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DOMINICAINS D'AVRILLE
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Catharina T.O.P.


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MessagePosté le: Mer 19 Aoû - 09:42 (2015)    Sujet du message: Dominicains Avrillé - Règles intemporelles au sujet de la tenue Répondre en citant

Règles intemporelles au sujet de la tenue


L'illustration de la mode contemporaine
Source : Internet


* * * * *

Le lien direct pour télécharger l'article : ici (PDF)


Saint Paul veut que les femmes autant que les hommes soient revêtus d’habits bienséants, se parant avec pudeur et sobriété. (l Tm. 2, 9-10)

Saint Augustin : Ne cherchez pas à plaire par vos habits mais par vos mœurs.

Saint Thomas d’Aquin : La modestie dans la mise veut qu’on se contente du nécessaire et qu’on ne s’attache point à la recherche et à l’extraordinaire. Point de vanité, de luxe, ni de recherche dans les habits ; qu’on sache bien qu’ils sont plutôt un signe d’ignominie qu’une marque d’honneur.

Aux ornements du corps, préférons ceux de l’âme. (Traité de l’éducation des princes, livre 5, ch. 17)

Notre Dame de Fatima à Jacinthe en 1917 : L’Église n’a pas de modes ; Notre-Seigneur ne change pas. Les péchés qui conduisent le plus d’âmes en enfer sont les péchés de la chair. Viendront des modes qui offenseront beaucoup Notre-Seigneur.

Que demande l’Église ?
Des règles qui ne pourront jamais changer, même aujourd’hui, et qui sont la dernière limite qu’elle peut concéder, que l’on soit dans la rue, à la maison ou dans une église...

On ne peut pas considérer comme étant décent :

1 – Un vêtement dont le décolleté dépasse la largeur de deux doigts au-dessous de la naissance du cou.
2 – Un vêtement dont les manches ne descendent pas au moins jusqu’au coude.
3 – Un vêtement qui descende à peine au-dessous des genoux.

Directives du Saint-Siège (Lettre du 23 août 1928)

Illustration contemporaine :
Le Padre Pio se mettait en colère quand il voyait des femmes en tenues indécentes. Si cela arrivait dans l’église, il les faisait mettre dehors immédiatement.

Il exigeait que tous, tant les hommes que les femmes, se couvrent les bras à l’église, avec des manches longues, et que les messieurs et jeunes gens portent des pantalons. (Karl Wagner, Padre Pio, 1999, p. 14)

Le Padre Pio avait les minijupes en horreur. Il exigeait que la jupe de ses pénitentes descende jusqu’à 20 cm en dessous des genoux, sinon il ne les confessait pas. En mai 1966, il refusa de recevoir une princesse célèbre qui ne voulait pas appliquer ces règles vestimentaires.

Un jour, une dame de Florence, portait la minijupe chez elle, à la maison, mais avait mis une jupe longue pour se rendre à San Giovanni et se confesser au Padre Pio. Celui-ci la chassa immédiatement en lui disant : « Est-ce que les étoffes sont trop chères pour que vous ne puissiez pas vous habiller comme il faut ? » La dame, étonnée, lui répondit : « Mais, mon Père, ma jupe dépasse les genoux ! » « En effet, » dit le Padre Pio, « mais vous trichez : chez vous, à la maison, vous portez la minijupe et ici vous vous donnez des airs de femmes décentes. Allez-vous en et revenez quand vous aurez allongé vos jupes ! » (Fr Ami Décorte F. C., Padre Pio, Bierbeek, 1976, p. 138.)

En résumé, sont à bannir : les vêtements moulants, transparents, fendus au-dessus des genoux, et tous ceux qui ne tiennent pas compte des exigences citées plus haut.

Au sujet du voile
D’après l’enseignement des Apôtres, de saint Paul (I Cor. 2, 10-16) et de la Tradition, les femmes doivent avoir la tête couverte avant d’entrer dans une église. (Code de Droit canon, 1262, §2)

Saint Charles Borromée : Que les femmes, quels que soient leur état, leur rang et leur condition, sous peine de se voir interdire l’entrée de l’église, y viennent la tête voilée ... L’étoffe, dont elles doivent se voiler la tête à l’église, ne doit pas être légère mais épaisse, il faut qu’elle cache entièrement les cheveux ...

Saint Paul : La femme doit, à cause des anges, avoir sur la tête un signe de sujétion … Si quelqu’un se plaît à contester, nous n’avons pas cette habitude, non plus que les Églises de Dieu. (I Cor. 11, 10-16)

Illustration : Saint Vincent Ferrier o.p. († 1419) fit de nombreux miracles à Gênes, mais rapporte le Génois Taccheti : il y opéra le plus grand prodige qu’il ait peut-être jamais eu, ce fut de déraciner pour toujours l’abus régnant parmi les femmes d’aller à l’église la tête découverte.

Tertullien veut, que par le voile, la femme : revête une armure de pudeur, creuse autour d’elle un fossé de retenue, s’enferme derrière un mur qui ne laisse passer ni ses regards ni ceux des autres...

Au sujet des pantalons
Il est écrit dans la Sainte Écriture que la femme ne doit pas porter d’habit d’homme (Deutéronome 22, 5), a fortiori dans le Lieu saint.

Le cardinal Siri, archevêque de Gênes, adressait à tout son diocèse et à son clergé un grave avertissement, le 12 juin 1960 :

L’aspect moral de cet usage (le pantalon) ne peut que Nous inquiéter (…). Deux choses sont nécessaires à la modestie d’un vêtement : qu’il couvre le corps et qu’il en dissimule les formes. Un pantalon couvre le corps de façon moins insuffisante que la plupart des jupes de notre époque c’est un fait certain, mais qui ne suffit pas à l’innocenter.
Car, par nature, le pantalon moule le corps, bien plus que ne le fait une jupe. Le port du pantalon par une femme est donc immodeste en raison de son étroitesse (...) sans pour autant l’exagérer ni le considérer comme l’aspect le plus grave.

En effet, c’est un autre aspect du port du pantalon par les femmes qui Nous semble le plus grave. En voici trois éléments :

I – L’habit masculin employé par une femme altère la mentalité féminine, (...) la tenue vestimentaire a une très forte influence sur le comportement et sur l’état d’esprit, le changement du vêtement modifiera gestes et attitudes, la mentalité intérieure s’alignera sur la tenue extérieure (…).
2 – Il tend à vicier les rapports entre hommes et femmes.
3 – Une tenue masculine porte atteinte à la dignité d’une mère aux yeux de ses enfants. (…) L’enfant ignore la définition de l’attentat à la pudeur, de la frivolité ou de l’infidélité ; mais il possède un sixième sens instinctif qui lui fait deviner toutes ces choses, qui l’en fait souffrir et qui laisse son âme profondément blessée (…).

Force est de constater qu’à long terme le port du pantalon par les femmes dégrade l’ordre humain. (…) Il existe des limites qu’on peut se croire autorisé à franchir, mais on y trouvera la mort. (…)
Le résultat des violations de la loi naturelle n’est pas un nouvel équilibre humain, mais bien le désordre, l’instabilité si nocive, l’effrayante stérilité des âmes, et l’accroissement ahurissant du nombre d’épaves humaines exclues de toute vie sociale et sombrant dans le dégoût, la tristesse, l’abandon.

Avis divers :
Pieux rappel, qui fut la règle de vingt siècles de christianisme, et l’expression du bon sens élémentaire :
Il est souhaitable que les hommes et les femmes, dans les églises, soient groupés séparément, selon l’ancienne discipline. (Code de Droit canon 1262, §I)

Les agenouilloirs ne doivent servir que pour les genoux, comme leur nom l’indique.

Il n’est pas très convenable de mettre ou d’enlever des vêtements dans une église, on doit le faire discrètement avant d’entrer, s’il fait chaud apprendre aux enfants à supporter. A l’autel, le prêtre et ceux qui sont au chœur, ont plus chaud sous les ornements.



Edit : Complété de lien online au l'article en anglais (Part 1 et Part 2).

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Dernière édition par Catharina T.O.P. le Sam 24 Oct - 18:45 (2015); édité 3 fois
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MessagePosté le: Mer 19 Aoû - 09:42 (2015)    Sujet du message: Publicité

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Catharina T.O.P.


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MessagePosté le: Lun 31 Aoû - 21:09 (2015)    Sujet du message: « L’Eglise apparente » (Père Roger-Thomas Calmel O.P., 1914-1975) Répondre en citant

« L’Eglise apparente »


Père Roger-Thomas Calmel O.P., 1914-1975

Depuis Paul VI il n’y a plus une Église mais deux. Obéissez à l’Église, obéissez à Rome, nous crient les hiérarques et les silencieux[1].

Ils peuvent s’époumoner à se rendre malades, ils ont bien fini de nous impressionner car nous savons désormais qu’il y a deux Romes comme il y a deux Églises. Obéir à Rome, obéir à l’Église nous ne voulons que cela ; nous sommes sûrs de ne pas faire autre chose. Mais justement, Rome, la seule Rome, la Rome qui est encore dans Rome, c’est celle des deux cent soixante-deux pontifes et qui ne se contredivisent pas à la Rome d’avant Paul VI et d’avant « le » concile. L’Église, l’unique Église est celle qui n’oppose pas une Messe moderne à celle de quinze siècles de Messes ; qui ne substitue pas hypocritement le catéchisme batave au catéchisme de Trente ; qui transmet l’Écriture Sainte intégrale au lieu de la trafiquer ; qui garde ce qui demeure encore intact de vie religieuse contemplative ou active au lieu de le déliter et de le dissoudre au nom de l’obéissance. Nous obéissons à l’Église une, celle qui domine le monde moderne et la prétendue civilisation technique. Nous n’obéissons pas à une église moderniste, une église apparente qui est irrémédiablement engagée dans l’engrenage d’un monde qu’elle a prétendu épouser. Cette pseudo-église peut bien s’acharner à réduire en esclavage l’unique Église, nous ne sommes pas dupes. Nous ne sommes pas de la Rome qui n’est plus dans Rome ; nous ne sommes pas de l’église apparente et polyvalente. Nous sommes de l’Église de toujours, de la Rome de toujours. Telle est l’âme de notre résistance. (Itinéraires 190, « Réclamation au Saint-Père », p. 9-10.)

Il nous faut avoir le courage de voir ce qui est : par un processus insensible une église apparente est en train de se substituer à l’Église véritable. Nous savons qu’elle ne réussira pas ; mais enfin la confusion et la corruption peuvent aller très loin et jusqu’à, séduire, s’il se pouvait, les élus eux-mêmes. C’est surtout, me semble-t-il, par l’extension de l’église apparente que se réalise la montée de l’apostasie. (Itinéraires 106, « Théologie de l’histoire », Annexe VII : Pseudo-Eglise, p. 179.)

Comment en sommes-nous descendus à ce point et avec cette rapidité ? Ce serait, me semble-t-il, une explication insuffisante de tenir compte, uniquement, des théologiens hétérodoxes ou même du savoir-faire et de l’audace des novateurs forcenés. Il a fallu, en même temps, l’action ininterrompue de ces organismes occultes qui sont experts dans l’art redoutable d’orchestrer les mots d’ordre ambigus (sinon franchement hérétiques), qui les imposent peu à peu à des laïcs ou à des ecclésiastiques, qui font peser sans en avoir l’air une pression écrasante sur les autorités officielles. – Ainsi, prenons garde de ne pas oublier les Franc-Maçonneries de toute espèce et leur fonctionnement méthodique lorsque nous cherchons une explication suffisante de cette nouveauté apocalyptique des temps actuels : une Église apparente qui s’infiltre dans la véritable Église et tente de la supplanter. Nous parlons d’infiltration. Il s’agit en effet, de nos jours, d’une pénétration peu visible à un regard superficiel, peu apparente, insidieuse, plutôt que d’une persécution ouverte. A la suite des suggestions de Roca et de Saint-Yves d’Alveydre, les Franc-Maçonneries se préoccupent moins de combattre l’Église violemment que de lui enlever en douceur, et sous anesthésie préalable, ce qui la constitue en elle-même : la vie surnaturelle et la structure hiérarchique avec la primauté pontificale. (Itinéraires 105, « Sociétés secrètes et victoire de Jésus-Christ », p. 9-10.)

_______________
[1] Les silencieux : allusion au mouvement des Silencieux de l’Eglise, lancé par Pierre Debray, et qui voulaient regrouper les catholiques conservateurs... dans la parfaite obéissance au Pape ! (NDLR.)

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Catharina T.O.P.


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MessagePosté le: Mer 30 Sep - 10:53 (2015)    Sujet du message: Une conférence sur l’identité catholique qui fera date Répondre en citant

Une conférence sur l’identité catholique qui fera date



Une conférence sur l’identité catholique qui fera date
(Catholic Identity Conference Makes History)

Sur la photographie :
1 – Chanoine Moreau, Institut du Christ-Roi
2 – Abbé Michael Rodriguez (diocèse d’El Paso)
3 – Abbé Ladis Cizik (diocèse de Pittsburgh)
4 – Abbé John Brucciani, FSPX
5 – Abbé Gregory Pentegraft, FSP

C’est quelque chose que vous ne voyez pas tous les jours. Comme la situation dans l’Église empire chaque jour un peu plus, il n’est pas difficile de prévoir un rapprochement progressif des catholiques traditionnels du monde entier dans les jours à venir.

Something you just don’t see every day. As the situation in the Church goes from really bad to much worse, it is hardly difficult to predict a gradual coming together of traditional Catholics the world over in the days to come.

Lors de la Conférence sur l’Identité Catholique à Weirton, West Virginia (USA), ce week-end [26 et 27 septembre 2015] des prêtres de toutes les grandes fraternités catholiques et des sociétés sacerdotales traditionnelles se sont réunis pour encourager les fidèles à garder l’ancienne Foi et à ne pas se décourager. Sur la photographie on note la présence de deux prêtres diocésains (qui ne célèbrent que l’ancienne messe), d’un prêtre de la Fraternité Saint-Pierre, d’un prêtre de la Fraternité Saint Pie X et d’un prêtre de l’Institut du Christ-Roi.

At the Catholic Identity Conference in Weirton, WV, this weekend priests from all the major traditional Catholic fraternities and priestly societies came together to encourage the faithful to keep the old Faith and be not discouraged. Here we have two diocesan priests (who offer the old Mass only), one priest of the Fraternity of St Peter, one priest of the Society of St Pius X, and one priest of the Institute of Christ the King.

Un faux compromis ? Pas du tout ! Il y a encore des différences stratégiques entre ces prêtres, et ils ne prétendent pas le contraire. Mais, en reconnaissant la gravité de la crise existante et la nécessité de confirmer les fidèles à ce moment critique de l’histoire, ces prêtres ont voulu être des pasteurs fidèles pour les brebis dispersées et craintives, les invitant à prier, à s’attacher à la Tradition sans jamais la lâcher et à garder la Foi.

False compromise? NONE! There are still strategic differences between these priests, and they do not pretend otherwise. But recognizing the severity of the crisis at hand and the necessity of confirming the faithful at this critical moment in history, these priests have reached out as faithful fathers to scattered and fearful sheep, urging us to pray, take hold of Tradition and never let go, and keep the Faith.

Que Dieu bénisse et garde ces prêtres courageux et leur puissant exemple de la véritable charité chrétienne. Que Dieu continue à bénir son Église avec de bons et saints prêtres.

God bless and keep these courageous priests and their powerful example of true Christian charity. May God continue to bless His Church with good and holy priests.

Commentaire :

Notre force, c’est de défendre la vérité. S’associer avec ceux qui ont trahi la vérité, soit qu’ils acceptent les erreurs conciliaires, soit qu’ils se taisent en ne les dénonçant plus, c’est poursuivre « l’opération suicide » commencée en 2012 par Mgr Fellay et ceux qui ont accepté de le suivre. N’y a-t-il plus de Maccabées dans la Fraternité Saint-Pie X pour défendre l’honneur de Mgr Lefebvre et de la vérité ?

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glori


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MessagePosté le: Mer 30 Sep - 13:01 (2015)    Sujet du message: DOMINICAINS D'AVRILLE Répondre en citant

y a-t-il moyen d'avoir les textes des interventions?

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Catharina T.O.P.


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MessagePosté le: Jeu 8 Oct - 12:15 (2015)    Sujet du message: « Nous avons affaire à une contrefaçon de l’Eglise et non pas à l’Eglise catholique » Répondre en citant

« Nous avons affaire à une contrefaçon de l’Eglise et non pas à l’Eglise catholique »


S.E.R. Mgr Marcel François Lefebvre


Telle était la pensée de Mgr Lefebvre. Il l’exprime clairement dans une conférence en 1978.
Voici un résumé de sa pensée :

Les personnes qui occupent les postes d’autorité dans l’Église n’enseignent plus la foi catholique, mais autre chose. Ils ont beau être assis sur les sièges de leurs prédécesseurs, ils ne les continuent pas, ils entraînent dans autre chose que l’Église catholique.

C’est pourquoi, avant de faire quelqu’accord que ce soit avec ces gens-là, il faut s’assurer s’ils sont les représentants de l’Église catholique et leur demander s’ils sont d’accord avec les grands documents de l’Église catholique comme les anathèmes du concile de Trente, l’encyclique Auctorem Fidei sur le concile de Pistoie, le Syllabus, l’encyclique Immortale Dei du pape Léon XIII, la lettre sur le Sillon du pape Saint Pie X, les encycliques Quas Primas et Mortalium Animos du pape Pie XI.

L’Eglise est occupée. Elle est occupée par la contre-Eglise que les papes ont condamnée tout au long des siècles, depuis quatre siècles. Cette contre-Eglise est née avec le protestantisme, elle est à l’origine de toutes les erreurs modernes, elle a détruit la philosophie et nous a entraînés dans des erreurs condamnées par les papes, comme le libéralisme, le socialisme, le communisme, le modernisme ou le sillonisme.

Depuis le Concile, les autorités de l’Église mettent en œuvre un programme élaboré dans les loges maçonniques. Faut-il obéir à ces gens-là ? On doit obéir à la foi de l’Eglise, certes, mais pas à la Franc-Maçonnerie !

On peut écouter la conférence de Mgr Lefebvre sur le site de La Porte latine (à partir de la minute 11) sur La Porte Latine.

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Suzanne


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MessagePosté le: Jeu 15 Oct - 10:10 (2015)    Sujet du message: La Confrerie du Rosaire Répondre en citant

Les victoires du Rosaire




Au 13e siècle, le Rosaire, révélé par Notre-Dame à saint Dominique, remportait la victoire sur la secte cathare. 
 
 
En 1571, le pape saint Pie V mobilisait les Confréries du Rosaire, et l’Islam fut vaincu àLépante le 7 octobre. Il fut écrasé de la même manière à Vienne en 1683, et àPeterwardin en Hongrie en 1716

 
En 1628 à La Rochelle, le Rosaire empêcha le protestantisme de s’emparer de la France. Il fut repoussé des Philippines de la même manière en 1646
 
 
De 1638 à 1854, les catholiques japonais, privés de prêtres par la persécution, gardèrent la foi grâce au chapelet. 
 
 
En 1793, le Rosaire suscitait la résistance vendéenne qui sauva le catholicisme en France. 
 
 
De 1927 à 1929, le Rosaire a soutenu l’insurrection des Cristeros mexicains contre le gouvernement maçonnique persécuteur de l’Église soutenu par les États-Unis. 
 
 
De 1936 à 1939 en Espagne, en 1955 en Autriche et en 1964 au Brésil, le Rosaire repoussa miraculeusement le communisme. 
 
 
En 1998 au Portugal, le Rosaire a repoussé victorieusement un projet de loi sur l’avortement demandé par les socialo-communistes. 
 
 
Aujourd’hui encore, nous ne pourrons pas être sauvés sans le chapelet, « parce que la très Sainte Vierge a dit […] que Dieu donnait les deux derniers remèdes au monde : Le saint Rosaire et la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, et ceux-ci étant les deux derniers remèdes, cela signifie qu’il n’y en aura pas d’autres. […] Avec le saint Rosaire nous nous sauverons, nous nous sanctifierons, nous consolerons Notre-Seigneur et obtiendrons le salut de beaucoup d’âmes » (Sœur Lucie de Fatima au père Fuentès, en 1957). 
 
 
Adhérez à la Confrérie du Rosaire - Recrutez pour la Confrérie du Rosaire, fondée au 13e siècle par saint Dominique - La Confrérie du Rosaire apporte de nombreux avantages spirituels à ses membres.Elle est ouverte à toute personne récitant au moins trois chapelets par semaine.
L’inscription est gratuite. Demandez-nous le livret explicatif.

Couvent de la Haye-aux-Bonshommes
49240 – Avrillé 
 
 

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MessagePosté le: Jeu 15 Oct - 11:44 (2015)    Sujet du message: plus d'information sur la Confrérie du Rosaire des Frères Dominicains d'Avrillé Répondre en citant

Merci, chère Suzanne.
Okay

Plus d'information sur la Confrérie du Rosaire des Frères Dominicains d'Avrillé en français voir au site des Dominicains d'Avrillé

En anglais voir booklet « The Rosary Confraternity » (PDF). Si vous voulez, on le peut-y directement télécharger (download).

Peut-être intéressant article sur un des Miracle du Saint Rosaire en anglais voir site Nossa Senhora De Aparecida

Site sur le Rosaire dont l'auteur est peut-être certaine Sœur Tertiaire des Frères Capucins de Morgon : le Rosaire
- Voir surtout la part pour télécharger (download) : ici


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MessagePosté le: Jeu 15 Oct - 12:00 (2015)    Sujet du message: LDA No 75 - Septembre 2015 Répondre en citant

« Lettre des dominicains d'Avrillé » No75
Septembre 2015


Citation:
Des textes circulent contre notre communauté, sur internet notamment. Nous n'avons pas l'intention de passer notre temps à nous défendre, et à réfuter les mensonges qu'on invente contre nous. Que les personnes loyales nous lisent, écoutent nos sermons (disponibles sur notre site internet) et viennent nous voir. N'hésitez pas à nous demander plusieurs Lettres aux amis pour en donner, ou encore à faire connaître Le Sel de la terre.

Source : « Chronique du couvent » de Mercredi 1er juillet 2015, LDA 75

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MessagePosté le: Dim 18 Oct - 13:04 (2015)    Sujet du message: Six remarques des dominicains d’Avrillé Répondre en citant

Droit de réponse des Pères Dominicains au sujet du communiqué de l’abbé Bouchacourt
publié sur le site de La Porte Latine le 1er juillet 2015, puis dans Fideliter nº 227, septembre-octobre 2015, p. 62-63

(Note de France Fidèle : Puisqu'il est très probable que ce droit de réponse ne sera pas publié sur La Porte Latine et dans la revue Fideliter qui ont publié ces mensonges sur les Pères Dominicains, le site France Fidèle le publie pour faire connaître la vérité aux catholiques de la Tradition.)


Six remarques des dominicains d’Avrillé
sur le communiqué de l’abbé Bouchacourt

15 octobre 2015


Six remarques des dominicains d’Avrillé sur le communiqué de l’abbé Bouchacourt publié :

    • sur le site de La Porte Latine le 1er juillet 2015,
    • puis dans Fideliter nº 227, septembre-octobre 2015, p. 62-63

    1. On lit dans le communiqué : « Au cours de conférences, dans des publications et sur leur site internet, ils [les pères dominicains du Couvent d’Avrillé] accusent les supérieurs de la Fraternité Saint-Pie X d’abandonner le bon combat de la foi pour entraîner cette dernière vers un accord à tout prix avec les autorités romaines. » C’est inexact. Notre désaccord avec le supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X vient de ce que ce dernier est prêt à un accord pratique avec des autorités qui professent toujours les erreurs conciliaires. De 1988 à 2012, la Fraternité a tenu ce sage principe : « Pas d’accord pratique avec Rome sans un accord doctrinal préalable ». Ce principe a été encore clairement affirmé par le chapitre de 2006 : « Les contacts que [la Fraternité] entretient épisodiquement avec les autorités romaines ont pour seul but de les aider à se réapproprier la Tradition, que l’Église ne peut renier sans perdre son identité, et non la recherche d’un avantage pour elle-même, ou d’arriver à un impossible ”accord” purement pratique. » En mars 2012 Mgr Fellay a annoncé qu’il abandonnait ce principe (en affirmant : « il ne s’agit pas là d’un principe, mais d’une ligne de conduite »). Cet abandon a été cautionné par le chapitre de juillet 2012. Depuis, malgré de nombreuses instances, Mgr Fellay a refusé de revenir à l’ancien principe. Le 31 mai 2015, nous écrivions à l’abbé Bouchacourt : « C’est parce que nous voulons garder ce principe – qui est le testament de Mgr Lefebvre – que vous vous apprêtez à nous condamner. Ou plutôt que Mgr Fellay s’apprête à nous condamner de nouveau par votre bouche. »

    2. On lit dans le communiqué : « Les dominicains d’Avrillé sont incapables de montrer quels sont les actes posés par le Supérieur Général qui manifestent que “Menzingen est en train de trahir le combat de la foi” ». Les mots entre guillemets nous sont attribués à tort: nous n’en sommes pas les auteurs (voir Le Sel de la terre 92, p. 141). Ce que nous disons, et c’est évident d’après le nº1, c’est que Menzingen a changé de ligne de conduite dans ses rapports avec Rome, entraînant la perte de confiance d’une grande partie des traditionalistes.

    3. Le communiqué nous reproche d’avoir publié une « correspondance confidentielle échangée avec Mgr Fellay » dans Le Sel de la terre 89, p. 215-220. Il suffit de se reporter au texte publié pour voir qu’il n’y a pas de confidentialité dans ces lettres. Mgr Fellay nous interdisait toute collaboration avec la Fraternité Saint-Pie X, nous privait d’ordinati­ons et de saintes huiles. Il était normal que nous fassions savoir les raisons sur lesquelles il prétendait s’appuyer et aussi que la rupture venait de son fait et non du nôtre.

    4. On lit dans le communiqué : « La seule raison invoquée pour justifier cet acte [la consécration épiscopale de Mgr Faure] repose sur l’accusation sans preuve que la Fraternité Saint-Pie X aurait abandonné le combat de la foi. » C’est inexact. Nous avons exposé plusieurs raisons objectives graves qui justifient la consécration épiscopale de Mgr Faure (voir Le Sel de la terre nº 92, p. 139-170, et nº 93, p. 200-208), et notamment le fait que Mgr Fellay refuse les ordinations et même les saintes huiles (nécessaires pour plusieurs sacrements, en particulier l’extrême onction) à notre communauté et à plusieurs autres qui ne partagent pas la nouvelle politique mise en place en 2012.

    5. Le communiqué s’appuie sur des propos tenus par Mgr Lefebvre, lors d’une réunion à Écône le 4 juillet 1988 : « Nous n’avons jamais voulu d’une organisation de la Tradition ni d’une présidence d’une telle association ; mais il n’en reste pas moins que de facto la Fraternité est la colonne vertébrale de la Tradition, son instrument providentiel, sur lequel doivent s’appuyer toutes les initiatives de Tradition.» Comme le disait Mgr Lefebvre, il s’agissait d’un fait (de facto) et non d’un droit. Ce fait aurait pu perdurer encore longtemps, si Mgr Fellay n’avait pris l’initiative de briser l’unité de la Tradition en changeant la ligne de conduite vis-à-vis de Rome et en excluant Mgr Williamson du chapitre de 2012, puis en l’expulsant de la Fraternité parce qu’il n’approuvait pas ce changement de ligne de conduite.

    6. On lit encore : « Ce communiqué veut rétablir la vérité. » En même temps, il nous accuse de « propager et entretenir la défiance vis-à-vis des autorités », de « dénigrer l’autorité du successeur de Mgr Lefebvre », de « créer une dialectique entre les membres de la Fraternité et leurs supérieurs », de « manœuvres subversives », d’être « les complices d’une œuvre néfaste », de « porter un préjudice grave au bien commun de la Tradition », cela par des « prises de position répétées », d’installer « la méfiance, la division, l’esprit de parti et de dénigrement », « d’accusations mensongères », « de semer le doute et la division dans les rangs de la Tradition et d’affaiblir ses forces » par des « menées subversives ». Excusez du peu…

La vérité, c’est l’adéquation avec la réalité. Aussi devant « tant d’accusations mensongères », nous nous contenterons de dire aux lecteurs du communiqué : « Venez et voyez. » Lisez nos publications (Le Sel de la terre, La Lettre des Dominicains d’Avrillé) et voyez si ce qui s’y trouve est conforme à la description mélodramatique du communiqué. La réalité, c’est que, malgré la divergence avec le supérieur général du fait de sa nouvelle politique romaine, nous restons amis de la Fraternité, autant qu’il dépend de nous, et souhaitons qu’elle surmonte la crise qu’elle traverse depuis 2012.

Sources : France Fidèle & Dominicains d'Avrillé


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MessagePosté le: Mer 21 Oct - 19:17 (2015)    Sujet du message: Bibliotheca O.P. avec les livres anciens Répondre en citant

Bibliotheca O.P.

avec les livres anciens
en format PDF


J'ai trouvé une page d'intéressante du (web)site :
- online et free for non-commercial purposes Bibliotheca de l'Ordre Prêcheurs modernes (avec les documents en PDF scanned by Google) voir :



Il y sont les livres intéressantes - par exemple le fameux ouvrage "Histoire abrégée de l'Ordre de Saint-Dominique en France" par Fr. Daniel-Antonin Mortier O.P. (414 paginas en PDF file) online voir :


Je sais que le sont les néo-Dominicains conciliaires, mais il y a sont les livres parfaitement catholiques que vous ne pouvez pas déjà acheter... :-)


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Moreno


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MessagePosté le: Sam 31 Oct - 10:41 (2015)    Sujet du message: Dominicains d'Avrillé Répondre en citant

Mais où est passée la conférence de Mgr Lefebvre du 21 juin 1978 ?

Mgr Lefevbre4Dans cette conférence, Mgr Lefebvre expliquait de façon claire qu’avant de faire des accords avec les personnes qui occupent les postes d’autorité dans l’Église, il faut leur demander s’ils sont d’accord avec les grands documents de l’Église catholique comme les anathèmes du concile de Trente, l’encyclique Auctorem Fidei sur le concile de Pistoie, le Syllabus, l’encyclique Immortale Dei du pape Léon XIII, la lettre sur le Sillon du pape Saint Pie X, les encycliques Quas Primas et Mortalium Animos du pape Pie XI. On trouve un résumé de cette conférence de Mgr Lefebvre ici : Nous avons affaire à une contrefaçon de l’Eglise et non pas à l’Eglise catholique.

On pouvait écouter cette conférence de Mgr Lefebvre sur le site de La Porte latine. Nous écrivons « on pouvait » au passé, parce que l’enregistrement a mystérieusement disparu entre le 12 et le 28 octobre : La Porte Latine.

Déjà nous avons pu remarquer que le sermon de l’abbé de La Rocque du 6 septembre 2015 – qui expliquait pourquoi on ne peut pas fêter le jubilé de la miséricorde édicté par le pape François – mis en ligne sur le site de La Porte Latine le 7 septembre, avait disparu peu de temps après : Mais où est passé le sermon de l’abbé de La Rocque ?

Nous savons aussi que « l’association cultuelle Fraternité Saint-Pie X s’oppose à ce que quiconque, et notamment les Dominicains d’Avrillé, exploite l’œuvre de Mgr Lefebvre » : Défense d’exploiter l’œuvre de Mgr Lefebvre.

Mgr Lefebvre deviendrait-il gênant au point qu’il faille aussi faire disparaître ses conférences mises en ligne sur La Porte Latine ?


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MessagePosté le: Lun 2 Nov - 11:38 (2015)    Sujet du message: Mais où est passée la conférence de Mgr Lefebvre du 21 juin 1978 ? Répondre en citant

Mais où est passée la conférence de Mgr Lefebvre du 21 juin 1978 ?

31 octobre 2015


Dans cette conférence, Mgr Lefebvre expliquait de façon claire qu’avant de faire des accords avec les personnes qui occupent les postes d’autorité dans l’Église, il faut leur demander s’ils sont d’accord avec les grands documents de l’Église catholique comme les anathèmes du concile de Trente, l’encyclique Auctorem Fidei sur le concile de Pistoie, le Syllabus, l’encyclique Immortale Dei du pape Léon XIII, la lettre sur le Sillon du pape Saint Pie X, les encycliques Quas Primas et Mortalium Animos du pape Pie XI. On trouve un résumé de cette conférence de Mgr Lefebvre ici : Nous avons affaire à une contrefaçon de l’Eglise et non pas à l’Eglise catholique.

On pouvait écouter cette conférence de Mgr Lefebvre sur le site de La Porte latine. Nous écrivons « on pouvait » au passé, parce que l’enregistrement a mystérieusement disparu entre le 12 et le 28 octobre : La Porte Latine.

Déjà nous avons pu remarquer que le sermon de l’abbé de La Rocque du 6 septembre 2015 – qui expliquait pourquoi on ne peut pas fêter le jubilé de la miséricorde édicté par le pape François – mis en ligne sur le site de La Porte Latine le 7 septembre, avait disparu peu de temps après : Mais où est passé le sermon de l’abbé de La Rocque ?

Nous savons aussi que « l’association cultuelle Fraternité Saint-Pie X s’oppose à ce que quiconque, et notamment les Dominicains d’Avrillé, exploite l’œuvre de Mgr Lefebvre » : Défense d’exploiter l’œuvre de Mgr Lefebvre.

Mgr Lefebvre deviendrait-il gênant au point qu’il faille aussi faire disparaître ses conférences mises en ligne sur La Porte Latine ?

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MessagePosté le: Ven 27 Nov - 13:04 (2015)    Sujet du message: Faut-il faire le jubilé de la miséricorde ? Répondre en citant

Faut-il faire le jubilé de la miséricorde ?



Logo de l'Année de la Miséricorde

Il semble qu’il faille participer au jubilé extraordinaire de la miséricorde :

1. Lorsque les écluses de la grâce sont grandes ouvertes, il faut la recevoir en abondance. Une Année sainte est une grande grâce pour tous les membres de l’Église.

2. Le concile de Trente « enseigne et ordonne que l’usage des indulgences, très salutaire pour le peuple chrétien et approuvé par l’autorité de ce saint concile, soit conservé » (DS 1835) ; le code de droit canon dit : « Tous feront grand cas des indulgences » (can. 911). Il serait paradoxal que, parce que nous ne voulons rien avoir affaire avec ce concile raté que fut Vatican II, nous en arrivions à faire fi d’une vérité proclamée au concile de Trente et encouragée par toute la Tradition de l’Église.

3. Selon saint Alphonse de Liguori : « Pour devenir un saint, il suffit de gagner le plus d’indulgences possibles » (cité par le Manuel des Indulgences, thésaurisons pour le Ciel, éd. D.F.T., 2005, p. 6).

4. Personne ne risque son salut en participant au jubilé de la miséricorde, sauf à remettre en doute le pouvoir des clefs dont François est le légitime détenteur.

5. « Quand bien même la remise de la peine serait faite de façon déraisonnable, l’intéressé n’en gagne pas moins l’indulgence dans sa totalité » (saint Thomas d’Aquin, Suppl., q. 25 a. 2, ad 1).

6. Pour qu’une circonstance affecte le jubilé et le dénature, il faudrait qu’elle en devienne l’objet ou la fin spécifique. Or les conditions d’obtention de l’indulgence telles qu’elles ont été énoncées sont traditionnelles : visite d’une église jubilaire, confession, communion, récitation du Credo et prière aux intentions du Souverain Pontife (comme le Pater ou la prière du jubilé).

7. La joie du jubilé ne consiste pas à se réjouir du concile Vatican II, mais de la grâce répandue par le chef de l’Église qui puise dans le trésor des mérites infinis du Christ et de tous les saints. La grâce répandue à profusion sera toujours un motif de joie pour ceux qui sont bien disposés à la recevoir.

8. Mgr Lefebvre et le séminaire d’Écône se sont rendus au grand pèlerinage organisé à Rome lors de l’Année sainte 1975. De même la Fraternité Saint-Pie X en 2000. Et pourtant, en 1975 le Vatican avait signalé que l’Année sainte « coïncidait avec le dixième anniversaire de la clôture du deuxième Concile œcuménique du Vatican », et la bulle d’indiction de l’Année sainte 2000 indiquait qu’à l’occasion de l’entrée dans le nouveau millénaire, « il fallait revenir avec une fidélité raffermie à l’enseignement du concile Vatican II ».


Sed contra :

Ce jubilé est organisé par l’Église conciliaire ; or Mgr Lefebvre a écrit dans son « testament » spirituel [[i]Itinéraire spirituel à la suite de Saint Thomas d’Aquin dans sa Somme théologique,[/i] 1990] :

« C’est un devoir strict pour tout prêtre voulant demeurer catholique de se séparer de cette Église conciliaire, tant qu’elle ne retrouvera pas la tradition du Magistère de l’Église et de la foi catholique. […] J’entends dire : “Vous exagérez ! il y a de plus en plus de bons évêques qui prient, qui ont la foi, qui sont édifiants…” Seraient-ils des saints, dès lors qu’ils admettent la fausse liberté religieuse, donc l’État laïque, le faux œcuménisme, donc l’admission de plusieurs voies de salut, la réforme liturgique, donc la négation pratique du sacrifice de la Messe, les nouveaux catéchismes avec toutes leurs erreurs et hérésies, ils contribuent officiellement à la révolution dans l’Église et à sa destruction. »

Réponse :

La moralité d’un acte humain se mesure non seulement par son objet, mais aussi par les circonstances (I-II, q. 18, a. 3).
Par exemple, porter un manche de pioche en se rendant à son champ n’a pas la même moralité que porter le même manche de pioche en se rendant à une manifestation.

Le jubilé de l’Année de la miséricorde est entaché des circonstances suivantes : la date du jubilé a été choisie pour fêter les 50 ans du Concile, et la « miséricorde » que prône le pape François est une miséricorde laxiste qui pousse au péché.

La participation au jubilé ne peut pas faire abstraction de ces circonstances, et donc cette participation est immorale.

Solution des objections :

Ad 1. Saint Herménégilde a refusé de recevoir la communion des mains d’un évêque arien le jour de Pâques, et pour cette raison a été mis à mort. Pourtant rien n’est plus sanctifiant qu’une sainte communion, et la communion pascale est obligatoire sous peine de péché mortel. Mais, ici, une circonstance rendait l’acte peccamineux : recevoir l’hostie de la main d’un prélat hérétique était une « communio in sacris » avec un hérétique.

Ad 2. L’objectant a tort de qualifier seulement Vatican II de « concile raté ». Il a, au contraire, parfaitement réussi pour les modernistes, qui ont pu, à cette occasion, fonder leur « Église conciliaire ». Participer à ce jubilé serait une compromission avec cette pseudo-Église en raison des circonstances mentionnées. Quant aux indulgences, on peut en bénéficier autrement qu’en participant au jubilé : il y a plusieurs moyens de gagner une indulgence plénière tous les jours, par exemple l’adoration du Saint-Sacrement pendant une demi-heure, la lecture de la sainte Écriture pendant le même temps, la récitation du chapelet en commun, le chemin de croix [1].

Ad 3. L’objectant ne donne pas la référence dans les œuvres du saint, mais dans un ouvrage de seconde main, qui lui-même ne donne pas de référence. La trace la plus ancienne que nous ayons trouvée de cette citation est un livre écrit pour décrier les indulgences : Paul Parfait, L’Arsenal de la dévotion : Notes pour servir à l’histoire des superstitions, 4e éd., Paris, Georges Decaux, 1876, p. 90. Nous nous permettrons de demander une source précise pour vérifier l’authenticité de cette sentence ainsi que son contexte. Quoi qu’il en soit, pour devenir un saint, il faut d’abord la foi à un degré héroïque, et donc éviter toute équivoque en la matière.

Ad 4. On ne remet pas en question le pouvoir du pape, mais on constate qu’il l’utilise mal. C’est pour la même raison qu’on refuse la nouvelle messe, le nouveau code de droit canon, etc.

Ad 5. L’objectant a omis, sans le signaler, une partie de la citation de saint Thomas : « Si cependant la remise de peine est faite de façon déraisonnable, en sorte que quasi pour rien les hommes seraient détournés des œuvres de pénitence, il [celui qui confère une indulgence] pèche en agissant ainsi ; l’intéressé toutefois n’en gagne pas moins l’indulgence dans sa totalité. » Par où l’on voit que l’aspect déraisonnable envisagé par saint Thomas est une simple disproportion entre l’œuvre demandée et l’indulgence accordée. Ici, le gain de l’indulgence est liée à la joie de Vatican II et à une fausse conception de la « miséricorde » du pape François, d’où l’aspect non seulement déraisonnable, mais immoral.

Ad 6. L’objectant joue sur le mot « dénature ». Il est vrai que le jubilé reste un jubilé, les circonstances qui le rendent mauvais ne changent pas sa nature de jubilé. Mais elles rentrent bien dans l’objet moralement considéré, car elles en affectent la moralité. La communion proposée à saint Herménégilde restait une communion pascale, mais les circonstances la rendaient peccamineuse.

Ad 7. Même si celui qui participe au jubilé n’a pas l’intention (subjective) de se réjouir de Vatican II, il participe à un jubilé qui a été objectivement voulu pour se réjouir de ce Concile. A moins de verser dans le subjectivisme, il faut donc s’en abstenir.

Ad 8. Les jubilés de 1975 et 2000 étaient des jubilés ordinaires, comme il y en a régulièrement tous les 25 ans pour fêter les anniversaires de l’incarnation. Ils n’étaient donc pas liés en soi à l’anniversaire du Concile, ni à une conception erronée de la miséricorde. Les allusions au Concile signalées par l’objectant restaient secondaires, et n’affectaient pas la moralité de l’acte de participation pour celui qui voulait simplement fêter l’anniversaire de l’incarnation.

En 1975 la participation de Mgr Lefebvre au pèlerinage organisé par l’association Credo a eu lieu au moment où le prélat manifestait son opposition à la Rome conciliaire [2] : il n’y avait donc aucune ambiguïté dans ce geste.

On peut se demander s’il a été prudent de refaire un pèlerinage à Rome en l’an 2000. Car c’est à cette occasion que des contacts ont été repris en vue d’un accord avec la Rome moderniste, qui ont abouti à la chute de Campos l’année suivante. La Fraternité Saint-Pie X s’est ressaisie, mais les pourparlers en vue d’un accord ont continué, et en 2012 l’accord a failli se faire. Les communiqués consécutifs à la rencontre romaine du 23 septembre 2014, celui de Menzingen (« entretien cordial »), et celui du Vatican (« procéder par paliers »… « vers le dépassement des difficultés »… « dans la perspective d’une pleine réconciliation ») ont été le point de départ d’un certain nombre d’étapes ou de paliers, et une participation à ce jubilé en ferait clairement partie.



_________________________
[1] Sur les indulgences, voir Fr. Marie-Dominique O.P., Les Indulgences dans la vie de l’Église et leur destruction par le pape Paul VI, Éditions du Sel, 2010.

[2] Rappelons le contexte : le 11 novembre 1974 a lieu la visite du séminaire d’Écône par deux envoyés de Rome qui provoque la fameuse déclaration de Mgr Lefebvre du 21 novembre, le 25 janvier 1975 Mgr Lefebvre est invité à comparaître devant trois cardinaux (Tabera, Wright et Garrone), le 6 mai Mgr Mamie retire l’approbation donnée par son prédécesseur, le même jour les trois cardinaux appuient cette décision avec l’accord de Paul VI, les 24 et 25 mai a lieu le pèlerinage, le 5 juin Mgr Lefebvre dépose un recours au tribunal de la Signature apostolique, etc.

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MessagePosté le: Ven 27 Nov - 13:28 (2015)    Sujet du message: Comment juger une religion ? Répondre en citant

Comment juger une religion ?


Faut-il compter les éléments bons et les éléments mauvais ?

Une religion n’est pas une construction abstraite, une juxtaposition d’éléments plus ou moins bien assemblés, c’est une vie, et à ce titre elle est essentiellement une. L’inspiration profonde qui l’anime assimile les éléments dont elle a été formée et les transforme du dedans pour les utiliser dans l’œuvre prise pour but. Si bien que la question n’est plus de savoir d’où les éléments proviennent, mais à quelle fin ils sont employés. Suivant cette fin, les mêmes mots peuvent fort bien changer de sens, et des éléments empruntés à l’Écriture et donc à leur origine d’inspiration divine être détournés de leur fonction primitive et employés à une besogne funeste.

Une religion n’est pas un système ou, si l’on veut, une théologie, mais une vie. Comme le christianisme est la vie selon le Christ tel que nous le montre le Nouveau Testament, suite de l’Ancien, l’Islam est la vie non selon Mahomet mais selon le Coran ‟incrééˮ. C’est l’inspiration centrale de ce Coran qu’il nous faut donc connaître et non compter les éléments d’origine chrétienne pour savoir s’ils sont en majorité.

Pour connaître cette inspiration centrale, nous disposons d’une règle d’or, laissée par le Christ Lui-même : « Vous connaîtrez l’arbre à ses fruits. »

Les fruits de l’islam

Les fruits de l’islam se retrouvent dans le type d’homme qu’il contribue à produire comme aussi le type de société. C’est dans tout le comportement de la communauté musulmane (l’Oumma) c’est-à-dire dans toute l’expérience de l’histoire, que nous les retrouverons.

Et l’histoire nous apprend qu’au nom de sa Toute-puissance (entendue de façon destructrice), Dieu est réduit à l’arbitraire pur et ne saurait accepter aucune loi morale ou physique. Il n’y a pas pour l’Islam d’ordre naturel. Pas de dignité de la personne humaine. Pas de Droit à l’intérieur de l’Oumma où le pouvoir détenu par ceux à Dieu l’a remis fut toujours arbitraire et violent. Moins de droit encore si possible à l’égard de ceux qui ne sont pas dans l’Oumma, les incroyants, qui doivent être les esclaves des croyants.

Et certes ces conséquences ne sont pas à tout instant tirées avec la dernière logique, parce que les dispositions naturelles de sociabilité contenues dans la nature humaine s’y opposent. La nonchalance développée par l’Islam chez les Arabes ou Turcs a pu même permettre çà et là aux incroyants chrétiens et juifs admis parmi eux de passagères et fructueuses réussites matérielles, mais elle ne les a jamais mis à l’abri de brusques et imprévisibles accès de colère et d’arbitraires vexations dans la vie quotidienne.

Moderniser l’islam ?


Qu’on ne m’objecte pas qu’un courant moderniste ravage lentement l’Islam et que bien des chefs musulmans ne croient plus à la lettre du Coran. Un incroyant musulman n’est pas en effet un incroyant d’origine chrétienne. Chacun garde, au-dessous de ses constructions intellectuelles, tout le subconscient hérité de son éducation première.

En fait de morale, disait Renan, « nous vivons du parfum d’un vase vide », c’est-à-dire que notre vie subconsciente reste encore chrétienne et que notre système de valeurs est encore le plus souvent hérité de l’Évangile.

L’incroyant musulman qui n’a jamais connu l’Évangile garde le système de valeurs de l’Islam. […]

Chaude ou froide, l’état normal de l’Islam dans ses rapports avec les non musulmans c’est une sorte de guerre où il peut y avoir des trêves, non la paix, et où les qualités naturelles des musulmans (qui ne sont pas méchants par race, comme tant de gens mal informés m’accusent de le dire, pas meilleurs non plus d’ailleurs, mais qui sont par nature des hommes) les qualités, disais-je, des musulmans sont contrariées par l’effet de leur croyance.

d’après Joseph Hours (Itinéraires nº 69, p. 124-127).

N. B. La religion laïque (le panthéisme humanitaire des francs-maçons résumé dans les "Droits de l’Homme" et généralement présenté sous le masque de la laïcité) doit être jugée de la même manière : non pas en comptant les éléments qu’elle a pris au christianisme, mais en examinant le type d’homme et le type de société qu’elle produit. Très visiblement, plus encore que l’islam, c’est une religion de mort, qui ne peut venir que du Malin.

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MessagePosté le: Ven 27 Nov - 15:02 (2015)    Sujet du message: L’Inquisition : une œuvre de justice qui économisa du sang Répondre en citant

L’Inquisition : une œuvre de justice qui économisa du sang


fr. Konrad von Marburg O.P.

A la fin d’une conférence anticléricale sur l’inquisition, l’abbé Desgranges interpelle le conférencier :

– Non, Monsieur, vous n’avez pas été trop long.

Le problème historique de l’Inquisition mérite un examen attentif. Je suis toujours reconnaissant à qui me permet de l’aborder.

Les faits que vous alléguez, les responsabilités que vous avez établies ne sont pas conformes aux conclusions de l’histoire. J’espère qu’après avoir entendu mes arguments, vous voudrez bien le reconnaître.

L’Eglise s’est d’abord imposée en versant son propre sang

Vous avez parlé en termes excellents des croyances religieuses, qui ne sont dignes de Dieu et de l’estime des hommes qu’à condition de naître et de se développer librement dans les âmes. Il est impie d’imposer un dogme comme on applique un bâillon. Vous avez fait entendre, à ce sujet, les plus nobles accents. Comment ne m’auraient-ils pas ému ? Ils sont le fidèle écho de toute notre tradition chrétienne !

Lorsque l’Évangile a conquis le monde, au cours de cette lutte grandiose de l’idée chrétienne contre le paganisme et la barbarie, avons-nous versé une seule goutte de sang ? Nous n’avons répandu que le nôtre. Dans nos rangs vous ne découvrez pas un bourreau, mais douze millions de martyrs. Nos missionnaires de l’Afrique Centrale, de la Chine, du Japon, de l’Océanie suivent aujourd’hui encore cette tradition ininterrompue. Ils mettent en pratique le mot d’ordre de Lactance. Ils défendent leur foi en sacrifiant leur propre vie.

Le conférencier anticlérical : Je reconnais que vous avez subi et que vous bravez encore une abominable intolérance, mais là où vous êtes devenus les maîtres vous avez persécuté à votre tour !

– Vous êtes injuste, Monsieur. Après la conversion de Constantin, qui marqua le triomphe de l’idée chrétienne, nous sommes demeurés fidèles à nos principes. J’ai noté avec soin les faits d’intolérance que vous nous avez reprochés. Ils sont tous postérieurs à l’an 1200. Une période de douze cents ans reste donc en dehors de votre impitoyable critique.

L’Église jouissait alors d’une grande puissance, dans la plupart des nations civilisées. Citez-moi alors le nom d’un seul inquisiteur ?

Le conférencier : Je sais que l’Inquisition ne commença en France qu’au douzième siècle, et en Espagne au quinzième.

– Elle n’a donc pas été pour nous un moyen d’apostolat et de conquête. L’Église s’est établie et s’est maintenue dans la confiance des peuples par la persuasion.

Au moment où l’hérésie devient une propagande armée, qui menace les populations dans leurs personnes et dans leurs biens, les représentants autorisés de l’Église font un suprême effort pour maintenir intact l’apostolat de la persuasion.


Depuis leur forteresse, les seigneurs cathares imposent par la violence
leur hérésie manichéenne (Château de Puylaurens)

En 1043, l’évêque de Châlons écrit à Wason, évêque de Liège, pour lui demander conseil sur la conduite à tenir en face de la propagande cathare [1]. Wason lui répond :

Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais sa conversion. Le Christ ne nous a-t-il pas donné l’exemple de la douceur envers les hérétiques, alors que, tout puissant, il a supporté les opprobres, les injures, les cruautés des juifs, et enfin le supplice de la croix ? Et lorsque, dans sa parabole, il a conseillé de laisser grandir l’ivraie avec le bon grain jusqu’à la moisson, ne nous a-t-il pas enseigné que les mauvais doivent vivre avec les bons jusqu’au jugement de Dieu, qui seul les séparera ?

Vers le milieu du douzième siècle, saint Bernard va prêcher contre les agitateurs cathares. « Qu’on prenne les hérétiques, dit-il, par les arguments et non par les armes. »

Le peuple ne l’entend pas toujours ainsi. Contre d’intolérables provocations, il a réagi avec violence. Saint Bernard écrit une longue lettre que résume cette phrase plusieurs fois répétée : « Il faut mener les hommes à la foi par la persuasion et non par la force. »
Telle est la pensée de l’Église.

Mais s’agit-il encore d’amener les hérétiques à la foi ? Ils s’arment, ils attaquent. L’hérésie n’est plus la doctrine sereine de quelques penseurs ; elle anime la fureur guerrière de bandes armées.

Pour vous permettre d’envisager la situation dans sa gravité, lisez avec moi ce passage d’un historien que vous avez cité avec éloges, Jules Michelet :

La lutte était imminente en 1200. L’Église hérétique était organisée ; elle avait sa hiérarchie, ses prêtres, ses évêques, son pape ; leur concile général s’était tenu à Toulouse ; cette ville eût été sans doute leur Rome, et son Capitole eût remplacé l’autre. L’Église nouvelle envoyait partout d’ardents missionnaires.

Ils maltraitaient les prêtres tout comme les paysans, habillaient leurs femmes de vêtements consacrés, battaient les clercs et leur faisaient chanter la messe par dérision. C’était encore un de leurs plaisirs de salir, de briser les images du Christ, de lui casser les bras et les jambes, de le traiter plus mal que les Juifs à la Passion…

Un charpentier, inspiré de la Vierge Marie, forme l’association des capuchons pour l’extermination de ces bandes. Philippe-Auguste encouragea le peuple, fournit des troupes, et, en une seule fois, on en égorgea dix mille. (Michelet, Histoire de France, t. 3, ch. 7).

Soyez franc, Monsieur ; si vous aviez été à la place de ces paysans maltraités et battus, qu’auriez-vous fait ? Ne vous seriez-vous pas défendu ?

Le conférencier : C’est probable !

– N’auriez-vous pas aidé le charpentier et sa garde nationale improvisée de capuchons ? Las d’être en butte à de continuelles attaques, n’auriez-vous pas demandé à l’État quelques compagnies d’hommes d’armes pour vous aider à purger le pays de ces forcenés ?

Le conférencier : Je le crois encore, mais soyez persuadé du moins que je n’aurais pas participé à ce massacre général de dix mille individus.

– Moi non plus, et je me félicite que sur ce point nous soyons d’accord. Vous n’auriez jamais dit cette parole prêtée à tort par nos adversaires à un légat du Pape : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens [2]. »

Ces représailles populaires qui frappent aveuglément dans le tas, confondant les innocents avec les coupables, vous inspirent une juste horreur. Vous vous seriez efforcé d’apaiser l’exaspération de ce peuple, vous l’auriez détourné de ce massacre de prisonniers, vous l’auriez aidé à ne punir que les coupables après les avoir jugés.

Et comme, dans l’espèce, il s‘agissait de découvrir les meneurs d’une hérésie belliqueuse, vous auriez suggéré au conseil de guerre ou à la juridiction civile de faire appel à des experts compétents, à des experts ecclésiastiques, aptes à distinguer les Albigeois authentiques des braves gens innocents, comme nos jurys modernes recourent aux lumières des médecins ou des experts comptables. En un mot, vous vous seriez efforcé de substituer la Justice aux exécutions sommaires.

Le conférencier : Je vous remercie de me prêter de tels sentiments. C’est, en effet, dans ce sens que j’aurais essayé d’intervenir.

– Et alors, Monsieur, vous auriez institué… mais tout simplement l’Inquisition ! (Applaudissements et rires).


Saint-Dominique présidant un auto-da-fé (acte de Foi)

Comprenant sans doute que les affaires se gâtaient, un grand diable d’homme, osseux et bilieux, se dressa, dans cet auditoire attentif, pour me demander ce que je pensais du sacrement de mariage. (Exclamations. Mouvements divers).

– Il est probable, citoyen, que si je développais à cette heure la conception chrétienne du mariage, vous m’interrogeriez sur l’Inquisition (Rires). Dès que vous vous sentez serré de près par mes répliques, vous passez à une autre question. Au fond, vous n’avez pas une grande confiance en vos objections, et, marchand frivole, persuadé que vous perdez sur chaque article, vous espérez vous rattraper sur la quantité ! (Nouveaux rires).


Abbé Jean-Marie Desgranges
(12 janvier 1874 - 10 octobre 1958)

L’interrupteur têtu : Parlez-nous du mariage.

– Eh bien ! citoyen, au sujet du mariage, tout ce que je veux vous dire aujourd’hui… c’est que si j’étais une jeune fille, je n’aurais pas la moindre envie de vous épouser. (Hilarité prolongée).

Lorsque la salle s’est apaisée, le conférencier libre-penseur reprend la parole :

Le conférencier : Cet intermède a assez duré. Je n’ai pour ma part, M. l’abbé Desgranges, aucun désir d’abandonner le sujet de notre controverse. Vous m’opposez des réponses subtiles, vous avez même des hardiesses étourdissantes. Eh quoi ! Parce que j’ai loyalement reconnu qu’en ces temps abominables où les conflits religieux provoquaient des tueries, je me serais défendu contre des propagandes agressives, et que, dans l’exercice de cette légitime défense, j’aurais recherché les inspirations de l’humanité et de la justice, vous concluez que j’aurais institué l’Inquisition ?

– Je ne conclus pas Monsieur, je constate. C’est toute la pensée de l’Église que vous venez de formuler une fois de plus en ces quelques mots.

Le conférencier : Eh bien ! Monsieur l’abbé, cette seule hypothèse me fait horreur !

Aurais-je pu demeurer parmi ces bourreaux qui torturent, parmi ces sectaires, ces assoiffés de sang et de rapiner qui profitent d’une répression, peut-être légitime au début, pour assouvir leur vengeance ou leur cupidité, dans un tribunal où les droits de la défense sont inexistants, où l’inculpé ne connaît même pas le nom de son dénonciateur et où enfin, on le condamne, non pour un acte criminel, mais pour une opinion, pour une opinion peut-être malfaisante, parfois aussi injustement méconnue, et qui va devenir la vérité libératrice de demain ?

– Je vous ai félicité tout à l’heure, Monsieur, d’avoir dégagé le pur concept de l’Inquisition. L’idée de substituer les jugements d’un tribunal régulier aux exécutions sommaires, vous n’essayez pas de la condamner. Comment le feriez-vous ? Elle a spontanément jailli de votre propre conscience en face d’une situation historique déterminée.

Mais plutôt que de lâcher prise, vous amalgamez une institution irréprochable avec toutes les cruautés judiciaires d’une époque, avec d’atroces abus commis par des individus pervers. De ces éléments étrangers à l’Inquisition elle-même, vous faites le bloc indivisible sous lequel vous prétendez m’accabler. Voilà le sophisme que je dénonce.

On me montrait ces jours derniers une carte postale représentant une guillotine, une tête qui vient de rouler, un corps décapité d’où le sang jaillit sur la soutane d’un prêtre.

A la vue de cette image, des étrangers mal informés éprouvent une répulsion instinctive contre cet aumônier de prison qui paraît être un tortionnaire alors qu’il fut un consolateur, car l’on ne distingue que lui, à côté du supplicié. On n’aperçoit ni le bourreau qui a procédé à l’exécution du coupable, ni les gendarmes qui l’ont arrêté, ni les jurés qui l’ont condamné. On ne songe pas davantage à la pauvre vieille femme que le guillotiné a assassinée, la nuit, dans sa chaumière.

C’est à l’aide de semblables raccourcis, d’une criante injustice, que vous avez représenté les victimes de l’Inquisition, ensanglantant la robe de l’Église.

Le conférencier : Ces exemples n’ont aucun rapport !

– Vos images de l’Inquisition représentent toujours des malheureux qui saignent et des moines qui torturent.

Pour la répression de l’hérésie, vous savez que l’Église, l’État et le peuple ont agi en étroite collaboration. L’Église procurait les expertises et les exhortations au repentir ; l’État, les arrestations, les sentences légales, les exécutions ; le peuple apportait son énergique approbation ; il n’hésitait pas à recourir à l’émeute quand il soupçonnait de mollesse les inquisiteurs ecclésiastiques ou les magistrats séculiers. Pourquoi laissez-vous dans l’ombre l’État et le peuple. Pourquoi imputez-vous à l’Église toute la responsabilité ? Pourquoi dénaturez-vous son rôle ?

La torture ?


Propagande contre l'Inquisition

Vous vous êtes indigné avec juste raison contre ce barbare procédé d’instruction criminelle qu’était la torture. Mais vous n’avez pas dit qu’elle était de pratique universelle et constante, qu’elle fut recommandée par le droit romain et par notre droit français jusqu’à Louis XVI qui l’abolit quelques années avant la Révolution.

Comme j’aime à relire l’émouvante protestation qu’adressait à ce sujet le pape Nicolas Ier, dès le neuvième siècle, aux juridictions civiles !
Les nombreuses pièces de procédure que gardent nos archives montrent que les tribunaux d’Inquisition ne l’employèrent qu’en de rares circonstances et sous la réserve de ces deux conditions prescrites par Innocent IV, en 1292 :

1. elle ne pouvait être infligée à un accusé que si deux preuves graves témoignaient contre lui ;
2. elle ne devait porter atteinte ni à l’intégrité de sa vie, ni à celle de ses membres.

Ainsi, dans votre raccourci injuste, vous amassez sur l’Église tout l’odieux d’un barbare procédé d’instruction qui resta employé, durant la plus grande partie de notre histoire, par toutes les juridictions civiles, alors que précisément l’Église l’écarta de son droit canonique, fut seule à protester contre les abus qu’on en faisait, et n’en toléra l’usage, en la dure période où la société se défendait contre l’hérésie armée, qu’avec des réserves et des tempéraments qui préparent les grandes réformes judiciaires des temps modernes.

L’instruction secrète ?

Vous avez tonné contre l’instruction secrète ; vous vous êtes apitoyé sur le sort de ces inculpés qui ignoraient jusqu’au nom de leur dénonciateur.

Mais vous omettez de dire que cette mesure fut prise après que de nombreux témoins eurent été assassinés par les complices des coupables. La terreur paralysait les témoignages. On dut leur promettre le secret pour les décider à se produire. Cette procédure demeure exceptionnelle et ne survécut pas aux circonstances qui l’avaient imposée.

Les tribunaux de 1793 qui guillotinèrent d’innombrables suspects, sans témoins, sans défenseurs, sans enquête, n’avaient point cette excuse. Vous ne vous en êtes pas ému !

Les bavures ?
Il y eut, dites-vous encore, des misérables qui dissimulèrent leur soif de sang, de vengeance et de rapine sous la robe ou derrière la robe des inquisiteurs. Je ne le nie pas.

La perversité humaine se glisse dans toutes les institutions. Mais pourquoi cherchez-vous à en concentrer la responsabilité infamante sur l’Église qui l’a le plus efficacement refoulée !

Des tueries ?


Condamnés livrés au bras séculier

Vous avez parlé de « ces temps abominables où les conflits religieux provoquaient des tueries ».

Le conférencier : J’espère que vous ne les regrettez pas ! Ces périodes de grandes tueries ont été pourtant de grands siècles de foi !

– Je déteste, Monsieur, de toutes les forces de mon âme, les guerres et les carnages. C’est avec une douleur profonde que je vois, à travers l’Histoire, l’idée religieuse armant le bras des guerriers.

Mais notre génération a-t-elle bien le droit de jeter à ce passé ses anathèmes méprisants ? Est-ce que nous ne nous battons plus jamais ? Les peuples modernes auraient-ils renoncé à la guerre ?

Du moins, jadis, nos pères bataillaient pour des idées, pour un grand rêve, pour une croyance généreuse et noble ; ils versaient leur sang pour ce qu’ils pensaient être la vérité. Aujourd’hui, s’il en est qui défendent héroïquement leurs frontières, il en est trop qui déchaînent les guerres pour de bas intérêts, pour la conquête de nouveaux débouchés économiques, pour des puits de pétrole ou pour des mines d’or. Non, Monsieur, nous n’avons pas à rougir de nos pères ; nous valons moins qu’eux !

Du moins, puisque vous avez horreur des guerres et des carnages, soyez reconnaissant à l’Inquisition de les avoir épargnés aux peuples sur le territoire desquels elle a régulièrement fonctionné.

Du 13e au 16e siècle, l’Europe a vécu entre ce dilemme : ou l’Inquisition ou la guerre de religion. Là où de prévoyants inquisiteurs n’ont pas éteint un à un les brandons de l’hérésie, l’immense incendie de la guerre de religion s’est allumé. Il suffit de jeter un regard sur l’histoire européenne pour constater cette évidence.
L’Inquisition n’a pas seulement substitué une répression légale et individuelle à des massacres en masse : elle a encore prévenu et empêché d’effroyables guerres.

Elle a économisé des fleuves de sang humain.

Contre la liberté de pensée ?

Il me reste, Monsieur, à examiner votre dernier trait. La justice inquisitoriale punissait, non pas des actes, mais des opinions, des opinions appelées à devenir, avez-vous ajouté, les idées libératrices de demain.

Le conférencier : Vous résumez ainsi mon principal grief.

– Écartons les erreurs judiciaires.

Le conférencier : Aucune juridiction n’en est exempte.

– Je vous concéderai qu’on en a commis de nombreuses en ces temps troublés. Des penseurs clairvoyants se sont heurtés parfois à des inquisiteurs bornés.

Le conférencier : J’aime à vous l’entendre dire.

– Il me sera agréable, à mon tour, de vous entendre proclamer la vérité de cette appréciation d’ensemble sur la doctrine des Albigeois et des Cathares par un adversaire implacable de l’Église romaine, M. Henri-Charles Léa : « Si leur croyance avait recruté une majorité de fidèles, elle aurait eu pour effet de ramener l’Europe à la sauvagerie des temps primitifs. »

Le conférencier : La doctrine cathare aboutissait en effet logiquement à la destruction de la famille et au suicide.

– Cette doctrine, nous l’avons poursuivie, non seulement dans les actes criminels qu’elle déclenchait, mais en elle-même. Et c’est sur ce point essentiel que réside notre désaccord. Vous refusez de punir le crime de pensée, vous ne vous attaquez qu’aux actes.

Le conférencier : Parfaitement.

– Vous partagez la conception moderne de la justice. Il se peut qu’elle convienne mieux à l’état de division des esprits. Je trouve, pour ma part, qu’elle manque d’envergure et de hardiesse.

Elle ne s’attaque plus au cerveau qui commande : elle s’abat sur la main qui exécute.

Que dis-je ! Elle place au Panthéon la dépouille de l’homme dont les écrits ont le plus gravement diffamé nos états-majors, elle traîne au poteau le petit soldat coupable d’avoir insulté son caporal.

Elle décore celui qui, dans ses ouvrages, a sapé le droit de propriété, et elle emprisonne une mère qui a volé un pain pour nourrir son enfant.

Elle comble d’honneurs l’intellectuel révolutionnaire qui est devenu ministre en fomentant des grèves, et elle tire sur le gréviste qui dresse une barricade ou manifeste simplement dans la rue. (Vifs applaudissements).

Vous êtes fier, Monsieur, de cette sorte de justice ? Moi pas ! La justice du Moyen Age était autrement courageuse et noble. Elle frappait à la tête. Elle était moins indulgente aux grands, mais moins dure aux petits. (Applaudissements répétés).

D’après : abbé Jean DESGRANGES [3],
Vingt ans de conférences contradictoires,
t. II : Attaques contre l’Église, 1923, p. 70-86.



Livre sur Saint Pierre de Vérone inquisiteur et martyr


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[1] Voir les références exactes des citations dans l’article de Jean Guiraud sur l’Inquisition dans le Dictionnaire Apologétique de la Foi Catholique.
[2] — J. GUIRAUD, Histoire partiale, Histoire vraie. T. 1. Le chapitre 24, Sac de Béziers : Tuez les tous, établit d’une façon décisive que cette parole est apocryphe.
[3] Malgré certaines illusions libérales (malheureusement fort répandues), l’abbé Jean Desgranges (1874-1958) défendit valeureusement l’Eglise dans des centaines de conférences contradictoires. Il publia, en 1948, un livre courageux intitulé Les crimes masqués du résistantialisme.

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:48 (2016)    Sujet du message: DOMINICAINS D'AVRILLE

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