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En ce qui concerne la lettre "contraste frappant" par le Père François Laisney (FSSPX)

 
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Auteur Message
Sean Johnson


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Inscrit le: 18 Mar 2015
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MessagePosté le: Mar 31 Mar - 00:06 (2015)    Sujet du message: En ce qui concerne la lettre "contraste frappant" par le Père François Laisney (FSSPX) Répondre en citant

http://archbishoplefebvrecontramundum.blogspot.com/2015/03/capitalizing-on-… 

Merci,

Sean Johnson
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"I have passed on that which I have received." -Archbishop Lefebvre


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MessagePosté le: Mar 31 Mar - 00:06 (2015)    Sujet du message: Publicité

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Paulus
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MessagePosté le: Mar 31 Mar - 08:17 (2015)    Sujet du message: En ce qui concerne la lettre "contraste frappant" par le Père François Laisney (FSSPX) Répondre en citant

Les lois des hommes sont plus plaisantes que les lois de Dieu. Ainsi beaucoup de prêtres comme de nombreux fidèles sont très sensibles à la « légalité ». Comment peut-on perdre un instant à ergoter sur « un droit à sacrer » alors que la prétendue Eglise n’ordonne plus, ne sacre plus qu’avec parcimonie ? C’est vrai qu’elle n’a rien à offrir à Dieu.
 
Comment peut-on chercher des imperfections à quelqu’un qui défends les lois de Dieu tout en excusant la conduite des ministres qui occupent le siège de Pierre ? Combien de prêtres ou prélats homosexuels ? Un Pape qui embrasse l’un deux en justifiant son acte n’est même pas condamné ! Les sacrilèges répétés avec Assise et dans les églises du monde entier régulièrement passent inaperçu. La défense de l’immoralité par les prélats romains ne choque pas.


Il se trouve même des clercs qui veulent nous faire avaler des couleuvres : « les cardinaux romains s’opposent dans un synode ! » Sans Rire !
Dans notre Assemblée Nationale aussi, on s’oppose sur la famille !
 
Non, aujourd’hui, certains font la fine bouche et acceptent avec goût les immondices. 


-





Et bien des clercs se réfugient dans le silence apaisant pour la méditation. 


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Paulus
Invité

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MessagePosté le: Mar 31 Mar - 12:08 (2015)    Sujet du message: En ce qui concerne la lettre "contraste frappant" par le Père François Laisney (FSSPX) Répondre en citant

Nota :


L'abbé Laisney semble vouloir laver plus blanc que blanc ailleurs que chez lui ! 
Ne lui viendrait-il pas à l'idée qu'il peut aussi nettoyer "sa maison" et proposer aussi un nettoyage de printemps à ses amis Romains. 


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parvulus


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MessagePosté le: Mar 31 Mar - 14:21 (2015)    Sujet du message: En ce qui concerne la lettre "contraste frappant" par le Père François Laisney (FSSPX) Répondre en citant

Bravo Sean Johnson,
et merci pour l'analyse.
Mais une version française serait la bien venue.


Le plus incroyable est la passivité des laïcs à réagir...


"On" est bien contre Rome, et pas forcément "légaliste", Paulus, mais je crois que un tien vaut mieux que deux tu l'auras, et que les résistants de l'extérieur s'opposent aux résistants (mais le sont-ils?) de l'intérieur sur "l'objet à tenir"!


Pour les résistants externes, du moins en passe de se faire exclure (privés de sacrements?), mieux vaut garder la pureté doctrinale et perdre le confort des chapelles "en paix" (du diable), en attendant la "prélature" si elle vient....


Ce que j'appelle donc "passivité", eux l'appellent "patience", mais en fait c'est intérieurement: "tout va très bien Mme la Marquise", ou "Ah ça ira, ça ira, ça ira...".


La "piété" et les chapelets en plus pour garder bonne conscience.... (que la volonté de Dieu soit faite, etc....).


On peut se demander quelle catastrophe supplémentaire Dieu devra tolérer pour faire réagir nos laïcs endoctrinés par leurs prêtres, même opposés aux Pfluger et Laisney, mais bien silencieux, pour ne pas dire amorphes!


Quelle pitié!
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credidimus veritati


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Ana


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MessagePosté le: Mar 31 Mar - 20:10 (2015)    Sujet du message: En ce qui concerne la lettre "contraste frappant" par le Père François Laisney (FSSPX) Répondre en citant

Non seulement amorphes mais mangeant à tous les râteliers. Ils attendent que les prêtres desservants parlent contre la foi! Alors là ils réagirons...Ils espèrent que, lorsqu'il sera trop tard, ils combattrons,  ils construiront des chapelles, installeront des prêtres, les feront vivre... Oui mais en attendant ils se bercent d'illusions et dorment tranquilles, ce qu'ils veulent avant tout c'est la paix. On me dit "braquée"
Peut être vaudrait- il mieux être exclu! 


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parvulus


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MessagePosté le: Mer 1 Avr - 18:14 (2015)    Sujet du message: En ce qui concerne la lettre "contraste frappant" par le Père François Laisney (FSSPX) Répondre en citant

Ana,
vous n'avez aucun moyen de déménager?
Avrillé ou Lourdes vous ferait du bien!
_________________
credidimus veritati


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Ana


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MessagePosté le: Mer 1 Avr - 19:39 (2015)    Sujet du message: En ce qui concerne la lettre "contraste frappant" par le Père François Laisney (FSSPX) Répondre en citant

Comment faites vous parvulus? Croyez vous possible que tous les isolés résistants de France déménagent à Avrillé ou à Lourdes? ou est-ce de l'ironie?
Il est vrai que j'aimerais faire remuer les gens et que c'est, au fur et à mesure que le temps passe, de plus en plus difficile. Un ronron tranquille et serein!


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Paulus
Invité

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MessagePosté le: Jeu 2 Avr - 07:16 (2015)    Sujet du message: En ce qui concerne la lettre "contraste frappant" par le Père François Laisney (FSSPX) Répondre en citant

Il y a des réactionnaires dans tout le pays. Beaucoup de personnes ne réagissent pas car ils n'entendent que la voix de Menzingen avec toutes ses outrances pour le ralliement et ses interdictions de s'instruire ou de s'informer.


Nous devons réagir avec des documents écrits, courts, précis pour alerter les fidèles qui ne veulent pas retourner avec les modernistes, quand bien même pour obtenir de belles églises. 


C'est vrai que les chapelles sont verrouillées, il ne faut pas déplaire aux "Saint-Pierristes" qui font nombre ! Interdiction du "sel de la terre" ; interdiction de mgr Williamson et dans certains endroits interdiction de mgr Lefebvre. (Comme en Auvergne)


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Suzanne


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MessagePosté le: Jeu 2 Avr - 08:05 (2015)    Sujet du message: En ce qui concerne la lettre "contraste frappant" par le Père François Laisney (FSSPX) Répondre en citant

Moi je pense a Avrille... mais d'Australie c'est un peu difficile! J'aurais mieux fait de ne pas demenager il y a 8 ans... :-( 


Interdire "le sel de la terre" c'est vraiment criminel! Une revue extraordinaire, des articles de fonds, une doctrine sans faille...
_________________
Viva Cristo Rey!


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Ana


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Messages: 266
Localisation: Alpes

MessagePosté le: Jeu 2 Avr - 14:39 (2015)    Sujet du message: En ce qui concerne la lettre "contraste frappant" par le Père François Laisney (FSSPX) Répondre en citant

Le sel de la terre" est la seule revue (plus qu'une revue, un bouquin) solide, bien construite et claire, qui nous maintient dans l'intelligence de la foi. Je connais au moins un prieuré, maison de retraites qui l'expose encore, il faut dire que ces prêtres sont proche du domaine d'Avrillé, sans hostilité primaire. Chez moi, bien sûr, il est interdit! Nous avons quelques feuilles de chou qui s'éparpillent ici et là, au milieu de demandes de soutien...
Mais il faut le redire tous les résistants doivent y être abonnés.


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Catharina T.O.P.


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Messages: 262
Localisation: République Tchèque

MessagePosté le: Mer 8 Avr - 10:03 (2015)    Sujet du message: Sel de la Terre Répondre en citant

Les sommaires de la revue thomiste « Sel de la Terre » de No 79 (avec PDFs) dans ce Forum voir :

http://christusvincit.clicforum.com/t295-La-revue-Le-Sel-de-la-Terre.htm



Idea Par exemple les articles importants et intéressants de SDT No 80 (voir PDFs pour télécharger) :

ÉDITORIAUX – TÉMOIGNAGES (editorial complet en PDF)
20°anniversaire (PDF)
Une nouvelle revue ? (PDF)
Mgr Lefebvre et Le Sel de la Terre (PDF)
Témoignages de lecteurs (PDF)


ÉCRITURE SAINTE
• Frère HUGUES-MARIE O.P. : Psaume 23 : La « terre » appartient au Seigneur ÉTUDES
Mgr Bernard TISSIER de MALLERAIS : Qu'est-ce qu'un concile pastoral ? (PDF)
• Mgr Alfonso de GALARRETA : Gardons la foi et la charité
• Saint VINCENT FERRIER : Traité pour convertir les Juifs
• Frère PIERRE-MARIE O.P. : L'université de Paris au 13e siècle

VIE SPIRITUELLE

• Cardinal Louis-Édouard PIE : Le canal de toutes les grâces : un instrument volontaireCIVILISATION CHRÉTIENNE
• Philippe GIRARD : Simon de Montfort : bourreau ou martyr ?
Émile KELLER : Contre la séparation de l'Église et de l'économie (PDF)
• Dom Bernard MARÉCHAUX O.S.B. : Mémoires d'un zouave pontifical (IV)

LECTURES
• DOCUMENTS : Le père Eugène s'explique – L'abandon de la soutane
• RECENSIONS : Rollon ou la trêve du roi Charles – La fatale Perversion du système scolaire
• PARMI LES LIVRES REÇUS
• INFORMATIONS ET COMMENTAIRES

Je pense que SDT est la meilleure Revue de la Foi Catholique de toujours et de la Tradition Catholique ... non seulement pour dites résistants.
Okay

Pour s'abonner
« Sel de la Terre » voir : Pour vous abonner au Sel de la Terre (PDF) ou bien Bulletin pour abonner Sel de la Terre (PDF)

Sources : La Porte Latine, Dominicains d'Avrillé

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Marguerite


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MessagePosté le: Jeu 9 Avr - 10:14 (2015)    Sujet du message: En ce qui concerne la lettre "contraste frappant" par le Père François Laisney (FSSPX) Répondre en citant

Traduction des extraits principaux de l'article de Sean Johnson 




 
A propos de la lettre intitulée “Un contraste saisissant” de l’abbé François Laisney (FSSPX)
 
Par Sean Paul Johnson
 
Le 22 mars 2015


Celui qui fut longtemps un diplomate américain et  Secrétaire d’Etat, Henry Kissinger (1973-1977), est connu pour avoir dit : « Ne laissez jamais une bonne crise se perdre ».  Il voulait dire que la confusion et la perplexité qui découlent de tout évènement important et inattendu donnent l’occasion de faire avancer des mesures et des stratégies qui, sans la distraction fournie par la crise, soit attireraient trop d’attention, soit ne gagneraient pas assez de soutien pour être adoptées.


Les politiciens américains se sont servi de cette tactique avec tant d’efficacité que cela a donné lieu à des soupçons que ces crises aient été délibérément « produites » en ce que nous appelons des « opérations sous faux drapeaux » pour créer des distractions  permettent  d’éviter tout examen minutieux, ou bien pour créer de la sympathie pour faire avancer des politiques qui n’auraient pas obtenu de soutien assez large.  Des exemples de telles crises (que ces crises soient naturelles ou bien « sous faux drapeaux ») seraient : le 11 septembre (pour augmenter le contrôle du gouvernement sur leurs sujets et enlever les libertés civiles sous le prétexte de combattre le terrorisme) ; « l’Holocauste » (pour créer un état d’Israël en Palestine en tant que quartier général financier de niveau international et mondial, sous le prétexte de protéger les Juifs d’un autre « génocide ») ; Le massacre connu sous le nom de « Sandy Hook » (utilisé par ceux qui sont en faveur d’un contrôle des armes en vue de faire passer des lois draconiennes en matière d’armes, et cela va jusqu’à empêcher la possession privée par les citoyens qui respectent la loi, et jusqu’à sanctionner par un emprisonnement en cas de refus d’obtempérer) ; etc.
Vous comprenez la technique : utiliser la « crise » pour faire avancer ses objectifs (…).


Bien sûr, la consécration épiscopale de Monseigneur Faure est tout SAUF une crise pour les catholiques fidèles qui continuent à suivre les enseignements de Monseigneur Lefebvre (et donc ceux de tous les saints, des Pères, des Docteurs, des Papes et de Notre Seigneur Jésus-Christ). En fait, c’est une bénédiction qui a permis d’assurer la préservation de la Tradition, quels que soient les accords conclus par Menzingen et par Rome à mettre en place prochainement. Mais si vous êtes de ces zombies anesthésiés assis sur un banc d’église, fascinés par sept années de branding (Ndlt : image de marque), et par les conférences telles que celles qui dénigrent la Résistance en disant « Résistance à quoi donc ? », alors la consécration vous déstabilisera sans doute un peu.


Selon Kissinger, comment Menzingen peut-il utiliser cette crise à son avantage ?


Il est de plus en plus évident que Menzingen utilise la consécration du 19 mars de Monseigneur Faure pour faire avancer son agenda d’obtenir un accord pratique avec la Rome non-convertie. Ce qui est pour eux (et pour Rome) une « crise » (car la tradition a échappé à leur contrôle) est pour nous une cause de grande joie. Pourtant, la stratégie semble être de mettre en exergue des distinctions entre les consécrations épiscopales de 1988 et de 2015, en s’efforçant de montrer à Rome combien ils se différentient maintenant des membres de la Résistance et de « l’ancienne FSSPX », (tout en essayant de rassurer leur clergé et leurs fidèles qu’ils sont toujours la même vieille FSSPX et qu’ils continuent sur les pas de Monseigneur Lefebvre).
 
Leur dernière tentative en date vient d’un accordiste de longue date, l’abbé François Laisney (FSSPX – Singapour). Ci-dessous, nous reprenons son intervention et nous la ferons suivre par une évaluation des arguments fournis pour mettre en exergue les « distinctions » afin d’évaluer leur poids et leur valeur.


http://tradinews.blogspot.be/2015/03/abbe-francois-laisney-fsspx-un.html


Vous voilà maintenant informé de cette lettre. Que penser de ces arguments ? Analysons-les de façon systématique et méthodique, en n’en négligeant aucun, de sorte à être en mesure de proposer une conclusion au sujet de leur valeur cumulative sur la question de la 1ère thèse : à savoir qu’il y a un contraste frappant entre les circonstances qui ont donné lieu et qui ont justifié les consécrations épiscopales de 1988.
 
Pour contraster les consécrations de 1988 et de 2015, l’abbé Laisney avance d’abord que, alors que la FSSPX avait reçu l’approbation canonique de Monseigneur Charrière, donnant donc par cela même une légitimité à la Fraternité, Monseigneur Williamson ne dispose à proprement parlé ni de « fraternité » ni d’approbation canonique.
 
D’un côté, on est forcé de mettre en doute la pertinence de la distinction initiale de l’abbé Laisney sur les consécrations épiscopales de 1988 et 2015. Cela semble hors sujet, dans la mesure où cela ne donne aucun argument en faveur de ce qu’il a entrepris de prouver : à savoir que les consécrations de 1988 et 2015 n’ont rien de commun. Ses remarques pourraient être pertinentes si on cherche à savoir laquelle des fraternités a la meilleure base canonique ou théologique, mais ses remarques n’ont rien à voir pour établir une distinction en terme de motif, d’objectif, de portée ou en terme de conséquences des consécrations elles-mêmes. Ma réponse est donc de dire que cette première remarque à propos de l’approbation canonique et de l’existence ou manque d’existence d’une fraternité – est hors sujet et n’a pas sa place dans une conversation sur les consécrations épiscopales.
 
D’un autre côté, sachant ce que je sais de Monseigneur Lefebvre, ma réaction spontanée sur cette façon d’argumenter est de me poser la question suivante : « Si Monseigneur Charrière avait refusé l’autorisation canonique pour une pieuse union, Monseigneur Lefebvre aurait-il abandonné toute l’entreprise et aurait-il pris sa pension ? » Rien dans la vie ni l’attitude de Monseigneur Lefebvre ne laisse présager qu’il aurait pris cette décision. Par contre, les faits démontrent le contraire (en particulier, les consécrations épiscopales de 1988 elles-mêmes) : Monseigneur Lefebvre, en basant ses actions d’abord sur la doctrine de la nécessité (en subordonnant les considérations canoniques aux considérations théologiques) montre bien ce qui motivait et justifiait ses actions et il aurait certainement maintenu le cap et pourvu aux besoins des fidèles se trouvant dans une situation générale de grave nécessité spirituelle, peu importe qu’il ait obtenu ou pas l’approbation canonique. En fait, cela a toujours été le cas de la position de la FSSPX (tel que le montre l’étude théologique de SiSiNoNo publiée en deux parties par The Angelus en dates de Mai et Juillet 1999 et intitulée « Les consécrations épiscopales de 1988 : une étude théologique ». Cette étude est disponible en ligne sur


  http://www.sspxasia.com/Documents/SiSiNoNo/1999_July/The_1988_Consecrations….   


Les considérations canoniques sont toujours subordonnées aux théologiques. Remarquez (comme le prouve la lettre même de l’abbé Laisney) que ce n’est plus le cas pour Menzingen.


L’abbé Laisney fait une autre tentative : toujours pour distinguer les consécrations de 1988 et de 2015, il parle du respect de Monseigneur Lefebvre pour le Droit Canon de l’Eglise (en opposant ce respect avec ce qu’il targue de manque de respect dans le chef de Monseigneur Williamson) et il fait remarquer que Monseigneur Lefebvre « n’avait jamais pensé que la « foi » le dispenserait du Droit Canon ! »
 
Dans cette tentative de distinguer l’attitude et la position de Monseigneur Lefebvre de celle de Monseigneur Williamson, il faut distinguer deux affirmations : d’abord que Monseigneur Lefebvre respectait le droit canon et que Monseigneur Williamson ne le respecte pas. En deuxième lieu, que Monseigneur Lefebvre n’avait jamais pensé que la foi le dispenserait d’observer la loi.
 
En premier lieu, admettons volontiers que Monseigneur Lefebvre avait certainement un grand respect pour le droit canon de l’Eglise, et que toutes choses étant égales, il aurait préféré œuvrer avec l’approbation canonique. Mais de prétendre que Monseigneur Williamson manque d’un tel respect est une affirmation qui est manifestement fausse et injuste, comme le prouve sa conférence du 1er juin à Post Falls en Idaho, dans laquelle Son Excellence explique aux fidèles de la Résistance que sa recommandation pour une confédération informelle de prêtres n’est pas d’abord basée sur des préférences personnelles ou stratégiques, mais parce qu’il considère qu’il n’a pas l’autorité nécessaire pour fonder une congrégation religieuse digne de ce nom.  La première partie de cette conférence est disponible en suivant le lien suivant :


https://www.youtube.com/watch?v=Leiw7INHz0E


 Pendant 90 minutes, Son Excellence explique que Monseigneur Lefebvre avait un grand respect pour l’autorité, et que c’était son désir de suivre les traces de Monseigneur Lefebvre qui l’empêchait de fonder une congrégation religieuse sans approbation canonique. En plus, Son Excellence a fait preuve de fermeté sur ce sujet afin de maintenir sa prise de position, ce qui lui a valu d’être en conflit ouvert avec l’abbé Pfeiffer et d’autres qui constituent le noyau dur. Donc essayer d’opposer Monseigneur Lefebvre avec Monseigneur Williamson sur base d’un prétendu manque de respect vis-à-vis de l’autorité canonique est clairement absurde.
 
En deuxième lieu, il est tout aussi évident (malgré l’affirmation du contraire par l’abbé Laisney) que Monseigneur Lefebvre plaçait certainement la foi au-dessus des considérations canoniques. Sinon comment pouvait-il justifier les consécrations de 1988 face au refus du Pape, sauf s’il en appelait aux principes théologiques de nécessité, qui transcendent et surpassent les considérations canoniques ? Dans la seconde partie de l’étude théologique citée plus haut, qui a représenté pendant longtemps « la référence absolue » de l’apologétique de la FSSPX pour justifier les consécrations de 1988, et au milieu de beaucoup d’autres citations, nous sommes tombés sur cette perle :
 
« La juridiction ‘comme par elle-même’ semble provenir du Pape dans l’histoire de l’Eglise toujours et chaque fois qu’une grave nécessité de l’Eglise ou des âmes l’exigeait. Dans ces circonstances extraordinaires, dit Dom Grea, l’épiscopat œuvrait « de façon résolue avec l’approbation tacite de leur Chef, rendue certaine par la nécessité » (op. cit. vik.U, p 220). Dom Grea ne dit pas que l’approbation du Pape rendait les évêques certains de la nécessité. Au contraire, la nécessité les rendait certains de l’approbation du Pape. Et précisément, pourquoi la nécessité rendait-elle l’approbation de leur Chef « certaine », approbation dont en réalité les évêques n’avaient pas connaissance ? – Bien évidemment parce qu’en état de nécessité, le jugement positif de Pierre est dû. Si, venant du Christ, sur base de sa primauté, Pierre a le pouvoir d’étendre ou de restreindre l’exercice du pouvoir de l’ordre épiscopal, venant du Christ, il a aussi le devoir de l’étendre ou de le restreindre selon les nécessités de l’Eglise et des âmes.  Dans l’exercice du pouvoir des clés, le Christ reste toujours «’l’agent principal » et aucun autre être humain ne peut exercer [le pouvoir des clés] en tant qu’ « agent principal » (St Thomas, Supplément, Q. 19, A.4), mais seulement « en tant qu’instrument et ministre du Christ » (ibid., A.18, A.4). Les clés de Pierre font aussi fonction de « clés du ministère », et donc non seulement Pierre peut utiliser le pouvoir des clés de façon arbitraire, mais il doit être attentif à l’ordre divin des choses. L’ordre divin prévoit que la juridiction est transmise à d’autres par l’intermédiaire de Pierre, oui, mais de telle façon qu’elle est fournie « d’une façon suffisante pour le salut des fidèles » (St. Thomas, Contra Gentiles, Bk 4, c. 72). Donc, si Pierre devait empêcher que cela soit distribué en suffisance pour les besoins des âmes, il agirait contre l’ordre divin et commettrait une faute très grave (St. Thomas, Supplément, Q8, AA.4-9 ff.). »
 
Ce passage non seulement démontre la supériorité de la Foi (c’est-à-dire de la théologie) sur le droit canon, dont elle est la source, mais aussi que l’Archevêque, la FSSPX et l’abbé Laisney lui-même ont bien compris que les arguments théologiques surpassent les arguments canoniques. St. Thomas d’Aquin et la FSSPX n’ont-ils pas toujours enseigné que « la nécessité est une cause qui excuse de la loi » (cf même étude référencée ci-dessus) ?  Et pour l’abbé Laisney, son affirmation actuelle que la foi (les considérations théologiques) ne peut dispenser du droit canon, c’est en même temps éliminer une défense sur laquelle l’apostolat de la FSSPX dans son entièreté s’est basée depuis les débuts.
 
Enfin, pour ce qui est des deux arguments de l’abbé Laisney à propos d’un prétendu manque de respect pour le droit canon, et l’idée manifestement fausse que la foi ( la doctrine de la nécessité) ne peut se passer du droit canon, je suis à nouveau obligé de me demander quel est la pertinence de cela dans une discussion qui a été prétendument initiée pour distinguer les différences entre les consécrations épiscopales de 1988 et de 2015. Il semble plutôt que ses efforts ont été jusqu’ici orientés sur une critique de la Résistance et de Monseigneur Williamson en général, au lieu de comparer/contraster toute chose concernant spécifiquement les consécrations elles-mêmes en terme de portée, d’objectifs ou de justifications (à part couper l’herbe sous les pieds des deux parties dans le but d’en appeler à la légitimité de la doctrine de la nécessité comme dernier recours, ce qui est une tactique suicidaire tout autant qu’erronée).
Le troisième argument fourni par l’abbé Laisney pour soutenir son affirmation qu’il y a un « contraste frappant » entre les deux consécrations de 1988 et de 2015 rate lui aussi une fois de plus son but. Au lieu de comparer les consécrations, il compare la FSSPX telle qu’elle était en 1988 et  la Résistance de 2015. Le seul bien-fondé de cet argument est sans doute que l’abbé Laisney veut dire par là que, étant donné tous les fruits portés par la FSSPX en date de 1988, le grand nombre (càd 200 prêtres, 200 séminaristes, 6 séminaires, etc) rendait nécessaire les consécrations (càd car cela aurait fait trop de travail pour Monseigneur Lefebvre tout seul ?).
 
Si cela est un argument (càd une justification pratique en faveur des consécrations, malgré le « non » du Pape), je ne l’ai jamais vu mis en avant par la FSSPX.  La FSSPX a toujours d’abord justifié les consécrations épiscopales de 1988 sur base de l’état de grave nécessité spirituelle généralisée, les justifications canoniques étant secondaires et/ou simplement complémentaires. Mais essayer de justifier les consécrations épiscopales à partir de considérations pratiques (…) ne serait pas un motif suffisant pour désobéir à un ordre direct du Pape de s’abstenir de consacrer, et donc un mépris plus grave pour le droit canon que l’accusation imaginaire levée contre Monseigneur Williamson. Pour ces raisons, cette troisième tentative d’opposer les consécrations de 1988 et de 2015, en plus d’être complètement hors sujet, est le plus faible des arguments de l’abbé Laisney, et est donc rapidement éliminé.
L’abbé Laisney continue en fulminant contre le manque d’unité au sein de la Résistance naissante, en faisant remarquer qu’il y a des procès en justice entre les membres de la Résistance, et que certains s’affichent ouvertement comme sédévacantistes.  (…) Oui, monsieur l’abbé Laisney, tous nous nous rappelons des débuts d’Ecône, avant que la FSSPX ne devienne tellement monolithique dans son unité doctrinale, et pour ce que cela vaut, il me semble plutôt que ce parallèle entre la Résistance naissante et les débuts d’Ecône tend plutôt à unir ces deux initiatives, au lieu de les différencier.
 
Le quatrième essai pour opposer les consécrations épiscopales de 1988 et de 2015 rate une fois de plus sa cible (cela en devient une habitude !), au point que son essai s’apparente à du « chahut ».  L’abbé Laisney demande comment Monseigneur Faure peut avoir l’intention de fonder un séminaire pour mener à bien « l’opération survie » d’une chose qui n’existe pas encore. Je suppose que ma réponse serait, « de la même façon que Monseigneur Lefebvre avait l’intention de pourvoir à la survie du vrai sacerdoce, et d’enseigner la petite bande de séminaristes qui l’avait approché en 1969, en fondant un séminaire qui n’existait pas encore. »
Dans sa cinquième tentative de comparer les consécrations épiscopales de 1988 et 2015, l’abbé Laisney enfin s’attaque à quelque chose qui est directement lié aux consécrations elles-mêmes : il fait observer que Monseigneur Lefebvre a tout fait pour essayer d’obtenir la sanction canonique et l’approbation de Rome pour les consécrations épiscopales, tout en ajoutant que Monseigneur Williamson n’a fait aucun effort pour l’imiter en cela.
 
Notre première réponse est celle de la FSSPX elle –même, telle qu’écrite dans la 2nde partie de la même justification théologique pour les consécrations épiscopales de 1988 citée ci-dessus :
 
« Mais c’est le Pape lui-même qui favorise ou encourage pour l’Eglise une orientation qui est infestée de néo-modernisme , qui menace les biens qui sont fondamentaux pour les âmes, les biens qui sont indispensables pour le salut des âmes, càd la foi et la morale. Si le Pape lui-même est la cause ou une partie de la cause, ou même, étant donné son autorité suprême, la cause ultime de la grave nécessité spirituelle généralisée dans laquelle il n’y a aucun espoir d’aide de la part de pasteurs en place, alors à quoi sert de recourir au Pape dans ces circonstances ? Il sera accessible physiquement mais il sera inaccessible moralement. S’adresser à lui sera certainement possible de manière physique mais ce sera impossible sur le plan moral, et si cela devait être tenté, le résultat naturel sera que le Pape répondra « non » à l’acte que les circonstances extraordinaires requièrent « pour que la mesure appropriée soit adoptée «  (ST, op ct in Part 1) pour la grave nécessité généralisée des âmes. Tout comportement différent du Pape présuppose, en fait, la repentance et l’admission humble de sa propre responsabilité étant donné que l’acte dont il est question – càd la consécration d’évêques – ne serait pas requis si le Pape lui-même n’était pas dans une certaine mesure, co-responsable de l’état de grave nécessité généralisée »


http://www.sspxasia.com/Documents/SiSiNoNo/1999_September/The_1988/Consecra…


Ce qui veut dire que, alors que pour 1988 Rome utilisait une ruse avec Monseigneur Lefebvre, en feignant de réfléchir à lui donner un évêque, les évènements (ainsi que l’archevêque lui-même) ont dévoilé plus tard que cela était de la malhonnêteté et que Rome attendait purement et simplement son décès (et celui du mouvement traditionnel qui en découlerait). Dès que Monseigneur Lefebvre a compris la ruse, la nécessité qu’il ressentait de faire appel à Rome (ou même simplement de rester en contact fréquent avec Rome) fut abandonnée.
 
Monseigneur Williamson ayant vécu ces évènements, sait bien lui que faire appel à Rome ne servirait à rien (comme cela a été clairement déclaré dans le mandat apostolique qui fut lu lors de la consécration), et comme la FSSPX l’admettait dans le passé, selon l’étude théologique citée plus haut tirée de The Angelus.
 
Donc, bien que la distinction faite par l’abbé Laisney soit valide (veuillez noter que c’est le premier de ses arguments qui soit lié au sujet qu’il prétend discuter), cette distinction est sans valeur et ne peut convaincre, non seulement quand on tient compte de la citation reprise ci-dessus qui illustre qu’il est vain d’en appeler à la Rome moderniste, mais aussi parce que cette distinction donne l’impression d’une condamnation malhonnête et arbitraire : l’abbé Laisney sait parfaitement bien que les quatre évêques de la FSSPX n’ont fait aucune tentative d’appel à Rome pour la permission de consacrer Monseigneur Licinio Rangel pour Campos en 1991 (et ont utilisé le même mandat apostolique en 1991 que celui utilisé par Monseigneur Lefebvre en 1988, et que celui utilisé par Monseigneur Williamson en 2015. Donc, si la consécration de Monseigneur Faure est aujourd’hui contestable sur le plan moral, alors la consécration à laquelle a participé Monseigneur Fellay en 1991 était alors aussi contestable sur le plan moral).


La sixième tentative de l’abbé Laisney pour opposer les consécrations de 1988 et de 2015 montre bien son parti-pris de manque de pertinence, en s’éloignant de la discussion sur les consécrations elles-mêmes et en revenant à l’allégation déjà réfutée que l’autorité du Pape est rejetée par Monseigneur Williamson et que, malgré les propres mots de ce dernier, sa reconnaissance de l’autorité du Pape ne serait seulement que rhétorique.  (…)


La septième tentative de l’abbé Laisney de faire une distinction est la plus sidérante de toutes : l’abbé prétend que, alors que Monseigneur Lefebvre ne réagissait qu’après que des scandales majeurs lui forcent la main, Monseigneur Williamson, lui, a réagi AVANT qu’un quelconque compromis ne soit fait. Il semblerait que l’abbé Laisney essaie de nous faire croire que tout ce qui n’est pas un accord signé, n’est pas un compromis. Il semble refuser d’admettre que la raison pour laquelle la FSSPX est si proche d’un accord avec Rome aujourd’hui est précisément à cause DES COMPROMIS QUI ONT DEJA ETE FAITS ! Par exemple, le changement de la condition préalable prudentielle de la conversion de Rome ; l’expulsion de Monseigneur Williamson, la contestation de la déclaration du chapitre général de 2006 ; la mise en place de six conditions faibles (dont seulement trois sont considérées comme essentielles) pour l’acceptation d’un accord pratique ; la campagne de branding, pour faire la paix avec Vatican II ; toutes les déclarations scandaleuses de Monseigneur Fellay reconnaissant que Vatican II appartient à la tradition de l’Eglise ; que la liberté religieuse dans Dignitatis Humanae était « très restreinte » (et donc implicitement acceptable) ; que le combat pour la tradition a été dévié loin du combat pour le Christ Roi, et réduit au combat pour la Messe (à la mode Ecclesia Dei) ; que tant de scandales Romains sont passés sous silence ; que la distinction entre l’Eglise Conciliaire et l’Eglise Catholique (ou entre la Rome Eternelle et la Rome Moderniste) est maintenant éliminée ; etc. etc.
 
Non, Monsieur l’abbé (Laisney), beaucoup plus d’eau a coulé sous les ponts   que la seule scandaleuse déclaration doctrinale du 15 avril 2012 (qui, si Monseigneur Williamson n’avait pas mis des bâtons dans l’engrenage, aurait eu pour résultat que vous auriez déjà accepté la légitimité de la nouvelle Messe (…)).


Dans sa dernière tentative, l’abbé Laisney réussit en fait à traiter du sujet mais seulement pour la seconde fois sur les huit tentatives. Il fait remarquer que Monseigneur Lefebvre avait consacré des hommes plus jeunes que lui, alors que Monseigneur Williamson a consacré un évêque à peu près de son âge. L’abbé Laisney alors émet un doute de façon rhétorique en se demandant comment Monseigneur Williamson peut dire qu’il a l’intention d’assurer la survie de la tradition en consacrant quelqu’un de son âge.
 
Le problème ici se trouve dans la conception limitée dans le chef de l’abbé Laisney de ce qu’implique « assurer la survie de la tradition ». L’abbé Laisney conçoit de préserver la tradition en terme de durée de temps, ce qui explique qu’il met l’accent sur l’âge (càd la continuité temporelle). Monseigneur Williamson conçoit d’assurer la survie de la tradition en terme d’étendue et de nombre (càd en fournissant un autre évêque au cas où quelque chose lui arriverait). Ce sont deux façons de préserver la tradition. Mais je voudrais poser la question à l’abbé Laisney, « auriez-vous été plus heureux si Monseigneur Williamson avait consacré quatre jeunes prêtres ? Si cela avait été le cas, ne seriez-vous pas maintenant en train de vous plaindre qu’un seul évêque aurait suffi ? Et si Monseigneur Williamson avait consacré un ou plusieurs homme(s) jeune(s), ne seriez-vous pas en train de vous plaindre qu’ils n’ont pas (qu’il n’a pas) l’expérience ni l’éducation requises pour occuper cette responsabilité ? »
 
Conclusion
 
On peut s’attendre à ce que des lettres comme celles de l’abbé Laisney vont devenir monnaie courante. Tout comme Menzingen utilise la consécration de Monseigneur Faure pour se valoriser à Rome, en montrant à ces Romains combien ils sont différents  de la Résistance (et donc différents de l’ancienne FSSPX) dans le but d’obtenir un accord pratique, et bien, de la même façon, des auteurs comme l’abbé Laisney se servent de l’occasion pour se valoriser à Menzingen, en se bousculant les uns les autres pour faire preuve de loyauté envers le régime de Menzingen, mais avant tout par haine de tout ce que représente l’ancienne FSSPX et de ce que représente Monseigneur Williamson.
 
En ce qui concerne le bien-fondé de la lettre elle-même, le « contraste frappant » (à supposer qu’il y en ait un) s’applique plus aux différences entre la néo-FSSPX et la Résistance, qu’à quoique ce soit de particulier concernant les consécrations épiscopales de 1988 et de 2015.
 
Pour ce qui est de ces consécrations, elles sont en fait quasi identiques dans tous leurs aspects. Les deux consécrations présentent pratiquement le même mandat apostolique ; elles se basent toutes les deux sur l’état de nécessité ; elles annoncent toutes les deux le refus de toute mission apostolique (càd la juridiction) ; et elles ont toutes deux été suscitées par le désir et le besoin de prévoyance pour le maintien de la tradition.
 
Dans un autre article (« Pensées initiales à propos des consécrations épiscopales ») j’ai fait remarquer que Monseigneur Fellay serait obligé de choisir soigneusement sa réponse à la consécration afin de ne pas se lier les mains en ce qui concerne sa propre capacité à faire lui aussi une consécration « non-autorisée » dans le futur, dans le cas où il romprait le sortilège de Rome. Malheureusement, en permettant ce genre de lettre, il a en principe signalé à Rome que, à l’avenir, des consécrations non-autorisées ne sont pas une option, et ce qui a pour conséquence, que tout candidat serait vraisemblablement choisi par Rome. Ceci étant, il est difficile dans le nouveau Régime, d’imaginer que Menzingen soit désireux de faire une consécration « non-autorisée » pour perpétuer la FSSPX ; puisqu’il envisage n’importe quel candidat choisi par Rome pour représenter des solides espoirs pour la préservation future de la tradition.
 
A la lumière de cela, que peuvent donc espérer de Menzingen dans le futur le clergé et les laïcs ? Aucun évêque en aucune façon ? Ou bien des évêques choisis par Rome ? Cela semble être les seules alternatives futures pour Menzingen qui a mis un pied dans la porte, et cette petite action d’apparence anodine est toujours lourde de conséquences graves.
 
Vraiment, cet effort est bien nommé « Opération Suicide ».
 


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parvulus


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MessagePosté le: Dim 19 Avr - 16:50 (2015)    Sujet du message: En ce qui concerne la lettre "contraste frappant" par le Père François Laisney (FSSPX) Répondre en citant

Merci à Sean John de cette analyse fouillée....


Je serai plus court:
l'abbé Laisney est sincère dans la pertinacité de ses erreurs: pour lui, Mgr Lefebvre n'a jamais parlé de deux Romes, mais d'une Rome de toujours, malade d'une tendance... moderniste.


Il n'y a jamais eu - pour lui comme pour tout accordiste -"institution canonique " d'une nouvelle Rome ou d'une nouvelle "église"...., dans laquelle les papes ne sauraient alors être papes de l'Eglise catholique, simultanément "chefs" de l'autre....


Donc on efface tout simplement Mgr Lefebvre disant:
1- "Ce code est pire que le nouvel ordo!" Il s'agit du code instituant en 1983 une église du peuple de Dieu sous la "présidence" du pape, etc.... codex 1983, dont Mgr Fellay ne disait que du mal dans sa lettre LAB 78 mai 2011, mais disait que "nous nous approchons de" alors que Mgr Lefebvre l'avait déjà dénoncé dès Novembre 1974! ("Nous refusons par contre la Rome ..., etc..."). Ce "nous nous approchons" est soit un déni de réalisme (grave pour des "pragmatiques"!) , soit plutôt une hypocrisie mensongère pour justifier une doctrine soi-disant "anti-ecclésiovacantiste" ou "anti-sédévacantisme pratique", au service d'une "pastorale" de la diplomatie menzingerienne...,


2- "Ils ont quitté l'Eglise, c'est sûr, sûr, sûr!" dixit Mgr Lefebvre, parlant de "ils", les papes et épiscopes conciliaires, partis dans une "autre" église humaine, mais pas divine!


Dernièrement cretinus caritati prépare les esprits à la prélature que Mgr Lefebvre aurait selon eux envisagée, et donc que Rome finirait bien par accorder à Mgr Fellay!


Facile! Puisque les "sédévacantistes pratiques" ou ceux qui ne respectent la fonction pontificale du pape qu'en "rhétorique", sont "excommuniés" non seulement par Rome, mais par Menzingen!


N'est-ce pas là une preuve de la soumission de Menzingen à la Rome conciliaire?


Bien entendu, pas question de finir comme Campos....


"Nous sommes fidèles à Rome!"
C'est d'ailleurs la nouvelle ecclésiologie de l'abbé Gleize: "Puisque l'Eglise est romaine, toute église romaine est l'Eglise!".
Il n'est aucunement question d'une troisième romanité, nu d'une "autre", seconde, nouvelle église romaine....
Autrement dit, Rome ne saurait devenir le siège de l'antéchrist....




Kyrie eleison...
_________________
credidimus veritati


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glori


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MessagePosté le: Jeu 17 Mar - 12:02 (2016)    Sujet du message: En ce qui concerne la lettre "contraste frappant" par le Père François Laisney (FSSPX) Répondre en citant

Marguerite a écrit:
En deuxième lieu, il est tout aussi évident (malgré l’affirmation du contraire par l’abbé Laisney) que Monseigneur Lefebvre plaçait certainement la foi au-dessus des considérations canoniques. Sinon comment pouvait-il justifier les consécrations de 1988 face au refus du Pape, sauf s’il en appelait aux principes théologiques de nécessité, qui transcendent et surpassent les considérations canoniques ?

L'ooposition ne me paraît pas pertinente : l'état de nécessité fait partie intégrante des considérations canoniques.
D'ailleurs le droit canon est plein de "principes théologiques", non?


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Sean Johnson


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MessagePosté le: Jeu 17 Mar - 16:09 (2016)    Sujet du message: En ce qui concerne la lettre "contraste frappant" par le Père François Laisney (FSSPX) Répondre en citant

glori a écrit:
Marguerite a écrit:
En deuxième lieu, il est tout aussi évident (malgré l’affirmation du contraire par l’abbé Laisney) que Monseigneur Lefebvre plaçait certainement la foi au-dessus des considérations canoniques. Sinon comment pouvait-il justifier les consécrations de 1988 face au refus du Pape, sauf s’il en appelait aux principes théologiques de nécessité, qui transcendent et surpassent les considérations canoniques ?



L'ooposition ne me paraît pas pertinente : l'état de nécessité fait partie intégrante des considérations canoniques.
D'ailleurs le droit canon est plein de "principes théologiques", non?



Hello Glori-


Sorry that I must address you in English...


Yes, it is certainly true, as you say, that objectively speaking, there is no contradiction between the canon law and theology.


However, it can sometimes come to pass that the legislator can, through error or malice, unjustly attempt to apply the canon law in a particular situation.


In such circumstances, there can be created an artificial opposition between the canonical norm and various theological principles.


Such was the case with Archbishop Lefebvre and the 1988 episcopal consecrations:  


On the one hand, he was menaced with canonical censure if he proceeded with the consecrations (i.e., According to canon law, the consecration of bishops without papal mandate is normally a serious canonical crime).


However, Archbishop also rightly perceived a duty, sub gravi, to come to the rescue of the faithful caught in s atate og grave general public necessity.


Caught in this artificial opposition caused by the erroneous or malicious attempt to unjustly apply the canon law, despite the necessity of the faithful, Archbishop Lefebvre was obliged to obey the latter, as being higher and more binding.


It is in this articicial/man-made sense in which I speak of an "opposition" between canon law and theology.


For a more incisive explanation of these principles, I will post another article, in response to a defender of Fr. Laisney's letter (in which, among other objections, is included the one you mention here).


I will post this article (unfortunately in English) in a new thread. 
_________________
"I have passed on that which I have received." -Archbishop Lefebvre


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:55 (2016)    Sujet du message: En ce qui concerne la lettre "contraste frappant" par le Père François Laisney (FSSPX)

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