Christus Vincit! Christus Regnat! Christus Imperat! Index du Forum

Christus Vincit! Christus Regnat! Christus Imperat!
Forum Catholique de la Résistance à la néo-FSSPX et à la Rome moderniste

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Editorial du Pélican, n° 84

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Christus Vincit! Christus Regnat! Christus Imperat! Index du Forum -> La Résistance -> Tout ce qui concerne la crise dans l'Église et dans la FSSPX
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Maunoir


Hors ligne

Inscrit le: 28 Juin 2014
Messages: 428
Localisation: France

MessagePosté le: Sam 5 Juil - 11:01 (2014)    Sujet du message: Editorial du Pélican, n° 84 Répondre en citant

Il y a des éditoriaux, en ces temps de crise, qui réchauffent le cœur, et qui témoignent du courage de certains prêtres. Celui du dernier numéro du Pélican, bulletin du Prieuré François-Régis d'Unieux en est un très bel exemple. Sous le titre  "Etre catholique malgré l'Eglise ?", l'abbé Barrère répond à nos interrogations de catholiques perplexes face aux dérives conciliaires et modernistes mais aussi face aux troubles que connait la Fraternité Saint-Pie X. Sa vision, qu'il expose avec courage et lucidité, sans parti pris mais avec un soucis de maintenir une vraie unité basée sur la Foi, est éminemment théologique. Qu'il nous change de ces éditoriaux (dont il donne un aperçu) éminemment politiques !

Voici donc quelques extraits pour vous donner envie de commander ce dernier numéro du Pélican : 
 
Citation:
  Expliquons-nous car il ne faut surtout pas se faire une idée fausse. Il ne faut surtout pas imaginer que l'on puisse être catholique et rejeter l'Église : une telle chose est impossible, la phrase de saint Cyprien (IIIe siècle) est connue depuis longtemps et les nombreuses sectes protestantes devraient la méditer un peu plus souvent : « II n'a pas Dieu pour Père celui qui n’a pas l'Église pour Mère ». Un catholique est nécessairement un enfant de l'Église, aussi, il faut bien saisir de quoi il en retourne, et pour cela il faut se baser plutôt sur des faits historiques. Quand le pape et les évêques (l'Église enseignante), ne peuvent pas exercer une influence quelconque sur les baptisés parce que les pouvoirs politiques les en empêchent comme cela s'est vu dans les pays qui se trouvaient sous le joug communiste et comme cela se rencontre encore dans des contrées hostiles aux prêtres, on peut dire d'une certaine manière que les catholiques de ces régions doivent demeurer catholiques sans l'Église, c'est-à-dire sans les bienfaits habituels que leur apporte l'Église. Ces chrétiens n'ont pas le saint sacrifice de la messe, pas de confession, aucune cérémonies extérieures, ni non plus l'enseignement des prêtres. Ils doivent pourtant demeurer catholiques, s'ils veulent se sauver. C'est ainsi que se sont sanctifiés ces chrétiens au Japon qui, après les persécutions se sont retrouvés sans ministres ordonnés, soit que ceux-ci fussent définitivement chassés hors des frontières, soit qu'ils fussent tués. Les fidèles ont pu conserver la foi et la grâce par des secours extraordinaires que Dieu leur donnait dans ces situations très pénibles. Certains n'ont jamais eu à se soumettre à un prêtre, encore moins à un évêque, ne parlons pas du pape. Ils ont été cependant fidèles aux avertissements des premiers missionnaires qui ont établi les premières communautés : ils ont gardé la fidélité au Credo, la dévotion à la très Sainte Vierge, le respect des Commandements de Dieu et, par une vigilance héroïque, ils sont demeurés fermes dans la vérité et pour certains très fervents, Quel exemple pour nous ! Et combien nous devons être reconnaissants à Dieu de nous accorder encore les secours si abondants de l'Église sans lesquels nous nous perdrions certainement pour l'éternité ! Quand, deux siècles après, il fut possible à d'autres missionnaires de venir dans ces régions, ils ont constaté qu'il restait des communautés catholiques malgré une absence de l'Église pendant des décennies. C'est en ce sens que l'on peut dire de ces chrétiens qu'ils ont été catholiques sans l'Église. Cet exemple doit être médité et retenu ; les périodes de crise peuvent être très éprouvantes.


3) La troisième façon de rester catholique et ceci nous concerne plus particulièrement : c'est de l'être malgré l'Église.


Comprenons bien là aussi cette expression : cela veut dire malgré les chefs de l'Église qui sont tous devenus modernistes et qui gouvernent non plus avec l'esprit de foi mais dans un tout autre esprit, un esprit maçonnique bien exprimé par Paul VI : « Nous aussi plus que quiconque nous avons le culte de l'homme». La vraie Église n'a jamais eu le culte de l'homme, mais le culte du Dieu fait homme, à savoir Jésus-Christ, C'est très différent. Cette nouvelle Église nous le savons, de façon ouverte ou diffuse, combat la Tradition même si elle sait la tolérer d'une certaine manière pour pouvoir la diluer dans ses propres principes avant de la supprimer totalement (un peu comme les Franciscains de l'Immaculé en Italie, torpillés et coulés par la vigilance du pape François parce que suspects de « lefebvrisme »). Cette Église est particulièrement nocive car elle peut garder comme quelque odeur d'encens de la religion catholique mais elle se complaît davantage dans « les fumées de Satan » de la nouvelle religion c'est-à-dire les doctrines complexes, obscures et souvent contradictoires : en définitive par la praxis marxiste elle pousse à l'indifférentisme voire l'athéisme pratique. Comprenons une chose : un protestant c'est un catholique qui a dévié dans la foi et qui est sorti de l'Église ou qui en a été chassé ; un moderniste c'est un catholique qui a dévié mais qui reste dans la structure de l'Église et qui va s'en servir pour changer toute la religion. Le propre du moderniste c'est de ne pas sortir de l'institution ecclésiastique voulue par Jésus-Christ mais d'utiliser cette organisation pour propager une doctrine étrangère au Christ. Les modernistes sont en position de force depuis cinquante ans aussi se servent-ils désormais de la hiérarchie pour cela. Leur plan fonctionne plutôt bien grâce à l'esprit d'obéissance si cher aux chrétiens. Nous vivons aujourd'hui dans cette situation. Aussi quand tous les évêques et le pape lui-même par le moyen d'un concile diffusent pendant un longue période une doctrine et un esprit qui ne sont plus franchement catholiques mais bel et bien proche de l'hérésie (voire hérétique) les catholiques ne doivent pas les suivre dès que la chose leur est manifeste. Cela suppose qu'ils connaissent bien la doctrine catholique et qu'ils doivent se former non pas dans le but de contester le pape ou les évêques mais pour ne pas dévier sous prétexte d'une obéissance mal entendue.


4) Rajoutons, pourquoi pas finalement, une quatrième façon : La suppléance.


La suppléance c'est l'épiscopat perpétué par Mgr SE M. Lefebvre en 1988 (quatre évêques sacrés) pour donner | aux catholiques du monde entier qui les désirent les biens de la Tradition que la hiérarchie moderniste leur refuse ou ne leur donne pas comme il se doit.


Nous savons tous que l'Église catholique ne peut pas se limiter à la fsspx. La Fraternité est une œuvre d'Église qui a une importance indéniable vu le naufrage de tant de sociétés religieuses que nous constatons tous. Mais l'Église forte de deux mille ans d'existence la dépasse de loin et c'est bien normal puisque notre Fraternité a été engendrée par l'Église en 1970. De plus il n'y a chez nous que trois évêques qui veulent, avec la grâce de Dieu, demeurer fidèles à toute la tradition et combattre le modernisme jusqu'à l'anéantir comme saint Pie X l'a voulu sans pouvoir en définitive y arriver. Réussira-t-elle ? Nul ne le sait, mais elle s'est déjà bien battue et continue toujours, même s'il est toujours possible de mieux faire. Sans doute il existe dans le monde, en dehors de la fsspx, d'autres évêques pleinement catholiques et donc antimodernistes (1). Une question embarrassante peut alors nous être posée : Connaissez-vous d'autres évêques en dehors de la fsspx qui soient pleinement catholiques ? Y a-t-il des noms précis que vous pouvez donner ? Nous pouvons citer au moins sans difficulté le nom de Mgr Williamson bien connu de nos fidèles pour son refus du concile et de la nouvelle messe et de toutes compromissions obscures avec la Rome des papes libéraux ainsi que pour des prises de position moins opportunes, dit-on, ou contre certains préjugés liés à l'histoire et aux modes de pensées du temps présent. Mgr Williamson n'est pas de la fsspx (il n'y est plus) mais il n'est pas non plus hérétique (on nous aurait signalé, j'espère, ses hérésies), ni schismatique (même remarque), ni sédévacantiste dogmatique, comme certains veulent le faire croire, mais en consultant succinctement ce qu'il dit, on voit très vite que c'est faux. Il est juste de le dire en certaines occasions et je profite de ce bulletin pour répondre à ceux qui m'interrogent, en essayant de dire ce qui est sûr et en laissant de côté ce qui est plus complexe en raison de la difficulté de s'informer sur tout.


Souvenons-nous tout de même que c'est un évêque sacré par Mgr Lefebvre pour l'opération suivie de la Tradition au même titre que les trois autres de la Fraternité. Il essaye, à sa manière un peu british, d'être fidèle à l'héritage de Mgr Lefebvre même si cela ne va plus dans le sens de nos actuels supérieurs. Cependant ne caricaturons pas au point de le charger comme un excommunié vitandus (à éviter sous peine de péché mortel) : ce ne serait pas juste et le bon Dieu pourrait nous en tenir rigueur. Laissons agir la Providence. Toutes les divisions ne sont pas des soustractions mais parfois des opportunités ménagées par le bon Dieu pour le bien de tous. Il y a, c'est indéniable, soustraction d'un évêque de notre Fraternité puisque Mgr Williamson a été retiré de notre société pour des motifs sur lesquels je ne veux pas polémiquer, mais il n'y a pas soustraction d'avec l'Église : c'est quand même cela le plus important. Peut-être que le temps est venu pour la fsspx de ne plus monopoliser la défense intégrale de la foi par ses évêques de suppléances et qu'une autre lignée robuste venant toujours de Mgr Lefebvre va proposer une saine concurrence, une saine compétition à la Fraternité qui se trouve dans le peloton de tête depuis 40 ans ? C'est une façon sportive d'envisager les choses. Une autre question peut être posée. Existe-t-il d'autres évêques dans le monde, en dehors du cas Williamson, qui soient pleinement catholiques ? Il faut répondre que c'est éventuellement possible mais nous ne les connaissons pas. Combien sont-ils ? Où sont-ils ? Que font-ils ? Ce sont des défenseurs de la foi qui ne se manifestent pas nettement, un peu comme Nicodème. Ils sont peut-être en sommeil ou en décalage par rapport aux problèmes qui agitent l'Église. Bienheureuse léthargie ! Mais ne soyons pas mauvais. Il s'agit certainement des troupes de réserve qui ne demandent qu'à se jeter à l'assaut et qui vont fondre comme une vague irrésistible, au moment opportun, sur les modernistes qui ne s'y attendent pas. C'est certainement ça ! D'autres évêques catholiques ? Ce n'est pas impossible même si c'est très difficile car il faudrait qu'ils s'opposent aux scandales des autorités et visiblement ils ne le font pas. Rappelons-nous tout de même le cas Mgr Lazo. Il s'est converti et il a parlé haut et fort au sujet des graves erreurs du pape Jean-Paul II (voir la revue Fideliter n°139). Mais il était alors retraité classé RED : Retraité Extrêmement Dangereux (il y en a très peu car lorsqu'ils franchissent la ligne rouge, il faut les abattre) ; maintenant il est mort.



Conclusion.
Terminons ce long article et, s'il vous reste du souffle, allez jusqu'au bout, c'est bon pour la santé.


Un ralliement aux autorités romaines modernistes est sans aucun doute beaucoup plus dangereux qu'une longue, voire très longue période sans se rallier, du moment que ces autorités demeurent toujours et encore modernistes (à plus ou moins long terme nous finirions par ne pas nous choquer d'entendre dire : «saintJean -Paul II, priez pour nous ! » sans même sentir l'inanité d'une telle attitude). Rien ne vaut en ce monde la conservation de la pureté de la foi, car c'est elle qui est source de tout bien surnaturel et surtout du plus grand des biens la grâce sanctifiante. Et si quelqu'un pense le contraire en minimisant la perversité du mal moderniste disant que les modernistes qui s'opposent à la Tradition n'ont toutefois pas l'intention arrêtée de nuire à la foi, assurément, celui-là est touché, il a commencé à s'aventurer dans les sables mouvants des novateurs et sa présomption va l'amener à défendre l'indéfendable. Les intentions bonnes ou mauvaises de ceux qui se trompent ne changent jamais rien à l'affaire. L'Église quand elle condamnait un livre dangereux ne se souciait pas de l'intention de l'auteur du livre, elle ne cherchait pas à forcément à le rencontrer pour s'expliquer avec lui, mais elle se préoccupait du sens objectif des propositions et de la signification réelle de l'ouvrage. Aussi il ne faut pas être trop indulgent avec les modernistes mais voir où sont leurs erreurs et les dénoncer.


Dire comme on peut le lire dans un bulletin : «Peut-on parler d'une autorité qui œuvre à la destruction de la foi ? » (il s'agit des autorités conciliaires). Et de répondre doctement avec la nuance de celui qui pèse ses mots : « II semble plus juste de parler d'une autorité qui ne professe pas la foi ou ne la confesse pas dans son intégrité, et qui professe des vérités dangereuses ou même contraires à la foi» (sic). Et de nous sortir la fameuse distinction inutile, nous l'avons vu, de l'intention bonne qui ne fait pas l'hérésie formelle et de l'intention mauvaise qui, elle, rend hérétique avec bien entendu la petite piqûre de rappel : les grands responsables (les papes ?) ne peuvent pas avoir une telle intention et si nous le croyons nous sommes des sédévacantistes. Toujours ce fameux épouvantail du sédévacantisme rampant qui nous menace tous. Sachons voir tout de même que « des vérités dangereuses ou contraires à la foi » cela n'a jamais existé pas plus qu'il ne peut exister « des erreurs sans dangers ou conformes à la foi ». Arriver à joindre des mots c'est toujours possible sur le papier car le papier souffre tout et si vous écrivez qu'un cercle-carré c'est une chose très belle à voir, le papier le supportera, mais cela ne représente aucune réalité concevable par l'intelligence.


Il y aurait beaucoup de choses à dire sur ce sujet mais il faut s'arrêter. Retenons que la ligne de crête ce sera toujours d'avoir un épiscopat traditionnel, antimoderniste, antilibéral, antirationaliste. Du moment que cela existe sur cette terre cela veut dire que les portes de l'enfer n'ont pas prévalu contre l'Église et qu'un redressement est toujours possible. Manger à la table avec les modernistes, oui, de temps en temps mais pas trop fréquemment comme avec des amis, et surtout pas dans la même assiette et faisons attention à leur nourriture empoisonnée. La santé de l'esprit et de l'âme sont des biens trop précieux.


Abbé Pierre Barrère


(1) nota bene : sont exclus de cette définition les évêques pi ordonnent les prêtres ralliés, En effet ces évêqnes adoptent la nouvelle messe et le concile Vatican II sans problème, Ds sont donc clairement libéraux, opportunistes, et on peut dire sans crainte de se tromper qu' ils ne se laissent pas gouverner par les principes fraîchement catholiques. Leur discours peut, parfois, donner m son catholique mais ils pataugent (avec complaisance ?) dans d'autres erreurs condamnées depuis longtemps par l'Église (liberté religieuse, œcuménisme). Ils n'en sortiront pas sans une véritable conversion, une sorte d'abjuration de ces erreurs (comme Mgr Lazo) : c'est la seule façon d'exorciser le démon moderniste qui les possède. C'est ainsi, et il est important de s'en rendre compte.



(Les phrases en gras sont de nous.)

Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Sam 5 Juil - 11:01 (2014)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Paulus
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Sam 5 Juil - 12:24 (2014)    Sujet du message: Editorial du Pélican, n° 84 Répondre en citant

Oui, fabuleux.


Il y a des prêtres qui osent encore se mouiller et qui font plus confiance à Dieu qu'aux flatteries du nombre et du monde.


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:11 (2016)    Sujet du message: Editorial du Pélican, n° 84

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Christus Vincit! Christus Regnat! Christus Imperat! Index du Forum -> La Résistance -> Tout ce qui concerne la crise dans l'Église et dans la FSSPX Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com