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Qui a osé critiquer l'abbé de Cacqueray ?

 
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Auteur Message
Marguerite


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Inscrit le: 04 Mai 2014
Messages: 285

MessagePosté le: Jeu 31 Juil - 15:59 (2014)    Sujet du message: Qui a osé critiquer l'abbé de Cacqueray ? Répondre en citant

Un religieux, bien connu et aimé de tous, a publié un texte très spirituel et profond, mais, après une lecture attentive, nous sentons que l’auteur de ces lignes ne suit pas du tout la voie marquée par l’abbé de Cacqueray et tous ceux qui « préfèrent temporiser et attendre un signe évident de ralliement » (comme si on n’avait pas eu ces signes ! ).
L’auteur fait référence à « des malentendus » ou des « quiproquo insignifiants ». Il est par trop évident que notre bon père ne supporte pas qu’on appelle « malentendu » une véritable « trahison » ( celle de Mgr Fellay depuis quelques années maintenant ).




La prière est irréelle lorsque, tout en s’adressant à Dieu, en faveur des êtres ou des institutions de cette terre, on refuse de tenir compte de leur situation vraie. C’est irréalisme par exemple que de supplier le Seigneur pour l’Église et pour la France sans accepter de les voir, et sans les présenter au Sei­gneur, telles qu’elles sont ; or elles sont en particulier persécutées odieusement par des forces hostiles, per­fides, puissantes, organisées.


En priant pour nos ennemis nous ne demandons pas seulement (il faut le comprendre) d’arriver à faire un saint usage des maux qu’ils nous infligent ; nous deman­dons encore qu’eux-mêmes se convertissent et de toute manière que le Seigneur arrête leur entreprise mauvai­se, mette un terme à leur malfaisance. (La meilleure manière dont cela peut se réaliser, c’est évidemment leur conversion.)


La compréhension déliquescente et malsaine qui ne veut pas voir qu’il y a méchanceté chez le méchant n’est point charité mais caricature de la charité. On commen­ce par fermer les yeux sur la réalité, ce qui permet sans doute de s’épargner la fatigue de beaucoup d’émotions et de luttes.


Quand on a décidé que les offenses n’existent pas, quand on a décrété qu’il n’y a pas des iniquités mais seulement des malentendus, par là même on s’éco­nomise l’effort qui est indispensable aussi bien pour pardonner les offenses que pour guerroyer contre les iniquités. C’est bien commode. Qui oserait soutenir que c’est évangélique ? L’Évangile n’affirme-t-il pas au con­traire, avec toute la netteté désirable, que le conflit du monde contre l’Église procède, non pas d’un malentendu, mais d’une haine inexpiable ; de même que l’offense d’un frère contre son frère est une terrible réalité et non pas un quiproquo insignifiant. – Je ne doute pas que Jeanne d’Arc priait pour les Anglais mais certai­nement pas pour qu’ils restent en France, ce n’est pas dans ce sens tordu que saint Michel l’avait formée. Elle priait aussi pour l’Évêque Cauchon, mais certainement pas pour qu’il la fasse brûler. Saint Pie V priait pour les Turcs, mais certainement pas pour qu’ils écrasent les chrétiens à la bataille de Lépante.


Je sais bien que la prière pour les ennemis se situe d’emblée à un niveau surnaturel, évangélique : on con­sidère l’ennemi comme un fils du Père céleste : on prend conscience que Jésus-Christ l’a racheté et qu’Il veut son salut tout comme le nôtre, on consent à faire ou à pâtir tout ce qu’il faudra pour favoriser ce salut. C’est Jésus-Christ qui nous a révélé le secret d’une telle prière ; sans l’Évangile nous n’en avions pas idée. Mais enfin, si le Seigneur nous a permis, ou plutôt nous a prescrit d’accéder par sa grâce à ce plan surnaturel, il n’a pas, pour autant, aboli le point de vue naturel selon lequel le méchant fait le mal et que l’on doit autant que possible l’en empêcher. Se réclamer de l’Évangile et de l’ordre surnaturel, quand il s’agit des ennemis, et reje­ter la vérité la plus élémentaire à leur sujet, ce n’est pas être fidèle à l’Évangile, c’est le trahir.


En demandant que les ennemis de l’Église ou de la France soient mis hors d’état de nuire, on risque sans doute de céder à un désir de vengeance qui ne vient pas de Dieu et n’est pas digne de Lui. Mais aussi en priant pour les ennemis de l’Église ou de la France sans les tenir comme véritables ennemis, sans admettre qu’ils sont bien outillés pour cela, – en priant de cette ma­nière, on tombe dans une lâcheté ou une imbécillité qui ne procèdent certainement pas de Dieu et qui n’ont rien de commun avec le sermon sur la montagne. On tombe dans le surnaturalisme au lieu de s’élever (de se laisser élever) au surnaturel. Or le surnaturel dépasse la nature, mais ne l’évite pas ; il n’élude pas ses devoirs, ne passe pas à côté.
*
La prière pour les ennemis que le Seigneur nous en­seigne et qu’Il nous donne la grâce d’accomplir, est vrai­ment surnaturelle, sans aucune saveur de surnatura­lisme. Semblable prière commence par se souvenir du Christ et de la croix ; du Christ qui nous a tous sans exception réconciliés avec le Père. Ensuite nous pensons aux ennemis en présence du Christ de sorte que nous les voyions non seulement en eux-mêmes avec leur malice, mais au-delà d’eux-mêmes comme invités par la grâce de Dieu ; de sorte que déposant toute haine, nous les ai­mions non certes dans leur malice, mais à cause de Dieu qui veut se donner à eux.


Enfin nous implorons celui qui nous a tous rachetés par le sang de la croix pour qu’Il fasse miséricorde à tous, nous donne de vaincre le mal par le bien, touche l’âme de nos ennemis, les convertisse, les empêche par les moyens qu’Il voudra de continuer leur besogne maudite, veuille bien nous soustraire à leurs machinations.


Que la Vierge du Stabat nous obtienne de prier pour nos ennemis, ainsi que pour les ennemis de l’Église et de la France, en esprit et en vérité, dans une prière authen­tiquement surnaturelle et digne de l’Évangile.


P.S. – Voici quelques modèles liturgiques de prière pour les ennemis. 


-Dans les Oraisons diverses du Missel Romain, l’oraison n° 11, contre les persécuteurs et les malfaiteurs, com­porte la postcommunion que voici : Dieu notre protecteur, regardez vers nous et défendez-nous contre les embûches de nos ennemis. Faites que toute perturbation étant écartée, nous vous servions d'un cœur libre et tranquille. Par le Christ Notre-Seigneur. Amen
– L’oraison n° 31 pour les ennemis, s’exprime de la manière suivante : Dieu qui aimez et gardez la paix et la charité, donnez à tous nos ennemis la paix et la charité véri­tables ; accordez-leur le pardon de tous leurs péchés et arrachez-nous puissamment à leurs embûches. Par le Christ Notre-Sei­gneur. Amen


– Voir aussi la Messe Votive Contra Paganos (contre les Païens), naguère contre les Turcs (contra Turcas). Ce qui dans notre siècle remplace avantageusement la force des Turcs qui, par l’intercession de la Reine du Rosaire, furent vaincus à Lépante, c’est l’appareil mondial du communisme. 


– Les Litanies des Saints demandent à Dieu d’abaisser les ennemis de l’Église ; et dans le rite dominicain, on ajoute une invocation pour la concorde mais aussi pour la victoire des princes chré­tiens.


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MessagePosté le: Jeu 31 Juil - 15:59 (2014)    Sujet du message: Publicité

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Marguerite


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Inscrit le: 04 Mai 2014
Messages: 285

MessagePosté le: Ven 1 Aoû - 14:21 (2014)    Sujet du message: Qui a osé critiquer l'abbé de Cacqueray ? Répondre en citant

Cela n'avait pas été précisé dans le post hier...  Mais nous attendons que des lecteurs perspicaces nous révèlent le nom du religieux, auteur de ces lignes...

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AVE-MARIA


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Inscrit le: 24 Fév 2014
Messages: 118

MessagePosté le: Ven 1 Aoû - 20:58 (2014)    Sujet du message: Qui a osé critiquer l'abbé de Cacqueray ? Répondre en citant

"– Les Litanies des Saints demandent à Dieu d’abaisser les ennemis de l’Église ; et dans le rite dominicain, on ajoute une invocation pour la concorde mais aussi pour la victoire des princes chré­tiens."


JE DIRAI DONC QUE C'EST UN DOMINICAIN....... Wink .............LEQUEL? Rolling Eyes


EN TOUS CAS: BRAVO ET MERCI! Okay


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Avila


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Inscrit le: 11 Déc 2013
Messages: 168
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MessagePosté le: Lun 4 Aoû - 16:04 (2014)    Sujet du message: Qui a osé critiquer l'abbé de Cacqueray ? Répondre en citant

Moi-aussi, je penche pour un dominicain.

Merci à ce prêtre pour cette analyse clairvoyante du surnaturalisme qui envahit les intelligences et la prière, de l'irréalisme dans lequel se meuvent bien trop de prêtres et fidèles sous couvert de "charité", fausse charité s'il en est.

Notre siècle a affadit les intelligences, les esprits. Et rares sont ceux qui osent appelé un chat un chat, un méchant un méchant, et de lutter ouvertement avec force, de peur de choquer par des mots clairs, forts et véridiques leurs contemporains imprégnés par un sentimentalisme fait de mollesse et de fausse charité où toute dénonciation sans équivoque du mal est pris pour une faute d'irrespect et un acte violent alors qu'elle n'est que l'expression de la vérité.


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Martin


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Inscrit le: 03 Juin 2014
Messages: 15

MessagePosté le: Lun 4 Aoû - 16:08 (2014)    Sujet du message: Qui a osé critiquer l'abbé de Cacqueray ? Répondre en citant

 
Ne serait-ce pas le R.P. Calmel ?

M.
 


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Avila


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Inscrit le: 11 Déc 2013
Messages: 168
Localisation: France

MessagePosté le: Lun 4 Aoû - 17:44 (2014)    Sujet du message: Qui a osé critiquer l'abbé de Cacqueray ? Répondre en citant

M'est avis que vous avez trouvé la bonne réponse Martin ! Le style correspond à celui du Père Calmel. On peut en juger par cet extrait d'un de ses textes cité par l'abbé Rioult dans une mémorable Lettre au Supérieur du District de France de novembre 2013 :   
Citation:

 « Ces faux spirituels, qui ont trahi les obligations de la vie active, notamment les obligations de l’honneur et de la justice, ont tué dans leur cœur la possibilité de la contemplation véritable ; ils se sont enfoncés dans une prière de mensonge. […] la charité pour le prochain ne peut tenir en dehors du sens de l’honneur. Ainsi, ne pas défendre les inférieurs dont on est chargé, les abandonner, les laisser calomnier, écraser, exiler, alors qu’on est leur chef légitime, les lâcher, et les lâcher avec des paroles pieuses (« mon cher ami, cela profitera à votre avancement spirituel »), en un mot se conduire comme un lâche, c’est évidemment manquer à l’honneur et à la justice, mais c’est, du même coup, avoir manqué gravement à la charité. Le chef qui a l’habitude d’agir ainsi s’évite peut-être à lui-même des difficultés et des ennuis, mais il commet l’iniquité. Après quoi vous pouvez me dire qu’il est un homme de prière ; je vous réponds qu’il est surtout un hypocrite pieux. Il méconnaît l’une des premières obligations de la vie active, qui est d’aimer assez pour pratiquer la justice, même à ses dépens. Dès lors, comment la contemplation serait-elle authentique dans son âme ? » (P. Calmel, Itinéraires n°76, La contemplation des saints)

Voilà un prêtre qui osait ! Dommage que monsieur l'abbé de Caqueray n'est pas suivi les préceptes lumineux et vrais du Père Calmel.

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épée de feu


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Inscrit le: 03 Aoû 2014
Messages: 1
Localisation: metz

MessagePosté le: Lun 4 Aoû - 20:11 (2014)    Sujet du message: Qui a osé critiquer l'abbé de Cacqueray ? Répondre en citant

Bonjour à tous. 
Quel dommage cette crise dans la fraternité. Bien que n'être qu'une fraternité de prêtres, elle semble ébranler toute l'église. Des prêtres qui pourtant, ont eu des formateurs comme monsieur l'abbé Mouraux, ce fut le cas de l abbé cacqueray, semblent avoir oublié le combat et l'exemple de ces pieux chevaliers du sacerdoce. Au nom de l'obéissance, pour ne pas décevoir, pour je ne sais quel prétexte, voici que certains avec en tête un des quatre évêques croient désormais au pere noel. Pourquoi pas me direz vous puisque dans l'usage conciliaire il est permis de croire en toutes sortes de divinités sauf en celle de notre Seigneur Jésus Christ et tous cela pour une prelature de Rome. On a besoin de cette prelature nous dira-t-on. Même au mépris de la justice. Ainsi on ferme des carmels, on rend des soeurs à l'état laïc, on reduit au silence des prêtres en les condamnant à des peines comme"suspens a divinis, pire, on fait du chantage en faisant peur par la menace. ...(la même technique que les conciliaires). Quel genre de prêtres sont ils devenus pour faire cela au mépris de la charité. Sont ils devenus les agents de la subversion.? Faites de vos enfants des pretres afin qu'ils detruisent l'église ,conseillé un rabin franc maçon à ses affidés. Alors, je le dis, jamais nous plirons. Nous avons grandi sans ces gens qui se prétendent Catholique mais qui ne sont plus rien, que  des vieillards habillés en rouge en blanc ou en bureaucrate , en protestants ou en ce qu'on veut. ....Quand le pape decidera de redevenir catholique, alors nous reviserons notre comportement. Nous irons demander sa bénédiction. Nous souhaitons que mrg Fellay demissionne de son poste de leader de la fraternité et que ses affidés pertent avec lui car ils ont perdu toute crédibilité auprès des fidèles...


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Marguerite


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Inscrit le: 04 Mai 2014
Messages: 285

MessagePosté le: Lun 4 Aoû - 22:35 (2014)    Sujet du message: Qui a osé critiquer l'abbé de Cacqueray ? Répondre en citant

Martin a évidemment raison : il s'agit bien d'un texte du Révérend Père Calmel, extrait de la revue Itinéraire...  Voilà un auteur auquel on peut se fier et qui déjà avait bien analysé, en son temps, les difficultés auxquelles nous sommes confrontés aujourd'hui !

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Martin


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Inscrit le: 03 Juin 2014
Messages: 15

MessagePosté le: Mar 5 Aoû - 08:08 (2014)    Sujet du message: Qui a osé critiquer l'abbé de Cacqueray ? Répondre en citant

 
Le R.P. Calmel était à bonne école : bien avant Vatican II, il était déjà en butte aux persécutions injustes de ses supérieurs, qui lui avaient notamment interdit d’écrire dans la revue Itinéraires : c’est pour ce motif qu’il y signa longtemps ses articles du pseudonyme de Roger Thomas.

Dans l’In memoriam que l’abbé Simoulin a publié à l’occasion du décès de sa sœur, Mère Anne-Marie, il rappelle la contribution éminente du P. Calmel à la naissance de sa congrégation de dominicaines enseignantes, ainsi que les manœuvres de la Rome conciliaire pour réduire au silence les religieuses “rebelles”, entre autres les réductions à l’état laïc que vient d’évoquer épée de feu dans son message ci-dessus. Comment l’abbé peut-il être à ce point aveugle qu’il ne fait pas le rapprochement avec les méthodes similaires employées actuellement par la FSSPX ? Il est significatif que, tout en faisant allusion au “caractère fort, parfois excessif” de sa sœur, il se garde bien de signaler à ses lecteurs qu’elle était en profond désaccord avec la direction actuellement prise par la FSSPX...

M.


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