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Ce qu'il en est de la FEMME !

 
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Occam


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Inscrit le: 13 Déc 2013
Messages: 25
Localisation: Marseille

MessagePosté le: Sam 14 Déc - 20:02 (2013)    Sujet du message: Ce qu'il en est de la FEMME ! Répondre en citant

Joseph de Maistre écrit à sa fille Constance





 
A mademoiselle Constance de Maistre, 


Tu me demandes donc, ma chère enfant, après avoir lu mon sermon sur la science des femmes, d’où vient qu’elles sont condamnées à la médiocrité ? Tu me demandes en cela la raison d’une chose qui n’existe pas et que je n’ai jamais dite. Les femmes ne sont nullement condamnées à la médiocrité ; elles peuvent même prétendre au sublime, mais au sublime féminin. Chaque être doit se tenir à sa place, et ne pas affecter d’autres perfections que celles qui lui appartiennent [...] L’erreur de certaines femmes est d’imaginer que, pour être distinguées, elles doivent l’être à la manière des hommes, il n’y a rien de plus faux.


Je t’ai fait voir ce que cela vaut. Si une belle dame m’avait demandé, il y a vingt ans : " Ne croyez-vous pas, monsieur, qu’une dame pourrait-être un grand général comme un homme ?" je n’aurais pas manqué de lui répondre : "Sans doute, Madame. Si vous commandiez une armée, l’ennemi se jetterait à vos genoux , comme j’y suis moi-même ; personne n’oserait tirer, et vous entreriez dans la capitale ennemie au son des violons et des tambourins.


" Si elle m’avait dit : "Qui m’empêche en astronomie d’en savoir autant que Newton ?" je lui aurais répondu tout aussi sincèrement : "Rien du tout, ma divine beauté. Prenez le télescope, les astres tiendront à grand honneur d’être lorgnés par vos beaux yeux, et ils s’empresseront de vous dire tous leurs secrets…"


Voilà comment on parle aux femmes, en vers et même en prose. Mais celle qui prend cela comme argent comptant est bien sotte…
Le mérite de la femme est de régler sa maison, de rendre son mari heureux, de le consoler, de l’encourager, et d’élever ses enfants, c’est-à-dire de faire des hommes…Au reste, ma chère enfant, il ne faut rien exagérer : je crois que les femmes, en général, ne doivent point se livrer à des connaissances qui contrarient leurs devoirs ; mais je suis fort éloigné de croire qu’elles doivent être parfaitement ignorantes. Je ne veux pas qu’elles croient que Pékin est en France ni qu’Alexandre le Grand demanda en mariage une fille de Louise XIV. La belle littérature, les moralités, les grands orateurs, etc. suffisent pour donner aux femmes toute la culture dont elles ont besoin.
Quand tu parles de l’éducation des femmes qui éteint le génie, tu ne fais pas attention que ce n’est pas l’éducation qui produit la faiblesse, mais que c’est la faiblesse qui souffre cette éducation S’il y avait un pays d’amazones qui se procurassent une colonie de petits garçons pour les élever comme on élève les femmes, bientôt les hommes prendraient la première place, et donneraient le fouet aux amazones. En un mot, la femme ne peut être supérieure que comme femme ; mais dès qu’elle veut émuler l’homme ce n’est qu’un singe.


Saint-Pétersbourg, 1808



Joseph de Maistre, Lettre à sa fille, 1808.


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MessagePosté le: Sam 14 Déc - 20:02 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Dies Iræ


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Inscrit le: 14 Déc 2013
Messages: 109

MessagePosté le: Dim 15 Déc - 04:36 (2013)    Sujet du message: Ce qu'il en est de la FEMME ! Répondre en citant

Depuis l'émergence du libéralisme, l’Église s’est vue dépossédée de fait de la direction morale de la connaissance, de la science et de la technique (du savoir et du savoir-faire).
Alors que seule l’Épouse du Christ a les lumières de la Vérité, nous-mêmes serviteurs et fidèles de Notre Sainte Mère l’Église, dont les vertus et les qualités sont celles de Notre Dame, nous ne sommes plus en mesure d’entrevoir comment la direction morale de toute connaissance ou science et de toute technique par l’Église est possible.


Par conséquent il est urgent de redonner la première place à la Reine des Docteurs, au Siège de la Sagesse dans nos universités. Il faut proclamer Notre Dame Mesure de toute Connaissance et Dispensatrice de toute Science. Car elle méditait toute chose en son cœur.


Or dans la Sainte Famille Notre Dame tenait bien la place de l'Épouse dans ce qu'elle a de plus grand, elle était soumise à son époux, elle était l'âme du foyer (quelle âme et quel foyer!) elle réglait sa maison (et comment!), rendait son mari heureux (oh combien!), le consolait (et quelle consolation), l'encourageait (avec quel cœur) et élevait l'Enfant Divin (quelle responsabilité) : la Sainte Famille est le modèle de toute famille et c'est bien ce modèle que mon épouse et moi-même nous sommes efforcés de suivre. En particulier, l'instruction et l'éducation, qui impliquent de développer les talents et les vertus, s'appuient sur les capacités, les connaissances et les vertus des deux parents, dont l'épouse. Il est donc bon que celle-ci ait suffisamment de capacités et de connaissances pour que les talents des enfants soient développés harmonieusement et abondamment comme le Seigneur nous l'a demandé.


S'il est vrai que la maturité, en particulier en matière de vertus, est acquise bien plus jeune chez la jeune-fille que chez le jeune-homme comme le constatait Saint Louis dans l'Ordonnance de mai 1246 où il écrit "Les mâles pourront tenir leurs fiefs à vingt-et-un ans commencés, et les filles à quatorze ans accomplis." il n'en reste pas moins que les capacités intellectuelles de la jeune-fille, qui sont une partie de ses talents, sont comparables à celles du jeune-homme, et qu'elles peuvent atteindre des degrés de connaissance comparables. C'est ainsi qu'en instruisant des enfants à la maison jusqu'à l'âge adulte, en raison de l'extrême perversité et de l'extrême indigence des moyens d'instruction disponibles dans nos sociétés, l'épouse a la lourde charge de répondre à une exigence à laquelle ses capacités lui permette de répondre. Si elle ne le peut pas c'est qu'elle ignore ce qu'elle devrait savoir, si elle l'ignore ce n'est pas qu'elle n'en a pas les capacités mais qu'elle n'a pas développé celles-ci quand elle le devait, pourquoi?


La forme d'intelligence d'une jeune-fille et l'accomplissement des études supérieures par une jeune-fille diffèrent notablement de celles d'un jeune-homme, pour autant ils atteignent des sommets comparables à ceux des jeunes-hommes.


Au début du 19 ème siècle Joseph de Maistre explique les usages qui régissent l'éducation des jeunes-filles dans la mission qui leur était confiée jusqu'alors. Comme dans les Femmes Savantes, ou comme dans Rabelais, les études sont comprises comme un moyen d'affirmer une position sociale et de lutter contre l'ennemi intellectuel. Cette vision est typique de la période détestable de "l'Église de Sardes" où le développement des talents des hommes est destiné à satisfaire la vanité des siens : vanité familiale, vanité de caste, vanité de "nation". Le détestable dix-neuvième siècle et l'épouvantable vingtième siècle sont les conséquences directes de cette manière de comprendre l'instruction : toute de vanité, désordonnée, dis-harmonieuse, cette instruction ignore et dédaigne la théologie, qui n'est même plus considéré comme un véritable savoir, distingue la philosophie des sciences, l'instruction est utilisée comme arme politique, économique et technologique. En cela il est en effet préférable que les jeunes-filles en soit dispensées, les armes devant être forgées par les hommes. Mais, à l'exemple de Notre-Dame, les jeunes-filles doivent tout méditer en leur cœur et ne pas se laisser aller à l'ignorance.


C'est d'ailleurs ce que dis Joseph de Maistre "je crois que les femmes, en général, ne doivent point se livrer à des connaissances qui contrarient leurs devoirs ; mais je suis fort éloigné de croire qu’elles doivent être parfaitement ignorantes." Je le rejoins, les femmes ne doivent pas se livrer à la guerre vaine des sociétés et des nations, c'est donc de leur devoir de ne pas user de leurs connaissances pour participer aux guerres politiques, économiques et technologiques. Cependant, elles se livrent autant et même plus que leurs maris à la plus impitoyable des guerres : la guerre de la Cité de Dieu contre la Cité Terrestre, pourquoi plus, parce qu'étant l'âme du foyer elles luttent en tant que personnes, elles luttent en tant qu'éducatrices et elles luttent en tant que soutien de leurs maris.


Oui instruisez vos filles au plus haut de leurs capacités, qu'elles soignent et pansent les plaies morales ou physiques de leurs enfants et de leurs époux, qu'elles défendent l'honneur de Notre Seigneur, de Notre Dame et de notre Sainte Mère l'Église, ou qu'elles instruisent et éduquent leurs enfants elles remplissent leurs devoirs : "Sois vigilant et affermis le reste qui allait mourir ; car je n'ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant Dieu. Souviens-toi donc de l'enseignement que tu as reçu et entendu : garde-le et repens-toi." Apocalypse III, versets 2 et 3.


Dies Iræ
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justitia Dei est ab æterno, Sum. Theol. 2a-2ae, qu. 58, art.2


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Louis


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Messages: 302

MessagePosté le: Dim 15 Déc - 06:52 (2013)    Sujet du message: Ce qu'il en est de la FEMME ! Répondre en citant

Résumé : Traité de l’Éducation des filles de Fénelon (1687)
 
Dans ce traité, l’auteur fait commencer l’éducation des femmes à cette époque de la vie où un seul et même nom convient aux deux sexes. Dans la première partie, il s’adresse aux parents et aux instituteurs et fait leur éducation encore plus que celle de leurs enfants ou de leurs élèves. C’est aux enfants mêmes qu’il adresse ensuite ses instructions. Il s’occupe successivement des facultés morales et intellectuelles et établit sur les principes religieux tout son système d’éducation. Il parle à leur raison naissante par des images sensibles ; c’est ainsi qu’il profite de la poupée pour inculquer aux petites filles les premières notions des choses et leur donner même des aperçus de morale philosophique et religieuse.
 
Il est ennemi de la superstition et des dévotions qu’un zèle indiscret introduit ; mais il veut que les femmes soient pénétrées de la religion, et il leur expose tous les points de la doctrine catholique avec une clarté admirable. S’il blâme certaines pratiques de piété ou les élans d’une imagination trop tendre, il ne désapprouve pas l’instruction, les connaissances, les talents d’agrément nécessaires aux femmes pour remplir avec succès tous les devoirs que leur imposent la nature et la société. Les femmes exercent à ses yeux un rôle civilisateur, et il ne faut pas les condamner à une ignorance absolue sous prétexte que quelques-unes se sont rendues ridicules par la présomption de leur savoir.
 
Pour les romans, il les leur interdit absolument.
 
Donnant ensuite des leçons de bon goût sur les costumes et les modes, il remarque que le luxe ruine les familles, que certaines parures inventées ou acceptées par la vanité des femmes leur font perdre leurs avantages naturels.
 
Suivant la femme dans la famille et dans la vie du monde, il lui expose ses devoirs. « Il faut, dit-il, accoutumer les filles dès l’enfance, à gouverner quelque chose, à faire des comptes, à voir la manière de faire des marchés de tout ce qu’on achète, et à savoir comment une chose soit faite pour être d’un bon usage. C’est le bon ordre et non certaines dépenses sordides qui font les grands profits. »
 
Ce Traité réunit plus d’idées justes et utiles, plus de vérités pratiques et de saine morale que beaucoup d’ouvrages volumineux écrits depuis sur le même sujet. Fénelon ne pouvait indiquer les modifications que tout instituteur éclairé doit employer selon la différence des caractères, des penchants et des dispositions des enfants ; mais il saisit avec tant d’art et de profondeur tous les traits uniformes dont la nature a marqué ces premiers âges de la vie, qu’il n’est aucune mère de famille qui ne doive retrouver dans ce tableau l’image de son enfant et l’expression fidèle des défauts qu’elle doit s’efforcer de prévenir, des penchants qu’elle doit chercher à rectifier et des qualités qu’elle doit développer. C’est ainsi qu’un ouvrage, destiné à une seule famille, est devenu un livre élémentaire qui convient à toutes les familles, à tous les temps et à tous tes lieux.
 
 
[D’après Daniel Bonnefon. [i]Les écrivains célèbres de la France, ou Histoire de la littérature française depuis l'origine de la langue jusqu'au XIXe siècle[/i] (7e éd.), 1895, Paris, Librairie Fischbacher.]
 
http://salon-litteraire.com/fr/resume-d-oeuvre/content/1834266-traite-de-l-…


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Dies Iræ


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Inscrit le: 14 Déc 2013
Messages: 109

MessagePosté le: Jeu 15 Sep - 19:58 (2016)    Sujet du message: Ce qu'il en est de la FEMME ! Répondre en citant

Je fais remonter ce sujet qui me semble brûlant d'actualité pour les parents ayant des filles en âge scolaire.
_________________
justitia Dei est ab æterno, Sum. Theol. 2a-2ae, qu. 58, art.2


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Marguerite


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Inscrit le: 04 Mai 2014
Messages: 285

MessagePosté le: Ven 16 Sep - 08:57 (2016)    Sujet du message: Ce qu'il en est de la FEMME ! Répondre en citant

La condamnation par Innocent XII le 25 mars 1699 des théories semi-quiétistes de Fénelon remet elle en question l'ouvrage de ce dernier écrit en 1687 ?  

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:38 (2016)    Sujet du message: Ce qu'il en est de la FEMME !

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