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Réponse à Une Anonyme Défense de la Lettre du l'Abbé Laisney

 
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Sean Johnson


Hors ligne

Inscrit le: 18 Mar 2015
Messages: 91
Localisation: USA

MessagePosté le: Jeu 9 Avr - 22:16 (2015)    Sujet du message: Réponse à Une Anonyme Défense de la Lettre du l'Abbé Laisney Répondre en citant

Christus Vincit-

Je regrette mon français est trop pauvre pour offrir une traduction.

http://archbishoplefebvrecontramundum.blogspot.com/2015/04/anonymous-poster… 

Semper Idem,

Sean Johnson
USA
_________________
"I have passed on that which I have received." -Archbishop Lefebvre


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MessagePosté le: Jeu 9 Avr - 22:16 (2015)    Sujet du message: Publicité

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Dies Iræ


Hors ligne

Inscrit le: 14 Déc 2013
Messages: 109

MessagePosté le: Ven 10 Avr - 03:35 (2015)    Sujet du message: Réponse à Une Anonyme Défense de la Lettre du l'Abbé Laisney Répondre en citant

Traduction (attention je ne suis pas un pro!)


Un contributeur anonyme prend la défense de la lettre de monsieur l’abbé Laisney
 [N.B. : mise à jour du 9/4/2015]

Re : Lettre « Contrastes » de l’abbé Laisney, mars 2015

La réfutation en sept pages de la lettre en une page de monsieur l’abbé Laisney commise par Seán Johnson, c’est être « à côté de la plaque » pendant sept longues pages.

L’aspect canonique est un reflet de l’aspect théologique. Et puisque l’aspect théologique régit l’aspect canonique, par essence, les deux aspects ne font qu’un (comme dans le mariage). L’erreur de monsieur Johnson est d’insister sur la distinction faite entre ces deux aspects — voilà ce qui réfute tout son raisonnement.
En guise de clarification, voyons le contraste entre la démarche de monseigneur Lefebvre et celle de monseigneur Williamson :
Monseigneur Lefebvre : la règle canonique « A » est suivie jusqu’à ce qu’il soit contraint, par une nécessité grave, de faire usage de la règle canonique « B ». Il s’ensuit que le droit canonique est constamment respecté tant dans l’esprit que dans les actes.
Monseigneur Williamson : la règle canonique « A » n’est jamais suivie, néanmoins il fait usage de la règle canonique « B », quand bien même la nécessité grave ne peut exister que si la règle canonique « A » a été suivie au préalable. Il s’ensuit que le droit canonique n’est pas respecté, pas plus dans l’esprit que dans les actes.
C’est cette différence que l’abbé Laisney porte à notre attention.


La défense de monsieur Johnson met en avant l’inutilité pour monseigneur Williamson de suivre les procédures canoniques puisque l’état de grave nécessité est évident. L’abbé Laisney au contraire montre qu’indépendamment de nos sentiments subjectifs à ce sujet, légalement il ne peut pas y avoir de grave nécessité tant que le fait n’a pas été essayé canoniquement.


Rappelons que sélectionner des extraits du droit canon sans tenir compte de leurs interactions c’est rejeter le droit canon pris dans son ensemble. C’est pourquoi l’évaluation de l’abbé Laisney estimant que le respect de monseigneur Williamson pour le droit canon « n’est visible nulle part » est juste et adéquate dans ce cas.


En outre, l’abbé Laisney se contente d’indiquer que l’on ne peut pas agir sur ce qui « peut » advenir. En justice, on ne peut agir qu’à partir de ce qui est advenu, et le fait doit être établit selon les règles canoniques, et non sur la base de l’opinion ou de la crainte de quiconque.


Mais nous sommes en temps de crise, vous demandez l’impossible, soutient monsieur Johnson.
S’il est maintenant impossible de fonder une union sacerdotale dans les règles canoniques, il convient peut-être d’accepter que telle n’est pas la volonté de Dieu. Il nous est évident à tous que Dieu a donné à monseigneur Lefebvre la marge de manœuvre canonique nécessaire et qu’en guise de preuve il a bénit son œuvre. A l’opposé, si son Excellence Monseigneur Williamson doit se dispenser de suivre les lois de l’église pour sacrer et fonder une union sacerdotale, alors le drapeau rouge se lève…


Quant à messeigneurs Fellay, de Galarreta et Tissier de Mallerais : tous les trois sont membres de la société sacerdotale de monseigneur Lefebvre et par conséquent  dans la continuation canonique de ce qu’il avait institué. La consécration de monseigneur Rangel en 1991 était aussi la continuation de la même « opération Survie ».


A l’opposé monseigneur Williamson travaille maintenant hors de cette continuation canonique. De plus il admet lui-même qu’il agit sans mandat ni autorité, cela ne l’a pourtant pas arrêté. C’est là que se trouve la préoccupation de l’abbé Laisney.


« Mais il s’agit de la foi! » s’exclame monsieur Johnson dans un dernier sursaut.

Prenez garde. Ainsi parlait Luther. Dieu ne travaille pas hors de Sa propre loi.


C’est ce que Sean John n’a pas saisi. Il commente un sujet qu’il ignore complètement.

En un mot, un acte est de nécessité lorsque tout le reste a été essayé et a échoué. Mgr Williamson n’a même pas essayé. Il emploie « le salut des âmes » pour se dispenser de toute autre loi ; c’est l’atout dont il abuse selon son caprice.
Il se permet de décider les lois à suivre et celles à ignorer. Il est son propre pape. Il est schismatique.

-Anonymous

Le même contributeur ajoutait ceci :
« Je pense que l’équité aurait été de laisser la réfutation plutôt que de l’effacer. Vous auriez toujours pu la déplacer rapidement plus tard. Un conseil. Que vous ayez besoin de sept pages pour réfuter l’abbé Laisney montre, en soi, que vous manquez d’arguments. Le fait que vous ne puissiez fournir quelques phrases ou alinéas en réponse — comme l’abbé Laisney ou ma propre réponse — démontre amplement que vous êtes nul dans ce que vous écrivez. Si vous ne pouviez répondre en quelques phrases ou jeter quelques points vengeurs, mais avez besoin de 2-3 pages de radotage, vous n’avez tout simplement pas de réponse. »





Cher Anonymous :

Nous disposons ainsi d’une série de 12 affirmations toutes nues dans l’espace d’une seule page. Je ne peux les appeler arguments, le terme supposant quelque raisonnement en soutien des assertions assenées. Toutefois laissez-moi répondre à chacune, que je ne puisse être accusé de chercher une échappatoire :

Le premier argument du contributeur anonyme comme le dernier affirme que, puisque ma réponse est plus longue que la lettre d’origine, cela montre que je « manque d’argument ». L’idée implicite dans cette assertion est que la longueur a été utilisée pour masquer le manque de substance et se substituer à celle-ci.
Ce faisant, le contributeur anonyme se montre piètre logicien, sa conclusion n’étant pas construite et est facile à réfuter. En effet, lorsqu’un auteur accumule les erreurs en quelques lignes (comme l’abbé Laisney et son apologiste font ici tous les deux) le détricotage et la reformulation des erreurs demande évidemment plus d’effort que le simple fait de les affirmer. Par exemple si je déclare « Il n’y a ni Dieu ni âme et le péché originel n’existe pas » êtes-vous capable de réfuter ces trois erreurs en moins que les 15 mots que j’ai utilisés pour les dire ? Non, bien sûr ! Cela vaut pour l’assertion posant que la longueur de la réfutation démontre mes « erreurs ».
La deuxième assertion incroyable prétend qu’il n’y a pas de distinction entre les causes théologiques et canoniques exemptant de l’obéissance aux supérieurs dans l’état de nécessité. Cette assertion manifestement fausse émerge de ma réponse à la lettre de l’abbé Laisney, dans laquelle je démontais la dernière affirmation posant que monseigneur Lefebvre n’avait jamais estimé que la théologie pouvait exempter quelqu’un de l’obéissance au droit canon (c’est-à-dire que des considérations théologiques comme la doctrine sur la nécessité puissent exempter quelqu’un de se plier aux restrictions légales).
Cela aurait été vrai, qu’il n’y aurait réellement pas de distinction à faire entre les causes théologiques et les causes canoniques exemptant de l’obéissance aux supérieurs, et qu’il n’y aurait pas de différence entre droit canon et théologie, alors le contributeur anonyme aurait été bien en peine d’expliquer pourquoi la FSSPX elle-même rédigea non seulement une étude théologique en deux parties justifiant les consécrations épiscopales de 1988, mais également une étude canonique en cinq parties sur le même sujet. S’il n’y a pas de distinction, pourquoi ces deux études (qui reposent sur des arguments remarquablement différents)? A ce sujet, la vérité est que la théologie morale est l’une des sources du droit canon, mais lui demeure tout à fait distincte.

Ayant éliminé la distinction entre la théologie (dans ce cas l’état de nécessité) et le droit canon, le contributeur anonyme proclame alors qu’à la différence de monseigneur Lefebvre (qui, est-il prétendu, s’en vint de règle canonique en règle canonique pour justifier ses consécrations épiscopales) monseigneur Williamson à « sauté les étapes » et sans justification alla droit à la règle canonique « B ».


Le contributeur montre ici que son illusion provient, comme une conséquence directe, de l’élimination antérieure de la distinction entre les justifications théologiques et canoniques des consécrations épiscopales de 1988 et de 2015 : il prétend que monseigneur Williamson s’est appuyé sur une justification canonique (ici la règle canonique « B »). La réalité est que monseigneur Williamson n’a pas tenté la moindre justification canonique, mais de préférence, ainsi que ce fût le cas pour monseigneur Lefebvre, s’est appuyé entièrement sur les principes de théologie plus élevés (en l’occurrence la doctrine de la nécessité) pour justifier la consécration de monseigneur Faure. Nulle part le contributeur anonyme ne pourra trouver un argument canonique posé par monseigneur Williamson, ce qui démontre ma position.


Avec l’abbé Laisney, le contributeur anonyme tente ensuite de réduire la perception qu’à monseigneur Williamson de l’existence d’un état de nécessité spirituelle grave et général à « l’émotion et la subjectivité » (c’est-à-dire comme si la nécessité n’était guère que dans l’imagination de monseigneur Williamson), afin d’empêcher tout recours à des consécrations épiscopales destinées à subvenir aux besoins des fidèles piégés à cet égard. Il se trompe en cela. Les critères pour déterminer l’existence d’un état de nécessité spirituelle grave et général sont vérifiables objectivement :
Un état de nécessité spirituelle grave et général existe dès que :


A) Plusieurs âmes
B) Se trouvent menacées dans les biens spirituels
C) De grande importance (c’est à dire en matière de foi ou de morale)
D) Et sont sans espoir de secours
E) De leurs pasteurs légitimes

http://laportelatine.org/quisommesnous/histoirefsspx/Sacres_theologie.pdf

Avec la FSSPX (dans le même article) je voudrais interroger le contributeur anonyme : qui peut nier qu’aujourd’hui un état de nécessité spirituelle grave et général existe ? Lui apparemment ! Mais au fil de ces lignes, il est intéressant de noter les parallèles entre Rome et les accordistes qui semblent user de la stratégie de la négation de l’état de nécessité comme un état de fait plutôt que de le contester au niveau doctrinal (à l’exception de la distinction fallacieuse de  Menzingen pour qui la nécessité est un argument à eux et à personne d’autre ; ce à quoi nous répondrons plus loin à propos d’une autre assertion du contributeur anonyme).
L’interlocuteur m’accuse ensuite (paragraphe 8) de sélectionner des extraits du droit canon ce qui équivaut à rejeter le droit canon dans son ensemble… par conséquent l’abbé Laisney a une évaluation adéquate du manque de respect pour le droit canon qu’il voit chez monseigneur Williamson.
La seule chose impressionnante à propos de cette assertion c’est que son auteur arrive à condenser tant d’erreurs en seulement deux phrases. En premier lieu, ma réfutation de l’abbé Laisney n’inclue pas un seul argument canonique (en fait elle est intégralement basée sur la preuve de l’existence de l’état de nécessité et sur la justification de l’application de la doctrine de la nécessité). Deuxièmement, l’auteur ne peut admettre cela [l’absence d’argument canonique] puisqu’il a éliminé précédemment la distinction entre la théologie et le droit canon (apparemment sans réaliser que, s’il ne se trompait pas en faisant ainsi, il aurait rendu effectivement le droit canon irréformable, puisque le droit canon deviendrait identifiable non simplement à son fondement doctrinal, mais à la doctrine elle-même, dans laquelle il ne peut y avoir de changement !). Troisièmement, sans avoir démontré quoi que ce soit il conclue (malgré ma démonstration du contraire dans la réfutation de l’abbé Laisney) que le manque de respect de monseigneur Williamson pour le droit canonique est manifeste, sans la moindre considération pour les arguments décisifs que j’apporte pour la défense du respect du droit canon de monseigneur Williamson.
Peut-être n’est-ce qu’un simple oubli, mais il semble plus probable que cela soit représentatif d’un esprit partial et malhonnête.
En écho à la lettre de l’abbé Laisney, le contributeur anonyme maintien que monseigneur Williamson a « mis la charrue avant les bœufs » en consacrant par peur de ce qui « pourrait » advenir entre Rome et Menzigen.
Imaginons, pour le plaisir de marquer le coup, que de fait il n’y a aucun compromis déjà consommé (comme ceux énumérés dans ma réfutation à l’abbé Laisney), et que, comme lui et ses apologistes l’affirment, toutes ces appréhensions d’un danger n’existent vraiment que comme un futur événement possible mais imprévisible (un point que je ne concède en aucune manière). Même en ce cas, monseigneur Williamson aurait été justifié par la doctrine catholique en subvenant aux besoins des fidèles pris dans les filets de la nécessité, puisque la FSSPX (et l’Église) ont toujours enseigné :


« le bien commun doit être considéré en danger non seulement quand beaucoup subissent effectivement un dommage (dans notre cas : perdent la foi), mais aussi quand ils peuvent le subir (dans notre cas : ils peuvent perdre la foi) par le seul fait que subsiste une cause objective qui rend possible ce dommage14. Pour juger, aujourd’hui, le bien commun en danger, est suffisante la diffusion d’erreurs et d’hérésies déjà condamnées par l’Église, qui exposent les générations âgées à la perte de la foi et privent les nouvelles générations de la transmission intègre de la doctrine, dépouillant tout le monde - vieux et jeunes - des biens qui leur sont dus par la hiérarchie [aux termes du droit ecclésiastique,] selon la loi divine, naturelle et positive… »

(http://laportelatine.org/quisommesnous/histoirefsspx/Sacres_theologie.pdf)
Cette clause est-elle applicable à Menzingen? Ont-ils réellement mis le bien commun des fidèles en danger, rendant cette voie d’action défendable ? Dans sa réponse aux trois évêques, Menzingen a admis platement qu’ils reconnaissaient la menace au bien commun dans la poursuite de son objectif d’un accord pratique, et annonce qu’il va de l’avant imperturbablement :
« Nous n’avons pas refusé a priori, comme vous le demandez, de considérer l’offre du pape. Pour le bien commun de la Fraternité, nous préférerions de loin la solution actuelle de statu quo intermédiaire, mais manifestement, Rome ne le tolère plus.  »
(http://www.lasapiniere.info/archives/391)


Qu’est ceci, si ce n’est admettre l’intention de suivre le sentier dans lequel la mise en danger du bien commun est presque certaine, et ainsi respecter l’usage de prendre des mesures pour prévenir les dommages au bien commun?
Bien sûr tout ceci est vain et inutile : ma réponse à l’abbé Laisney énumérait 10 compromissions déjà consommées, et le contributeur anonyme d’une certaine manière s’est débrouillé pour ignorer complètement chacun d’eux. Il s’agit soit de malhonnêteté soit d’égocentrisme. Une approche plus savante aurait été de tenter de montrer en quoi les exemples de compromissions que j’ai fournis n’étaient en rien des compromissions. Selon moi, cela aurait été pratiquement impossible, mais au moins cela aurait été honnête. A la place, on ignore ces points et on adhère à la ligne du parti.
Ensuite, dans le dixième paragraphe, le contributeur anonyme fait preuve d’une incroyable cécité, soutenant que si la situation ne laissait aucune marge de manœuvre à monseigneur Williamson pour consacrer, cela signifiait que Dieu ne voulait pas qu’il le fasse. Ce que l’auteur perd de vue c’est que monseigneur Lefebvre ne se fiait dans aucune « marge de manœuvre » canonique pour procéder aux consécrations de 1988, mais bien plutôt dans la justification théologique de la nécessité (et y compris face au « non » du Pape) ! Que l’auteur ne puisse ni le voir ni l’admettre provient de nouveau de son élimination antérieure de la distinction entre théologie / doctrine et droit canon. Tant qu’il ne reviendra pas sur cette confusion, que ni la FSSPX ni les théologiens sains ne font, il restera piégé dans sa cécité.
L’auteur, ressentant une faiblesse dans la lettre de l’abbé Laisney concernant l’exemple de la consécration de monseigneur Licinio Rangel en 1991, prétend que cette consécration ne révèle aucun manque de respect pour le droit canon,  en étant tout simplement la manifestation de la continuation de « l’Opération Survie ». C’est ici que git le prétexte dont Menzingen espère qu’il va les sauver de l’hypocrisie manifeste de condamner une consécration épiscopale basée exactement sur les mêmes raisons (c’est-à-dire sur la doctrine de la nécessité). Ils veulent prétendre, sous le patronage nominal de monseigneur Lefebvre, que la seule résistance découlant de son « Opération Survie », et à condition qu’elle advienne dans le sein de la FSSPX, est justifiable.
L’erreur d’un tel argument est démontrée par l’observation de l’histoire de la coopération de la FSSPX avec divers clercs et instituts religieux sans relation organique avec « l’Opération Survie ». Ainsi monseigneur Lefebvre aidait des prêtres comme les abbés Omler, Urban Snyder, Ringrose etc. et cela est de notoriété publique. En conséquence, que monseigneur Lefebvre puisse être montré (tant avant qu’après 1988) aidant ces clercs sans lien (base ou relation de proximité) avec » l’Opération Survie » démontre que monseigneur voyait leur résistance justifiée par la doctrine de la nécessité, et non pas quelque lien organique fictif à « l’Opération Survie ».
C’est pour cette raison que deux conclusions deviennent inévitables : en premier lieu, monseigneur Fellay s’arroge le monopole, en quoi il n’a aucun droit, du « justifiable » en ce qui concerne la résistance à la Rome moderniste, en vive contradiction avec l’exemple, la pratique pastorale et les preuves historiques de la vie et des prises de position de monseigneur Lefebvre. En second lieu, si la doctrine de la nécessité justifiait les ministères de divers clercs et instituts religieux n’ayant aucun lien organique avec « l’Opération Suicide », alors il est encore plus certain que la même doctrine s’applique au cas de monseigneur Williamson. Toute autre conclusion est arbitraire et injuste.
L’auteur anonyme assène ensuite la même accusation contre monseigneur Williamson que celle dont les Ecclesia Dei et les modernistes accablaient monseigneur Lefebvre : Martin Luther aussi en appelait à la foi pour justifier ses actions. A son insu, l’adversaire, dans son désir de faire le distinguo entre les deux évêques, en arrive à dessiner encore un nouveau parallèle entre eux, justifiant l’affirmation que j’ai faite dans l’article « Est-ce que Menzingen unifie la résistance ? », dans lequel j’observais que toute tentative inepte d’inventer des distinctions fictives entre les deux évêques ne ferait finalement qu’illustrer l’incroyable unité entre eux. La tentative ci-dessus n’est qu’un exemple de plus de ce phénomène.
L’auteur utilise l’argument ad hominem affirmant mon ignorance du sujet dont je débats. Voilà qui ne manque pas d’ironie, à la lumière de tout ce qui précède ! Que faire devant une telle déclaration si ce n’est s’esclaffer ? Pour le moins, quelqu’un de normalement constitué faisant une telle allégation tenterait d’établir sa propre compétence ou autorité dans la matière sujet du débat. A la place, ce personnage intervient de manière anonyme, ne tente rien pour établir sa propre crédibilité,  jette à la va-vite une série de commentaires brutaux, et passe à autre chose. Tout ce que je vais dire en réponse à cette affirmation est que j’écris publiquement sur ce sujet depuis trois ans et demi, sous mon propre nom depuis deux ans. Au lecteur de se faire sa propre opinion concernant ma compétence (tout en observant, réciproquement, que le contributeur anonyme ne démontre en rien la sienne).
Démontrant alors son incompétence, le contributeur anonyme fait la déclaration fallacieuse qu’« un acte est de nécessité lorsque tout le reste a été essayé » (c’est-à-dire que tout recours est épuisé). En quoi la nécessité dépend-elle d’un quelconque recours ? Quand il y a nécessité, la responsabilité du clergé est engagée indépendamment du recours à l’autorité compétente, et demeure assez indépendante de ce recours :
« Tout prêtre - explique saint Thomas - en vertu de son pouvoir d’ordre, a pouvoir indifféremment sur tous [ les hommes ] et pour tous les péchés ; le fait qu’il ne puisse absoudre tous [ les hommes] de tous les péchés dépend de la juridiction imposée par la loi ecclésiastique. Mais comme «la nécessité n’obéit pas à la loi» [ cf. Consilium de observ. ieiun., De Reg. iur. (V. Decretal.) c.4 ], en cas de nécessité, il [ tout prêtre ] n’est pas empêché par la disposition de l’Église de pouvoir absoudre même sacramentellement, étant donné qu’il a le pouvoir d’ordre » (S. Th. Suppl. q. 8 a. 6).
(http://laportelatine.org/quisommesnous/histoirefsspx/Sacres_theologie.pdf)
De plus :
« Il est certain que, dans la nécessité, Dieu n’oblige pas, mais le législateur terrestre « peut nier sans raison ou contre la loi naturelle et la loi éternelle » 58 et donc il peut, de fait, interdire l’action requise par l’état de nécessité. Mais, puisque le «non» du Pape n’a pas le pouvoir d’annuler la grave nécessité générale des âmes et donc le devoir connexe sub gravi de les secourir, le sujet, spécialement s’il est évêque ou prêtre, en vient à se trouver dans l’impossibilité morale et absolue d’obéir, parce qu’il ne pourrait pas obéir sans péché personnel et dommage pour autrui. C’est donc le propre de la nécessité « de créer une sorte d’impuissance ou d’impossibilité à faire une chose commandée ou à ne pas faire une chose interdite » 59 » (http://laportelatine.org/quisommesnous/histoirefsspx/Sacres_theologie.pdf)


Et pour finir :
« Saint Thomas dit que celui qui agit en état de nécessité «ne juge pas la loi» ni le législateur, ni même son point de vue meilleur que celui de l’autorité, mais il «juge le cas particulier dans lequel il voit que les paroles de la loi [ et/ou le commandement du législateur ] ne doivent pas être observés», parce que leur observance dans ce cas particulier serait gravement dommageable, et donc la nécessité libère le sujet de l’accusation de s’arroger un pouvoir qui ne lui revient pas (S. Th. I. II. q. 96 a. 6 ad 1 et 2).  
Gerson, à son tour, dit que « le mépris des clés doit être évalué à partir du pouvoir légitime et de l’usage légitime du pouvoir »54
Donc un prêtre qui n’obéit pas au Pape qui lui interdit d’absoudre dans la nécessité ou un évêque qui n’obéit pas au Pape qui lui interdit une consécration épiscopale nécessitée par la grave nécessité spirituelle de nombreuses âmes menacées dans la foi et dans la morale et sans secours des pasteurs légitimes ne peuvent pas être accusés de «mépris des clés» parce que le Pape, agissant contre le droit divin (naturel et positif), ne fait pas un «usage légitime » des clés. »
(http://laportelatine.org/quisommesnous/histoirefsspx/Sacres_theologie.pdf)


Ceci suffit à démontrer non seulement l’ignorance du contributeur (anonyme) comme constituant et composant objectif de l’état de nécessité spirituelle grave et général per se (comme montré plus haut dans la réfutation de son affirmation que monseigneur Williamson imaginait subjectivement un état de nécessité inexistant) mais encore — à l’aide de l’étude de la FSSPX et des enseignements de Saint Thomas d’Aquin cités dans les lignes précédentes — l’absence totale d’obligation de recourir au supérieur en cas de nécessité, car l’obligation (sub gravi) de porter assistance aux fidèles ne peut être déniée par ces autorités.
Par le fait, et en contradiction directe avec l’allégation du contributeur anonyme qu’en état de nécessité un recours au supérieur doit être tenté, Suarez observe :
« {Donc le sujet, après avoir examiné prudemment les circonstances et s’étant assuré des «règles doctrinales» ou encore des «principes de la théologie ou du droit» qui dépasse le pouvoir du législateur (est «ultra potestatem legislatoris»76) d’obliger au respect de la loi au grand dommage de nombreuses âmes et que obéir dans ce cas serait «malum et peccatum»77,} le sujet, donc, peut, ou plutôt doit ne pas s’en tenir à la loi et au commandement {«propria auctoritate»78, «ex proprio arbitrio» 79, donc de sa propre initiative,} «sine recursu ad principem»80, c’est-à-dire sans aucune dispense ni approbation de son supérieur. « Et la raison en est - écrit Suarez - que dans ce cas l’autorité du supérieur ne peut avoir aucun effet ; en effet, quand bien même il voudrait que le sujet, après le recours à lui, observât la loi, celui-ci ne pourrait pas lui obéir parce qu’il faut obéir à Dieu, plutôt qu’aux hommes et donc dans ce cas il est hors de question (impertinens) de demander la permission»81. » (ndt les éléments en italiques entre accolades {} proviennent de l’article original et ont été amputés dans la citation en anglais)
(http://laportelatine.org/quisommesnous/histoirefsspx/Sacres_theologie.pdf)
Les dernières citations suffisent à réfuter la dernière affirmation du contributeur anonyme, prétendant que n’ayant pas recouru au supérieur, monseigneur Williamson choisit arbitrairement les règles à appliquer et est de fait (en raison de ce fait) schismatique.


Les assertions du contributeur anonyme sont impies et calomnieuses. Les citations fournies (des saints, des docteurs et d’éminents théologiens, rassemblées écrites et publiées par pas moins que la FSSPX elle-même !) démontrent que le contributeur anonyme est animé d’un esprit partisan et hypocrite en opposition avec les enseignements de l’Église Catholique et avec les arguments formellement défendus par Menzigen même.
Il faut espérer que le Conseil Général reconnaitra que sa crédibilité est fortement amoindrie par la diffusion de textes apologétiques en contradiction avec les 25 années de cohérence antérieure. A ce sujet, on peut se souvenir des mots de monseigneur de Galarreta au rassemblement des supérieurs (sans + Williamson) à Albano, Italie, en 2011 à propos de la nature suicidaire d’un processus de construction d’un accord pratique dans le sillage des discussions doctrinales infructueuses :

« Une telle démarche manifesterait une grave faiblesse diplomatique, de la part de la Fraternité, et à vrai dire, plus que diplomatique. Il serait de cohérence, de droiture et de fermeté, qui auraient comme effets la perte de crédibilité et de l'autorité morale dont nous jouissons. Le simple fait de s'engager dans cette voie engendrera chez nous le doute, des disputes, méfiances, partis, et surtout la division. Beaucoup de supérieurs et de prêtres auront un problème de conscience légitime et s’y opposeront. L'autorité et le principe même de l’autorité seront remis en question, minés. {Nous ne pouvons pas aller à la remorque dans nos contacts avec Rome, nous devons garder les commandes, marquer les temps et les conditions. Il nous faut donc une ligne définie à l’avance, claire et ferme, indépendante des sollicitations et des éventuelles manœuvres romaines.} En conséquence, ce n’est pas le moment de changer la décision du Chapitre de 2006 (pas d’accord pratique sans solution de la question doctrinale) et il n'est pas correct ni prudent de se lancer à préparer les esprits dans le sens contraire… » (ndt les éléments en italiques entre accolades {} proviennent de l’article original et ont été amputés dans la citation en anglais)
(http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/entretiens_doctrinaux/10_2011_galarreta_synthese_reunion_albano.php)


Il est évident que le conseil a été ignoré et que les résultats sont conformes à la prédiction.


NdT: j'ai corrigé les nombreuses variantes de l'orthographe du nom de monseigneur Lefebvre dans le texte du "contributeur anonyme" ainsi que les fautes aux noms de mmgr de Galarreta et Tissier de Mallerais. Par ailleurs certains éléments de détails me mènent à penser que le "contributeur anonyme" a des racines culturelles françaises. Enfin la dernière citation est citée comme un extrait du livre de l'abbé Rioult "L'impossible réconciliation" dans le texte anglais original, j'ai mis le lien de la porte latine qui rapporte toute l'interview.
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Dernière édition par Dies Iræ le Ven 10 Avr - 17:04 (2015); édité 2 fois
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Suzanne


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MessagePosté le: Ven 10 Avr - 09:58 (2015)    Sujet du message: Réponse à Une Anonyme Défense de la Lettre du l'Abbé Laisney Répondre en citant

Edite, je referai plus tard, mal de tete un peu debilitant... :-(
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Dies Iræ


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MessagePosté le: Ven 10 Avr - 17:05 (2015)    Sujet du message: Réponse à Une Anonyme Défense de la Lettre du l'Abbé Laisney Répondre en citant

Merci Suzanne, j'ai fini la traduction, pouvez-vous la commenter, la corriger ou l'amender, et m'envoyer cela par message privé je m'empresserai de mettre ma traduction à jour?
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Suzanne


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MessagePosté le: Ven 10 Avr - 22:29 (2015)    Sujet du message: Réponse à Une Anonyme Défense de la Lettre du l'Abbé Laisney Répondre en citant

Je suis desolee, je me suis mal exprimee! J'avais ecrit une ou deux lignes de commentaire mais mon mal de tete et mon vertige me rendait totalement incomprehensible alors j'ai tout enleve.... Je m'excuse, je n'ai vraiment pas le temps de verifier une traduction en ce moment, meme Si c'est mon passé temps favori! 
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:57 (2016)    Sujet du message: Réponse à Une Anonyme Défense de la Lettre du l'Abbé Laisney

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