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Envoûtement révolutionnaire

 
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Marguerite


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Inscrit le: 04 Mai 2014
Messages: 285

MessagePosté le: Sam 24 Mai - 13:20 (2014)    Sujet du message: Envoûtement révolutionnaire Répondre en citant

Ci-dessous, des notes d'une intéressante conférence quelque peu remises en forme ...




Envoûtement révolutionnaire




De la terreur à l'anesthésie dans la FSSPX 
 
 
Pour bien parler de la révolution dans les temps modernes, il faut parler du nominalisme et toutes ses erreurs.

Tout le problème de la philosophie moderne est de ne pas croire à la capacité de la raison à connaître le vrai. La première conséquence de cette négation de l’intellect humain est que, pour s’imposer, la révolution ne va pas faire de raisonnement, elle va chercher des méthodes qui sont beaucoup plus proches des méthodes publicitaires que des méthodes de démonstration (la logique).


Il y a une deuxième raison (et conséquence) à cette négation : la révolution est contre-nature, il va donc lui falloir trouver une méthode particulière, différente, des voies normales de la nature. Cette méthode, nous l’appellerons « envoûtement révolutionnaire ». L’envoûtement selon le dictionnaire est « une action de subjuguer quelqu’un, de l’attirer, de le dominer irrésistiblement »1.


Pourquoi étudier cette méthode ? Parce que les catholiques traditionnalistes2 que nous sommes, faisons confiance à la raison et à sa logique. Nous croyons aux vérités et aux définitions. Dans tous les problèmes auxquels nous sommes pratiquement et quotidiennement confrontés, nous cherchons l’erreur et il ne nous est absolument pas habituel de chercher d’abord des manœuvres et encore moins des manœuvres purement psychologiques qui n’ont rien de rationnelles. C’est pourquoi nous avons une certaine faiblesse et naïveté face à la révolution : sous prétexte de prendre les choses avec sérieux, nous ne voulons pas voir la révolution telle qu’elle est et elle ne nous attaque pas toujours par des grossiers mensonges et des horreurs qui seraient en pleine contradiction avec les vérités pour lesquelles nous nous battons. La révolution moderne est autrement plus subtile : elle nous attaque en sapant sournoisement les bases de l’esprit.


L’histoire de la révolution nous permet de constater ce fait : il y a un grand nombre de contre-révolutionnaires qui deviennent révolutionnaires de deux façons : soit sans s’en rendre compte, soit (et alors c’est le fin des fins) en étant persuadés de servir la contre-révolution. On voit ainsi un très grand nombre de gens qui ont eu des contacts avec la révolution et qui ne l’ont pas véritablement comprise. A chaque bataille contre-révolutionnaire, certains, qui semblaient avoir compris jusque là, se laissent prendre à son piège. A chaque fois, un coup de publicité réussit là où les précédents stratagèmes de la révolution avaient échoué.


Observons maintenant le cycle révolutionnaire.


1/ Le cycle révolutionnaire


1)Lobby, 2) envoûtement, 3) terreur.


Lobby, c’est le nom du couloir du parlement anglais. Au concile Vatican II, il y a eu la cafétéria, le bar Jona et bar Abbas. C’est là que s’est fait le concile et dans les réunions secrètes de cardinaux qui ont préparé la révolution. Le lobby est un groupe de pression, plus encore, un noyau dirigeant, l'âme cachée qui va d’abord étudier.


Une fois que cette préparation a eu lieu, ce lobby va lancer une campagne qui est préparée. On passe à l’envoûtement.


Phase externe : envoûter. Essentiellement, c’est l’anesthésie de l’intelligence par l’exacerbation des passions.
Dans cette seconde phase, il y a la subversion, la désinformation. Autant d’aspects ou de parties intégrantes du mécanisme de l’envoûtement.


Les révolutionnaires ne croient pas à l’intelligence et s’ils laissent l’intelligence s’exercer, nécessairement elle va revenir au vrai, donc à la contre-révolution. Il n’y a rien de plus contre révolutionnaire qu’un homme qui parle de son métier. Il est très contre révolutionnaire. Pourquoi ? Parce qu’il sait ce dont il parle.


Alors une fois passé l’envoûtement, il reste des gens qui, malgré tout, réfléchissent et qui se servent de leur intelligence. Des gens qui ont crié « au loup » : « Faites gaffe, il y a une entreprise d’envoûtement ». « Il y a ceci et cela, je vais vous le montrer. Ne tombez pas dans le piège ». L’envoûtement a l’avantage de dévoiler ces gens qui commencent à réagir. Jusqu’alors ils étaient inconnus. Mais du coup, ils sortent. Ces gens-là, en se dévoilant, prouvent qu’ils sont dangereux pour la révolution parce qu’ils raisonnent. Alors on va utiliser une dernière arme contre eux qui est très simple : c’est l’élimination (physique, sociologique, financière etc...)


La terreur. Il y a actuellement des lois qui vont en ce sens au niveau des états révolutionnaires : il y a ainsi la loi Gayssot sur le racisme, avec certaines peines accessoires : par exemple, un raciste peut être privé du permis de conduire. On a privé du permis de conduire un pharmacien qui refuse de vendre des contraceptifs. C’est beaucoup plus pénalisant socialement de perdre son permis de conduire que de payer une amende. C’est efficace, ça marche, ce n’est pas idiot.


Un piège de la révolution est de dire « ma conscience me l’interdit, mais mes obligations, mon intérêt me permettent d’aller contre ma conscience ». La révolution arrive très souvent à faire abdiquer les consciences des personnes fragiles pour toutes sortes de prétextes ‘valables ‘. Cette technique est proprement révolutionnaire. On devient par là une victime consentante de la révolution.


La révolution a des processus qui ne sont pas difficiles à mettre en œuvre et qui petit à petit vont éliminer les contre-révolutionnaires. Nécessairement, cela va faire peur.


Ces cycles se superposent : vous avez une phase de préparation, pendant qu’il y a une phase d’envoûtement et une de terreur.


Dernière chose à remarquer : ce cycle est nécessaire dans la révolution, on pourrait dire presque mécaniquement nécessaire. La révolution n’est pas réaliste, elle est très mécanique et donc il est facile d’y voir des mécanismes nécessaires. Lorsque vous avez repéré le lobby, cherchez l’envoûtement qui va suivre. Quand vous avez repéré un envoûtement, cherchez la terreur qui suivra. Et quand vous n’avez rien repéré et que vous êtes victime de la terreur, cherchez vite où l’envoûtement a réussi à vous avoir.


Cette recherche de la succession des étapes vous permettra d’y voir clair dans tous les processus révolutionnaires. Si, froidement, les ralliés (les ralliés ont bien vu qu’il y a avait un problème) s’étaient dit : « J’ai un problème, il y a la révolution dans l’Eglise , la preuve c’est que j’ai réagi ». S’ils s’étaient demandé où se trouvait l’envoûtement, alors, au lieu d’être des victimes, les ralliés aujourd’hui ne seraient probablement pas ralliés. Ils se sont ralliés justement parce qu’ils n’ont pas voulu voir la révolution, parce que le catalogue de publicité leur plaisait. D’où l’importance également d’être très attentifs à toutes ces images, à tous ces processus d’envoûtement qui, même s’ils portent sur peu de choses, abîment, habituent la raison à s’endormir.


Prenons l’exemple de la télévision et des médias modernes : il est tout à fait anormal, rationnellement, de ne pas comprendre qu’avoir la télévision chez soi est grave. Normalement, si on avait à faire à des gens parfaitement calmes du côté des passions, il suffirait de leur dire que la télévision endort l’intelligence, ils le verraient rapidement, ils comprendraient vite que c’est très grave. C’est comme le problème de l’ivrognerie par rapport à l’intelligence. C’est pour cela que l’ivrognerie est un péché (elle abîme le processus de l’intelligence). Les gens bien constitués devraient se dire : « la télévision, c’est comme de l’ivrognerie, je ne veux pas de cela chez moi ». Seulement, voilà, eux-mêmes sont déjà un petit peu blessés au niveau des passions, alors nous sommes obligés de leur montrer que notre raisonnement est fondé en leur montrant les conséquences.
Si on s’habitue à avoir des kilos de pub chez soi, on s’habitue à ne pas raisonner. Si on s’habitue à écouter France-info, on s’habitue à ne pas raisonner. Si on s’habitue à avoir un quotidien (Ouest-France, Dici ), on s’habitue à ne pas raisonner. Un quotidien, c’est une liste de noms pour savoir à qui envoyer les condoléances, sinon ça n’a pas d’intérêt.


2. Le catholique libéral


Il y a un piège particulier : nous voulons parler de ce processus par lequel un catholique est en train de devenir libéral. La révolution, qui est laide car contre-nature et satanique, a besoin de brio pour plaire ,pour attirer. Alors, elle choisit le catholique libéral. Elle choisit des intelligences brillantes, pas des intelligences humbles mais des intelligences qui sont habituées à briller. Dom Gérard, l’abbé Aulagnier : des hommes qui ont pris goût au commandement, qui ont été habitués à être mis en avant. Ces gens brillants intéressent particulièrement la révolution. (Elle est laide, répétons-le. Elle a besoin de ces gens brillants auxquels elle promet implicitement le pouvoir, non pas politique, mais sur les esprits, ce qui est plus élevé encore). Alors le brillant devient libéral, pourvu que l’on ne l’empêche pas de briller. Vous avez un abbé Aulagnier qui a pris goût au pouvoir par exemple. Il s’y trouvait bien. D’autant plus, il faut dire les choses comme elles sont, ce n’était pas mal : le district a bien avancé, beaucoup de choses ont été faites. Certains défauts ont fini par se voir, par apparaître avec le temps : le goût de l’extérieur, des pèlerinages de Pentecôte très extérieurs; mais c’est subtil.


Alors où commence le libéral ? Le libéral commence au moment où, la révolution étant en train de se faire jour, ce dernier va être confronté à une situation qui s’oppose à ses principes et qui risque à court ou moyen terme de ne plus le laisser briller. Dans le cas où elle s’oppose à ses principes , si le libéral est fidèle à ses principes, il doit cesser de briller, il cesse alors d’être libéral.


La révolution française nous offre  un panel d’exemples : le duc d’Orléans par exemple. La révolution ne va pas s’opposer à ce que le libéral brille à condition de laisser ses principes à la porte. Mais pourquoi la révolution l’autorise-t-elle à briller s’il laisse ses principes à la porte ? Parce que justement c’est ce qui manque à la révolution. C’est le brio. Elle n’a pas de panache. Danton, Robespierre, c’est sans panache. Ça pue le sang et la bassesse. Prenez un Napoléon : « Mon général vous avez prévu les hommes ? Non, démerdez-vous. Vous avez prévu les canons ? Non, démerdez-vous. » Ça ce sont de vrais chefs. Lorsque la révolution arrive à prendre ces gens-là, alors elle va se donner du panache. C’est une sorte de contrat de dupe (du côté du libéral). Mais du côté de la révolution, tout est bien pesé ; au fond ce contrat de dupe, c’est encore une histoire de passion. On repère, chez les gens intelligents, ceux qui sont profondément orgueilleux, qui ont envie de briller. Plus leur orgueil est élevé, plus ils cherchent des places élevées intellectuellement (bien plus que des places de pouvoir politique). Ils vont influencer le cours des choses de haut. Plus les gens qui ont abandonné les principes ont des places élevées, plus ils vont faire de dégâts. Le soldat qui trahit son roi va faire moins de dégât que l’officier qui trahit son roi qui fera moins de dégât que le théologien qui explique qu’il faut trahir son roi.


3. La dialectique révolutionnaire


Vous avez la droite, et à sa droite l’extrême droite; la gauche, et à la gauche de la gauche, l’extrême gauche. Et le centre, ha ! ha ! , le CENTRE ! On parle d’équilibre. On raisonne en termes d’équilibre. Comme pour les vertus morales. Qu’il y ait besoin de modération dans les vertus morales, oui! Mais pour la vérité ? NON, il faut rester sur la ligne unique de la vérité… mais les révolutionnaires vont tout faire pour nous mettre à côté de cette ligne, loin du centre. Leur astuce, c’est de se servir des libéraux pour marginaliser ceux qui tiennent fermement dans la vérité, en les affublant d'extrémistes, en les accusant de se radicaliser.


Vous devriez être d’accord avec les évêques. Non ? Vous êtes au moins d’accord avec les évêques conservateurs ? Non ? Mais vous avez dom Gérard, il n’est pas évêque mais il a une mitre… Au moins avec Mgr Riffan, on vous l’a fait rien que pour vous. Puisque les évêques sont à droite, dom Gérard est à l’extrême droite… Non ? Alors dom Gérard à droite, mais toujours Mgr Lefebvre à l’extrême droite !
Le but est que nous soyons toujours à l’extrême droite. Plus ou moins, mais toujours à l’extrême droite.
Or la révolution condamne l’extrême gauche, la violence, le sang… Admettez donc que l’on condamne aussi l’extrême droite ! Il y a des extrémistes plus modérés que d’autres, mais vous êtes extrémistes…


On a cassé l’opposition vrai-faux, pour remplacer par extrême et modéré. Ce sont des positions relatives, c’est très grave !












Extrême droite


Droite


Centre


Gauche


Extrême gauche


Dom Gérard


Cal Ratzinger


JP II


Cal Decourtray


Mgr Gaillot




Si la première ligne ne vous paraît pas assez à droite, on peut faire mieux :




Mgr Lefebvre


Dom Gérard , Mgr Riffan


Cal Ratzinger


J.P.II


Mgr Gaillot





C’est ce que nous reprochons le plus aux ralliés. Les ralliés ne sont pas proches de nous. : ils admettent que la fidélité à la messe n’est pas une question de vérité mais une question de sentimentalité. C’est destructif de toute vérité. Les ralliés ont eu peur d’être placés à l’extrême, d’être marginalisés, d’être excommuniés. Pour cela, ils se sont tus. Puis le silence est devenu tolérance. Et de tolérance en tolérance, ils ont admis.


« Vous êtes royalistes? Mais il ne s’agit pas du roi. », dirait le libéral. «  Il s’agit de la défense de la France contre l’agression extérieure. » Les Vendéens ont dit non, ils ont préféré se battre pour le roi mais, malheureusement, les révolutionnaires ont su placer des royalistes à la tête des armées révolutionnaires aux frontières.


Certains sont contre la révolution. Mais quand cela met en péril leur vie, leur situation, leur famille, ou que sais-je, ils tombent dans la collaboration. (D’où l’intérêt pour le clergé de ne pas être marié car on est moins sensible à la pression. Je ne dis cela qu’à moitié pour plaisanter. C’est un problème du clergé oriental, un des problèmes).


La fausse balance droite/gauche permet de condamner l’extrême gauche tout en condamnant l’extrême droite mais en réalité, la révolution prétend ainsi se désolidariser de l’extrême gauche qui devient plus libre. Alors elle habitue les gens aux idées de la révolution. Jean-Paul II se désolidarise des évêques qui parlent du mariage des prêtres: se faisant, il les laisse parler. Alors on s’habitue à en entendre parler.
La révolution sous-entend ceci : «  On veut bien condamner l’extrême gauche mais laissez-nous condamner l’extrême droite ». Les modérés, ceux du centre, ressortent grandis du schéma. Alors que la vraie différence est entre le vrai et le faux. Si on veut essayer de faire un vrai schéma, il serait plutôt celui-ci : (même si un schéma ne peut pas tout dire)










DIEU


La vérité


L’Eglise Catholique




Saint Pie X, Mgr Lefebvre, Mgr Williamson, …




L’erreur


Benoît XVI, François


Dom Gérard,


Mgr Fellay, les suiveurs ou les taiseux,


Toute l’église conciliaire prise comme telle dans sa globalité









Annexe : Quelques illustrations actuellement dans la Tradition :  (Attention, toute victime de la révolution peut comprendre.)


Lobby : exemple, le GREC. Groupement de réflexion. Rien de concret. But du GREC : parler sans se fâcher des choses qui fâchent. Pérol était diplomate, il n’était pas un théologien. Il ne s’agit pas de parler doctrine. Juste de diplomatie, de régler le ‘vivre ensemble’.


Membres ou proches collaborateurs : les époux Pérol, le Père Michel Lelong OP, l’abbé Claude Barthe, les abbés Lorans, Celier, Héry, de Tanoüarn de la FSSPX, le RP Bonino OP, l’abbé Jaÿr ICR, l’abbé Ribeton FSSP et le toujours présent JR du CRAY, …
Haut patronage au lancement : abbé Aulagnier, Dom de Lesquen


Envoûtement : plusieurs phases. 
Organes : Fideliter (Celier FSSPX), DICI (Aulagnier FSSPX puis Lorans FSSPX), Nouvelles de Chrétienté (Aulagnier FSSPX puis Lorans FSSPX), Lettres à nos frères prêtres  (presse de pénétration comme sous saint Pie X ?), Film sur Mgr Lefebvre par JR du CRAY, blog et site web : Credidimus Caritati (JR du CRAY), DICI (abbé Lorans), Porte Latine… Phases participatives avec les croisades du Rosaire.


Ouvrages de référence : « Nous formons un seul corps 1999 » (Hery, Lelong, Bonino, Tanoüarn), « Quel chemin pour l’Eglise 2004 » (Barthe), « Benoît XVI et les traditionnalistes » (Celier), « Pour une nécessaire réconciliation 2011 » (Lelong)


Grande Journée : journée de la Tradition en banlieue parisienne, avec Présent, le quotidien de la tradition, SOS tout petits pour s’apitoyer, mais aussi les marches pour la vie à Paris et en province.


Radio : intervention régulière à radio Courtoisie.


Utilisation d’internet, de la vidéo, de gazette à grand renfort de papier glacé et de photo.


Exemple de passions : peur du sédévacantisme ou de la petite église. La peur est la pire des passions parce qu’elle paralyse le jugement (Cardinal de Retz)


Terreur – Elimination : Mgr Williamson (par le seul fait qu’il refuse d’arrêter de réfléchir et de publier ses réflexions dans son Commentaire Eleison), l’abbé Cériani (« car nous sommes fatigués des querelles de mots », lui écrivait Mgr Fellay; autrement dit, nous sommes fatigués de réfléchir)…
Les procès, la surveillance des courriers électroniques, les intimidations, les mutations sanctions, les restrictions ou les permissions à demander pour traiter en public ou dans des bulletins de la question romaine, la délation entre prêtres et surtout la peur absolue des bons prêtres de se retrouver à la rue sans assurances, sans maison et surtout sans ministère ( Comme l’écrivait, insidieusement et de façon ironique, l’abbé Wuilloud dans Le Rocher,érigeant la FSSPX en absolu, pour dissuader les prêtres qui seraient tentés de critiquer les changements : « A qui irions-nous, vous avez les paroles de la vie éternelle ! ». )
La terreur est l’ambiance de la Fraternité. En tous les cas, pour les prêtres et les fidèles qui ont saisi le problème.


Libéral : compagnon de route dont la révolution a besoin pour briller et rassurer; il veut être et rester le phare intellectuel de la tradition, avec la peur de ne plus briller si on n'est plus du côté de la force : abbés Gleize, de la Roque, Mgr de Galarreta, et bien d’autres ?


Présentation de deux extrémités dans la FSSPX : les fondateurs de l’IBP qui ont été condamnés, et les signataires de l’Adresse aux fidèles pour « l’autre extrémité » (cf. sermon abbé de Cacqueray à Versailles qui condamne ces prêtres)


Les grandes avancées de cette phase de la révolution : « vivre ensemble » avec les modernistes.


2000 : pèlerinage à Rome avec ouverture des basiliques, puis réception des évêques par Cal Castrillon.
2003 : éditorial de l’abbé P. Laguérie  pour un accord pratique (attaqué par l’abbé Joly)
2003 : Campos devient le modèle pour l’abbé Aulagnier.
2004 : tentation d’en finir : départ des abbés Laguérie, Héry, de Tanoüarn de la FSSPX pour fonder l’IBP.
2006 : la FSSPX réaffirme qu’il n’y pas de modus vivendi : pas d’accord pratique sans accord doctrinal.


Préparation du modus vivendi :


2009 : Motu proprio SP.
2010 : levée des excommunications.
2012 : Rome, comprenant qu’elle n’aurait que Mgr Fellay, temporise.
2012 : la FSSPX accepte le nouveau principe du modus vivendi en chapitre. C’est alors qu’arrivent les grandes purges.
2013 : Dans les faits, réalisation du modus vivendi. C’est ainsi que dans les procès Pinaud et Salenave, le code moderniste de Jean-Paul II sera employé de préférence au traditionnel.
Le 20 décembre 2013, un document officiel de Menzingen défend la position des ralliés.
2014 : entrée en scène de prêtres ‘brillants’ ou importants par leurs fonctions pour faire passer la pilule et rassurer. Chacun mettra les noms qu'il juge opportuns ...






1 L’envoûtement (du latin vultus,  «  visage ») désigne un ensemble de pratiques paranormales visant à faire subir des piqûres à des figures (de cire, par exemple) représentant une personne qui serait ainsi atteinte par ces mauvais traitements, pour modifier son comportement. On note l’origine diabolique de cette méthode. Dans le mécanisme révolutionnaire, ce n’est pas le visage qui est atteint mais l’esprit dont le visage n’est que le reflet.

2 Dans le contexte actuel, les catholiques n’ont pas d’autre choix que d’être contre-révolutionnaires pour garder la Foi intègre. Etre de la tradition et être contre-révolutionnaire, c’est tout un.


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MessagePosté le: Sam 24 Mai - 13:20 (2014)    Sujet du message: Publicité

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AVE-MARIA


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Inscrit le: 24 Fév 2014
Messages: 118

MessagePosté le: Dim 25 Mai - 22:48 (2014)    Sujet du message: Envoûtement révolutionnaire Répondre en citant

Merci Marguerite!

De qui est cette conférence?


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:53 (2016)    Sujet du message: Envoûtement révolutionnaire

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