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Rome ou Menzingen peuvent-ils se dédire ?

 
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Auteur Message
Marguerite


Hors ligne

Inscrit le: 04 Mai 2014
Messages: 285

MessagePosté le: Mer 18 Juin - 21:09 (2014)    Sujet du message: Rome ou Menzingen peuvent-ils se dédire ? Répondre en citant

Quelques réflexions à méditer ...

Un membre éminent de la Fraternité nous affirmait, en privé, il y a peu de temps, que Mgr Fellay ne pouvait pas se dédire des fautes graves qu’il avait commises depuis plusieurs années (Déclaration doctrinale scandaleuse d’avril 2012, tentative d’accord avec la Rome conciliaire en juin 2012, décisions du chapitre de l’été 2012, éviction de Mgr Williamson, procès diffamatoires contre des confrères et renvois de prêtres).


La raison invoquée, sans preuve, est que Rome ne se dédit jamais… Sous-entendu, Mgr Fellay et son conseil n’ont pas à se dédire puisque ce n’est pas une tradition papale. (On notera au passage l’orgueil démesuré des prêtres de Menzingen qui se prennent pour Rome !). Ce confrère juge que la déclaration de « Mgr Fellay » dans la dernière Lettre aux amis et bienfaiteurs suffit puisqu’elle semble très sévère contre le concile1. Ce serait, selon lui, la preuve suffisante que Mgr Fellay a fait marche arrière.
On aimerait le croire mais….


Ce n’est malheureusement pas une tradition romaine de ne pas se dédire. Même les modernistes le font allègrement !
On connaît au moins quatre-vingt-quatorze textes de Jean-Paul II dans lesquels il a reconnu « des fautes historiques de l'Église » ou a demandé pardon. Dans vingt-cinq d'entre eux, Jean-Paul II utilise l'expression « je demande pardon » ou un équivalent.


D’autre part, même s’il s’agit de la Rome Eternelle, nous avons, dans l’histoire de l’Eglise, des exemples qui contredisent l’affirmation du Supérieur Général : Jean XXII, Pascal II, Pie VII…


Nous présenterons à nos lecteurs la belle lettre, pleine d’humilité, du pape Pie VII qui manifeste publiquement son regret, en tant que pape, d’avoir laissé signer les funestes articles organiques. Il montre aussi son désir de réparer ce qu’il a fait.




Lettre de Pie VII à Napoléon, 24 mars 1813 :


« Quelque pénible que soit à notre cœur l’aveu que nous allons faire à votre majesté, quelque peine que cet aveu puisse lui causer à elle-même, la crainte des jugements de Dieu, dont notre grand âge et le dépérissement de notre santé nous rapprochent tous les jours davantage, doit nous rendre Supérieur à toute considération humaine, et nous faire mépriser les terribles angoisses auxquelles nous sommes en proie dans ce moment. Commandé par nos devoirs, avec cette sincérité, cette franchise qui convient à notre dignité et à notre caractère, nous déclarons à votre majesté que, depuis le vingt-cinq janvier, jour où nous apposâmes notre signature aux articles qui devaient servir de base au traité définitif dont il y est fait mention, les plus grands remords et le plus vif repentir n’ont cessé de déchirer notre âme, qui ne peut plus trouver ni paix ni repos. Nous reconnûmes aussitôt, et une continuelle et profonde méditation nous fait sentir chaque jour davantage, l’erreur dans laquelle nous nous sommes laissé entraîner, soit par l’espérance de terminer les différends survenus dans les affaires de l’Eglise, soit aussi par le désir de complaire à votre majesté.


Une seule pensée modérait un peu notre affliction : c’était l’espoir de remédier, par l’acte de l’accommodement définitif, au mal que nous venions de faire à l’Eglise en souscrivant ces articles. Mais quelle ne fut pas notre profonde douleur, lorsque, à notre grande surprise et malgré ce dont nous étions convenu avec votre majesté, nous vîmes publier, sous le titre de concordat, ces mêmes articles qui n’étaient que la base d’un arrangement futur ! Gémissant amèrement et du fond de notre cœur sur l’occasion de scandale donnée à l’Eglise par la publication desdits articles; pleinement convaincu de la nécessité de le réparer, si nous pûmes nous abstenir pour le moment de manifester nos sentiments et de faire entendre nos réclamations, ce ne fut uniquement que par prudence, pour éviter toute précipitation dans une affaire aussi capitale.


Sachant que, sous peu de jours, nous aurions la consolation de voir le sacré collège, notre conseil naturel, réuni auprès de nous, nous voulûmes l’attendre pour nous aider de ses lumières, et prendre ensuite une détermination, non sur ce que nous nous reconnaissions obligé de faire en réparation de ce que nous avions fait, car Dieu nous est témoin de la résolution que nous avions prise dès le premier moment, mais bien sur le choix du meilleur mode à adopter pour l’exécution de cette même résolution. Nous n’avons pas cru pouvoir en trouver un plus conciliable avec le respect que nous portons à votre majesté, que celui de nous adresser à votre majesté elle-même et de lui écrire cette lettre.


C’est en présence de Dieu, auquel nous serons bientôt obligé de rendre compte de l’usage de la puissance à nous confiée, comme vicaire de Jésus-Christ, pour le gouvernement de l’Eglise, que nous déclarons, dans toute la sincérité apostolique, que notre conscience s’oppose invinciblement à l’exécution de divers articles contenus dans l’écrit du vingt-cinq janvier. Nous reconnaissons avec douleur et confusion que ce ne serait pas pour édifier, mais pour détruire, que nous ferions usage de notre autorité ; si nous avions le malheur d’exécuter ce que nous avons imprudemment promis, non par aucune mauvaise intention, comme Dieu nous en est témoin, mais par pure faiblesse, et comme cendre et poussière. Nous adresserons à votre majesté, par rapport à cet écrit signé de notre main, les mêmes paroles que notre prédécesseur Pascal II adressa, dans un bref à Henri V, en faveur duquel il avait fait aussi une concession qui excitait à juste titre les remords de sa conscience ; nous vous dirons avec lui : Notre conscience reconnaissant notre écrit mauvais, nous le confessons mauvais, et, avec l’aide du Seigneur, nous désirons qu’il soit cassé tout-à-fait, afin qu’il n’en résulte aucun dommage pour l’Eglise, ni aucun préjudice pour notre âme »




Cette lettre du pape Pie VII manifeste sa grandeur d’âme.


Les évêques, les prêtres et les fidèles de la Tradition catholique attendent ces mêmes paroles catholiques du supérieur de la Fraternité et de son conseil. Ils attendent en outre une réparation qui puisse remettre la confiance et la paix dans les âmes qui ont été profondément abîmées et scandalisées par ces fautes.


Puisse le Sacré Cœur, qui a porté, expié et réparé toutes les misères humaines de tous les temps, inspirer cet acte salvateur,


Un prêtre de la FSSPX.




1 Il suffit de bien lire la déclaration pour voir que ce n’est pas le style de Mgr Fellay mais d’une autre plume. Mgr Fellay ne semble plus capable de rédiger une telle déclaration.   


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MessagePosté le: Mer 18 Juin - 21:09 (2014)    Sujet du message: Publicité

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Archet de Jeanne


Hors ligne

Inscrit le: 05 Fév 2014
Messages: 147

MessagePosté le: Dim 22 Juin - 06:39 (2014)    Sujet du message: Rome ou Menzingen peuvent-ils se dédire ? Répondre en citant

Qu'il est beau de lire ces paroles!


Quand on attend la conversion de Rome, incluant un dédit formidable, il y a dans les mains de Mgr Fellay un atout providentiel: celui de donner l'exemple.


Malheureusement, il ne croit pas à la conversion de Rome: c'est irréaliste. Rome ne se dédira pas: alors lui non plus. La diplomatie Menzingenienne est bien plus efficace, n'est-ce pas? Un petit déjeuner à Sainte-Marthe, voilà ce qu'il faut en matière de prudence surnaturelle et d'esprit missionnaire, appuyé par la prière de la croisade aux intentions-comme-vous-voulez-c'est-vous-qui-voyez. Mais oser l'avertir sous trois plumes épiscopales, voilà un péché de sédition, de manque de foi et d'esprit réaliste.


 Mgr Fellay aux prieurs à Flavigny (27 février 2014, cf. www.dominicainsavrille.fr)
Citation:
Vous aviez la phrase: "Retour de la Tradition dans l'Eglise". Tournez la phrase: "Retour de l'Eglise à la Tradition", et puis c'est bon. C'est cela que j'ai voulu dire, c'est tout.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:34 (2016)    Sujet du message: Rome ou Menzingen peuvent-ils se dédire ?

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