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Le monde est- il entré chez nous par quelque fêlure ?

 
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Maunoir


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MessagePosté le: Jeu 4 Sep - 18:21 (2014)    Sujet du message: Le monde est- il entré chez nous par quelque fêlure ? Répondre en citant

Ernest Hello est un grand écrivain catholique du XIXème siècle. Il a su décortiquer d'une façon très décapante la vie et l'esprit de l'homme moderne, tout spécialement dans son maître ouvrage :  "L'homme".


 
Nous avons choisi d'extraire quelques passages (en italiques) du chapitre titré "Le Monde" pour en tirer quelques applications actuelles. Car il semble bien que l'esprit du monde ait pénétré le milieu catholique dit " de la tradition" jusqu'à ses plus hautes sphères.
Si quelques-uns d'entre nous peuvent être encore perplexes devant une telle affirmation... nous les invitons à lire ce qui suit ( et à acheter le livre d'Ernest Hello).


Maunoir 

« Les opinions du monde pactisent avec les autres opinions » : la tradition peut pactiser avec la Rome conciliaire


« Le monde a des goûts et des opinions; il n'a ni amour ni haine. Ses goûts sont pour les choses mitoyennes. Ses opinions craignent d'être absolues, et par là, de ressembler à des convictions. Elles ont cela de particulier qu'elles n'excluent pas les opinions contraires; je dis les opinions, je ne dis pas les convictions. Les opinions du monde pactisent volontiers avec les autres opinions qui sont de leur espèce. Que ces opinions-là se contredisent ou non entre elles, elles n'en sont pas moins bien ensemble; car quelque chose les unit: c'est une haine profonde et tiède contre l'ennemi commun, c'est-à -dire la Vérité ».


« Lutte et coalition des opinions du monde contre la vérité » : Mgr Williamson est le seul grand méchant que le monde doit abattre : Rome et Menzingen se retrouvent.


« Les opinions du monde, même quand deux d'entre elles luttent ensemble, sont coalisées contre la Vérité. Cette coalition est la parodie de l'union. Tous les dieux étaient reçus dans le Panthéon romain, excepté Jésus-Christ. Toutes les opinions sont reçues dans le Panthéon du monde; la Vérité seule est mise à la porte. »


« La vérité est chassée » : les prêtres qui dénoncent l’erreur n’ont plus d’abris.


[………] Le monde ressemble à une hôtellerie où les passants trouvent place. Qu'une erreur passe au dehors et veuille entrer, les convives se serrent, et lui font place au banquet. Mais si la Vérité frappe à la porte, toutes les places sont prises et certains voyageurs, parfaitement choisis, sont chassés: « Quia non erat eis locus in diversorio. »


« Le monde a un instinct merveilleux pour chasser la vérité » : Menzingen a un instinct merveilleux pour les nominations, les expulsions, les sanctions en tout genre.


Le monde, si borné et si aveugle, a cependant un instinct merveilleux, quand il s'agit de reconnaître et de chasser. Il ne se trompe pas, il vise juste; il se fait justice, il s'exile. Il s'exile en voulant s'exiler; car l'étranger qui s'en va emporte la cité habitable.


« Le monde fuit St Jean » « Armée qui va au gré des vents » « Fuir le vérité, tout le reste est un détail » . Le désert, le vide et la mort, c’est bien la Rome conciliaire. Et Menzingen fuit Pathmos pour aller à Rome.


Le monde, lui, s'exile au désert. Qu'importe que ce désert se nomme ici la foule : il n'en est pas moins le désert, c'est-à-dire la mort. Le désert, le vide et la mort, c'était Rome, quand Jean était à Pathmos. Pathmos était la vie, Pathmos était la cité. Voilà pourquoi saint Denis admirait la justice du monde qui fuyait, disait-il, la face de saint Jean.
Le monde est un désert où la foule va et vient. Elle est très pressée; on dirait une armée en déroute; cette armée fuit, que fuit-elle? Elle continue depuis Pathmos; elle poursuit sa fuite haletante, elle fuit la face de saint Jean. Elle fuit en désordre, pêle-mêle; les fuyards se tournent les uns contre les autres, et, dans leur égarement, s'égorgent entre eux car ils combattent dans la nuit. Mais leur terreur les aveugle: ils fuient la face de saint Jean. Cette armée en déroute se trompe de chemin ; elle s'égare dans le désert, elle est trompée par des rêves et trompée par des mirages. Elle est poussée en tous sens; elle va au gré des vents qui lui jettent le sable dans les yeux, et, cependant, elle est poussée par une idée fixe ! Elle fuit la face de saint Jean. Elle déguise son tumulte sous une apparence affairée; mais sa principale affaire est de fuir la face de saint Jean. Tout le reste est un détail.
Voyez ces gens : ils vont, ils viennent, ils veulent, ils achètent, ils causent, ils remuent, ils discutent, ils se saluent, ils sont polis, ils sont courtois; ils mentent, ils bavardent, ils flattent, ils, dénigrent, ils séparent, ils égorgent, ils détruisent, ils empoisonnent. Mais leur principale affaire est de fuir la face de saint Jean. Fuir la face de saint Jean, voilà leur travail intime, leur vie intérieure, la moelle de leurs os, l'essence qui produit tous leurs parfums; le reste est un détail, un ornement, une toilette, qui varie suivant la mode du jour, ou le caprice du personnage.


« Le monde ment » « Le monde aime à contrefaire » L’église conciliaire contrefait la Rome catholique et la néo-fraternité essaye de contrefaire l’œuvre de Mgr Lefebvre


Le péché est moins déguisé que le monde. Il montre mieux ce qu'il est et ce qu'il fait. Le monde ment toujours. Il ne fait jamais ce qu'il semble faire. Le monde aime à contrefaire. Il est le singe de la sagesse; il a fabriqué une sagesse à son usage; cette sagesse ressemble à la sagesse, comme l'orang-outang ressemble à l'homme.
La sagesse vraie rencontre la paix sur la hauteur, parce qu'elle domine les contradictions. La sagesse du monde rencontre une paix qui ressemble au monde dans le trou où elle est tombée, parce que de ce trou, elle n'aperçoit plus en quoi le blanc diffère du noir.
La sagesse vraie tend à unir. La sagesse du monde tend à amalgamer des éléments qui ne peuvent pas s'unir, et, quand elle voit qu'elle les a juxtaposés, elle croit qu'elle les a fondus. Dès que l'on cohabite ensemble, le monde s'imagine qu'on est uni.
L'homme du monde ne craint pas de faire mal, mais il craint de choquer. Il ne connaît pas les harmonies, mais il connaît les convenances.
C'est la convenance qui, dans le monde, remplace l'harmonie.


« Le monde aime la haine » «  une haine tiède ».


Le monde aime la haine; mais il faut que cette haine, attiédie par la température des salons, évite certains éclats. Il faut qu'elle appelle à son secours certains mensonges. Quand ces mensonges lui sont venus en aide, elle peut se présenter dans le monde, avec l'aplomb d'une personne en toilette. Quand la haine a fait sa toilette, elle est dans l'ordre du monde, elle est en règle, elle peut entrer.


« Le monde aime l’insignifiance » : Les intelligences catholiques ne doivent surtout pas surpasser celle du génie de Menzingen. Avis aux prêtres qui s’imaginent pouvoir rester dans cette machine à broyer les intelligences !


La loi du monde est peut-être l'insignifiance. Si un homme vivant se trouve par accident dans le monde, il faut qu'il se fasse insignifiant, plus insignifiant même que les autres, parce qu'il est suspect. Pourvu qu'il efface toute vérité et toute lumière, il peut être supporté un moment. Mais, comme l'essence des choses ne se trahit jamais longtemps, il viendra un moment où le monde, dans sa clairvoyance, se détournera, et, dans sa justice, se séparera.
L'insignifiance est si chère au monde et si nécessaire à ses voies, que le mal lui-même, bien qu'il lui soit naturellement sympathique, lui devient antipathique, si, mêlé à un principe de bien, il fait éclater, en vertu de ce mélange, le cercle que la mort trace autour du monde. Si le mal, altéré par un mouvement généreux, s'emporte et fait explosion, il reste encore quelquefois, dans le domaine du péché, mais il ne reste plus dans le domaine du monde.


« Le monde aime le mal, peigné et fardé ». On enveloppe des procédés immoraux derrière une façade de morale (cf abbé Quilton)… Idem pour le mensonge diplomatique qui semble être le pain quotidien de certains.


Le monde aime le mal, mais il l'aime confit, fardé, peigné, habillé suivant les habitudes ; il aime le péché, mais il aime le péché propret, gentil, attifé.
Dans les domaines du péché, on ment par intérêt, par passion, par honte, par peur. Dans les domaines du monde, on ment sans intérêt, sans passion, sans honte et sans peur. On ment parce qu'on est du monde, on ment par amour propre, par vanité; on ment par tiédeur, on ment parce qu'on ment, on ment comme on respire, parce que le mensonge est, dans ce pays-là, identique à la parole.
Que dirait-on, dans le monde, si l'on ne mentait pas?
Le pécheur peut, après avoir menti, dire la vérité.
Mais le monde, quand il a menti, continue à mentir; et, s'il dit la vérité, il ment encore. La vérité devient mensonge en touchant ses lèvres. Quand le monde dit la vérité, il croit exprimer une opinion comme une autre; il veut que cette vérité soit entourée de mensonges et vive avec eux en bonne intelligence. Il veut qu'elle soit déshonorée par d'infâmes voisinages, et, quand il l'a tellement souillée qu'il ne la reconnaît plus, alors il la tolère, parce qu'elle est devenue mensonge; et ce mensonge est précieux, car il abrite les autres, il les autorise, il les prend sous sa sauvegarde, il leur enlève ce qu'ils auraient de trop violent, de trop cru, de trop net. Cette vérité devenue mensonge, par le ton, par l'accent, par l'entourage, par le contexte, cette vérité achève de confondre le bien et le mal, et les gens du monde sont contents.


« On dirait qu’il consent à ne pas mentir toujours ». Le flou dans la néo-fraternité et dans l’église conciliaire vient de là : alternance entre vérité et mensonge : un texte pour le ralliement un autre contre.


Dans les moments où l'homme du monde dit la vérité, il prend avec elle un ton protecteur. On dirait qu'il consent à ne pas mentir toujours, et qu'il y consent par impartialité. On dirait que, par pitié, il veut bien permettre à la vérité de se trouver un instant sur ses lèvres. Il lui accorde cet honneur, et il le lui fait payer sur-le-champ, en la rendant l'égal du mensonge qui reprend bien vite ses droits, et qui rentre en possession de sa chose.
L'apparence de l'impartialité est un des pièges les plus affreux que la tiédeur tende à ses dupes, et le monde aime beaucoup à tendre ce piège-là. Il prend des airs de justice, le misérable ! Rien ne trompe avec une force et une autorité si redoutable que la vérité mal dite. Elle donne aux erreurs qui l'entourent un poids que ces erreurs n'auraient pas elles-mêmes. Elle les rend imposantes. Le mélange de la vérité et de l'erreur produit, dans la bouche du monde, des effets désastreux. Il donne à la vérité l'apparence de l'erreur, à l'erreur l'apparence de la vérité. Il fait participer l'erreur au respect qui est dû à la vérité.


« La vérité est entrelacée avec l'erreur. » cf toutes les conférences de Mgr Fellay sur l’église conciliaire et l’église catholique.


Quand la vérité se rencontre sur les lèvres de l'homme du monde, elle est entrelacée avec l'erreur, et toutes deux sont si bien entrelacées qu'on ne les distingue plus. Elles s'embrassent, et ceux qui ont la vue basse les prennent pour deux sœurs.


« La médiocrité est son attrait. » cf les dernières mutations de jeunes et gentils abbés : on élimine les têtes qui dépassent. Un médiocre peut aujourd’hui devenir juge et supérieur de district.


La loi du monde est l'effacement. Lui qui n'aime rien, il aime le niveau. Il veut faire passer toutes les têtes sous son joug, et ses sympathies sont acquises à ce qui est bas naturellement. La grandeur est sa haine, de quelque genre qu'elle soit, en quelque lieu qu'elle se manifeste. La médiocrité est son attrait. Le monde lui ouvre spontanément les portes dont il a la clef, et elle entre avec l'aplomb que donne le sentiment du droit. Elle est chez elle, dans le monde, et elle agit vis-à-vis des autres avec l'insolence qui est son caractère, à elle, et avec l'aveuglement qui est son caractère, à lui.
La médiocrité est insolente, aussi naturellement que le monde est aveugle. S'il se passe quelque chose à côté d'eux, la médiocrité insulte, et le monde ne regarde pas.
[…..]
Le goût du monde pour l'effacement est si prononcé, qu'il ne faut pas, pour lui plaire, aller très loin, même dans sa direction. Il ne faut pas trop faire ce qu'il fait. Il ne faut pas trop le dépasser, il ne faut pas excéder, même à son profit, ses habitudes. La tiédeur est son élément, et quiconque sortirait de cette région-là encourait sa disgrâce. Il ne faut pas avoir pour ses intérêts plus de zèle que lui-même. On aurait l'air de quelque chose et il faut n'avoir l'air de rien. On se distinguerait de son voisin, et il faut lui ressembler.


« Quel est le lien des gens du monde ? La coalition pour oublier la vérité ». Quelle est la raison d’être de l’église conciliaire et désormais de la néo-fraternité ?


Le caractère des hommes du monde étant de n'en avoir pas, la multiplicité est leur domaine. Ils font mille choses: ils vendent, ils achètent, ils causent, ils lisent, ils écrivent, etc. etc. Quel est le lien qui unit entre elles les actions d'un homme du monde? On dirait qu'il n'y en a pas; ses actes se suivent et ne s'enchaînent point. Quel est le lien qui unit entre eux les hommes du monde? On dirait qu'il n'y en a pas. Ils se coudoient et ne se touchent jamais. En réalité pourtant il y a un point de contact, il y a un mot de ralliement. L'unité, disons-nous, a une parodie qui est la coalition. Les hommes du monde ne sont pas amis: mais ils sont coalisés. L'unité vit d'amour. La coalition vit de haine. Les coalisés sont des ennemis privés qui se joignent ensemble contre l'ennemi public. Les hommes du monde ont une haine commune qui leur donne une occupation commune, qui détermine le point central de leur activité.
Le monde avait mille affaires, pendant que l'aigle écrivait à Pathmos son Apocalypse. Mais, malgré les mille affaires, le monde n'avait qu'une affaire, c'était d'éviter et d'oublier Pathmos. Les hommes du monde ont mille affaires; mais ils n'ont qu'une affaire, car ils n'ont qu'une haine et qu'une terreur: ils fuient la face de saint Jean!


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MessagePosté le: Jeu 4 Sep - 18:21 (2014)    Sujet du message: Publicité

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