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1994-2014 bilan d'un épiscopat

 
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MessagePosté le: Mer 22 Oct - 23:43 (2014)    Sujet du message: 1994-2014 bilan d'un épiscopat Répondre en citant

D'après une étude parue initialement sur le blog Syllabus ( Février 2013 )
 
 




L’œcuménisme de Monseigneur Fellay 
 
 
 
 
 
 
1994-2014 
 
 
 
 
Bilan d’un épiscopat 
 
 


 
 








Pour faire la paix, il faut toujours des spécialistes : les diplomates et les experts ” 
 
 
 
 
  
 
 
 
Yves Congar 
 
 
 
 
 
 

                            
                                                                                     

 
Dans cette étude, nous nous référons particulièrement à l’enseignement de Monseigneur Lefebvre en ce qui touche la question de l’œcuménisme.
« Dans cette confusion des idées où des chrétiens semblent maintenant se complaire, il est une tendance particulièrement préjudiciable à la foi et d’autant plus dangereuse qu’elle se présente sous les apparences de la charité. Le mot, apparu en 1927 lors d’un congrès qui s’est tenu à Lausanne, devrait par lui-même mettre en garde les catholiques, s’ils se référaient à la définition qu’en donnent tous les dictionnaires : « Œcuménisme : mouvement favorable à la réunion de toutes les églises chrétiennes en une seule. » On ne peut pas fondre des principes contradictoires, c’est l’évidence, on ne peut pas réunir, de façon à n’en faire qu’une seule chose, la vérité et l’erreur. A moins d’adopter les erreurs et de rejeter tout ou partie de la vérité. L’œcuménisme se condamne de lui-même.
Le terme a connu une telle vogue depuis le dernier concile, qu’il a pénétré le langage profane. On parle d’œcuménisme universitaire, d’œcuménisme informatique, que sais-je encore, pour exprimer un goût ou un parti pris de diversité, d’éclectisme.
Dans le langage religieux, l’œcuménisme s’est étendu dernièrement aux religions non chrétiennes, en se traduisant aussitôt dans les actes. »
(“Lettre ouverte aux catholiques perplexes” chapitre 10).
 
Cet œcuménisme, qui n’a pas cessé de progresser depuis Vatican II, a su s’étendre jusqu’aujourd’hui  grâce à la faiblesse et la complicité des autorités de la tradition, aux filières de ce qui était jusqu’ici dénommé «  la tradition catholique ». C’est ainsi que nous avons d’abord  pu assister petit à petit à la réintégration de plusieurs congrégations traditionnelles à la Rome conciliaire, et nous voyons actuellement que cet œcuménisme s’applique dans toute sa forme à la FSSPX, au point de produire en elle des fissures et une division interne qui déjà semble irrémédiable et irréversible tant les autorités actuelles  font de nombreux pas de côté ou ne rectifient pas complètement le cap, chose très improbable venant de libéraux.
 
Monseigneur Lefebvre disait que “Satan règne par l’équivoque et l’incohérence, qui sont ses moyens de combattre et qu’il s’empare des hommes de peu de foi » (‘Le coup de maître de Satan’). En effet, nous avons pu voir ces dernières années un tas de confusions, d’incertitudes, d’ambiguïtés et d’incohérences chez les supérieurs de la FSSPX, et tout cela, loin de les admettre, ils ont voulu les faire passer pieusement pour des œuvres de charité au bénéfice de l’Eglise universelle. C’est le cas de la « levée des excommunications » qui n’en étaient pas ; le motu proprio qui a placé la Sainte Messe canonisée par Saint Pie V sous la Messe nouvelle du franc-maçon Bugnini ; les « dialogues doctrinaux » en vue d’un accord doctrinal qui se sont transformés en (et qui probablement avaient été mis sur pied dans le but de) dialogues pour un accord canonique sans accord doctrinal ; la justification de Vatican II ; l’expulsion et la condamnation des récalcitrants qui avaient le courage de parler un langage catholique ; les spéculations et les commérages sur des petits semblants d’ouverture de la part du Vatican ; le langage diplomatique ou le double langage, tout cela et encore d’autres choses font partie de la stratégie œcuméniste tant de Rome que des groupes qui, au sein même de la FSSPX, œuvrent à unir ce qui doit être séparé, ce que la Vérité a séparé. Une tradition catholique qui a adopté la politique œcuméniste de Rome pour dialoguer avec la religion moderniste qui combat la religion catholique, tombe malade, et devient chaque fois de plus en plus méconnaissable pour les fidèles disciples de Monseigneur Lefebvre.
 
Mais comment se manifeste l’œcuménisme de Monseigneur Fellay ? Avec l’aide du Père Yves Congar O.P.  , théologien moderniste de Vatican II, fait cardinal par Jean-Paul II, qui, par ses livres « Principes pour un œcuménisme catholique » et « Initiation à l’œcuménisme », fut un des grands précurseurs de l’œcuménisme actuel, nous pourrons procéder à un bref examen du travail œcuménique de Mgr Fellay par rapport à la Rome moderniste.
 
D’une façon lente mais continue, durant plusieurs années : « sans désespérer, sans impatience, nous avons constaté que le moment d’un accord n’est pas arrivé. Ceci ne nous empêche pas de continuer à espérer, de continuer sur le chemin fixé depuis l’an 2000» (Mgr Fellay, Lettre aux amis et bienfaiteurs n° 72), nous pouvons vérifier une stratégie qui avait déjà été indiquée par le théologien dominicain dans les points clés de son œuvre. Monseigneur Fellay n’aura rien d’autre à faire que de les mettre en pratique sous un déguisement traditionnel.
 
Il y a des mots ou idées clés que Congar élabore tout au long de son opuscule (nous nous basons sur « Initiation à l’œcuménisme », Editorial Herder, 1964) et que Mgr Fellay suivra point par point.
 
Cela peut se résumer aux points suivants :


1.      DIALOGUER
2.      CHANGER LE CLIMAT
3.      RETABLIR LA CONFIANCE
4.      INFORMATION
5.      CLARIFICATIONS
6.      JETER DES PONTS
7.      CRÉER DES CONTACTS
8.      NOUS AVONS DES AMIS PARMI EUX
9.      NOUS NE RENIONS AUCUNE DE NOS CONVICTIONS
10.    AVOIR UN ESPRIT D’ORAISON
 
Dans ce travail œcuménique, il y a aussi des travers à éviter :


11.  LA CRITIQUE
12.  L’INCOMPREHENSION
13.  LES TERMES UTILISES POUR PARLER D’EUX
 
Ces efforts groupés pour unir tous les chrétiens (au-delà des désaccords doctrinaux), qui sont la définition de l’œcuménisme selon Congar et selon la pensée moderniste, se traduisent, en ce qui concerne la Tradition, dans les efforts pour unir les traditionalistes avec les catholiques de l’Eglise officielle qui veulent « reconnaître » le traditionalisme mais sans salir l’Eglise officielle. Et comme l’Eglise officielle (en vérité, conciliaire ou moderniste) n’a aucun désir de se convertir à la Tradition, les traditionalistes doivent alors adopter une méthode moderniste pour le retour à l’union, que déjà ils ne peuvent plus espérer.
 
Pour avancer dans ces rencontres œcuméniques, le terrain est lentement préparé par les «mauvaises semailles ». On « dé-diabolise » l’ennemi – tant de la part de Rome que de la part de la FSSPX, l’une en levant les « excommunications », l’autre en affaiblissant ses critiques à l’égard du Pape ou de Vatican II- ; on cherche à « changer le climat » par un langage courtois et des comportements diplomatiques, l’omission de critiques sévères et une quête de la « compréhension » de l’autre. De même on affirme que l’ennemi n’en est plus un ou au minimum que tous ne sont pas des ennemis, sinon une infime partie : de là découle un changement logique : au lieu de parler d’ « Eglise conciliaire » ou d’« Eglise moderniste » on parle maintenant seulement d’ « Eglise officielle », et même si c'est le fruit d’un changement  graduel et relatif, la manœuvre est très claire. Grâce à cette première étape, a  pu s’établir ce fameux « dialogue doctrinal », dans la mesure où l’on ne considère déjà plus l’ennemi comme ennemi. Il y aura ainsi des « amis » parmi eux. Dans la même veine, pour Rome, le problème n’est pas toute la FSSPX, mais les « extrémistes » irréductibles comme Monseigneur Williamson qui ont l’habitude de dire des choses inconvenantes (et pour cela doivent être expulsés). Ainsi, on va à la recherche de ces « amis » dans les autres filières, qui en fin de compte semblent ne pas être trop éloignés de nous (les cardinaux et évêques dits « conservateurs »). C’est ainsi qu’on entre dans le mécanisme du dialogue, dans ce cas avec l’adjectif de « doctrinal ».
 
Monseigneur Lefebvre disait : «  l’union adultère de l’Eglise et de la Révolution se concrétise dans le dialogue ». De la même manière que Pilate a utilisé le dialogue avec Notre Seigneur, non pour connaître la vérité, mais dans l’intention de laver ses fautes et de se donner la facilité de ne pas se mélanger avec elle pour éviter de se mettre à dos l’opinion publique, ainsi Rome a offert le « dialogue » à la Fraternité. Consacré officiellement par la secte moderniste lors de Vatican II,  Paul VI avait déjà affirmé à ce sujet : « A propos de cet élan intérieur de charité qui tend à se traduire en un don extérieur, nous utiliserons le nom qui est devenu courant, celui de dialogue »(Ecclesiam Suam, 6 août 1964).
 
La ruse du serpent a réussi, depuis lors jusqu’aujourd’hui, à obscurcir les intelligences, avilir les volontés, fausser les vertus, par le moyen du « dialogue », en recourant à des expressions qui forment un langage ambigu, indéfini, tortueux, précaire, doucereux et malléable. Sa persévérance diabolique laisse sur son passage seulement un monde irréel, teinté, illusoire, faussement optimiste, qui veut dissimuler le vide, l’impiété et le profond fossé qui conduit à la perdition des âmes anesthésiées et abruties par tant de faux « dialogues » pour finalement échapper à la charité de Dieu qui nous presse, la vraie foi qui illumine le chemin et l’espérance surnaturelle.
 
Il faut tenir compte aussi que, parmi l’appareil dialectique œcuméniste, ont l’habitude de se placer astucieusement des définitions et des professions de foi catholiques, et de pieux appels à la prière, comme pour convaincre l’interlocuteur que celui qui soutient cette position n’a pas renié ses convictions catholiques de toujours. Il s’agit d’un mélange astucieux de vérité et d’erreur sous couvert de « charité ». Mais, comme nous le savons, Dieu n’a pas besoin d’erreur pour triompher et l’homme a besoin de mensonges pour désobéir à Dieu.
 
Regardons brièvement certaines de ces consignes développées par le moderniste Yves Congar et plus tard par Monseigneur Fellay :
 





*** 
  
  
  
 
 
 
 1.      « Ce sont des occasions d’estime mutuelle et, sans rien renier de nos convictions, d’apprécier ce qu’il y a de chrétien dans les autres ».(Congar)
Ce n’est pas pour admettre une partie des erreurs que nous entrons en dialogue avec les “hérétiques”; c’est avec le désir de goûter d’une vérité plus entière et expliquée de façon lumineuse.  (Congar) 


                                                                              



La mise en place de relations d’estime et de dialogue suppose (…) une éducation des fidèles.  (Congar)
 
« Je dirais que ce dialogue doit être doctrinal et pratique, avec des faits qui appuient les raisonnements théologiques. A partir du point de convergence entre Rome et nous – la constatation commune d’une crise destructrice-, nous devons essayer de faire disparaître la différence, en amenant Rome à admettre la véritable cause de cette crise. La discussion doctrinale a pour objectif d’obtenir que Rome reconnaisse cette cause. »
(Mgr Fellay, entretien du 20 avril 2006, DICI et Panorama Catolico Internacional)
 
"Il est nécessaire de bien voir comment s’articulent les étapes de ce dialogue pour comprendre que nous ne désirons pas ignorer l’aspect spéculatif ou doctrinal, ni l’aspect pratique ou pastoral, de même que nous ne désirons pas non plus ignorer la prudence réaliste et l’esprit surnaturel ».
(Mgr Fellay, Ibidem)
 
 
2.      "Ne pas perdre les vraies occasions susceptibles de répandre la lumière, de rétablir la vérité(Congar)
 
« Le but que l’on cherche à atteindre avec ces discussions doctrinales est une importante clarification dans l’enseignement de l’Église ces dernières années.”
(Mgr Fellay. Entretien paru dans le bulletin de la Tradition, District d’Afrique, sept. 2009)
 
 
3.   « Que faire pour atteindre l’unité. Changer le climat ? ». (Congar)


« Nous en avons fait l’expérience lors de nos réunions avec les protestants ou les orthodoxes. La prière n’a pas remplacé dans ces réunions la confrontation doctrinale, mais cela a permis d’évoluer dans un climat moins polémique et intellectuellement plus profond, dans la confiance et la croyance d’être appelé à faire une œuvre commune ».
(Congar)
 
« Il y a peu, nous avons demandé que soit levé le décret d’excommunication comme premier pas concret de la part de Rome. Cette mesure changera le climat et nous permettra de mieux observer comment se développent les choses ».
(Mgr Fellay, Lettre aux Amis et Bienfaiteurs n°66, 2004)
 
« Les conditions antérieures que j’ai déjà proposées ont pour objectif de créer un climat nouveau dans l’Eglise officielle. Cela sera le premier pas pour rendre à nouveau possible la vie catholique traditionnelle ».
(Mgr Fellay, Entrevue, 20/04/2006, Panorama Catolico Internacional)
 
“Ce qui nous intéresse, c’est que l’Église change ce climat d’hostilité généralisée, qui tourne parfois à la persécution, envers tout ce qui est considéré comme traditionnel, envers tout ce qui est lié à la Tradition. Ceci fait qu’il est impossible, pour les catholiques liés à la Tradition, de mener une vie normale. Pour changer ce climat, nous suggérons que … »
(Mgr Fellay, Entrevue de 30 giorni n°9, 2005)
 
 
4.      « Jeter des ponts, créer des contacts »  (Congar)
 
"Nous ne voulons pas poser de conditions préalables au Saint-Siège. Nous ne voulons imposer aucun diktat. Ce n’est pas notre position. Nous disons seulement que, si on veut construire un pont, on doit penser avant tout aux piliers qui doivent le soutenir."
(Mgr Fellay, Entrevue de 30 giorni, n°9, 2005)
 
« Dans le but de ne pas couper tous les contacts, nous avons proposé une alternative …”
(Mgr Fellay, Cor Unum n°101, 18 mars 2012)
 
                                                                          



« Et vous pensez que, ailleurs qu’à Rome vont s’intensifier les contacts ? »
« Cela est l’objectif, comme je l’ai expliqué à Rome en disant que la situation, telle que nous la proposons, est certainement provisoire mais, en même temps, apaisante et permettra aux âmes de bonne volonté de se mettre à jour. Tout cela se fera, néanmoins, graduellement.  Et cela dépendra aussi de la réaction de l’autre partie »
(Mgr Fellay, entretien Monde et Vie, janvier 2009)
 
« Nous avons maintenant des contacts amicaux dans les dicastères les plus importants, également dans l’entourage du Pape ! »
(Mgr Fellay, Cor Unum n°101, 18 mars 2012)
 
5.      « En s’adressant au Congrès protestant de Munich le 16 août 1959, le professeur Théodor Heuss, ancien président de la République Fédérale Allemande, salua les catholiques présents ; il les assura que toute sa vie, il avait eu des amis parmi eux et il souhaitait à tous ses coreligionnaires qu’ils fassent la même expérience ». (Congar)
 
« Ce qui peu à peu est en train de changer en particulier à Rome et dans le monde, c'est qu’il y a certains évêques qui aujourd’hui sont des amis à nous. » (Mgr Fellay, sermon prononcé à Madrid, le 15 novembre 2009)


 «  A Rome, au Vatican, nous avons aussi des amis. Cela est la situation. »  (Mgr Fellay, sermon prononcé à Madrid, le 15 novembre 2009)
 
 
6.      « Le résultat le plus sérieux de cette situation est la création d’un certain nombre de complexes, dont le plus destructeur est le complexe d’un manque de confiance … S'il n’y a pas de confiance, ce qui se fait avec la meilleure intention, on supposera que c’est une manœuvre rusée ou que cela procède des desseins les plus tortueux ». (Congar)


 « Mais en même temps il faut avoir confiance … Je crois que si nous avons des garanties, je veux dire, une structure canonique suffisamment solide … Quand on dit qu'il faut qu'on ait la possibilité de vivre, il faut qu'on ait une véritable autonomie, on signifie que les fidèles puissent bénéficier vraiment de tous les sacrements, que les communautés religieuses puissent aussi être sous cette garantie protectrice. Et j'ai suffisamment de paroles du pape qui montrent bel et bien que c'est sa volonté … »
(Mgr Fellay, Conférence à Saint-Pré, le 4 mai 2012)
 
"Mais je pense réellement que la préoccupation principale parmi nous est plutôt la question de la confiance dans les autorités romaines, avec la crainte que ce qui pourrait arriver soit un piège. Personnellement, je suis convaincu que ce n’est pas le cas."
(Mgr Fellay, Entretien accordé à Dici, 7 juin 2012
 
 
7.      « Pour ce qui est de nos réunions entre chrétiens en tant que frères séparés, nous nous présentons les uns aux autres avec un passé qui détermine en nous certaines formes de penser et de réagir. Mais les autres ont aussi un passé différent du nôtre. Et nous ne nous comprenons pas … » (Congar)
 
« Pour l’Humanité, une liberté plus large pour célébrer la Sainte Messe est une cause de joie, un pas en avant en faveur de la Tradition, même si le manque de confiance pendant ces trente années de défense et de lutte contre « ceux qui devraient être nos pasteurs » ne pourra se vaincre si facilement ».
(Mgr Fellay, Lettre aux Amis et Bienfaiteurs n°70, 25/2/2007)
 
8.      « Il est nécessaire de disposer sur les chrétiens d’Orient, les réformateurs et le protestantisme actuel d'une indispensable information valide ». (Congar)
 
« Je dispose de détails suffisants en mon pouvoir pour affirmer que ce que je dis est certain, même si je n’ai pas traité directement avec le Pape, sinon avec ses plus proches collaborateurs ».
(Mgr Fellay, entretien accordé à Dici, le 7 juin 2012)
 
« Il n’y a aucun doute que depuis 2006, nous assistons à une évolution dans l’Eglise, à un changement important et très intéressant, même si peu visible (…)  Si cela est certain, et de cela je suis sûr, cela exige de nous une nouvelle position en relation avec l’Eglise officielle ».
(Mgr Fellay, Cor Unum n°101, mars 2012)
 
 
9.      « Considérer la grande mission d’œuvrer pour l’unité, en ayant l’esprit d’oraison ».(Congar)
 
« Nous avons expérimenté cela dans nos réunions avec les protestants ou les orthodoxes. Au cours de ces réunions, la prière n’a pas remplacé la confrontation doctrinale, mais elle a permis de travailler dans un climat moins polémique et intellectuellement plus profond, en confiance et dans la foi d’être appelé à faire une œuvre commune ». (Congar)
 
« Nous souhaitons en fin de compte que tous continuent à prier le Rosaire et ainsi consolider … »
(Mgr Fellay, 28 novembre 2010)
 
« La situation de l’Eglise et du monde nous invite à vous demander avec instance de ne pas arrêter cet élan de prière pour le bien de l’Eglise et du monde, et pour le triomphe du Cœur Immaculé de Marie ».
(Mgr Fellay, Lettre aux Amis et Bienfaiteurs n° 78)
 
10.  « Que peut-on espérer »?
« Tout, si le Saint Esprit est dans cette œuvre (…) Si en vérité, Dieu a commencé à faire quelque chose en faveur de l’union des chrétiens, qui donc pourrait mettre un frein à Son œuvre? Il n’y a qu’une seule chose à faire : se montrer fidèle, œuvrer avec toutes les forces à l’intérieur de la force même de Sa Grâce. Lui connaît déjà le résultat. »


"Néanmoins, si on s’en tient à un point de vue purement humain, il faut reconnaître en même temps que l’union est humainement impossible et que, malgré tout, si tant de choses ont pu être réalisées, on peut raisonnablement espérer que beaucoup d’autres se réaliseront ». (Congar)
 
« Et donc si nous avons des réussites, que cela ne nous incite pas à arrêter nos efforts. Redoublons nos prières. Regardons en direction du Bon Dieu. Faisons quelques efforts, quelques sacrifices, et comptons sur Sa Grâce. L’Eglise toujours nous a dit qu'il y a un façon de voir, une pensée, qui est la solution de tous les problèmes ».
(Mgr Fellay, sermon du 11 novembre 2012)
 
Menaces pour l’oecuménisme:
 
1.      « Le résultat le plus sérieux de cette situation est la création d’un certain nombre de complexes, dont le plus destructeur est le complexe d’un manque de confiance … Si il n’y a pas de confiance, ce qui se fait avec la meilleure intention, on supposera que c’est une manœuvre rusée ou que cela procède des desseins les plus tortueux ». (Congar)
 
“Parmi nous, il y a un manque de confiance à l’égard de Rome, parce que nous avons souffert de trop de tromperies, et pour cela nous croyons qu’il peut s’agir d’un piège. Il est certain que nos ennemis  peuvent penser à utiliser cette proposition comme traquenard, mais le Pape, qui réellement souhaite cette reconnaissance canonique, ne nous tend pas un piège ».
(Mgr Fellay, entretien accordé à Dici, le 7 juin 2012)
 
“Dans notre réalité, il y a de la méfiance face à l’autorité ecclésiastique à cause des souffrances subies jusqu’aujourd’hui. Et pour surmonter cet état de méfiance, l’annulation de ce qu’on appelle excommunication serait une solution bienvenue ».
(Mgr Fellay, entretien repris dans 30 Giorni n°9, 2005)
 
2.       « Nous attirerons aussi l’attention sur d’autres points importants de l’éducation concernant l’opinion des autres : les termes utilisés pour en parler. Sans qu’on en prenne conscience, ces termes sont porteurs d’une attitude spirituelle.  Si moi je les appelle des Chuetas, des marranes ou des hérétiques, je donne dès le départ à ma pensée, pour fixer l’existence des autres et pour parler d’eux, un signe qui fait dévier sur un chemin péjoratif. Il y aura donc le danger que l’image que je me forge d’eux et à travers laquelle je les vois, porte la même connotation ». (Congar)
 
“D’un côté, nous faisons porter aux autorités présentes toutes les erreurs et tous les maux qui se rencontrent dans l’Eglise, en oubliant que ces autorités s’efforcent au moins en partie de se libérer des plus graves (la condamnation de ‘l’herméneutique de la rupture’ dénonce des erreurs bien réelles). D’autre part, on prétend que tous sont profondément enracinés dans ce cadre (‘tous modernistes’, ‘tous pourris’). Cela est manifestement faux ».
(Mgr Fellay, Réponse aux trois évêques)
 
3.      " En tout, nous choisirons au maximum le moment qui favorise l’explication positive et nous éviterons la discussion sur tout ce qui est contestable entre nous. " (Congar)
 
J’ai écrit une lettre au Pape en lui disant ceci : « pendant un moment, puisque vous connaissez notre opposition au Concile, et puisque vous voulez néanmoins nous reconnaître, j’en avais conclu que vous étiez disposé à mettre de côté ou à plus tard ces problèmes du Concile » Entre autres, cela voulait dire « dégrader le Concile », le rendre sujet à opinions, à discussions – puisqu’on parlait de discussions possibles, légitimes même. [Oui, mais donc non] Donc je pensais ainsi : « puisque vous faites ce geste dans notre direction, malgré le problème, cela veut dire que vous estimez plus important de déclarer catholique la Fraternité que de maintenir à tout prix ce Concile ; mais puisque je vois qu’en fin de compte, vous-même semblez imposer le Concile, je dois conclure que je me suis trompé. Alors, s’il vous plaît, dites-nous vraiment ce que vous voulez ».
(Mgr Fellay, sermon à Saint Nicolas du Chardonnet, dimanche 11 novembre 2012)
 
« Ces évènements ont incité Monseigneur Fellay à laisser de côté le principe qui avait guidé les négociations avec Rome. Ce principe était : « aucune solution pratique sans accord doctrinal ». Mais les évènements passés montreront que les différences relatives à la question doctrinale ne peuvent pas être résolues. Le Pape veut une solution canonique pour la FSSPX … Si la Fraternité refuse un accord, y compris dans ces circonstances, le résultat pourrait être de nouvelles excommunications ».
(Abbé Niklaus Pfluger, Premier Assistant Général de la FSSPX, conférence à Hattersheim du 29 avril 2012)
 
« Ce qui a changé c’est que Rome ne fait déjà plus d’une pleine acceptation du Concile Vatican II, une condition pour la solution canonique. De nos jours, à Rome, certains considèrent qu’une compréhension différente du Concile n’est pas déterminante pour le futur de l’Eglise, parce que l’Eglise ne se réduit pas seulement au Concile. De fait, l’Eglise ne se limite pas au Concile, elle est beaucoup plus large. Et donc, il faut s’atteler à résoudre les problèmes majeurs. Cette prise de conscience peut nous aider à comprendre ce qui est vraiment en train de se passer : nous sommes appelés à aider à apporter à autrui le trésor de la Tradition que nous avons pu conserver. "
(Mgr Fellay, entretien du 7 juin 2012)
 
« Mais une partie du chemin a déjà été parcourue. Choses qui paraissaient impossibles il y a 30 ou 40 ans, sont maintenant en réalité accomplies. Y compris dans le domaine doctrinal, sans concession à un mauvais libéralisme, nous nous sommes rendus compte déjà que certains points sur lesquels on avait discuté, ou plus précisément, qui apparaissaient comme points clés d’opposition, pouvaient – une fois bien expliqués – ne pas être facteurs de rupture ».
(Congar)
 
« Après les discussions, nous nous sommes rendus compte que les erreurs que nous pensions provenir du Concile, en fait sont le résultat de l’interprétation commune qu’on en avait faite ». « Le Pape dit que (…) le Concile doit être placé au milieu de la grande tradition de l’Eglise, qu’il doit être compris en accord avec elle. Ce sont des déclarations avec lesquelles nous sommes complètement d’accord, entièrement, absolument ».
(Mgr Fellay, entretien à « Catholic News Services », le 11 mai 2012)
 
4.     " A partir du moment où nous formons un groupe, nous sommes solidaires les uns des autres et le comportement de n’importe quel membre ou d’une partie du groupe lui est imputé, surtout si cela prête à la critique. Ainsi on observe souvent que les efforts de paix les plus beaux et les plus persévérants sont tués dans l’œuf, d’un seul coup, suite à un incident pénible, une parole, un geste peu amical. " (Congar)
 
"Nous ne conseillons pas, et même nous déconseillons, de s’ériger à temps et à contretemps comme redresseurs de torts et comme celui qui recherche la polémique. Nous nous rendrions odieux et nous nous laisserions entraîner nous-mêmes à des comportements caractérisés par un esprit dur, étroit, qui possède une vérité stéréotypée et sans capacité d’ouverture, ce qui est anti-chrétien ". (Congar)
 
« Ce manque de distinction conduit l'un ou l'autre d'entre vous à un durcissement ‘absolu’. Cela est grave parce que cette caricature n'est plus dans la réalité et elle aboutira logiquement dans le futur à un vrai schisme. Et peut-être bien que ce fait est l'un des arguments qui me pousse à ne plus tarder à répondre aux instances romaines.».
(Mgr Fellay, Réponse aux trois évêques, lettre du 14 avril 2012)
 
« Un grand nombre de fois, à cause de l’attitude défensive si nécessaire que nous avons adoptée depuis des décades, nous avons une attitude de réprobation totale, qui manque de discernement, qui court le risque de faire fuir les Nicodèmes des temps modernes. Malheureusement, ce n’est pas ainsi que nous les aidons ».
(Mgr Fellay, Cor Unum n°96, juin 2010)






 En résumé, on peut observer qu’au fil du temps, l’œcuménisme ‘traditionnel’ (pour lui trouver un qualificatif) a réussi à affaiblir les forces d’une vérité qu’on n’ose déjà plus prêcher intégralement et qu’on prêche à moitié. Pour citer Monseigneur Harscouët : « Pour pratiquer la politique de la conciliation coûte que coûte avec les adversaires et parfois avec les pires ennemis, les conciliateurs ont recours à des méthodes très larges, à des propositions complaisantes. Leur terminologie est connue : faire la trêve aux divisions (…) faire preuve de flexibilité compréhensive, garder le silence sur les points où il y a un désaccord (…). Et rien ne corrige leurs illusions ingénues, ni les moqueries, ni les mensonges, ni les échecs. Ils ont quasiment perdu le sentiment de l’affirmation et du franc parler, et la peur de choquer ou de déplaire à l’adversaire (…) les empêchent de prononcer un non catégorique ». 


On peut supposer que pour détruire la FSSPX, on n’a pas besoin d’un accord avec Rome, parce que le processus d’auto-démolition a suivi le cheminement identique à celui de la structure de l’Eglise officielle. Des années et des années de dialogues ont favorisé les ennemis de l’Eglise et ont affaibli les forces de la vérité qui déjà n’a plus le courage d’être elle-même, intransigeante. Ce long processus qui a détruit la Fraternité a été identifié il y a longtemps par un évêque exemplaire, un saint et un homme profondément anti-libéral du nom de Ezequiel Moreno Diaz :


« Dans les temps anciens, la tactique de Lucifer était de désunir les catholiques, car il les enviait de former une seule âme pour servir Dieu, et d’avoir un seul cœur pour L’aimer ; mais aujourd’hui il a changé de tactique, et il essaie d’unir ceux qui devraient être séparés, parce qu’il sait parfaitement que chaque pas qui fait avancer le libéralisme dans le camp catholique, est une nouvelle conquête pour lui … Plus longue est la distance entre nous et l’erreur, moins il y a de danger de tomber dans l’erreur »




                                                                               


Dernière édition par Maunoir le Sam 25 Oct - 17:32 (2014); édité 4 fois
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MessagePosté le: Mer 22 Oct - 23:43 (2014)    Sujet du message: Publicité

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parvulus


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MessagePosté le: Jeu 23 Oct - 06:41 (2014)    Sujet du message: 1994-2014 bilan d'un épiscopat Répondre en citant

Bravo et merci, Maunoir pour cette étude et mise en parallèle de deux apostats!


Apostat est le mot puisque:
1- "Nous sommes inaudibles!", abbé Pflüger! Mais tous les apôtres et missionnaires l'ont été de leur temps, sans pour autant s'arrêter de prêcher même et surtout à contre-temps. Hypocrisie supplémentaire: on prétend être plus "audible"... sans prêcher! Des apostats audibles, qui dit mieux????


2- On falsifie la doctrine, pour les besoins de la cause: l'église conciliaire, qui est une église idolâtre, le concile V2 est une idole, est Notre Eglise, l'église de NSJC, qu'ils ont entre temps découronné.... Vision subjective confondant nos sujets de juridiction, papes et évêques, avec l'Eglise hors de laquelle ils se sont mis! Pour preuve leur juridiction objective (magistère et culte conciliaires) anti-catholique.


Conclusion?


Pas de plus grande charité vraie que de clamer ceci:


Le chapitre 2012 de la FSSPX est Vatican 2 dans la FSSPX! Dénoncer et tourner le dos à ce chapitre 2012 est un devoir pour tout catholique, comme les sacres de 1988 tournèrent le dos à la juridiction ordinaire conciliaire! 


Il faut désobéir au chapitre 2012 pour obéir à Dieu!
Quant à Mgr Fellay, c'est un faible agité par un suppôt de Satan: l'abbé Pflüger!!!!
C'est lui l'auteur du chantage au sédévacantisme pratique, et au soit-disant ecclésio-vacantisme, supprimant toute juridiction de suppléance!
Cette juridiction de suppléance est précisément celle qui remplace la défection des sujets ordinaires de juridiction, quand leur juridiction objective exprime: "Non conserviam" (la Tradition), remake dans Notre Eglise du Non Serviam proto-peccamineux de Lucifer (sujet de juridiction des anges, puis après cela uniquement des démons: la cause formelle de toute société est la sujétion à sa juridiction).


Semper idem: à quelle église voulons-nous être incorporés? Au corps mystique du Christ? ou au corps mystique de l'antéchrist, qui persécute le corps mystique du Christ, et tue la foi dans les âmes???


Jusques à quand Seigneur ces "accordistes" et dialogueurs avec le diable dans Votre Eglise? Jusques à quand ces abbés aveugles se suicidant vers la Rome conciliaire, au lieu d'en écarter le plus possible leurs agneaux?????


Kyrie eleison, Notre Dame de l'horreur, priez pour nous!
_________________
credidimus veritati


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Paulus
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MessagePosté le: Jeu 23 Oct - 07:02 (2014)    Sujet du message: 1994-2014 bilan d'un épiscopat Répondre en citant

Cher Parvulus,


pourquoi notre Dame de l'horreur ?


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Maunoir


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MessagePosté le: Jeu 23 Oct - 07:13 (2014)    Sujet du message: 1994-2014 bilan d'un épiscopat Répondre en citant

En effet, cher Parvulus, cela ne me paraît pas être une dénomination très traditionnelle et convenante pour Notre Dame .. qui est associée par sa plénitude de grâce à la beauté divine.  A ce titre, Elle est infiniment éloignée de toute horreur même si Elle est la "Mater Misericordiae " .. celle qui se penche sur notre infinie misère.


Ne serait-il pas plus opportun de la dénommer comme "Notre Dame du temps de l'antéchrist " ou "Notre Dame de l'apocalypse" ? 


Relisez le RP Calmel à ce sujet.


In caritate


Dernière édition par Maunoir le Jeu 23 Oct - 19:16 (2014); édité 1 fois
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salsa


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MessagePosté le: Jeu 23 Oct - 14:06 (2014)    Sujet du message: 1994-2014 bilan d'un épiscopat Répondre en citant

Très intéressante synthèse qui sera relayée par l'ensemble des "bons" sites, j'espère !!

Elle permet d'avoir une vue plus large sur le comportement des autorités de la Fraternité, en montrant quelle fibre libérale (désir de plaire)  a utilisé Satan pour faire glisser son ennemie... 
Au passage, pour parvulus, ceci montre que, même sans accords, et même sans chapitre de 2012, la Fraternité est sur une très mauvaise pente... le fait est que depuis 2012, elle court à sa ruine, de plus en plus vite, entrainée par son élan ! mais la pente est prise depuis longtemps (au moins par la tête !)
Si un tel parallèle avec Congar, pouvait ouvrir les yeux de ceux qui se font manipuler (je pense aux fidèles mais aussi à certains prêtres qui se sont accoutumés à ce langage oecuménique et le relaient dans leurs sermons maintenant... aux religieuses de saint Pré également. Avec votre permission Maunoir, je l'enverrai bien à plusieurs d'entre elles ?! je sais que beaucoup a été fait sans succès de ce côté, mais ... votre texte permet une autre approche, qui peut peut être choquer ... dans un bon sens?
un très grand merci à vous pour cette étude !


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Maunoir


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MessagePosté le: Jeu 23 Oct - 18:27 (2014)    Sujet du message: 1994-2014 bilan d'un épiscopat Répondre en citant

Bien sûr ! A diffuser sans restriction !


Voici la nouvelle méthode de combat de la fraternité de Mgr Fellay... surtout ne soyons pas méchants avec Rome : faisons-leur la guerre avec des fleurs :




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Volmar


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MessagePosté le: Jeu 23 Oct - 20:37 (2014)    Sujet du message: 1994-2014 bilan d'un épiscopat Répondre en citant

Cher Maunoir,


Félicitations pour cette démonstration magistrale. Vous avez su démêler brillamment les méandres diaboliques de ces manoeuvres.


Comme vous l'avez bien mis en évidence, le principal piège, ou la voie de compromission, consiste en l'acceptation, même implicite des "règles du jeu" que vous avez énumérées.
Ces règles du jeu ont pour rôle de prendre la place de nos principes, et donc nous les font abandonner.
Le résultat est de se retrouver sur un pied d'égalité entre les deux parties en présence.
Cette égalité détruit toute considération sur un rapport du type vérité/erreur ou de type destructeurs/continuateurs.
Ce sont des techniques qui sont aussi utilisées dans les stratégies de négociation dites "gagnant-gagnant".
La seule difficulté est que la vérité n'est pas négociable.


La demande de recevoir les évêques diocésains dans les prieurés procède sans doute de la mêmes méthodes : instaurer un dialogue convivial, courtois... Les évêques seront ensuite invités à la galette des rois du prieuré, puis à la kermesse de l'école... Et le terrain finira d'être préparé.


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parvulus


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MessagePosté le: Jeu 23 Oct - 22:44 (2014)    Sujet du message: 1994-2014 bilan d'un épiscopat Répondre en citant

Notre Dame de l'horreur est une expression de Mgr Lefebvre!


C'est lui qui en a parlé le premier, car Notre dame a horreur du péché.


Or c'est toute l'église conciliaire qui entraîne à toutes sortes de péchés: aussi bien contre la foi que contre la morale!


Oui, l'église conciliaire est un engin du diable pour perdre les âmes, par obéissance, ce qui est le coup de maître de Satan, encore une expression de Mgr Lefebvre!


J'ai moi-même été "surpris" de cette expression, mais lorsque l'on sait toutes les infidélités, voire les profanations ou blasphèmes contre son Fils et Elle-même de la part des sujets de la Rome conciliaire, alors oui on peut imaginez le sentiment d'horreur de Notre-Dame pour cet appareil démoniaque, même si Elle est pleine de miséricorde pour les personnes!


Encore une fois, la charité s'exprime aux personnes, mais le "systême" conciliaire est vraiment horrible, haïssable, diabolique, car c'est lui qui entraîne les personnes à leur perte...


Notre Dame de l'horreur de l'église conciliaire, communiquez nous votre horreur pour cette église, et votre miséricorde pour ceux qui sont prisonniers de sa supercherie!


Voilà ce qu'il faut en retenir


kyrie eleison, des âmes perdues par cette contr'église. 
_________________
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Avila


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MessagePosté le: Ven 24 Oct - 13:06 (2014)    Sujet du message: Commentaire perspicae sur la Fraternité Répondre en citant

Lu sur Nouvelles de France cette analyse perspicace et impartiale sur la Fraternité : 

Citation:


Fronde des évêques au synode sur la famille : un 11 octobre 1962 à l’envers ?
[...]

Le silence étrange de la Fraternité Saint-Pie X. Alors que les évènements auraient pu constituer du pain-bénit pour la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, on retiendra sa discrétion au cours de ces derniers mois. Elle n’a guère participé aux contre-offensives de ces derniers mois, préférant relayer les initiatives des cardinaux ainsi que les mises au points doctrinales de certains théologiens romains ou non. Elle n’a pas lancé d’études théologiques ou de veillées de prière. Entamant des discussions avec le pape François, elle a peu mis en cause ce dernier. Peut-être s’est-elle trop focalisée sur les canonisations des papes Jean XXIII et Jean-Paul II, quitte à déployer une énergie qui aurait pu être utilisée à meilleur escient ? Dans le passé, elle a beaucoup contesté les enseignements des papes Jean-Paul II et Benoît XVI (on se souviendra des ouvrages dont le titre commence par les mots suivants : « l’étranges théologie de… »). Or, elle semble être mielleuse avec le pape actuel, qui échappe au scalpel théologique d’Ecône. Il y avait pourtant de quoi dire. Pour la première fois depuis quelques décennies, une saine réaction aux prévarications doctrinales s’est faite au sommet, sans forcément passer des éléments périphériques. Dans la crise actuelle, c’est certainement un bon signe.





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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:52 (2016)    Sujet du message: 1994-2014 bilan d'un épiscopat

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