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Que penser des gagneurs de temps ?

 
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Maunoir


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MessagePosté le: Jeu 9 Oct - 13:54 (2014)    Sujet du message: Que penser des gagneurs de temps ? Répondre en citant

GAGNEURS DE TEMPS ET AVOCATS DE L’ERREUR


Les mécanismes révolutionnaires sont souvent mal compris par les victimes et même par la plupart des  agents de la subversion… La Rome conciliaire est devenue un puissant agent de subversion; la tête de la FSSPX l’est  devenue aussi par ses dérives doctrinales, centralisatrices.  Mais que dire du simple prêtre dans un prieuré lambda ? Est-il oui ou non un agent de la subversion tout en étant de bonne foi (en continuant à dénoncer les erreurs conciliaires, par exemple) ? N’est-il exagéré de penser de telles choses ?


Le colonel Chateau - Jobert a étudié à fond cette question de la participation de bonnes personnes dans les révolutions ( quelqu’elles soient).  Il a écrit à ce sujet d'excellents ouvrages pour expliquer les divers mécanismes de la révolution :

Nous invitons instamment nos lecteurs à se les procurer et à les lire pour comprendre les événements qui sont en train de se dérouler sous nos yeux dans la tradition (et ailleurs).
A ceux qui n'auraient (hélas!) pas le temps ou la volonté de lire ces ouvrages, nous nous permettons de présenter deux extraits de son oeuvre qui résument quelques-unes des meilleures considérations du colonel adaptées à l'actuelle crise de la FSSPX. 


De nombreux prêtres sont en train de faire un bien mauvais calcul.  Qu'ils lisent ces pensées pour prendre d'énergiques résolutions et prient le Dieu Fort de leur donner le courage d'une Foi combattante !
 
 
Gagneurs de temps


La politique du moindre mal est celle qui favorise le mieux les progrès invisibles de la Révolution : elle donne aux hommes de fausses raisons de croire que le danger peut être vaincu ou amoindri par des expédients en réalités inefficaces.  Et lorsque le danger resurgit, encore plus menaçant, les hommes sont encore moins aptes à y faire face que s’ils avaient réagi courageusement plus tôt, en reconnaissant la vanité de toute fausse opposition et en brandissant la Contrerévolution.  Ce n’est pas freiner la Révolution que d’agir de façon qu’elle soit plus forte dans 5 ou 20 ans qu’elle l’est maintenant.  Si les faux opposants s’exclament que c’est toujours 20 ans de gagné, la balance entre le temps « gagné» et le terrain perdu doit pourtant bien les obliger à conclure que le résultat est négatif.  Jamais ni eux ni leurs successeurs ne gagneront contre la Révolution.  Ils sont des vaincus d’avance et ils le savent : ils reculent et ils clament leur victoire en disant qu’ils gagnent du temps ! Belle victoire que de laisser après soi une situation encore plus difficile !
 


Avocats de l'erreur


La Révolution reçoit une aide aussi puissante que subtile de la part de ceux qui ne parlent des révolutionnaires – sans jamais nommer la Révolution – que pour trouver des excuses et des explications à leurs erreurs. Ils agissent exactement comme le feraient des avocats de l’erreur.  Il s’en trouve dans tous les milieux et ils opèrent sous des formes variées.  Etant admis –par eux tout du moins– qu’ils sont du côté de l’ordre et de la morale, ils adoptent au sujet de l’ordre et de la morale, un parti pris de non conformisme qui les amène à un dénigrement systématique n’épargnant que ce qui est du côté de la Révolution.


La Révolution n’a pas grand mal à trouver des hommes qui se chargent de créer le trouble qui lui est utile. Pour se faire l’avocat de l’erreur, il suffit de trahir les vraies valeurs et, par exemple, de considérer comme normal que l’intelligence, l’art d’écrire ou la simple bonhomie relèguent au second plan le souci de la vérité et donne un droit à encourager l’erreur ou l’immoralité.  Et l’on entend alors des appréciations sur tel ou tel révolutionnaire : « oui mais à part cela (cela, c’est le côté révolutionnaire du personnage), c’est une si belle intelligence – c’est un homme sectaire, il vote pour le socialisme les yeux fermés mais c’est un homme si honnête».
Qui n’a pas entendu ces phrases écœurantes?   Et souvent prononcées par ceux-là même qui portent la responsabilité de n’avoir pas nettement éclairé, averti, inquiété ces gens si « intelligent»,  si « cultivés », si « honnêtes ».
Ces défenseurs des révolutionnaires font preuve de tant d’incohérence – sinon de duplicité – qu’ils prennent en considération une intelligence qui est malhonnête, et qu’ils oublient que la première honnêteté est un effort pour connaître et respecter ce qui est vrai.  On les voit se pâmer d’émerveillement devant une littérature de pervertis ou quelques scénarios d’invertis.  Ils croient faire preuve d’un esprit large, d’un esprit éclairé, parce qu’ils admettent une pourriture mentale souvent enrobée d’un prix littéraire ou d’une appartenance à telle « académie ».  De ces gens-là,  le bon sens rabelaisien s’esclaffait   : ils en mangeraient si on la leur présentait dans un pot doré.


Toutes les occasions sont bonnes pour marquer leur délectation  de ce qui leur est mis sous le nez par le clan de la subversion.  Souvent ces hommes ont tout appris sur l’ennemi, mais dans une optique faussée par l’oubli du danger permanent qu’elle représente.  Fréquemment , ils parlent d’elle comme au passé – argument que la Révolution elle-même leur souffle - ; ils disent que l’on dramatise en considérant les révolutionnaires d’aujourd’hui (ceux qu’ils voient souvent sous une forme empâtée ou apathique) comme des éléments dangereux pour l’homme et la société. Et pourtant, s’ils réfléchissaient, ils le découvriraient aisément, ce véritable révolutionnaire : ce peut être tel chef du personnel, tel contremaître, tel PDG ou petit patron imposant un rendement  de travail dans une optique où le profit a priorité sur la condition de l’homme.


Mais devant le danger révolutionnaire le plus flagrant, devant le péril marxiste, on trouvera des avocats de l’erreur.  Ils sont tellement déformés par l’orientation de leurs études qu’ils en arrivent à perdre de vue qu’il s’agit d’une révolte permanente qui, à chaque moment, aura ses méthodes, ses hommes,  ses artifices pour s’acharner au mal. Ils dissimulent le vrai visage de la révolution derrière un masque qu’ils façonnent pour qu’il n’effraie pas


Certains parmi les avocats de l’erreur sont particulièrement habiles à susciter quelques complexes d’infériorité qui puissent jouer en faveur de la subversion. Ils exposeront, par exemple, qu’une étude complexe des diverses idéologies est devenue si difficile, qu’émettre une opinion est imprudent, à moins d’une véritable érudition sur le sujet. (Ce qui est bien évidemment leur cas et c’est là que réside leur grave responsabilité, car leur érudition, qui devrait servir à la vérité, ne cherche nullement à rappeler celle-ci, mais à intercéder pour le côté de l’erreur ).


A les entendre, un homme honnête ne peut guère proclamer sa foi en une vérité s’il n’a pas passé quarante ans de sa vie à chercher où sont le vrai ou le faux.  Ils trouvent donc raisonnable que les hommes de bonne foi se taisent… mais ils admettent très bien que les mauvais parlent ; et ils ne voient même plus ce qui est anormal en ce qu’eux-mêmes, qui se proclament défenseurs de la vérité, soient devenus, contre la vérité, des intercesseurs de ces causes insoutenables.  Ils vous montreront combien il faut être réservés avant de condamner, s’appuyant sur quelques rappels historiques.  Précisément parce que toute une vie serait insuffisante pour déterminer le contour exact des erreurs, il est indispensable que tout le monde ne perde pas son temps à devenir spécialiste de telle ou telle philosophie subversive.  Si quelques spécialistes sont nécessaires, c’est bien pour que les autres hommes soient rapidement instruits  contre les théories de l’erreur et soient affermis sur les principes de vérité qui guideront leur action. Sinon l’étude de l’ennemi dégénère en la recherche exclusive d’une satisfaction intellectuelle personnelle en oubliant le côté positif qui la justifiait.


Si certains avocats de l’erreur mettaient autant d’acharnement à expliquer concrètement où est le bien  qu’ils en mettent à humer l’odeur de l’erreur, la révolution ne bénéficierait pas de l’extraordinaire propagande que lui font leurs écrits.  Les théories révolutionnaires seraient beaucoup moins connues et beaucoup moins dangereuses si les spécialistes de leur étude ne se délectaient parfois à répandre le fruit de leurs cogitations dans un public qui n’a reçu aucune formation lui permettant un jugement exact sur le sujet.


Faire étalage de nuances à propos de ce qui est mauvais est souvent dangereux, car les hommes non prémunis en arrivent à croire qu’il est bien difficile de cerner l’erreur, donc que l’erreur n’est pas si évidente, donc que la vérité n’est pas si certaine.  En dissertant sur les points marginaux d’une théorie, les avocats de l’erreur finissent par escamoter, dans l’esprit des hommes, le fait que la théorie est fondamentalement fausse.  Les auteurs de ces imprudences verbales ou écrites auront beau dire que leurs raisonnements sont inattaquables, il n’en reste pas moins que, par orgueil bien souvent, ils auront contribué à servir l’erreur.  Ils auront pu éclairer un homme déjà averti sur ces questions mais, pendant le même temps, ils auront peut-être égaré cent personnes de bonne volonté.


L’arme la plus sournoise employée par les avocats de l’erreur est l’omission dans l’argumentation : ils s’élèvent contre ce qui est imparfait d’un côté, mais leur silence couvre ce qui est mauvais de l’autre. Ou bien sous le prétexte de faire le point sur les erreurs de certaines personnes, ils en arrivent à rapetisser la vision exacte des conséquences des fausses doctrines et à minimiser la responsabilité de ceux qui les propagent.  Ils commettent ainsi la lourde faute d’introduire, dans le cerveau des hommes, l’idée que l’on peut « s’arranger » avec l’erreur et le compromis  tout en conservant la conscience tranquille.  Ils ne se préoccupent pas de l’impression forcément erronée que fait naître leur raisonnement : ce n’est pas la vérité qu’ils essayent de découvrir, c’est l’erreur qu’ils essayent de rendre acceptable.  Ainsi certaines élites, dont des religieux, au talent oratoire reconnu ou à la plume très  sollicitée.
C’est jeter la suspicion sur la vérité que d’estomper, dans les esprits, l’idée bien nette que l’erreur, même réduite à sa vraie dimension, n’en reste pas moins l’erreur et qu’elle est inconciliable avec la vérité.  Faire naître de simples impressions qui soient favorables à l’erreur, c’est faire glisser les hommes vers l’erreur .


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MessagePosté le: Jeu 9 Oct - 13:54 (2014)    Sujet du message: Publicité

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