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Réponse publique à l'abbé Chautard

 
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parvulus


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MessagePosté le: Sam 22 Fév - 18:00 (2014)    Sujet du message: Réponse publique à l'abbé Chautard Répondre en citant

Axel Thienpont me demande de publier sa réponse à l"abbé Chautard. Dont acte ci-après:


le Samedi 22 Février 2014


REPONSE OUVERTE à Mr l'ABBE CHAUTARD, DIRECTEUR de L'INSTITUT SAINT PIE X
avec addendums pour Mr l'abbé Gainche


Monsieur l'abbé,


Je vous félicite et remercie de votre éditorial de février 2014 publié sur La Porte Latine ces derniers jours.


Mais je viens de recevoir de Mr l'abbé Gainche, son sermon du 2 février à St Nicolas du Chardonnet, auquel je réponds, ce qui hélas allonge bien involontairement la présente. Le votre me console grandement du sien et d'une de ses lettres précédentes, qui équipare les "zélotes amers" aux sédévacantistes, et n'hésite pas du tout à les appeler malades mentaux. Au contraire, vous qualifiez le zélote que je suis, moins de malade mental, qu'excessif dans la profession de foi, bonne, mais peu vertueuse car "agressive" ou "négative", manquant de l'onction de la douceur. Tout le monde n'est pas St François de Salles, hélas.


Ma réponse se fera en deux temps, pour éviter les "hors sujet" qu'un directeur d'institut ne peut ignorer:
  • sur votre terrain: "QUI parle", autrement dit le doigt (agressif?) de celui qui vous montre la lune,
  • sur mon terrain: "QUE dit celui qui parle", autrement dit la lune que vous montre le doigt.



1- Votre terrain, LA PERSONNE qui parle, ses qualités et ses défauts:
Il vous manque deux cas, parce que vous ne distinguez pas dans la personne l'intelligence de la volonté.
Par conséquent, il n'y a pas des durs et des mous, mais quatre types de mous et durs:
  • des mous-mous, d'intelligence et de volonté: des paresseux pas très doués pour distinguer l'essentiel du provisoire, par exemple ceux qui voient le tort "immense" causé par Mgr Williamson à la FSSPX, sans voir l'avantage immense qu'en retirent ceux-là même que Mgr Fellay appelle (à tort: les pires sont à l'intérieur!) les pires ennemis de l'Eglise. Ils vous suivront toujours, ils ne vous seront jamais dangereux sauf à leur confier quelque chose, mais ayant la foi du charbonnier, St Pie X dit de ceux-là qu'ils suivent toujours le dernier gourou sectaire qu'ils rencontrent. Mr l'abbé Pfluger n'aura aucun problème avec eux. L'abbé Gainche non plus.
  • Des mous-durs, mous de volonté mais durs d'intelligence, bien formée: ce sont les zélotes dont vous parlez, manquant de vertu suffisante pour résister "paisiblement!" aux épreuves et contradictions. L'abbé Gainche a raison de les appeler assomants et agaçants, mais étant mous de volonté, soit ils se désespèreront et vous lâcheront, soit ils finiront par se taire. Dans les deux cas ils ne sont pas non plus dangereux: soit ils vous lâchent, soit ils vous suivent. L'abbé Pfluger n'a pas besoin de les expulser, sauf à les accuser même faussement de sédévacantisme à seule fin de les faire choisir leur camp plus vite, ce qu'il appelle devant les frères à Flavigny: "purifier la FSSPX" (cathare ou germanique? Non: simplement le libéral, le sectaire de Louis Veuillot).
  • Des durs-mous, durs de volonté mais mous d'intelligence: ils sont les plus dangereux, car imprévisibles, comme l'ours du bûcheron qui tue la mouche d'une pierre sur le nez du bûcheron... Mieux vaut surtout ne pas les avoir avec soi, ou du moins trop près! Durs de volonté ils sont agaçants, mais mous d'intelligence soit ils ne vous comprendront jamais, soit ils vous suivront mais "bêtement"! C'est d'ailleurs le cas des abbés qui commencent à mettre de l'eau dans leur vin empoisonné après avoir défendu "bêtement", c'est-à-dire de façon totalement sectaire, la nouvelle orientation de la FSSPX depuis fin 2011, voir infra.
  • Enfin les durs-durs, durs d'intelligence et durs de volonté. Ici deux cas encore: têtus à tort, ou têtus à raison. N'a-t-on pas accusé Mgr Lefebvre d'être "têtu"? A raison j'espère pour vous! Quand à Mr l'abbé Pfluger, je le range dans les têtus à tort, avec les abbés Gleize "reformaté", Laisney, Gainche, etc... Voir encore infra.
  • L'abbé Gainche n'apprécie pas mon zèle qu'il qualifie d'amer, mais parce que je dis le contraire de ce qu'il dit. Ce n'est pas parce que St François de Salles fut "paisible" qu'il fut dans le vrai. Il aurait paisiblement comme Mgr Lefebvre protesté contre les sophismes de Mr l'abbé Gainche, là où hélas je le fais "amèrement". Quant à ne pas vouloir ou espérer la gloire de l'Eglise en lieu et place de la gloire "temporelle" dit-il des pharisiens, il ne voit pas son propre pharisaïsme de se moquer du publicain que je suis, qui préfère effectivement comme l'attendait Siméon, non pas une "révélation privée" nous dit l'abbé Gainche, mais un minimum de gloire temporelle de NSJC par son règne social. Pour preuve le sermon de St Pie X aux catholiques français, exaltant un "dernier temps de gloire pour l'Eglise et la France". Mr l'abbé Gainche est en fait un faux humble, et se contente d'un "juste milieu" c'est-à-dire d'un "centre ni gauche ni droite", mais centre de rien du tout car "évolutif toujours plus à gauche". Mr l'abbé Gainche n'a ni camp ni étendard, entre ceux de Satan et de NSJC. Son onctuosité est en fait de la tiédeur doctrinale, la plus grave qui soit: il réserve sa charité aux faux pacifiques mais vrais tièdes, et son fiel à ceux sur qui il projette le fond de sa pensée pharisaïque. Les psychiatres appellent cela une projection subconsciente. En fait tous ces abbés ont peur: peur de fausses accusations de schismes et sédévacantisme, obsessions qui dominent tous leurs raisonnements, tous leurs sophismes. Ce qui a sauvé les catholiques perplexes, c'est un Mgr Lefebvre ne craignant aucune fausse accusation, certes agneau de douceur, mais aussi Lion de Juda quant à la doctrine. Charité pastorale oui, mais au service de la pureté doctrinale de l'Eglise.



2- Mon terrain, CE QUE DIT la personne:
L'origine profonde et véritable de la crise dans la FSSPX est pastorale, puis doctrinale, cantonnée intra muros clericorum avant 2011, et qui s'est répandue en une crise entre personnes depuis le virage doctrinal, ou plutôt sans la doctrine depuis fin 2011. Il faudrait un nouveau catéchisme de l'abbé GAUDRON: "Crise dans l'Eglise", mais devenue par la force des choses: "Crise dans la FSSPX". Le vieux routier que je suis à contre-courant de l'église conciliaire de 1970 à 1986, sait de quoi il parle quand il vous dit reconnaître tous les symptômes conciliaires dans la FSSPX depuis fin 2011. Sa conviction est "têtue"! Le chapitre 2012 est un nouveau mini-Vatican II dans la FSSPX, d'abord avec des sectateurs, ensuite une juridiction ordinaire (le SG) qui se soumet aux sectateurs, enfin un virage "pastoral", mais imposé par la juridiction ordinaire comme "doctrinal". Voyons-en les éléments "catéchétiques".


3- Paternités, autorités, vérités, magistères, juridictions et obéissances, sociétés:
  • Dieu est société hiérarchisée, avec magistère et juridiction, ayant autorité parce qu'étant vérité. Le Père comme engendrant est magistère pensant, juridiction "parlante", centre intime et "absconditus" de ce soleil, le Fils étant Verbe engendré, est magistère "pensé par le Père", "juridiction exprimée par le Père", lumière de ce soleil (le Verbe n'est pas une personne divine "obéissante" au Père, mais ne le sera que comme homme obéissant à sa propre divinité de Verbe exprimé par le Père), le Saint -Esprit est la charité des deux, Père pour Son Verbe et Verbe pour Son Père, chaleur de ce soleil.
  • Toute la Création reflète cette hiérarchie, avec cependant des causes secondes, autorités secondes, juridictions secondes, magistères seconds, "lieutenants" de Dieu.
  • Dieu "dit": que la Lumière soit. La physique fondamentale nous enseigne que la lumière matérielle, percue par tout oeil de chair voire par la matière elle-même, est une énergie, donc de l'ordre du mouvement. Sans matière, non encore créée, cette lumière originelle est l'Immaculée Conception (mais pas l'âme humaine de la Vierge), et les corps (immatériels) angéliques, destinés à "régler" tout ce qui est créé les jours "suivants". Autant de "juridictions secondes", fixant (voire agissant sur ordre divin) les lois naturelles des astres et du monde matériel vivant, créé juste "après". Les Anges? Société hiérarchique, sous la "juridiction seconde" de Lucifer.
  • Mystère d'iniquité? Il réside dans cette tolérance, libéralité non libérale, du non-droit que Dieu crée pour tout être intelligent, donc "libre psychologiquement" à l'image de Lui-même. Le "Non serviam" crée instantanémment une nouvelle juridiction personnelle indépendante de Dieu, et ce qui s'ensuit, une société nouvelle, de démons. St Michel non seulement désobéit à "sa" juridiction seconde nouvellement révoltée, mais la combat!
  • Les hommes? Adam choisira aussi librement une "autre juridiction" que celle de Dieu: d'abord celle d'Eve, sa partie sensible issue de sa cote, elle-même séduite par la "dictio" de Lucifer. La famille? Sa constitution est de droit divin naturel, même sans le sacrement du mariage catholique qui le rend de droit divin surnaturel. Les "juridictions secondes" que sont le père de famille, les pouvoirs civils, l'Eglise, n'ont pas autorité pour changer le contrat de mariage.
  • L'Etat? Sa constitution est laissée par Dieu aux gouvernants, conçus par Dieu avec une autorité naturelle sur et reconnue par les autres: ils ont juridiction et autorité politiques pour délimiter le droit civil, devant être moralement sauves et respectées à la fois la juridiction naturelle des commandements de Dieu (s'ils ne sont pas catholiques alors qu'ils le doivent moralement), et la juridiction surnaturelle (foi) et naturelle (morale) des pouvoirs d'ordre de l'Eglise,
  • Notre Eglise? Société surnaturelle de droit divin, sa cause formelle est l'obéissance à la juridiction première d'abord, NSJC, y compris de la part du pape et des évêques, et par suite obéissance des fidèles à la juridiction seconde, vicaire universelle du pape, diocésaine (et subordonnée) des évêques ensuite (sans évoquer ordre, juridiction ordinaire, juridiction de suppléance, mais je simplifie pour faire court). Paul contre Pierre? Paul ne fait que rappeler à Pierre de suivre la juridiction de NSJC et non celle des judaïsants, entièrement détruite par NSJC homme. Athanase contre Libère? Le pape suit les évêques qui suivent Arius, Athanase combat cette "juridiction vicaire", qui désobéit un temps à celle de NSJC, vraie tête de l'Eglise. Sainte Jeanne d'Arc contre l'Anglais puis Cauchon? La Pucelle mourra pour avoir dit:"De l'Eglise et de NSJC c'est tout un". Elle aurait dit: "De l'Eglise et du pape c'est tout un", elle aurait fini par trahir l'Eglise divine pour "l'église humaine" dont on nous rebat les oreilles, ses voix, et la France.
  • L'église conciliaire? D'abord ce n'est pas nous qui la nommons telle. Je préfère "église recomposée par des hommes sans Dieu". Si sa cause efficiente "seconde" est certes l'autorité de papes et évêques catholiques, sa cause efficiente première n'est plus NSJC, mais une réunion, une assemblée, un soviet, Concile d'évêques catholiques-libéraux et catholiques-modernistes, comme autorités supérieures à celle du pape, ce qui ne peut se concevoir de ou dans Notre Eglise! Peu importe déjà ici les autres causes finales ou matérielles, que l'on sait non catholiques. Nous sommes bien en présence effective d'une juridiction conciliaire "première", prenant autorité sur une juridiction seconde, ordinaire pontificale elle-même. La cause formelle de l'église conciliaire est l'obéissance à des papes conciliaires, eux-mêmes obéissants à une juridiction "première" d'un Concile déclaré Verbe à la place du Verbe! Cette juridiction est celle de l'antéchrist, pris pour le Christ. Une autre analogie intéressante est celle de la famille recomposée: l'église dite conciliaire existe "en tant que telle" comme une église recomposée, de la même façon qu'un père de famille peut déchoir et recomposer sa famille. Cette analogie permet de répondre correctement à toute accusation fausse de sédévacantisme comme suit.



Les papes "conciliaires" posent le problème du sédévacantisme.
  • Tant que ces papes sont – en absence de doutes probants, et c'est le cas - évêques et évêques de Rome, ils sont papes et le siège n'est pas vacant.
  • Toutefois ils ne sont papes que dans Notre Eglise! Il faut entendre par là que comme le disait Mgr Lefebvre, "dans la mesure où" ils sont papes de Notre Eglise, ils ont autorité sur nous car dans Notre Eglise ils sont juridiction seconde soumise à la juridiction première de NSJC. Mais "dans la mesure où" ils sont "papes d'une église recomposée", ils sont papes de deux églises distinctes, mais ne peuvent être papes légitimes que de Notre Eglise, et faussement "papes" de l'autre, dans laquelle ils sont "laïcs" en fait, comme l'archevêque de Canterbury, mais "de Rome"! Par analogie avec la famille, de constitution divine comme l'Eglise alors que l'Etat ne l'est pas, le père de famille recomposée reste le père de famille de deux familles, mais dans la mesure où il se fait père de la famille recomposée, il perd son autorité "de bon père de famille" et impose une juridiction de famille recomposée, illégitime. Tout pape de Notre Eglise, celle de NSJC, perd son autorité sur nous dans l'exacte mesure où il se fait "pape" d'une autre église que celle de NSJC, il ne perd pas sa juridiction ordinaire, mais la quitte pour une autre qu'il nous impose illégitimement. Idem pour chaque évêque conciliaire. Pour reprendre son autorité et son pouvoir d'ordre sur nous, il leur faut absolument se "resoumettre" à NSJC, soit à la Tradition immuable. Sinon, seule reste pour les catholiques une juridiction de suppléance prévue providentiellement dans Notre Eglise, pas dans une autre qui met toute autorité humaine au-dessus de celle de Dieu, et dans laquelle le pasteur suprême se fait mercenaire suprême, livrant ses brebis aux loups.
  • D'où il suit que s'il n'y a pas sédévacance au sens conventionnel du mot, il y a au moins sédé-absentéisme, dans le sens où tout pape conciliaire exerce "sa" juridiction autrement et ailleurs que dans Notre Eglise: les papes conciliaires sont papes, mais sont "ailleurs"! Comme un Pdg d'une entreprise qui passerait tout son temps chez et pour le concurrent! Ou nos gouvernants qui ne gouvernent plus rien..., tout en étant toujours hélas nos gouvernants! Mais ne doit-on pas combattre leurs scélératesses ou forfaitures?



4- Les erreurs et mensonges des sectateurs dans la FSSPX:
  • "Mgr Lefebvre n'a jamais parlé de deux Romes, mais d'une seule avec une autre tendance...". Abbé Laisney en réponse à l'abbé Chazal. Il s'agit manifestement d'une erreur de syntaxe faite par cet abbé. Les deux Romes de Mgr Lefebvre définissent exactement deux juridictions opposées, chacune causes efficientes secondes de deux églises distinctes, soumises soit à NSJC, soit à un concile humain naturel, coupé de la grâce de professer et défendre la vraie foi, suprema lex. Dès 1974, Mgr Lefebvre affirmait l'incompatibilité absolue entre les deux. Je note que dernièrement l'abbé Laisney a "réécrit" une bien meilleure étude sur vérité et autorité, mais sa finale reste fausse, celle de la "bonté" de toute autorité, même fausse en matière de foi, en contradiction de tout ce qu'il écrit avant. Modernisme quand tu nous tiens....!
  • "L'église conciliaire est un esprit, une tendance, une secte dans Notre Eglise". C'est exact, mais tout-à-fait insuffisant! Dès lors que les autorités naturelles et surnaturelles sont soumises elles-mêmes à cet esprit, cette tendance, cette secte, elles sont causes efficientes secondes et juridictions d'une véritable Contre-façon d'Eglise, comme l'a dit Mgr Lefebvre. Le Concile "bâtit" sur les papes conciliaires une autre "église" que celle que NSJC "bâtit" sur tout pape catholique non libéral, non moderniste, non oecuméniste. "Et de cela nous n'en voulons pour rien au monde, Nullam partem! Non possumus...". Que NSJC le permette, Il le fait comme pour tout mal, mais non comme un bien!
  • "Mgr Tissier tient une doctrine d'ecclésio-vacantisme, c'est ridicule." abbé Pfluger aux frères de Flavigny. Or Mgr Tissier n'hésite pas au contraire à se mettre juste en retrait prudentiel de Mgr Lefebvre: "l'église conciliaire est une secte dans Notre Eglise". Mgr Lefebvre est allé plus loin: une contre-façon d'église, surnaturellement HORS de la Notre "latae sententiae" en tant que "Rome", "juridiction conciliaire", mais aussi tumeur dans la Notre, ou comme dit Mgr Williamson, "partie pourrie de la pomme, qui n'est plus la pomme, que l'on retire normalement de la pomme". On ne voit pas comment, tous déclarant deux "églises", deux égal zéro pour l'abbé Pfluger. Une seule explication, comme pour l'abbé Gainche: l'église conciliaire est Notre Eglise d'aujourd'hui, en continuité de celle d'avant le Concile, avec ruptures sans gravités, 5% d'erreur seulement, mais aucune hérésie (seulement des points "graves" mais connexes à la doctrine, nous dit l'abbé Gainche!). Ainsi, dire qu'elle est autre ou en rupture, c'est dire qu'elle a disparu! Tous ces abbés sont en plein historicisme et subjectivisme ratzingeriens, mais se gardent bien de dire de Mgr Lefebvre qu'il est ecclésio-vacantiste! Benoit XVI a parfaitement fait son boulot, et on comprend qu'il ait démissionné: le repos du soldat, place maintenant au stade révolutionnaire suivant. La FSSPX est gouvernée par des chefs acquis à l'église conciliaire, pour revoir le Concile à la lumière de la Tradition à laquelle il appartient historiquement (donc à intégrer dans la Tradition et dans le magistère de l'Eglise), et acquis au nouveau droit canon qui canonise à la fois la "constitution conciliaire du clergé", et le "nouveau concept de sainteté", qui permet à l'abbé Pfluger de dire aux frères de Flavigny:" Ne pas se scandaliser des canonisations de Jean XXIII et Jean Paul II". Dont acte, l'abbé de Cacqueray peut remiser ses intentions de prières contre les canonisations prochaines.
  • "Un Pape endormi moderniste qui se réveille catholique, impossible", abbé Pfluger, d'accord humainement, pas d'accord divinement. Voilà pour le manque de foi. "Nous réformerons l'Eglise de l'intérieur, voilà le réalisme", le même. C'est ce qu'ont toujours prétendu les faux réformateurs de l'Eglise. Ce n'est pas moi le "Luther", c'est l'abbé Pfluger le réaliste de la Realpolitik... Tous les réformateurs de l'Eglise n'ont fait qu'une seule et unique chose: prêcher la doctrine, sans prétendre convertir qui que ce soit. Convertir, c'est Dieu qui s'en charge, avec d'abord la docilité à la fides ex auditu. Mais l'abbé Pfluger affirme qu'aujourd'hui "c'est inaudible", plus la peine de prècher...
  • "Ne pas respecter le pape, c'est être sédévacantiste pratique!", abbé Pfluger. Mais qui prétend ne pas respecter la personne du pape? Mgr Fellay lui-même l'attaque personnellement: "C'est un moderniste" dit-il des mois après en feignant la surprise, et en ne disant rien que des compliments de Benoit XVI. L'abbé Pfluger devrait traiter Mgr Fellay de sédévacantiste pratique! Mais peut-être considère-t-il Mgr Fellay comme trop utile, et se garde de le traiter également d'idiot comme ses confrères? J'affirme respecter la personne du pape beaucoup plus que Mgr Fellay, mais ni ses paroles ni surtout sa "nouvelle église"! Nous respectons les personnes, pas ce qu'elles font! Alors que les sectateurs respectent de faux principes, paroles et actes faux, mais ni la vérité ni les personnes, qu'ils n'ont de cesse d'accuser de fautes (inexistantes!) pour uniquement s'auto-justifier!
  • "Il faut sortir de nos ghettos". C'est le slogan de tous les conciliaires! La société révolutionnaire ne fabrique que des ghettos, en suite de quoi elle vous accuse de "communautarisme", et vous demande d'en sortir, après vous y avoir forcé. Ils appellent ghettos les fortins du Père Calmel.
  • "Il faut aider le pape, nos évêques à bien faire". Faux! Mgr Lefebvre a toujours dit: "Nous devons exiger de nos évêques et du pape la doctrine catholique, les aider à cela. Les aider à bien faire ne suffit pas: épiscope signifie surveillant. Tout évêque a le devoir de donner, et les fidèles le droit d'avoir, la doctrine et les sacrements catholiques".
  • "Les sacres par Mgr Lefebvre ont été conjoncturels, et non structurels", encore faux! Certes deux choses sont conjoncturelles: d'une part la proximité de la mort pour Mgt Lefebvre, soit laisser "orphelins" tous ses fils spirituels et les familles catholiques, d'autre part le fait que les papes et nos évêques soient "encore et toujours" conciliaires à ce moment-là, c'est-à-dire toujours incapables d'assurer la continuité de l'Eglise dans sa Tradition, et non la "continuité dans la ruprture" selon Benoit XVI. Mais en plus de ces causes parfaitement conjoncturelles, la cause structurelle existe et est la plus importante: l'église conciliaire en tant que telle est opposée à la foi catholique seule nécessaire au salut, même s'il faut espérer une "conjoncture" meilleure et certains prélats "conciliaires" revenant à la Tradition, c'est-à-dire en rupture de cette église en tant que telle. Sans nier donc la conjoncture, les sacres sont une opération structurelle de suppléance, opération survie pour arracher structurellement les familles catholiques du désastre conciliaire. Quel aveuglement que de nier de telles évidences!
  • "Nous devons être le Bon Samaritain qui soigne les blessures de l'Eglise". D'abord l'Eglise blessée c'est nous, et par une église assassine de pirates, de brigands, la conciliaire. Ensuite c'est manifestement falsifier la parabole: l'Eglise n'est pas le blessé, mais l'auberge! Dès lors en toute logique, s'il faut soigner le blessé, il n'est pas Notre Eglise! Les blessés sont des conciliaires, papes compris, mais qu'il faut ramener dans l'Eglise, la Notre, pas la leur! C'est d'ailleurs là le vrai oecuménisme, celui de ramener les schismatiques et hérétiques conciliaires dans Notre Eglise!
  • Quant à l'abbé Gainche, il parle d'extrémismes, sans voir que la vérité n'est pas la moyenne des erreurs. Pour lui, être catholique "apostolique" insiste-t-il, c'est être entre St Michel et Lucifer, entre Paul et Pierre, entre Athanase et Libère, entre Ste Jeanne d'Arc et Cauchon, et enfin entre Mgr Lefebvre et tous les papes de l'église humainement recomposée. Dans sa note importante, l'Eglise de NSJC et l'église qui lui désobéit ne sont qu'une seule église, mais lui bien sûr fait abstraction de toute rupture possible! Les points d'opposition ne sont pas des points de doctrine, mais des points seulement connexes dit-il, discutables donc avec les dogmes de la foi. Pour lui, le modernisme n'est plus un égout collecteur d'hérésies. L'église conciliaire n'est pas schismatique, mais c'est toujours l'église "apostolique". Il contredit donc de plein fouet St Pie X et Mgr Lefebvre. Que fait donc cet abbé dans la FSSPX? Le malheur des deux? Des chefs qui ne condamnent ni les hérésies, ni les nouveaux abbés Loisy au sein même de la FSSPX.
  • "Ne pas appartenir à l'Eglise d'aujourd'hui est être protestant, c'est se couper de la grâce, etc..." Abbé Gainche. D'abord le catholique n'est pas celui qui "choisit son église". Dieu qui sonde les coeurs ne juge pas comme les sectaires: "Oves meae cognoscunt me". Les catholiques ne "choisissent" que l'Eglise catholique par grâce, celle de reconnaitre par leur "sensum fidei" la voix de leur doux Maître, et de convenir qu'ils sont publicains dans l'amertume. Mais cette voix n'est pas celle des faux accusateurs, et celle de leur père, celui du mensonge et de la duplicité de n'être d'abord qu'au "centre". Ensuite, Mgr Lefebvre a précisément conféré le pouvoir d'ordre sans juridiction ordinaire, mais de suppléance, parce que "les sacrements de l'église conciliaire sont tous douteux". L'abbé Gainche dit exactement le contraire: l'église conciliaire est l'Eglise, donc ses sacrements nous transmettent infailliblement la grâce. Quant à dire que les orthodoxes recevraient les sacrements de façon fructueuse, je dis moi qu'ils les reçoivent exactement comme les conciliaires, dans une autre église que la Notre, donc de façon plus que douteuse! Qui est logique, l'abbé Gainche ou moi???
  • "Gardons la foi en les promesses divines attachées à sa seule Eglise (indéfectibilité)... (...) Pour le reste (la solution des graves différends dans l'Eglise d'aujourd'hui, monarchique, non démocratique, encore moins anarchique) abandonnons-nous à la Providence". Sermon Abbé Gainche 2 février 2014 à Saint Nicolas du Chardonnet. Monsieur l'abbé, je vous renvoie à Mgr Fellay lui-même dans sa lettre n° 78 du 10 avril 2011-1er dimanche des Rameaux. Citation:
    • "Il suffit de jeter un regard sur les évènements des trois dernières années pour voir à quel point nous nous approchons maintenant de l'établissement d'une grande religion universelle sous la présidence du pape, avec le seul dogme de la liberté, égalité et fraternité de la révolution française et des loges maçonniques:
    • 1- Le nouveau droit canon promulgué par le pape lui-même le 25 janvier 1983, abolit l'état clérical. Dorénavant, l'Eglise est le "peuple de Dieu" dans un sens protestant et égalitaire, sans subordonnés et sans chefs. La hiérarchie n'est qu'un service: selon l'exposé de Jean Paul II dans sa Constitution, l'Eglise se définit comme "communion" et par son "souci de l'oecuménisme". Le canon 844 permet expressément l'intercommunion, le canon 204 mélange le sacerdoce du prêtre avec le sacerdoce spirituel des laïcs, etc..." fin de citation.
  • Mr l'abbé Gainche dit de "lEglise d'aujourd'hui" tout le contraire de Mgr Fellay version avril 2011. Mais peut-être que Mgr Fellay a changé? Sa vision serait-elle devenue celle de l'abbé Gainche?



Je pourrais continuer la liste déjà bien trop longue des sophismes des sectateurs de la FSSPX qui ont pris le pouvoir fin 2011, et imposé au chapitre 2012 une orientation à 180° de celle du chapitre 2006, comme le concile Vatican II l'a fait pour l'Eglise.


Depuis Saint Michel Archange jusqu'à Mgr Lefebvre, en passant par Paul face à Pierre, Athanase face à Libère le bien nommé, Ste Jeanne d'Arc face à L'Anglais et "leur" évêque Cauchon, il faut obéir à Dieu plutôt qu'à Lucifer et à sa seconde Contr'église, surgie de la terre romaine dans les années 1960, et qui exige d'adorer la première surgie des eaux de la Tamise en 1717 (voir le 6ème signe de l'Apocalypse). Les accordistes ne considèrent pas l'appareil des modernistes comme le Père Calmel, le pandemonium de l'antéchrist, une "bête" dont l'âme meurt avec le corps, ce qui adviendra de l'église conciliaire, de foi comme d'espérance, mais pas de la Notre. Si la Notre est indéfectible, c'est précisément parce que la conciliaire est de foi certaine défectible!


En attendant, nous avons la désorientation diabolique annoncée à Soeur Lucie de Fatima, des élus eux-mêmes de pouvoir confondre en une seule (mélangée parce que moderniste), deux églises animées d'une aversion mortelle l'une pour l'autre, comme le sont Jésus et Satan, Notre Eglise et le nouveau Sanhédrin... Seule la vérité confère l'autorité de droit, et dans nos "derniers" temps d'accumulation d'erreurs et d'hérésies, le plus important n'est même plus de dire "Nous adhérons de tout coeur à la Rome de toujours", mais de professer la suite: "Nous refusons par contre la Rome nouvelle, etc...". Plus que jamais, certes avec charité et onction autant que faire se peut comme l'écrit le bon Père Jean de Morgon, mais sans laisser la moindre "liberté de mensonges" aux fauteurs d'erreurs, s'applique l'adage: "Celui qui dit aimer la vérité sans haïr l'erreur est un menteur" (St Jean). Tous les papes modernes ont dù, moins professer ou rappeler la doctrine, que condamner les erreurs: d'où non seulement un "catéchisme" comme celui de l'abbé Gaudron, mais aussi un "SYLLABUS" de propositions condamnables par leur équivocités ou ambiguités: Mgr Lefebvre en est docteur et confesseur exemplaires, autant angélique que commun, avec une perspicacité du détail comme de l'ensemble, un regard d'aigle, un ange mais les pieds sur terre. Avec le modernisme c'est peine perdue: ce n'est plus de l'ivraie à séparer du bon grain quand le temps de la moisson est arrivé, mais c'est de l'arsenic dans du vin. Peu importe qu'il y en ait 5% alors qu'il y en a 95%. Comme St Augustin, "à quoi leur sert-il d'être d'accord sur 99 points s'ils sont hérétiques sur 1 seul?". Comme Saint Pie X, on jette tout à l'égout collecteur des hérésies.


Vous l'aurez compris: tout accord pratique avec des modernistes est un accord caduque le soir même. Le chapitre 2012 "in solidum" (sans préjuger de chaque membre en particulier) fut un mini concile Vatican II dans la FSSPX, qui la mène à la trappe conciliaire. Seul un Syllabus détaillé des refus de Mgr Lefebvre servira positivement Notre Eglise, au détriment de sa Contre-façon, et par ce moyen sauvera la FSSPX du désastre. Mr l'abbé Pivert a commencé ce travail. Tout fidèle doit avoir son livre à son chevet. L'interdire manifeste et prolonge la trahison. Mgr Lefebvre a fondé la FSSPX pour l'Eglise, contre l'église recomposée.


Veuillez m'excuser d'avoir été aussi long, et croire en mes prières un Christo veritati per Mariam, à ces intentions-là: par exemple prier pour le retour de la Tradition dans l'Eglise n'a aucun sens, Notre Eglise étant celle de la Tradition. Par contre je demande aux autorités de corriger ce libellé, par "le retour des conciliaires à la Tradition immuable" (éviter "vivante", bien entendu!). Union de prières pour notre pape et nos évêques, à défaut d'union "conjoncturelle" de considérer objectivement deux églises formellement et structurellement car "canoniquement" mortelles l'une pour l'autre, hélas subjectivement confondables de par leurs membres de juridiction menteurs, car matériellement mélangés de doctrine dans un corps difforme et monstrueux, dont les tumeurs ne peuvent être otées que par un pape catholique, objet de notre foi et de notre espérance,
Axel Thienpont
_________________
credidimus veritati


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MessagePosté le: Sam 22 Fév - 18:00 (2014)    Sujet du message: Publicité

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