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Le Seignadou - avril 2014 [Abbé Michel Simoulin, fsspx] La grande question qui se pose à nous

 
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Louis


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MessagePosté le: Mer 2 Avr - 02:58 (2014)    Sujet du message: Le Seignadou - avril 2014 [Abbé Michel Simoulin, fsspx] La grande question qui se pose à nous Répondre en citant

http://tradinews.blogspot.ca/2014/03/abbe-michel-simoulin-fsspx-la-grande.h…




31 MARS 2014
[Abbé Michel Simoulin, fsspx] La grande question qui se pose à nous


 
Le Seignadou - avril 2014 
 


 
La grande question qui se pose à nous, et à nos supérieurs en premier lieu, est sans aucun doute celle-ci, bien formulée par un ami : « N’y a-t-il aucun danger pour la foi à accepter de se mettre sous une autorité, Pape ou évêque, qui, sans discontinuer depuis 50 ans, œuvre à la destruction de cette foi, et cela sans s’accorder avant sur les questions doctrinales en cause ? » 

 
La première réponse est évidemment : Bien sûr, le danger est grand et réel, nous en sommes tous conscients et nous l’avons toujours dit et même explicité. Il est facile de se reporter à toutes les études que nous avons faites sur le Concile, le nouveau catéchisme, Jean XXIII et Jean-Paul II, entre autres. Il est bien évident que, si aucun « accord » n’est encore intervenu, ainsi que l’a clairement exposé Mgr Fellay, c’est bien parce que nous ne voulons pas nous soumettre inconditionnellement à une autorité dont nous ne sommes pas sûrs qu’elle nous veuille du bien et nous permette de continuer à servir la Tradition de l’Église sans nous contraindre à accepter Vatican II sans discussion. 

 
Cela dit, peut-on parler d’une autorité qui œuvre à la destruction de la foi ? Il semble plus juste de parler d’une autorité qui ne professe pas la foi ou ne la confesse pas dans son intégrité, et qui professe des vérités dangereuses ou même contraires à la foi. Car il faut distinguer entre une intention de détruire la foi et un effet non directement voulu. Que cette perte de la foi soit une conséquence des doctrines conciliaires professées depuis 50 ans, cela est évident mais peut-on dire que telle était et demeure l’intention de leurs promoteurs ? Si tel était le cas, ces autorités n’auraient plus la foi et ne seraient plus formellement catholiques, et croire cela c’est être implicitement sédévacantiste. Absit. 

 
Si nous en venons à la nécessité de « s’accorder avant sur les questions doctrinales », nous sommes tous d’accord pour dire que c’est un idéal vers lequel nous tendons de toute notre âme. C’est le but ultime de notre résistance et de toutes nos démarches. Nous pouvons appeler cela la « conversion » de Rome, ou son retour à la Tradition pleine et entière. Oui, « quand il s'agit de fin, il ne saurait y avoir de mesure à garder », mais cette mesure est à garder « quand il s'agit de ce qui est relatif à la fin, dit Aristote. » (Saint Thomas d’Aquin - IIa-IIae, 184, 3). Et c’est la prudence qui nous inspirera le choix des moyens à employer pour atteindre cette fin. Il faut donc être réaliste ou pragmatique ! N’est-il pas utopique, par exemple, d’imaginer (et de demander) que la Rome d’aujourd’hui rétablisse dès aujourd’hui l’obligation du serment anti-moderniste, renouvelle les condamnations portées par Quanta Cura et le Syllabus, Pascendi, Humani Generis, ou réaffirme la doctrine de Quas Primas sur la royauté de Notre Seigneur Jésus-Christ ? Pouvons-nous imaginer que cela se fasse dans l’immédiat ? Certes ce serait l’idéal, et nous le désirons tous, mais pouvons-nous espérer que cela puisse arriver avant plusieurs générations, et même que cela puisse se faire si le mouvement n’est pas entretenu par des membres reconnus et admis, dont la foi et l’obéissance ne sont pas mises en doute ? Cela, nous ne pouvons pas l’attendre des communautés « Ecclesia Dei », puisqu’elles ont accepté Vatican II pour être reconnues, et qu’elles se sont engagées à n’élever aucune objection doctrinale aux thèses en cours. Nous demeurons les seuls et les derniers témoins de la Tradition de l’Église dans son intégralité, mais nous ne pouvons pas garder ce trésor pour nous seuls. Nous devons, au contraire, aspirer à le remettre entre les mains de l’Église, et donc du Pape, dès que cela sera possible. 

 
Ce désir est le sens des décisions et des déclarations de nos chapitres généraux de 2006 et de 2012. « Si, après leur accomplissement (des deux préalables), la Fraternité attend la possibilité de discussions doctrinales, c’est encore dans le but de faire résonner plus fortement dans l’Église la voix de la doctrine traditionnelle. En effet, les contacts qu’elle entretient épisodiquement avec les autorités romaines ont pour seul but de les aider à se réapproprier la Tradition que l’Église ne peut renier sans perdre son identité, et non la recherche d’un avantage pour elle-même, ou d’arriver à un impossible « accord » purement pratique.  Le jour où la Tradition retrouvera tous ses droits, le problème de la réconciliation n’aura plus de raison d’être et l’Église retrouvera une nouvelle jeunesse ».  Le préalable des discussions doctrinales a été ajouté aux deux autres préalables édictés par Mgr Lefebvre, en 2001-2002, lors de la reprise des échanges avec Rome. Engagées après la réalisation des deux premiers préalables en 2007 et 2009, ces discussions, menées pendant une année, n’ont abouti à aucun accord. Sans aucun doute, les conditions nécessaires au rétablissement de relations normales sont donc encore loin d’être réalisées, et le danger est toujours réel, cela est vrai, d’un accord canonique, sans accord doctrinal préalable. Mais devons-nous attendre le miracle sans rien faire pour que l’Église retrouve une nouvelle jeunesse ? 

 
Et que pouvons-nous attendre et réclamer raisonnablement en matière d’accord doctrinal actuellement ? La seule chose que nous puissions espérer et demander, semble-t-il, est la liberté de discuter Vatican II. Qu’on cesse de nous imposer ce préalable d’une acceptation inconditionnelle de Vatican II. Qu’il soit admis que ce concile a été et demeure « pastoral » et non dogmatique, et qu’il peut donc être légitimement objet de discussions. Cesser de nous imposer d’accepter Vatican II sans discussion possible, et accorder cette liberté serait déjà une étape importante, car ce serait reconnaître implicitement que nos arguments ont de la valeur. Une autorité qui consentirait à cela serait déjà une autorité non hostile à la Tradition, voire désireuse de la rétablir dans l’Église, et ce serait déjà une vraie conversion de Rome. Nous n’en sommes pas encore là, et c’est pourquoi rien n’a été fait. Mais si Rome acceptait de ne plus faire de Vatican II un super-dogme, cela serait déjà une grande victoire de la grâce, et pourrait permettre d’envisager alors de rétablir un certain lien canonique. Quand viendra ce jour ? Nul ne le sait, mais nous l’attendons avec confiance. 

 
C’est alors qu’il faut ouvrir les yeux sur un autre danger, qui n’est pas hypothétique mais très actuel : celui de ne plus aspirer à reprendre notre place légitime parmi les sociétés reconnues par Rome, perdre le désir de l’Église et de Rome. Ne plus désirer le lien normal avec Rome et l’Église est l’ombre de l’esprit schismatique. Nous vivons depuis très longtemps indépendamment du Pape et des Évêques, comme si cela était normal. Nous prétendons défendre la doctrine, mais, tous, nous risquons de nous établir une doctrine à la carte, en abandonnant certains dogmes, ceux qui nous gênent, notamment ceux qui sont liés à la primauté de Pierre. Nous risquons tous de nous habituer à l’anormal, de vivre dans une situation confortable, comme si cela était juste et conforme à l’esprit de l’Église. Le Pape et les évêques seraient peu à peu cantonnés dans l’ordre des êtres de raison, sans répercussion sur la vie concrète ; Rome ne serait plus qu’un lieu de pèlerinage, et l’Église un corps mystique dont la tête serait Jésus-Christ, l’âme le Saint Esprit, et les membres les « tradis ». Nos prêtres peuvent vite devenir des gourous. Chacun pourrait devenir pape le Denzinger à la main, et tout père de famille serait alors le pape de sa famille. Dans ces conditions, nos enfants n’auraient plus aucun sens de ce qu’est l’Église réelle dans son incarnation totale, de la tête jusqu’aux membres, dans toutes les réalités de la vie quotidienne. 

 
Quant à l’autorité… reconnue en principe mais non admise dans les faits quand il s’agit du Pape, elle risque de ne plus être admise à quelque degré que ce soit. Tout supérieur court le risque d’être contesté, critiqué même publiquement… et les familles elles-mêmes se disloqueront. Pourquoi obéir à un père qui n’obéit pas au Pape, à l’Évêque, au prêtre ? 

 
Qui dit ligne de crête dit danger des deux côtés. Celui d’une reconnaissance mal assurée en est un ; le danger interne que nous venons de décrire en est un autre. Alors que le premier demeure fort hypothétique, le second, quant à lui, n’est pas pour demain ; il n’est même pas à nos portes... Il est déjà présent au-dedans de la cité et de nos familles ! 

 
Avons-nous donc raison de craindre le premier danger ? Sans doute, mais non au point d’en perdre l’espérance et la foi dans la grâce de l’Église. Et nous ne pourrons l’affronter et en triompher, que si nous savons unir nos forces au lieu de nous diviser, pour faire front sous la sage et prudente direction des chefs que Dieu nous a donnés. « Tout royaume divisé contre lui-même sera dévasté », et la dialectique diffusée par les « résistants » n’a d’autre effet que de nous affaiblir dans notre véritable résistance aux maladies qui rongent l’Église, et dans notre fidélité à la ligne sagement suivie et définie par Mgr Lefebvre. C’est à croire que ces résistants n’ont plus d’autre ennemi que Mgr Fellay et la Fraternité. Ils ont visiblement rejeté toute référence à Rome, et il ne leur reste plus que nous pour justifier leur résistance ! Et si l’on vient nous dire que ces « résistants » ont été traités injustement, nous pourrons conseiller la lecture et la méditation de la vie des saints et des grandes figures de l’Église, lesquels savaient ce qu’est la vertu d’obéissance, et savaient présenter leurs difficultés à leurs supérieurs sans prendre à témoin la planète entière, sous couvert de sauver la foi, la justice et la vérité. Qui est le plus injuste, entre une autorité qui peut être sévère, voire trop sévère, et un sujet qui diffuse toutes ses rancœurs sans la moindre prudence, et n’hésite pas à salir publiquement ses supérieurs ? 

 
Qu’on lise et médite, entre autres, l’exemple de Mgr Lefebvre. Quand il a quitté sa congrégation des Pères du Saint-Esprit qui tombait en déliquescence, combien de pères a-t-il appelés à le suivre ? Aucun. Combien de tracts et de livres a-t-il rédigés pour dénoncer la dérive de sa congrégation ? Aucun. Il n’est plus reparu au chapitre général et il est parti avec une simple valise. Qu’on lise également la vie de sainte Thérèse Couderc, fondatrice et première supérieure des sœurs du Cénacle, destituée et remplacée par une riche veuve, nouvellement entrée dans la congrégation, à qui fut donné le titre de fondatrice et supérieure. Sainte Thérèse, qui n’avait commis aucune faute, se retira sans murmurer contre l’injustice flagrante, tandis que la congrégation s’effondrait peu à peu (Elle refleurira après l’épreuve : cf. texte complémentaire, ci-dessous). Quelle différence avec les départs tonitruants de ces derniers mois qui montrent bien que les préoccupations de quelques-uns ne ressemblent guère à celles de ces hommes et femmes épris de Dieu. 

 
Sous prétexte de crise dans l’Église, faudra-t-il nous résigner à ne plus vouloir imiter les saints ? Faudra-t-il laisser cette crise décapiter l’espérance en nos cœurs ? 

 

Notre-Dame de la Sainte-Espérance, convertissez-nous. 


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MessagePosté le: Mer 2 Avr - 02:58 (2014)    Sujet du message: Publicité

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Paulus
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MessagePosté le: Mer 2 Avr - 07:30 (2014)    Sujet du message: Le Seignadou - avril 2014 [Abbé Michel Simoulin, fsspx] La grande question qui se pose à nous Répondre en citant

Incroyable... Consternant...


Encore un futur "saint" sans la Foi. Un utopiste hors de la réalité. Il ne semble pas savoir qu'hors de l'Eglise et sa Tradition il n'y a malheureusement plus que des familles décomposées-recomposées. Et il prétend souder les familles autour des papes Benoit et François...  Bien fatigué notre abbé. Mieux vaut être reconnu par Jésus que par "Rome". Il se sent mal-aimé et a besoin de reconnaissance... Le pauvre, il déprime... 


""Que cette perte de la foi soit une conséquence des doctrines conciliaires professées depuis 50 ans, cela est évident mais peut-on dire que telle était et demeure l’intention de leurs promoteurs ? Si tel était le cas, ces autorités n’auraient plus la foi et ne seraient plus formellement catholiques, et croire cela c’est être implicitement sédévacantiste. Absit. ""  --quel embrouillamini de la part d'un professeur !--  

On devrait en déduire que les "locataires" de Rome agissent sans intention... Notre abbé va avoir du mal a vivre avec des "crétins". 


Nota :  Les qualificatifs sont des constations ET NON PAS DES JUGEMENTS CONTRE TEL OU TELLE PERSONNE.


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Shamus
Administrateur

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MessagePosté le: Mer 2 Avr - 08:35 (2014)    Sujet du message: Le Seignadou - avril 2014 [Abbé Michel Simoulin, fsspx] La grande question qui se pose à nous Répondre en citant

Citation:
abbé Simoulin: Qu’on lise et médite, entre autres, l’exemple de Mgr Lefebvre. Quand il a quitté sa congrégation des Pères du Saint-Esprit qui tombait en déliquescence, combien de pères a-t-il appelés à le suivre ? Aucun. Combien de tracts et de livres a-t-il rédigés pour dénoncer la dérive de sa congrégation ? Aucun



Fichtre! Et nous qui croyions que l’archevêque a passé le reste de sa vie, soit plus de 20 ans, à exhorter tout catholique à refuser la déliquescence de toute l'église conciliaire, de refuser et donc de quitter cette fausse nouvelle religion pour rester fidèle à la vraie religion et de le suivre dans ses démarches pour la sauver? Qu'il a passé le reste de sa vie à rédiger et publier tracts et livres, sans parler de ses conférences, sermons et surtout ses actes, pour dénoncer la dérive de toute cette nouvelle église, dont, à fortiori, sa congrégation?

Oui, relisez et méditez, chers amis, Mgr Lefebvre, et prenons en exemple.
http://laportelatine.org/publications/entret/1991/mgr_lefebvre_fideliter_ja…
Citation:


Ce n'est pas de gaieté de cœur que nous avons eu des difficultés avec Rome Ce n'est pas par plaisir que nous avons dû nous battre. Nous l'avons fait pour des principes, pour garder la foi catholique. Et ils étaient d accord avec nous. Ils collaboraient avec nous. Et puis tout à coup on abandonne le vrai combat pour s'allier aux démolisseurs sous prétexte qu'on leur accorde quelques privilèges. C'est inadmissible.


Citation:


J'ai entendu dire que des moines auraient l'intention de quitter le Barroux disant qu'ils ne peuvent plus vivre dans une atmosphère de mensonge. Je me demande comment ils ont pu rester jusqu'à présent dans cette atmosphère.


Citation:


Dans un sens les choses deviennent aujourd'hui plus claires. Elles nous donnent toujours davantage raison. Nous avons affaire à des gens qui ont une autre philosophie que la nôtre, une autre manière de voir, qui sont influencés par tous les philosophes modernes et subjectivistes. Pour eux il n'y a pas de vérité fixe, il n'y a pas de dogme. Tout est en évolution. C'est là une conception tout à fait maçonnique. C'est vraiment la destruction de la foi. Heureusement, nous, nous continuons de nous appuyer sur la Tradition !


Citation:


FIDELITER - Qu'est-ce que vous pouvez dire à ceux. d'entre les fidèles qui espèrent toujours en la possibilité d'un arrangement avec Rome ?

Mgr Lefebvre
- Nos vrais fidèles, ceux qui ont compris le problème et qui nous ont justement aidés à poursuivre la ligne droite et ferme de la Tradition et de la foi, craignaient les démarches que j'ai faites à Rome. Ils m'ont dit que c'était dangereux et que je perdais mon temps. Oui, bien sûr, j'ai espéré jusqu'à la dernière minute qu'à Rome on témoignerait d'un petit peu de loyauté. On ne peut pas me reprocher de ne pas avoir fait le maximum. Aussi maintenant, à ceux qui viennent me dire : il faut vous entendre avec Rome, je crois pouvoir dire que je suis allé plus loin même que je n'aurais dû aller.




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Avila


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MessagePosté le: Mer 2 Avr - 14:06 (2014)    Sujet du message: Le Seignadou - avril 2014 [Abbé Michel Simoulin, fsspx] La grande question qui se pose à nous Répondre en citant

La grande question qui se pose à nous est de garder la Foi dans son intégrité pour la plus grande gloire de Dieu et pour notre salut : toutes les autres questions sont secondaires et doivent s'ordonner à cette fin ! Sur le site Austremoine.org vous trouverez un excellent article intitulé Qui conseillera à cette femme de se suicider ? : il répond parfaitement aux sophismes de l’abbé Simoulin.

A lire l’abbé Simoulin on pourrait se demander où il a été formé et si vraiment il a côtoyé Mgr Lefebvre tellement son texte s'éloigne de l'enseignement et de l'attitude du fondateur de la Fraternité : Mgr Lefebvre a-t-il accepté son injuste et inique et fausse "excommunication" par JP II sans tracts, sans contestations, sans murmures, sans mettre en garde ses fidèles et sans dénoncer l'injustice subie qui avait des conséquences si graves pour le salut des âmes ? NON
A-t-il accepté sans tracts, sans livres, sans murmures la dérive de l'Eglise et le remplacement, mené tambour battant par les autorités de l'Eglise Catholique, de la religion catholique par la religion conciliaire ? NON
Il a vu plus haut et plus loin que sa simple Congrégation à laquelle il devait cependant être attaché. Celle-ci pouvait disparaître, c'était la Tradition de l'Eglise qui demandait toutes ses forces et son effort de combattant. Mgr Lefebvre a été à l'essentiel sans s'arrêter à ses propres affections et attachements humains. Les abbés résistants en ce sens lui ressemblent : ils vont à l'essentiel et savent se détacher même si cela est douloureux de congrégations humaines voulues par Dieu mais traites, à un moment de leur vie, à la volonté de Dieu.

L'abbé Simoulin parle d'espérance mais c'est d'une espérance bien humaine qu'il se fait l'écho:
Citation:
Et que pouvons-nous attendre et réclamer raisonnablement en matière d’accord doctrinal actuellement ? La seule chose que nous puissions espérer et demander, semble-t-il, est la liberté de discuter Vatican II. Qu’on cesse de nous imposer ce préalable d’une acceptation inconditionnelle de Vatican II...Une autorité qui consentirait à cela serait déjà une autorité non hostile à la Tradition, voire désireuse de la rétablir dans l’Église, et ce serait déjà une vraie conversion de Rome.

Voulant une reconnaissance canonique à tout prix, il n'espère plus dans la toute puissance divine qui a converti le plus farouche ennemi de l'Eglise, le juif Saul pour qu'il devienne Saint Paul le plus grand des Apôtres de la Gentilité !Et parle de conversion là où l'hérésie a toujours la première place ! Quelle espérance surnaturelle !

Et il en vient à écrire une telle aberration :
Citation:
Nous demeurons les seuls et les derniers témoins de la Tradition de l’Église dans son intégralité, mais nous ne pouvons pas garder ce trésor pour nous seuls. Nous devons, au contraire, aspirer à le remettre entre les mains de l’Église, et donc du Pape, dès que cela sera possible.

C'est entre les mains de l'Eglise conciliaire qu'il veut remettre ce trésor et non de l'Eglise catholique qui ne l'a jamais perdu ! Et d'ailleurs si le pape est vraiment le Pape (et l'abbé Simoulin ne semble pas être sédévacantiste) il ne peut avoir perdu la Tradition de l'Eglise bien qu'il ne veuille pas de sa propre volonté la conserver et la transmettre.

L'argument de l’abbé Simoulin peut s'expliquer par cet exemple : c'est comme remettre entre les mains d'un père pédophile l'enfant qui s'est enfuit pour se protéger et se garder intact ! Le père pédophile est toujours le père qui a eu cet enfant mais c'est un père dangereux car se comportant autrement que comme un père respectueux du trésor que Dieu lui a donné. Ce trésor ne faut-il pas le mettre à l’abri de la destruction en attendant une véritable et authentique conversion du père ?

Monsieur l’abbé Simoulin doit avoir aussi la mémoire courte : en 2006 l'IBP a obtenu « l’usage exclusif de la liturgie grégorienne » pour la messe et pour tous les sacrements, selon « les livres liturgiques en vigueur en 1962 » (Statuts II §2) et dans « une fidélité entière au Magistère infaillible de l’Église » (Statuts II §2), le droit de faire « une critique constructive » du IIe concile œcuménique du Vatican, c'est-à-dire pour reprendre les mot du texte ci-dessus, la "liberté de discuter Vatican II". En fait, si on reprend l'argumentaire de l'abbé Simoulin, Rome est déjà convertie! Depuis 2006 ! Non ?

Quand on songe que cet article a reçu l'aval de Menzingen, on ne peut que constater à quel point ils courent, les Supérieurs de la Fraternité, derrière une Reconnaissance canonique, accord pratique sans accord doctrinal ! Et certains supérieurs osent nous dire que tout est rentrer dans l'ordre, que le feu est éteint ! Alors que de tels textes mortels qui n'ont jamais de contre-poison officiel font des ravages dans les mentalités et l'esprit des pauvres fidèles !

Que nos prêtres fassent comme Mgr Lefebvre, qu'ils se détachent d'une structure humaine pour n’œuvrer qu'à la protection de ce trésor qu’est la Tradition catholique.


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Avila


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Inscrit le: 11 Déc 2013
Messages: 168
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MessagePosté le: Mer 2 Avr - 15:56 (2014)    Sujet du message: Le Seignadou - avril 2014 [Abbé Michel Simoulin, fsspx] La grande question qui se pose à nous Répondre en citant

Pour répondre à l'abbé Simoulin
Citation:
« Tout royaume divisé contre lui-même sera dévasté »,


L’échelle sainte de saint Jean Climaque.

"Son livre qui traite de l’amélioration morale, des disciplines qui mènent à la sainteté, est divisé en trois parties...

Au troisième degré, Climaque cite la fameuse phrase de Matthieu (10, 34) : « je ne suis pas venu, dit le Seigneur, apporter la paix sur la terre, mais la guerre et le glaive », c’est-à-dire ajoute saint Jean Climaque, séparer les amis de Dieu des amis du monde, les charnels des spirituels, les amis de la gloire d’avec les humbles. Car le Seigneur se réjouit des conflits et des séparations quand ils viennent de l’amour que l’on a pour lui."


Tout royaume qui ne garde pas les principes sur lesquels il était fondé périra !


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gillou47


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Messages: 270

MessagePosté le: Sam 10 Sep - 19:13 (2016)    Sujet du message: Le Seignadou - avril 2014 [Abbé Michel Simoulin, fsspx] La grande question qui se pose à nous Répondre en citant

Ce texte de M. l'abbé Simoulin est intéressant à mettre en regard avec divers autres articles, pour montrer qu'il ne s'agit pas d'erreurs occasionnelles et accidentelles dues à la difficulté de bien analyser la crise religieuse, mais d'une nouvelle ligne de conduite instillée à la FSSPX depuis plusieurs années.

Un article datant de 2012 (que je découvre maintenant) de M. l'abbé Aulagnier (qui n'a pas compris qu'il était rallié et qui n'a pas forcément tout compris à Mgr Lefebvre) mais qui expose bien dans quelle situation la Fraternité est en train de se mettre :
http://www.revue-item.com/5696/reponse-a-mgr-williamson/

à lire en particulier à partir de : "Je vous donne les considérations que j’écrivais sur ce sujet dans le chapitre 3 [...]", et voir où il en vient au paragraphes 6 et 7 : "Il est évident que la crise doctrinale dans l’Église ne sera pas réglée du seul fait de la normalisation de notre situation [...]" (si ça vous rappelle quelque chose !?)

(un autre article sympa sur son site : http://www.revue-item.com/7656/declaration-doctrinale-de-mgr-fellay/ - l'abbé Aulagnier a le mérite d'avoir plus de franchise que Mgr Fellay)



C'est également intéressant de lire avec du recul ce courrier de Mgr Fellay daté du 18 mars 2012 :
http://tradinews.blogspot.fr/2013/01/mgr-fellay-fsspx-cor-unum-lautomne.htm…

Par exemple, il ne comprend pas où Rome veut en venir, puisque celle-ci ne conclut pas sur les discussions doctrinales, mais il pense que "L'Église est aujourd'hui tellement débilitée, la hiérarchie divisée, que nous ne croyons plus possible l'action du rouleau compresseur." => N'y aurait-il pas là de la présomption ?
Mgr Fellay poursuit : "Au contraire, nous gagnons du terrain tous les jours, déjà dans notre situation actuelle, bien qu'elle soit encore dénoncée par beaucoup comme schismatique." => Il considère que ce modeste succès a lieu malgré notre situation actuelle, alors c'est peut-être grâce à notre situation actuelle.

Et plein d'autres choses, du début à la fin, qui mériteraient d'être décortiquées par la "Résistance" (j'ai seulement vu quelques brèves citations de ce cor unum n°101)

Dans les temps qui ont suivi, Mgr Fellay a exprimé diverses positions et orientations assez différentes de ce discours, et plus fermes si on veut, mais jamais de manière à le corriger efficacement, la consigne étant dorénavant de faire confiance au Supérieur Général.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:54 (2016)    Sujet du message: Le Seignadou - avril 2014 [Abbé Michel Simoulin, fsspx] La grande question qui se pose à nous

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