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Les prêtres tels que ne le voulait pas Mgr Lefebvre

 
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MessagePosté le: Ven 2 Oct - 09:59 (2015)    Sujet du message: Les prêtres tels que ne le voulait pas Mgr Lefebvre Répondre en citant

Le Père Aubry a rédigé de nombreux opuscules d'une très grande valeur docrtrinale et spirituelle. Ce qu'il écrit aux séminaristes en 1929 pourrait s'appliquer à la lettre à ce que nous connaissons aujourd'hui.
Le remède s'y trouve : des séminaristes zélés, pieux et doctrinaux...




 
Citation:
Les malheurs de l’Église, dit Notre-Seigneur dans l’évangile, commencent, par l'abomination de la désolation dans le lieu saint. Le lieu saint, c'est le sacerdoce ; la désolation qui le remplit, ce sont les péchés ; Notre-Seigneur a un mot plus énergique : les abominations auxquelles, nous, prêtres, nous pourrions arriver en perdant l'esprit de notre état.


La première de ces désolations de l'Eglise par le sacerdoce, c'est donc le dépérissement ou l'affadissement des vocations sacerdotales.
Notre vocation est identique, dans son origine, dans sa nature et son but, à celle de Jésus-Christ ; elle vient de Dieu, elle a pour objet le même sacerdoce ; elle a le même but, la sanctification des âmes. Il faut, par conséquent, qu'à l'exemple de la vocation de Jésus-Christ, notre vocation soit vraiment inspirée par des vues sacerdotales.. Une vocation sacerdotale se compose de sacrifice, de renoncement au monde et à nous-mêmes, de piété, d'élans vers Dieu et vers les choses saintes avec lesquelles notre état nous met en rapport. La piété sacerdotale se nourrit d'abord de Dieu ; l'amour de Dieu, de sacrifices. Sacrifices partout dans le sacerdoce : du côté de soi-même; du côté du passé et de l'avenir; du côté des désirs et des espérances ; du côté des jouissances et des affections,  malgré les entraînements du cœur. Il faut qu'on respire, autour de nous, ce parfum de sacrifice, cet air de passion vaincue qui est le caractère distinctif et la bonne odeur du sacerdoce. :'est à ces conditions que nous serons, comme Dieu le veut, l'ornement, la lumière et la consolation de l'Eglise.


Or, n'est-il pas vrai que si 1'Eglise est, aujourd'hui, livrée à des souffrances exceptionnelles par l'infidélité, la trahison, la perversité d'un grand nombre de ses enfants, sa première désolation vient du sacerdoce et de la perte trop coimuune de l'esprit sacerdotale. Non seulement les vocations se raréfient et trop souvent avortent par la faute des hommes, mais celles qui vont à bonne lin, trop souvent s'affadissent et vont à la glace. Nous sommes peu nombreux, il est vrai, mais en quantité nous dépassons les apôtres ; si en qualité nous étions plus près d'eux, si nous devenions de vrais prêtres, que ne ferions-nous pas ?
L'esprit du siècle gagne de proche en proche, et menace le sanctuaire. Il y a, autour de nous et jus-que dans nos rangs, dans nos coeurs bien souvent, des idées de jouissance, de repos, de lucre, de gloire, d'ambition, de plaisir, de bien-être surtout, d'un petit bien-être mesquin et terrestre ; idées bien dangereuses, subversives et dissolvantes . de l'esprit sacerdotal. Qu'il est rare, mon Dieu, cet esprit sacerdotal, ce feu sacré du sacerdoce, avec lequel les Apôtres ont sauvé le monde et sans lequel on n'arrive à rien de bon ; cet amour pur et dévoué de l'Evangile et de Jésus-Christ ; ces vues élevées et détachées qui ne viennent pas de la nature, du talent, de la science, mais du coeur vraiment plein de l'Evangile et qui sont l'aliment de la piété et la force du zèle. Où est- il() elle cette sève Sacerdotale, sans laquelle on ne peut ni aimer son ministère, ni s'en servir pour se sanctifier les autres. ?


II est, trop vrai, tout cela diminue, et l'esprit sacerdotal s'en va bien vite dans un coeur qui ne s'est pas, dès le temps de la préparation, solidement, trempé dans la piété et rempli de l'Evangile. Il est temps de  dire, à nous-meures, pour nous juger et nous ranimer ; l'esprit du siècle nous gagne, la désolation entre dans le sanctuaire ; cet état d'affaiblissement des vocations est plus fatal à l'Église que la persécution même, et l’œuvre sacerdotale est bien plus souvent et bien plus puissamment perdue par des prêtres mauvais ou négligents que par des ennemis du dehors, impies ou persécuteurs.

Il est certain, de bons prêtres pleins d'expérience, de ferveur et de zèle nous le disent, qu'au bout de quelques années de cure, on a souvent perdu son arclur le milieu où l'on se trouve, dans nos populations froides et mortes, conduit là presque. fatalement, si on n'est pas bien ancré dans sa vocation et rempli de l'Evangile. C'est le feu jeté au mi-lieu de la glace ; il faut que l'un des deux l'emporte. Otez de notre coeur, ll'Evangile. le ministère qui devrait nous sanctifier nous dessèche, nous affadit, nous refroidit ; c'est un mélange réfrigérant qui nous glace malgré nous ; tandis que, pour un vrai prêtre, toutes les fonctions du lacet dote sont sanctifiantes, et dans toutes il trouve le profit de son âme.


Pensée effrayante qui nous répugne en ce moment et qui, cependant, est appuyée sur des expériences nombreuses : il est possible, il est facile, et il arrive souvent qu'un prêtre qui, au début de son ministère, était rempli de bons désirs et tout animé du feu sacré, qui déplorait, même comme nous le faisons en ce moment., la froideur des autres, s'éteigne en peu de temps, s’attiédisse peu à peu, et perde toute son ardeur ; il est possible même, et il y en a trop d'exemples, qu'un prêtre, pieux d'abord et plein de bonnes intentions au début de sa carrière sacerdotale, devienne un pécheur et même un mauvais prêtre. Mais ne supposons pas ce malheur, et ne redoutons que de sentir l'esprit de notre vocation faiblir et s'éteindre en nous. Mon Dieu, n'est-ce pas assez effrayant de se dire que dans dix, dans vingt ans, beaucoup d'entre nous, du moins un petit nombre, quand ce ne serait, qu'un seul, mais certainement quelques-uns, après avoir, commencé par un peu de ferveur sincère, seront devenus, par leur faute, des prêtres tièdes et fades, plusieurs auront peut-être perdu complètement l'esprit de leur vocation !  Et s'il en est ainsi pour celui qui a commencé avec un peu de ferveur, que sera-ce de celui qui commence sans piété et qui, dès de temps de sa préparation, n'a jamais eu rien dans son coeur, et n'a travaillé à y rien mettre ?



La conclusion pratique ne doit pas être qu'il faut se décourager et tout abandonner. Si nous avons au coeur un peu d'amour de Dieu, et dans l'âme un peu de générosité, il faut bien vite, pendant qu'il en est temps, chercher le remède, nous l'avons sous la main. Si tant d'autres sont tombés ou se sont laissé attiédir avant nous, ce n'est pas que la grâce de Dieu leur ait manqué ; c'est qu'ils ont, en quelque chose, manqué à la grâce, surtout aux grâces de la préparation qui leur étaient don-nées au séminaire ; c'est qu'ils ont oublié ou négligé de se tremper fortement de l'esprit du sacerdoce, et de se remplir de l'Evangile. Peut-être ils avaient de la piété, mais une piété creuse, sentimentale, sans solidité ni aliment ; leurs désirs étaient bons, mais vagues, pas précisés pas des résolutions fortes, et surtout fécondés par la doctrine, selon le mot de saint Paul :" In igni patientia et doctrina " ; la patience, c'est l'ensemble de toutes les vertus couronnées par la persévérance ; mais la doctrine, c'est le sel au moyen duquel on les conserve et on en augmente la saveur.

Ces bons désirs dont ils étaient remplis, venaient d'un certain feu inhérent à la jeunesse et qui passe avec elle quand vient l'épreuve, mais non pas de' l'Evangile. Or, c'est de l'Evangile qu'il aurait fallu se remplir ; car la jeunesse passe, mais l'Evangile demeure. Leur temps était occupé sans doute, mais à je ne sais quelles études profanes, quelles sciences plus ou moins étrangères au sacerdoce, sciences utiles, peut-être même nécessaires et qu'il fallait étudier, mais qui n'ont ni la vertu, ni les promesses de sauver le monde, et auxquelles il ne faut pas attacher son coeur, parce que notre coeur appartient à l'Evangile. L'Evangile a droit à toutes les ressources de notre âme ; lui seul a la mission de sauver le monde.




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MessagePosté le: Ven 2 Oct - 09:59 (2015)    Sujet du message: Publicité

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