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Un entretien très étrange et révélateur du RP Jean-Noël pour le journal 'Présent'

 
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Maunoir


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MessagePosté le: Mar 9 Sep - 10:58 (2014)    Sujet du message: Un entretien très étrange et révélateur du RP Jean-Noël pour le journal 'Présent' Répondre en citant

L’ancien supérieur de la communauté de Mérigny, le RP Jean-Noël, a donné récemment un entretien à Anne Le Pape pour le journal rallié "Présent". Les propos du Père Jean-Noël ont pour le moins étonné un membre du site d’information "MetaBlog" (de "Tradinews"), Hector, qui en a fait une analyse qui mérite vraiment lecture tant les conséquences pour l’avenir de la Foi et de la Tradition sont graves. Il semble désormais évident que le mouvement de rapprochement avec la Rome conciliaire, amorcé et continué sans relâche par Mgr Fellay depuis plus de 10 ans, prenne désormais le sens d’une sorte de reconnaissance « tacite » des œuvres de la tradition  par la Rome conciliaire. Bref, le piège le plus effrayant que l’esprit des enfers ait pu imaginer pour faire tomber les derniers catholiques « rebelles » à cette nouvelle Rome.  D’autant que ce rapprochement pourrait se faire sans compromissions doctrinales dans un premier temps.. … 




Maunoir.




Comment lire en filigrane un entretien avec le responsable d’un institut traditionnel… [par Hector]



[par Hector] Je ne sais pas s’il vous arrive de lire Présent et d’y glaner les informations. Il se trouve qu’un entretien avec un ancien supérieur de la Fraternité de la Transfiguration, le Père Jean-Noël (qui succéda à l’abbé Lecareux, fondateur de cet institut), a attiré mon attention (Présent, 6 septembre 2014). Le supérieur répondait à quelques questions posées par Anne Le Pape. Première question : «Quels sont les liens entre votre Fraternité et Ecône?» Le supérieur affirme que la Fraternité fait partie des «Communautés amies de la Fraternité Saint Pie X, qui profitent de l’apostolat des évêques, notamment pour se faire ordonner leurs prêtres. Il serait difficile pour nous de faire ordonner nos prêtres par des évêques diocésains.» La raison ? Elle est donnée dans la phrase suivante : « Il y aurait des conditions inacceptables comme l’obligation d’une formation religieuse au sein d’une formation religieuse au sein d’une «communauté «reconnue», ou celle de célébrer la nouvelle messe, de reconnaître tout le Concile, de s’insérer dans la pastorale du diocèse, tout en reconnaissant ''l’œcuménisme''…» En passant au peigne fin ces propos, il y a quand même des choses subtiles. La première est que le Père Jean-Noël affirme qu’«il serait difficile» de recourir aux ordinaires diocésains pour les raisons exposées en sus. «Difficile», donc, mais pas impossible. La nuance est là, car cela signifierait-il que si les conditions étaient modifiées, il y aurait un assouplissement, rendant possible le recourir à l’ordinaire diocésain ? Bref, «il serait difficile» en l’état actuel des choses, si l’on voulait compléter. Le Père Jean-Noël donne donc ces « conditions inacceptables », mais a contrario, qu’est-ce qui empêche de les rendre «acceptables». Comment le deviendraient-elles ? Examinons-les une par une. Première condition «inacceptable» : «l’obligation d’une formation religieuse au sein d’une communauté ''reconnue''». Or, si la formation se fait en « interne », comme on dit, ou si elles est prodiguée par des instituts traditionnels, on pourrait estimer qu’elle deviendrait alors « acceptable ». Deuxième condition «inacceptable» : la célébration de la nouvelle messe. C’est effectivement une condition précise, mais, que je sache, les instituts Ecclesia Dei célèbrent exclusivement la forme extraordinaire du rite romain. À ce jour, ni l’IBP, ni la Fraternité Saint-Pierre ne sont biformalistes et il ne semble pas que la célébration selon les deux formes soit la condition indispensable pour régulariser sa situation canonique… Depuis 2002, il existe un certain nombre de communautés ayant régularisé leur situation sans avoir été dans l’obligation de célébrer selon le nouveau missel. Troisième condition « inacceptable » : «reconnaître tout le concile». Cette condition peut aussi être tournée, car si on lit le Père Jean-Noël, on pourrait parfaitement se limiter à une reconnaissance «partielle». Avec une clause de style du type : «à la lumière de la Tradition», et en tenant compte du fait qu’il existe une hiérarchie dans les enseignements conciliaires. Il ne semble pas que le pape François ait posé un tel préalable de reconnaissance totale, car on se doute que le concile Vatican II comporte des textes d’inégale valeur et des affirmations de différentes nature, les unes de caractère sociologique et descriptif, les autres de caractère doctrinal (sacramentalité de l’épiscopat). Très honnêtement, Rome a-t-elle demandé à des communautés «tradies» de reconnaître qu’aujourd’hui « les hommes communiquent mieux» ou que l’on passe d’une situation dynamique à une situation dynamique ? Quatrième condition «inacceptable»: «s’insérer dans la pastorale du diocèse». La pastorale, c’est justement un concept flou qui permet de dire tout et son contraire. Et si cette pastorale se basait justement sur l’acceptation des forces «traditionnelles» dans le diocèse, ne deviendrait-elle pas acceptable ? Là aussi, nous ne sommes pas dans une condition douloureuse, dès lors qu’elle est bien tournée. Cinquième condition «inacceptable» : «tout en reconnaissant "l’œcuménisme"». S’il y a une pratique qui est justement insusceptible d’interprétation univoque dans l’Eglise catholique de ces cinquante dernières années, c’est bien l’œcuménisme. Quel œcuménisme ? Celui de Dominus Jesus, d’Anglicanorum Coetibus ou celui de la communauté de Bose en passant par une variante plus spirituelle et plus priante de Taizé ? Mieux la déclaration conciliaire Unitatis Redintegratio n’a jamais défini de pratique-type d’œcuménisme, ni en quoi devait consister l’unité retrouvée… Au pire, c’est un texte avec une doctrine en filigrane, qui laisse une (large) marge de manœuvre à de futurs interprètes. Au mieux, c’est une simple contribution à un problème complexe, dont la clé se trouve à Rome. Et puis il y aussi un «truc» qui devrait rassurer les esprits les plus traditionnels : le protestantisme, en Europe, s’est bien effondré depuis un siècle. Ça, on ne le dit pas trop, mais le protestantisme est non seulement minoritaire, mais tend à devenir une coquille vide. Emmanuel Todd disait que sa phase terminale remontait aux années 1930. Le cardinal Newman constatait qu’en, un sens, le protestantisme avait déjà disparu. Une hérésie, au maximum, cela dure trois siècles, donc le protestantisme est bien mort au 19ème siècle et ce que Vatican II a fait, c’est de tendre la main à un cadavre déliquescent, pas à un adversaire plein de ressources, prêt à vous subvertir… Personnellement, je ne me suis jamais fait agresser par des animaux empaillés… Quelques exemples d’écroulement du protestantisme ? Au-delà des chiffres ou de la transformation des rigidités protestantes en rigidités libertaires, on allume des cierges dans certaines églises protestantes, comme à Edinburgh, à l’église Saint-Gilles… Vous imaginez cela il y a un siècle ? Certes, il y a les évangéliques, mais, eux, ils sont incontrôlables et se moquent un peu de l’œcuménisme. Enfin, il y a aussi l’Orthodoxie. Très honnêtement, sa difficulté à s’organiser, ses divisions canoniques et sa survie difficile (en Orient comme ailleurs) la transforment en modèle peu attrayant… Ah oui, vous me diriez : il y a la vitalité de l’Eglise russe. C’est probable, mais la trop forte proximité avec l’Etat poutinien, son instrumentalisation évidente constituent aussi des talons d’Achille qui, un jour ou l’autre, se retourneront contre elle. Et puis il y a aussi un argument : la Russie se sécularise aussi et ce ne sont pas les photos officielles où des évêques orthodoxes côtoient les dignitaires du Kremlin qui changeront les choses… Bref, l’œcuménisme est peut-être davantage une coquille vide qu’une machine dénaturante…
 
Enfin, je souhaiterais conclure avec une autre affirmation du Père Jean-Noël qui rompt avec toute idée d’exclusivisme dont les communautés proches de la FSSPX pourraient être accusées :
«l’Eglise ne se limite pas à la Tradition. Nous ne devons pas penser que nous sommes les seuls à œuvrer pour le règne de Dieu. Nous constituons une force à vive au sein de l’Eglise pour l’aider à se relever et nous gardons, malgré cette crise du haut clergé, un attachement indéfectible au siège romain.»
Voilà qui est dit !


http://ab2t.blogspot.fr/2014/09/comment-lire-en-filigrane-un-entretien.html
 


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MessagePosté le: Mar 9 Sep - 10:58 (2014)    Sujet du message: Publicité

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Marguerite


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Inscrit le: 04 Mai 2014
Messages: 285

MessagePosté le: Mar 9 Sep - 15:46 (2014)    Sujet du message: Un entretien très étrange et révélateur du RP Jean-Noël pour le journal 'Présent' Répondre en citant

Malheureusement, cette manière d'envisager les relations entre la FSSPX et Rome ne semble pas en contradiction avec l'esprit du pape François . C'est ce qui ressort de l'analyse suivante, tout à fait pertinente, publiée en février 2014 (déjà !) par Notions Romaines : elle explique bien que François pourrait sans souci absorber la FSSPX...


LE PAPE FRANÇOIS ET LA FSSPX: UNE OPPORTUNITÉ






[Par M. Patrick Archbold]


À cette heure-ci, probablement que plusieurs d’entre vous avez vu la vidéo de Tony Palmer la semaine dernière qui était si excitante pour plusieurs.


Lors d’une conférence protestante, Tony Palmer, un prêtre anglican, a présenté de son iPhone une vidéo de salutations du Pape François. Le sujet de la présentation et de l’enregistrement du Pape François était l’unité des chrétiens. 


Dans ses remarques, le Pape François fit la déclaration suivante à nos frères séparés concernant la séparation: «Séparés parce que, c’est le péché qui nous a séparé, tous nos péchés. Les malentendus à travers l’Histoire. C’est une longue route jonchées de péchés que nous partageons tous. Qui est à blâmer? Nous partageons tous le blâme. Nous avons tous péchés. Il n’y a qu’un seul qui est sans blâme, le Seigneur.»


Cela est certainement vrai. Indépendamment de la vérité de la doctrine catholique, l’Église a accepté sa part du blâme pour l’incompréhension dont on permit l’intensification et l’endurcissement menant à des siècles de séparation.


Quand j’entendis cela, une pièce écrite par le prédécesseur du Pape François me vint à l’esprit. En 2007, en parallèle à la promulgation du Motu proprio Summorum Pontificum, le Pape Benoît XVI publia une lettre expliquant son raisonnement. Dans cette lettre, il fit la déclaration suivante:


 «En regardant le passé, les divisions qui ont lacéré le corps du Christ au cours des siècles, on a continuellement l’impression qu’aux moments critiques où la division commençait à naître, les responsables de l’Eglise n’ont pas fait suffisamment pour conserver ou conquérir la réconciliation et l’unité; on a l’impression que les omissions dans l’Eglise ont eu leur part de culpabilité dans le fait que ces divisions aient réussi à se consolider. Ce regard vers le passé nous impose aujourd’hui une obligation: faire tous les efforts afin que tous ceux qui désirent réellement l’unité aient la possibilité de rester dans cette unité ou de la retrouver à nouveau. Il me vient à l’esprit une phrase de la seconde épître aux Corinthiens, où Saint Paul écrit: « Nous vous avons parlé en toute liberté, Corinthiens; notre cœur s’est grand ouvert. Vous n’êtes pas à l’étroit chez nous; c’est dans vos cœurs que vous êtes à l’étroit. Payez-nous donc de retour; … ouvrez tout grand votre cœur, vous aussi ! » (2 Co 6,11-13). Paul le dit évidemment dans un autre contexte, mais son invitation peut et doit aussi nous toucher, précisément sur ce thème. Ouvrons généreusement notre cœur et laissons entrer tout ce à quoi la foi elle-même fait place.»


Je suis frappé par le fait que ce moment auquel réfère Sa Sainteté pourrait bien être un de ces moments critiques dans l’Histoire.


Avec la rupture des discussions entre le Saint-Siège et la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) à la fin du pontificat précédent, l’humeur du public durant la première année du pontificat actuel et d’autres événements internes, les catholiques traditionnels, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Église, se sont sentis de plus en plus marginalisés. Que cela soit juste ou vrai, je dis et ce sans crainte de contradiction, que c’est le sentiment prédominant.


La perception de marginalisation s’est manifestée à travers une rhétorique stridente et franchement irrespectueuse de la part de certains traditionalistes et de leurs leaders.


Je crains que, sans toute la générosité à laquelle la foi fait place de la part des leaders de l’Église, cette séparation, cette blessure au sein de l’Église, deviendra permanente. En fait, sans une telle générosité, c’est avec certitude que je m’y attends. Une telle séparation permanente et marginalisation sépareront sûrement beaucoup plus d’âmes que celles qui sont déjà associées avec la FSSPX.


J’en suis aussi venu à la conviction que le Pape François est le bon pape pour régler la question. Dans son discours aux évangéliques, il a mis au clair son souci pour l’unité.


Alors voici ce que je demande. Je demande au Pape d’appliquer cette large générosité à la FSSPX et de normaliser les relations et leur statut canonique au sein de l’Église. Je demande au Pape de faire cela même sans un accord complet sur la question du concile de Vatican II. Peu importe leurs désaccords, nous pouvons sûrement arriver, au fil du temps, à une entente avec la FSSPX en ayant celle-ci fermement implantée dans le sein de l’Église. Je pense que l’Église a besoin d’être plus généreuse envers l’unité plutôt qu’insister sur une adhérence dogmatique à l’interprétation d’un concile non-dogmatique. Les problèmes sont réels, mais ils doivent être réglés à la maison et non pas avec la porte barrée à clé.


De plus, l’engagement du Pape François envers les objectifs du concile de Vatican II est hors de tout doute. S’il était aussi généreux envers la FSSPX, personne ne pourrait interpréter cela comme un rejet du Concile. Comment le pourrait-on? Cette perception n’aurait peut-être pas été le cas lors du dernier pontificat. Le Pape François est particulièrement bien qualifié pour ce moment de magnanimité.


Je crois que cette générosité est justifiée et est une pratique normale de l’Église. Nous n’insistons pas pour que des ordres religieux qui se sont écartés encore plus loin dans l’autre direction de signer une copie de Pascendi Dominici Gregis avant qu’ils ne soient de nouveau appelés catholiques. Alors, s’il vous plait, n’insistons pas pour le corollaire pour la FSSPX. Devons-nous insister sur plus encore pour un groupe dont la doctrine n’aurait soulevé aucun problème il y a encore de cela cinquante ans? Ma prière est que non.


Donnez-leur un statut canonique et une structure organisationnelle qui les protégera. Ramenez-les à la maison, par égard à eux et à d’innombrable âmes. J’ai la ferme conviction qu’une telle générosité sera repayée au septuple. Le Pape Benoît XVI a déjà accompli tant de dur labeur, tout ce qui requis est juste un petit effort de plus.


Je vous en prie, Saint-Père, ne laissez pas ce moment passer et cette division devenir un gouffre. Faîtes cette généreuse offre et prévenez davantage de division au sein de l’Église. Faîtes ceci pour qu’aucun de vos successeurs ne puissent dire: «si seulement nous avions fait plus.»


Source: Creative Minority Report
Traduction: Notions romaines


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