinaire du Pape comme le chien à sa queue et pas comme la queue à son chien.





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MessagePosté le: Mer 12 Fév - 00:07 (2014)    Sujet du message: Publicité

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Louis


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MessagePosté le: Sam 15 Fév - 05:45 (2014)    Sujet du message: Commentaire Eleison Numéros CCCXLIII & CCCXLIV (343 & 344) 8 & 15 février 2014 Répondre en citant

Numéro CCCXLIV (344)
 
15 février, 2014


L’INFAILLIBILITE DE L’ÉGLISE – II



Il y a beaucoup à dire sur l’infaillibilité de l’Église, en particulier pour corriger des illusions qui trouvent (par erreur) leur origine dans la Définition en 1870 de l’infaillibilité Papale. Aujourd’hui par exemple, les sédévacantistes et les libéraux pensent que leurs positions sont totalement opposées. Mais s’arrêtent-ils un instant pour voir à quel point, au moins sur l’infaillibilité, ils ont une démarche intellectuelle parallèle? Majeure : les Papes sont infaillibles. Mineure : les Papes Conciliaires sont libéraux. Conclusion libérale : nous devons devenir libéraux. Conclusion sédévacantiste : ils ne peuvent être Papes. L’erreur ne se situe ni dans la logique ni dans la Prémisse Mineure. Elle ne peut donc se situer que dans une incompréhension des deux côtés au sujet de ce que l’on entend par infaillibilité dans la Majeure. Une fois encore, l’homme moderne place l’autorité au dessus de la Vérité.

Dieu Eternel est la Vérité même, absolument infaillible. Dans le temps créé, par l’intermédiaire de Son Fils Incarné, Il institua son Église avec une doctrine pour le salut des âmes humaines. Venant de Lui cette doctrine ne pouvait qu’être inerrante, mais pour la maintenir hors d’atteinte des erreurs des hommes d’Église à qui Il devait la confier, Son Fils allait leur promettre l’« Esprit de Vérité » pour les guider « pour toujours » (Jn.XIV,16). En effet, sans une garantie aussi formelle, comment Dieu aurait-Il pu exiger des hommes, sous peine d’éternelle damnation, de croire à son Fils, à sa doctrine et à son Église (Mc.XVI,16) ?

Cependant, malgré ce qui vient d’être dit, Dieu n’allait pas retirer aux hommes d’Église cette liberté (pas un droit) d’errer dont il les avait dotés. Et Il permettra à cette liberté d’aller aussi loin qu’ils le désirent, mais pas au point de rendre sa Vérité inaccessible aux hommes. Cela va loin, et cela comprend une série de Papes gravement défectueux dans l’histoire, mais le pouvoir de Dieu va encore plus loin que la méchanceté des hommes (Isaïe LIX,1-2). Au Concile Vatican II par exemple, les erreurs des hommes d’Église allèrent très loin sans toutefois que Dieu permît à son Église de défaillir totalement dans sa présentation aux hommes de la Vérité, exempte d’erreur grâce à sa propre infaillibilité. Même les Papes Conciliaires ont dit bon nombre de vérités catholiques à côté de leurs erreurs Conciliaires.

Mais alors comment moi, une âme simple, puis-je distinguer entre ce qu’ils ont dit de vrai et leurs erreurs? En premier lieu si je recherche vraiment Dieu d’un cœur droit, Il me guidera vers Lui, comme la Bible le dit en de nombreux endroits. En second lieu, la doctrine de Dieu étant aussi immuable que Dieu, elle doit être cette doctrine que l’on trouve chez (presque) tous les hommes d’Église qui l’ont enseignée et maintenue dans (presque) tous les endroits et au cours de (presque) toutes les époques, autrement dit la Tradition. Depuis le début de l’Église, cette permanence dans la transmission a été le test le plus sûr de l’authenticité de ce que Notre Seigneur Lui-même a enseigné. Au cours des siècles la Tradition sans erreurs a été l’œuvre de millions d’hommes d’Église. C’ est pour elle que Dieu a doté son Église comme un tout, et pas seulement ses Papes, de la conduite infaillible de l’Esprit Saint.

Et c’est la Tradition qui est la pièce maîtresse de l’infaillibilité de l’Église sur laquelle viennent se poser les Définitions solennelles des Papes qui ne sont que comme le sommet enneigé, précieux et nécessaire, de l’infaillibilité de l’Église, sans en constituer la masse montagneuse. Observons en premier lieu que les Définitions du Magistère Extraordinaire des Papes n’existent pas seulement depuis 1870 mais depuis le début de l’Église, et qu’elles n’existent pas pour rendre la Tradition vraie mais pour rendre certain ce qui appartient à la Tradition depuis les origines, et ce qui ne lui appartient pas, lorsque les errements des hommes l’avaient rendu incertain. Recherchant avant tout la vérité, Monseigneur Lefebvre, avec raison a préféré la Tradition inerrant e aux Papes gravement errants. Ses successeurs n’ayant jamais compris leur Fondateur, comme tous les libéraux modernes qui n’ont pas assez le sens de la vérité, sont en train de préférer les Papes errants à l’inerrante Tradition. Sous-estimant la vérité et surestimant les Papes, les sédévacantistes répudient totalement les Papes errants, et peuvent être tentés d’abandonner entièrement l’Église. Que Dieu nous prenne tous en pitié. 

Kyrie eleison.

Résumé : Le Magistère Ordinaire est certainement infaillible, mais son infaillibilité provient de Dieu et non du Magistère Extraordinaire.


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gillou47


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MessagePosté le: Dim 2 Oct - 18:00 (2016)    Sujet du message: Commentaire Eleison Numéros CCCXLIII & CCCXLIV (343 & 344) 8 & 15 février 2014 Répondre en citant

Manifestement des esprits peu coupables de libéralisme (et a priori non schismatiques) sont encore tentés par le sédévacantisme. Le problème n'est pas de formuler l'hypothèse d'une vacance du Saint-Siège mais d'en faire l'explication nécessaire :
http://www.etudesantimodernistes.fr/resistance-et-indefectibilite.html


=> réfutation dans le tout récent commentaire eleison n°481


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gillou47


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MessagePosté le: Dim 2 Oct - 18:04 (2016)    Sujet du message: Commentaire Eleison Numéros CCCXLIII & CCCXLIV (343 & 344) 8 & 15 février 2014 Répondre en citant

(commentaire n°481)Sédévacantisme Encore – I
L’Église ne peut jamais totalement défaillir,
Mais d’une grande partie l’erreur peut en jaillir.

Quelques lecteurs de ces « Commentaires » risquent de se vexer si on revient au thème des Papes récents qui ne seraient pas de vrais Papes, mais la traduction récente en français d’un article à ce sujet qui remonte à 1991 montre qu’il faut constamment démontrer que les arguments en faveur du « sédévacantisme » ne sont pas si forts qu’ils paraissent. Les libéraux n’ont pas besoin d’une telle démonstration, parce que le sédévacantisme ne les tente pas du tout. Par contre, pour une élite d’âmes que la grâce de Dieu fait sortir du libéralisme pour les attirer vers la Tradition, le sédévacantisme peut devenir positivement dangereux. Que nous perdions notre équilibre à droite ou à gauche, le Diable n’en a cure, pourvu seulement que nous tombions.
Car l’erreur du sédévacantisme peut bien être en théorie une erreur ni aussi grave ni aussi profonde que cette pourriture universelle de l’esprit qu’est le libéralisme, mais en pratique avec quelle fréquence n’observe-t-on pas comment le sédévacantisme ferme les esprits comme à clef, en sorte que ce qui a commencé comme une opinion acceptable (quel Catholique peut dire que les paroles et les actes du Pape François sont catholiques ?), a tendance à devenir une certitude dogmatique inacceptable (quel Catholique peut juger avec certitude d’une telle question ?), pour finir par s’imposer comme le dogme le plus important de tous, comme s’il faut juger si quelqu’un est catholique ou non selon qu’il estime ou non qu’on n’a eu aucun vrai Pape depuis, disons, Pie XII.
Comment expliquer cette dynamique interne du sédévacantisme que l’on observe si souvent ? Quelques « Commentaires » antécédents ont suggéré que c’est parce qu’il découpe aussi simplement que si c’était le Nœud Gordien le problème angoissant pour tout croyant des Papes Conciliaires. Par exem ple : « Comment ces destructeurs de l’Église peuvent-ils être de vrais Papes ? » Réponse, ils n’ont pas été Papes du tout. « Oh merci, quel soulagement, vous mettez fin à mon agonie ! ». L’esprit se ferme sur cette solution si simple, le sédévacantisme remplace l’Évangile, et il sera prêché à temps et à contre-temps à qui veut écouter (et à qui ne le veut pas). Au pire, il peut s’étendre des Papes aux cardinaux, aux évêques et jusqu’aux prêtres en sorte qu’un Catholique autrefois croyant reste désormais à la maison et n’assiste plus à la Messe. Réussira-t-il à garder la foi ? Et ses enfants ? Voilà le danger.
Donc pour maintenir en équilibre notre Foi et pour éviter les pièges qui nous sont tendus à droite et à gauche, examinons les arguments de BpS dans l’article de 15 pages mentionné ci-dessus. (BpS est un acronyme facile à déchiffrer pour maint lecteur, mais pour identifier l’auteur qu’il suffise ici, parc e que nous nous intéressons à ses arguments et pas à la personne.) Dans cet article il réfléchit, et il croit en la Papauté, sinon les Papes Conciliaires ne lui présenteraient aucun problème. Sa logique et sa foi sont ce qu’il y a de mieux chez les sédévacantistes en général, mais ni lui ni eux n’ont une vue suffisante de ce qui est en jeu. Le Bon Dieu ne peut pas lâcher son Église, mais il peut bien lâcher tel ou tel homme d’Église.
Voici en deux mots le grand argument – Majeure : L’Église est indéfectible. Mineure : A Vatican II l’Église s’est livrée au libéralisme, grande défection. Conclusion : l’Église Conciliaire n’est pas la vraie Église, et alors les Papes Conciliaires qui ont mené ou suivi Vatican II ne sont pas, n’ont jamais été, de vrais Papes.
L’argument paraît bon. Mais attention – des mêmes Prémisses exactement on peut tirer une Conclusion libérale ! – L’Église est indéfectible. L’Église e st devenue libérale. Donc moi aussi, en Catholique fidèle, je dois me faire libéral. Que le sédévacantisme partage ainsi ses racines avec le libéralisme devrait faire réfléchir tout sédévacantiste. BpS remarque les racines communes des deux, et cette similitude il l’appelle « ironique », mais elle est beaucoup plus que cela. Elle indique que les sédévacantistes et les libéraux font la même erreur, qui doit se trouver dans la Majeure. En effet les uns comme les autres ils méprennent l’indéfectibilité de l’Église comme ils exagèrent l’infaillibilité des Papes. Voir ici la semaine prochaine une analyse plus en détail de l’argument de BpS.
Kyrie eleison


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gillou47


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MessagePosté le: Lun 10 Oct - 06:11 (2016)    Sujet du message: Commentaire Eleison Numéros CCCXLIII & CCCXLIV (343 & 344) 8 & 15 février 2014 Répondre en citant

(la suite : commentaire n°482)
Sédévacantisme Encore – II
Le « Siège vacant » devrait sauver l’Église ?
Hélas, comme remède il fait pire – il l’enlise.

Pour toute âme catholique qui se rend compte de la gravité de la crise actuelle de l’Église et en est catastrophée, la simplicité du sédévacantisme qui renvoie carrément comme invalides l’Église et les Papes de Vatican II peut devenir une tentation sérieuse. Pire, la logique apparente des arguments des ecclésiavacantistes, comme des sédévacantistes, peut faire de cette tentation un piège mental, lequel tout au pire peut faire qu’un Catholique perd complètement la foi. Voilà pourquoi ce « Commentaire » revient plus en détail à l’argument au centre de la variété d’arguments exposés dans l’article de BpS de 1991, et dont on a fait mention ici la semaine dernière. Voici de nouveau cet argument :—
Majeure : l’Église catholique est absolument indéfectible (Dieu lui-même a promis qu’elle durera jusqu’à la fin du monde – Mt. XXVIII, 20). Mineure : Or, l’Église Conciliaire ou l’Église du Novus Ordo qui s’est livrée au néo-modernisme et au libéralisme, représente une défection absolue. Conclusion : l’Église du Novus Ordo n’est absolument pas catholique et ses Papes ne sont absolument pas de vrais Papes. Autrement dit, l’Église catholique est absolument blanche tandis que la Néo-Église est absolument noire, donc les deux Églises sont absolument différentes. Aux esprits qui conçoivent tout en noir et en blanc, sans rien entre les deux, cet argument plaît beaucoup. Mais pour les esprits qui reconnaissent que dans la vie réelle les choses sont souvent grises, c’est-à-dire se mêlent de blanc et de noir sans que le blanc ne cesse d’être blanc ni le noir ne cesse d’être noir, cet argument est trop absolu pour correspondre à la réalité. Aussi la Majeure exagère-t-elle l’indéfectibilité de l’Église tandis que la Mineure exagère la défection du Novus Ordo. La théorie peut être absolue, mais la réalité ne l ’est que rarement. Voyons cette indéfectibilité et cette défection comme elles sont dans la réalité.
Quant à la Majeure, les sédévacantistes exagèrent souvent l’ indéfectibilité de l’Église, tout comme ils exagèrent l’infaillibilité des Papes, parce qu’ils ont besoin de ces exagérations pour justifier l’horreur émotionnelle que leur inspire ce qu’est devenue l’Église catholique depuis le Concile. Mais en réalité tout comme cette infaillibilité n’exclut pas de grandes erreurs commises par quelques Papes dans l’histoire de l’Église, et ne s’applique qu’aux cas où le Pape, Ordinairement, dit ce qu’a toujours dit l’Église, ou, Extraordinairement, engage toutes les quatre conditions de la Définition de 1870 ; de même l’indéfectibilité de l’Église n’exclut absolument pas de grandes défections à tel ou tel moment de l’histoire de l’Église, comme par exemple les triomphes de l’Islam ou du Protestantisme, ou de l’Antéchrist (Lc. XVIII, 8). L’indéfectibilité n’exclut que la défection ou faillite totale de l’Église (Mt. XXVIII, 20). Donc l’indéfectibilité est loin d’être aussi absolue que BpS le prétend.
Quant à la Mineure, il est vrai que la défection du Conciliarisme est bien plus grave que celle de l’Islam ou du Protestantisme pour autant que ceux-ci n’ont point frappé à la tête ni au cœur de Rome comme celui-là. Néanmoins même un demi-siècle de Conciliarisme (1965–2016) n’a pas fait encore totalement faillir ou défaillir l’Église. Par exemple de 1970 à 1991 Mgr. Lefebvre – et il n’était pas seul – a maintenu la Foi, et de 1991 à 2012 ses successeurs ont fait plus ou moins de même, et la « Résistance » éprouvée tient encore à sa ligne de conduite pour défendre la Foi. Et juste avant la totale destruction humaine de l’Église dans un avenir proche, incontestablement Dieu interviendra pour sauver son indéfectibilité, comme à la fin du monde (Mt. XXIV, 21–22). Donc la défection Conciliaire non plus n’est aussi absolue que BpS le prétend.
Et alors il faut refondre son syllogisme – Majeure : l’indéfectibilité de l’Église n’exclut pas d’énormes défections, mais seulement une défection totale. Mineure : la défection Conciliaire de l’Église a été énorme, mais pas encore totale (même si les Catholiques conscients doivent totalement la fuir de peur de se laisser contaminer). Conclusion : l’indéfectibilité de l’Église n’exclut pas Vatican II. Bref, l’Église de Dieu lui-même est plus grande que toute la méchanceté du Diable ou des hommes, même Vatican II, et la défection Conciliaire a beau être d’une gravité sans précédent dans toute l’histoire de l’Église, elle ne peut entamer ni son indéfectibilité ni l’infaillibilité des Papes, lesquelles viennent de Dieu et pas des hommes. Tout comme les libéraux, les sédévacantistes pensent en des termes humains, trop humains.
Kyrie eleison.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:41 (2016)    Sujet du message: Commentaire Eleison Numéros CCCXLIII & CCCXLIV (343 & 344) 8 & 15 février 2014

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