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Peut-on être catholique et conciliaire?
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parvulus


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Messages: 319
Localisation: Taissy

MessagePosté le: Ven 9 Oct - 00:22 (2015)    Sujet du message: Peut-on être catholique et conciliaire? Répondre en citant

Axel Thienpont me demande de communiquer ce qui suit (à imprimer pour lire à tête reposée!):


REPONSE PUBLIQUE A UN PERE DOMINICAIN D'AVRILLE
7 Octobre 2015, Notre Dame du Rosaire, et de l'horreur...




Mon Révérend Père,


Je présuppose que comme autorité dominicaine, vous ne pouvez qu'être d'accord pour que je publie votre réponse non confidentielle à ma lettre ouverte du 29 juillet 2015. Vous m'écrivez ceci:


« Cher Monsieur,


Merci bien pour votre lettre ouverte, dont je n'ai pu lire plus de la moitié de la première page.
Vous avez sans doute eu la chance, ou la grâce, de naître traditionaliste. Tel n'est pas mon cas.
J'étais conciliaire, sans le savoir, avant de connaître la tradition catholique. Cela dit, je pense que j'ai toujours été catholique, et je n'ai pas eu le sentiment de devoir faire une abjuration en quittant l'Église conciliaire.


Tout cela pour vous dire que je ne partage pas votre opinion et je pense que l'on peut être catholique et conciliaire, même si ce n'est pas sans danger (de même qu'on peut être catholique et pécheur),


En union de prières dans les coeurs de Jésus et Marie,


frére Pierre-Marie + »


Que vous n'ayez pas eu le temps ou la patience de lire ma lettre ouverte, je le comprends pour de multiples raisons:
  • comment un simple laïc peut-il avoir l'outre-cuidance de se mêler d'ecclésiologie, dans une crise qui atteint le clergé et les religieux?
  • La forme « abrupte » annonçant trop tôt la couleur, à savoir démontrer en quoi Mgr Tissier se met « en retrait » doctrinal de la perception intégrale de Mgr Lefebvre, en s'abstenant de citer un Concile comme vraie tête de l'église conciliaire au-dessus des papes conciliaires, alors qu'il cite NSJC au-dessus des papes dans l'Église,
  • lettre doctrinale qui cherche à débusquer l'erreur et à trouver les moyens de la prouver philosophiquement et théologiquement, dans le but de sortir de la crise par la doctrine,
  • et donc qui n'attend pas une réponse épidermique, mais qui s'adresse à plus compétents pour la corriger, soit à de dignes fils de St Thomas d'Aquin, dont l'abbé Gleize ne fait plus partie depuis sa soumission doctrinale à la lâcheté pastorale de ses évêques.



Je m'adresse à vous à nouveau comme remparts doctrinaux de l'Église, et refait donc appel à toute votre rigueur philosophique et théologique. Je ne vous demande pas d'être d'accord ou pas, mais de me démontrer et/ou démonter mes erreurs.


Ma petite personne ne vaut certainement aucune attention, d'autant plus qu'un de mes confesseurs ne me refuse pas l'absolution, mais la conditionne à ne pas me mêler à des considérations philososphiques ou théologiques, encore moins à la « pseudo-résistance »! Autrement dit un laïc n'a a priori aucune compétence pour discuter face à des clercs.... supposés être l'Église enseignante même quand ils sont conciliaires et professent l'hérésie. C'est en tout cas ce que m'a dit le confesseur en question!


Cependant vous faites erreur: comme vous, je fus « conciliaire de corps », plus exactement catholique libéral jusqu'en 1970. Ingénieur ICAM (jésuite) dont le C signifie complètement conciliaire, et plus catholique, j'ai eu mon diplôme avec 18,5 sur une thèse « culturelle » vantant Teilhard de Chardin! Ensuite je ramais à contre-courant des ennemis politiques ou religieux hors ou dans l'Église, avec l'Office de Jean Ousset, les Madiran, Marcel Clément, Père Calmel, Dom Gérard, Arnaud de Lassus, Trémolet de Villers, etc... Grâce à eux, je n'ai pas d'ennemi à droite, seulement à gauche, dont la première de 1789 fut libérale. L'esprit de gauche ne se trompe pas d'ennemi, en mettant NSJC à la droite de l'extrême droite, direction que prendront les saints au jugement dernier... L'année où beaucoup me disaient devoir être religieux, un confesseur inconnu m'ordonna quasiment: « Mariez-vous le plus vite possible, vous n'êtes pas fait pour le célibat! ». Peu après, on me le désigna comme étant le Père Barbara. Je lus son livre, et je suivis son conseil. Mon épouse « conciliaire » découvrit alors la doctrine de l'Église, et nous fûment alors deux à « ramer à contre-courant ». Quand nos premiers enfants furent en âge de leur première communion, ce fut le « clash »! Ils connurent la « Miche de pain » à la maison, mais devaient recevoir la communion de prêtres Pierres Vivantes et grand Circus, le catéchisme batave comme dit le Père Calmel. J'étais en outre président d'une APEL d'école primaire, et ai mesuré de 1984 (projet de loi Savary) à 1987 la destruction de l'enseignement catholique par... la commission de la Conférence épiscopale de France pour l'Enseignement catholique, et par la bibliothèque des bonnes soeurs chargées de l'école, bourrée d'auteurs protestants! L'une d'elle sera promue (par l'évêque rouge) responsable de la catéchèse du diocèse: pour avoir appeler en « caté » Mahomet un grand prophète de Dieu... Nous allâmes donc vers un prêtre « excommunié », de la FSSPX, et là ce fut la grande découverte, celle du mensonge qu'est l'église conciliaire! Les prêtres de notre paroisse vinrent nous dire: « Vous allez en enfer! ». Incroyable mais vrai! La seule fois où ces prêtres osaient parler de l'enfer! Je leur éclatais de rire au nez, ils en furent tout pâles... Un an plus tard, 1988, ce fut la grande épreuve: Mgr Lefebvre allait-il sacrer contre Rome? Pour nous ce fut une joie extra-ordinaire que ces sacres! Tout espoir renaissait! Nous étions enthousiastes non à « réformer » l'église conciliaire, mais à « continuer l'Eglise » hors de l'église conciliaire (Mgr Lefebvre), et la Cité « sur ses fondements naturels et divins », selon le mot de St Pie X, que sont les familles, les écoles, puis les chapelles intégralement catholiques de doctrine d'abord, de religion et de moeurs ensuite. Mon premier Prieur vous le confirmera, notre premier souci, une école primaire catholique pour nos enfants!


Ici, je ne comprends pas que tant de catholiques « tradis » n'aient pas compris l'enjeu, ni l'ordre ontologique des choses! Toutes ces grosses têtes remplies de la doctrine sociale de l'Église, ont compris la Révolution politique, mais pas la Révolution religieuse, ou si peu. Ils auraient tous suivi Mgr Lefebvre, et non Dom Gérard. De St Pie X ils ont retenu que la Cité se reconstruirait sur des fondements naturels de doctrine sociale, mais ont négligé les fondements divins de prêtres anti-libéraux et anti-modernistes. Ils n'ont pas voulu se « mêler d'affaires réservées au clergé, liturgie, doctrine, ecclésiologie, etc... ».


Quant à moi je m'étonne grandement de ce que vous écrivez!


1- « Faire une abjuration ».
Dès Novembre 1974, Mgr Lefebvre en a fait une, il a abjuré ce qu'il appelle la Rome conciliaire, c'est-à-dire la tête humaine d'une église qui n'est que la contre-façon de l'Église. Pour lui, les deux différences « matérielles » qui distinguent l'église conciliaire des églises orthodoxe, luthériennes, anglicanes, sont le fait que l'épiscopat a l'aval des papes, et que le siège n'est ni Constantinople ou Moscou, ni Augsbourg ou Berlin, ni Londres, mais Rome.
En fait, vous et moi avons fait cette abjuration en suivant Mgr Lefebvre, et en répétant par nos déclarations de fidélité notre refus de la réforme conciliaire de l'Église, en une autre. Lorsque le Ciel décidera de la conversion (sanglante?) du pape et de certains évêques avec lui, une telle conversion ne peut être que le retour au serment anti-moderniste, associé inéluctablement à une abjurationn officielle de tout le Concile Vatican 2 et de toutes ses réformes par les conciliaires. Car ce ne sera qu'une victoire de Notre Dame de l'horreur, l'horreur de ce Concile. Que vous ayez le sentiment de ne pas avoir abjuré de l'Église, provient de ce que vous n'avez peut-être jamais été conciliaire « d'âme », mais Dieu merci, à Avrillé vous ne l'êtes plus de corps, comme vous le fûtes dans un passé de jeunesse. Par ailleurs, en faisant vôtre la déclaration de Mgr Lefebvre, vous abjurez bien d'une « église » qui, officiellement elle, exige de vous une « abjuration » de la Tradition, donc de l'Église catholique (serment conciliaire)! Je comprends que cette abjuration-là, vous n'ayez pas le sentiment de devoir la faire!


2- « On peut être catholique et conciliaire, même si ce n'est pas sans danger, de même qu'on peut être catholique et pécheur ». Le Sel de la Terre commencerait-il à s'affadir?


2.1- « On » ne peut signifier les églises, personnes morales dotées d'une âme, qui est l'esprit de leurs pères fondateurs. Si Dieu permettait à St Augustin de nous revenir un instant, ne dirait-il pas: « Deux âmes forment deux églises. L'âme de Jésus-Christ forme l'Église. L'âme d'un Concile a formé l'église conciliaire ». De même que deux amours forment deux Cités, les deux âmes forment deux églises, l'une de la Vérité, l'autre du mensonge. A ceux qui me parlent ici de charité, je répons que NSJC n'a pas désigné Satan comme père de la haine, bien qu'il le soit aussi. Non, Il l'a appelé père du mensonge: l'Église catholique n'est donc pas d'abord le lieu de la charité, mais d'abord le lieu de la vérité, n'en déplaise aux falsificateurs de la devise de Mgr Lefebvre: « credidimus caritati ». En effet, plus la fin approche, et plus l'antéchrist se fera passer pour charitable, et miséricordieux n'est-ce pas pape François?! L'arme la plus efficace de notre ennemi est la séduction par la copie de NSJC, sa croix exceptée... Les juifs n'ont pas fait crucifier la charité, mais la vérité « manquant de charité » pour eux, à leurs yeux!


C'est pourquoi l'église conciliaire fait partie intégrante de la Contre-Eglise, et votre schéma est incomplet. Certes vous distinguez bien l'église conciliaire de l'Église, mais vous la distinguez aussi de la Contre-Eglise. Il suffit d'arrondir vos horizontales pour retrouver en germe l'église de Lumen Gentium, en cercles concentriques allant jusqu'à inclure la Contre-Eglise qui bien sûr disparaît dans ce qu'ils appellent l'Église! J'attends votre réponse là-dessus: fait-elle partie de l'Église ou de la Contre-Eglise? En disant: « Ils ont quitté l'Eglise », Mgr Lefebvre ne veut-il pas nous signifier que l'église conciliaire n'est ni l'Église, ni dans l'Église, mais bien hors de l'Eglise? Et donc que Mgr Fellay amène la Tradition hors de l'Église, à la suite des papes qui sont passés de l'Église à l'église conciliaire?
Mgr Tissier est-il en phase complète avec Mgr Lefebvre, quand il écrit dans le Sel de la Terre N°85:
  • page 6: « formellemnt considéré, l'église conciliaire est une secte qui occupe l'Eglise ». Cela n'était-il pas le cas avant le Concile, et rend-il vraiment compte de la nouveauté du fait que les chefs de la secte sont les papes eux-mêmes? Cela est-il compatible avec Mgr Lefebvre disant de ces papes et évêques: « ils ont quitté l'Eglise ». S'ils ont quitté l'Église, comment peuvent-ils être une secte dans l'Église? Ne sont-ils pas plutôt des sujets de juridiction de l'Église partis dans une autre hors de l'Église?
  • Page 10, « le libéralisme est une hérésie catholique, en ce sens qu'elle ne naît que dans l'Eglise », alors que cette hérésie est essentiellement protestante, née hors de l'Église? Et encore: « pour devenir conciliaire, il n'est pas besoin de se séparer de l'Église, etc... », alors que précisément devenir conciliaire pour Mgr Lefebvre c'est quitter l'Église pour une autre? L'abbé Gleize a beau jeu de démonter Mgr Tissier dans son argumentaire qui ne tient pas la route, se contredisant d'un paragraphe à l'autre!



Si Mgr Lefebvre était là, il dirait: « Bien sûr qu'il y a parasitage, mais ce parasite ne vient ni de l'Église, ni n'est dans l'Église. Par église conciliaire, il faut entendre une contre-façon de l'Église qui regroupe matériellement tous les catholiques atteints des maladies spirituelles modernes! Du pape aux fidèles conciliaires, ils sont au for externe « juridiquement » membres d'une église hors de l'Église. Si le Père Calmel était là, il écrirait: « Mgr Tissier, certes le vieux chêne de 2000 ans est étouffé par le lierre de la tête aux pieds. Seules quelques branchioles de chêne échappent à son emprise, les « tradis » excommuniés par le lierre. Mais de grâce, arrêtez de dire que le lierre est le chêne, ou dans le chêne, quoique le lierre ait pris toute la forme apparente du chêne. Ne dites pas non plus que le lierre vient du chêne! D'accord pour dire qu'il en bouffe la substantifique moelle, mais la forme substantielle (sève, âme) du lierre ne sort pas du chêne, mais des branches (naturalisme, rationalisme, protestantisme, libéralisme et modernisme) que le divin élagueur a coupées par ses vicaires de St Pierre à Pie XII. Le lierre en ait comme l'égout collecteur dont parlait St Pie X. Considérez donc bien cette église conciliaire non pas comme le chêne malade, mais comme le lierre qui rend le chêne malade! C'est l'église conciliaire qu'il faut abattre, plus que les membres malades de l'Église qui en meurt.... ».


La démonstration de Mgr Tissier pèche semper idem sur le même point: en retard d'une apocalypse, on tente de justifier que parce qu'une partie de catholiques ne seraient conciliaires que par ignorance (au demeurant certainement de plus en plus coupable!), cette partie de catholiques ferait que ce qu'il faut entendre par église conciliaire n'est qu'une partie corrompue de l'Église, dans l'Église. C'est le diagnostic lui-même qui est faux: par église conciliaire il ne faut entendre ni la maladie (libéralisme ou modernisme dans l'Eglise), ni les parties malades du corps de l'Église, mais bien un appareil juridique, une juridiction ordinaire, une société organisée, autre que l'Église et la dévorant, malades ou pas! Cet appareil, ce système ecclésial pour des occidentaux cartésiens, cette « bête » pour les orientaux, a comme tête apparente (une Rome) les sujets de juridiction de l'Église, atteints non seulement de cancer ou de sida, mais d'Alzheimer: c'est pourquoi ils ne gouvernent en fait pas, mais laissent aux fidèles le choix soit d'une juridiction ordinaire anti-catholique, dont tous les jugements sont ipso facto invalides, soit d'une juridiction catholique de suppléance nécessairement excommuniée par l'ordinaire. Par Église catholique malade en revanche, il faut entendre tous les catholiques de Tradition privés en plus, en punition ou réparation des péchés, d'une juridiction ordinaire catholique, partie hors de l'Église dans l'église conciliaire, au service de la Contre-Eglise césariste.


L'image la plus actuelle de l'Église malade, c'est St Denis décapité, portant sa tête de la cathédrale actuelle jusqu'au Mont des martyres! L'Église, même malade, est un miracle, pas l'église conciliaire, qui n'a rien d'un mystère en elle-même, n'étant qu'une église humaine en rien surnaturelle, qui ne peut êre l'objet du 9e article du Credo... L'église conciliaire n'a en rien l'indéfectibilité, au contraire. Le mystère est uniquement dans les papes conciliaires, n'ayant même plus la foi en leurs grâces d'état. La papauté ne disparaîtra certes jamais jusqu'au dernier jour, mais la papauté conciliaire oui, disparaitra avant le dernier jour, ou en tout cas ne fera que coexister éventuellement avec une papauté catholique qui bien sûr l'excommuniera de droit divin, pas seulement humain...


Quant à la fameuse conversion de Rome, il ne peut s'agir que du passage à rebours des sujets de Rome, de la Rome conciliaire à la Rome de toujours. Illustration: les uniates sont bien des orthodoxes ayant quitté l'église orthodoxe pour l'Église. Et si l'on parle d'église uniate, cela ne signifie absolument pas la « conversion » d'une « église orthodoxe » en « église catholique ». La conversion d'une personne morale est sa disparition, sa transformation en une autre, alors que la conversion d'une personne physique est son changement d'appartenance (au moins d'âme) d'une personne morale à une autre. Saint signifie bien séparé.


Ici, la supplique de Mgr Fellay pour la famille est plus une pleurnicherie inefficace de bonne femme qui n'a pas compris que tant que le pape X, Y ou Z, Benoit ou François, ne quitte pas l'église conciliaire, la Révolution elle continuera dans l'Église. Le lierre bouffera le chêne... c'est sa vocation! Il faut reprendre les croisades du Rosaire, mais à une seule et unique intention: que papes et évêques de l'Église catholique quittent l'église révolutionnaire. Point-barre. Encore faut-il cesser d'appeler Église catholique cette contre-façon d'Eglise, et cela en doctrine et en pastorale, préciser toujours de quelle église on parle, ou si on parle des hommes d'Eglise, ou de l'Église objet de l'article 9 de notre Credo!


2.2- « On » représente donc bien telle personne physique, qui selon vous pourrait être catholique et conciliaire. C'est un oxymore, ou vous jouez sur les mots. En effet:
  • par « conciliaire » on entend un quiddam appartenant au moins de corps à l'église conciliaire,
  • S'il appartient à l'âme de cette église, l'appeler catholique, c'est participer au coup de maître de Satan, à la désorientation diabolique de Soeur Lucie qui consiste précisément en cela: désigner comme catholique ce qui ne l'est pas, mais qui n'en a que l'apparence. Il faut hélas ranger dans cette catégorie même les ralliés! Leur cas s'aggrave s'ils sont clercs, ayant plus reçu: ce sont des catholiques apostats latae sententiae, de facto, matériellement. Arroser leur départ comme à Perpignan n'est encore une fois que désorientation diabolique. C'est ne pas réaliser que spirituellement ce pauvre clerc n'appartenait plus déjà à l'âme de l'Église, mais à l'âme de l'église conciliaire.... Kyrie eleison.
  • Est-il catholique dans l'erreur, d'appartenir de corps à une église qu'il prend pour la catholique, alors qu'il est en état de grâce? Il appartient alors à ce que l'Église a toujours désigné comme étant dans l'erreur invincible et le baptême de désir. Mais alors il ne fait qu'apparaître comme conciliaire, n'appartenant que de corps mais non à l'âme de cette église: on ne peut dire qu'il EST conciliaire.
  • Enfin qui ne connait le cas d'Allam? L'abbé de Caqueray avait titré : « Allam a quitté l'Église! ». Je lui ai écrit: « Non, Allam ne peut avoir quitté l'Église pour motif de philo-islamisme de l'Église. Ce qu'il a quitté, c'est l'église conciliaire, pas l'Église! ». La preuve, Allam accuse toujours l'Église de philo-islamisme, en prenant les conciliaires pour l'Église. Quelle histoire de fous... Comment lui dire que l'Église est contre l'islam, sans lui dire que l'église conciliaire n'est pas l'Église? Il n'aurait pas quitté « l'Eglise » en ayant lu Mgr Lefebvre, mais ne la rejoindra pas en lisant Mgr Fellay!



2.3- Votre assertion peut aussi s'entendre d'une manière factuelle: « un conciliaire peut devenir catholique » ou « un catholique peut devenir conciliaire ». Dans le premier cas, on ne voit pas comment un tel conciliaire ne quitterait pas l'église conciliaire, et vous et moi sommes encore une preuve vivante de non-retour en arrière, sauf infidélité et trahison, non de la FSSPX ou autre, mais de l'Église. Dans le second cas, vous reconnaissez vous-mêmes qu'il y a danger, et que telle n'est pas ce que vous avez voulu dire, surtout pour un clerc tel que décrit ci-dessus (Perpignan ou autres...).


Je crains cependant que votre « souci du danger » ne soit nettement insuffisant, et qu'une fausse charité pastorale ne vous entraîne à un lâcheté doctrinale! Le Concile Vatican 2 et les sacres de 1988 furent les deux évènements d'Eglise les plus importants de toute son histoire jusqu'à présent, les plus apocalyptiques. L'un catastrophique, l'autre comme dernière planche de salut avec le Rosaire. Ce que vous appelez débonnairement « danger », Mgr Lefebvre l'a appelé suicide. Ceux qui prennent l'église conciliaire pour l'Église, et veulent sauver leur âme en la rejoignant, se suicident spirituellement. St Jérôme a écrit: « Si celui qui connaît le chemin (le tradi) risque de le perdre (état de péché mortel), Seigneur qu'en sera-t-il de celui qui ne le connaît pas (le conciliaire)? ». Pie XII rappelait donc que si personne ne peut dire qu'un non catholique ira en enfer, il est dans un danger beaucoup plus grave d'y aller qu'un catholique. C'est le motif de toute mission. Vous semblez hélas minimiser la gradation du danger.


Enfin, dire cela en public est une pastorale désastreuse! Comment voulez-vous ensuite convaincre un conciliaire de quitter l'église conciliaire? Imaginez un seul instant Mgr Lefebvre incognito dans un confessionnal. S'approche un conciliaire « perplexe » désireux de profiter du Motu Proprio du pape François sur la Miséricorde. Comment peut-on imaginer Mgr Lefebvre lui dire ce que vous dites? On voit ici toute la perversité de ce motu proprio mettant les confesseurs de la FSSPX dans une grande difficulté d'annoncer clairement la couleur: le pape est le pape, mais il faut quitter l'église conciliaire si l'on veut ne serait-ce qu'essayer de faire son salut!


3- « comme on peut être catholique et pécheur » écrivez-vous.
Hélas pour vous, il est des péchés qui « sortent » le catholique de l'Église!


Un « conciliaire » ne pèche pas seulement contre la seconde table des commandements (qui ne mettent pas le catholique hors du corps de l'Église, mais seulement hors de son âme). Certes un catholique en état de péché mortel appartient à l'âme de la Contre-Eglise, mais pas à son corps tant qu'il n'a pas commis schisme, hérésie, apostasie, péchés de for externe contre la première table de la loi.


Certes un conciliaire peut être en état de grâce, comme vu supra, et appartenir à l'âme de l'Église tout en appartenant de corps à la contre-façon de l'Église. Mais avouez que la chose est difficile à trouver... vu les sondages sur les articles de foi des « cathos » conciliaires, et les moeurs conciliaires! Vous devriez lire par exemple le livre de Frédéric Lenoir paru en 1988 sur « Les nouvelles Communautés », interviews des pères fondateurs de ces communautés charismatiques. Nous sommes en plein dans les faux prophètes qui se sentent « être » des saints inspirés de la nouvelle Pentecôte. La plupart d'entre eux ont chuté dans des désordres graves. L'auteur enthousiaste est devenu le dingo qui dirige le « Monde des religions » (journal Le Monde). Les abbés auxquels j'ai envoyé ce livre se sont trompés sur mes intentions: ce n'est pas à ces pauvres laïcs illusionnés que j'en ai, mais bien à celui qui en a fait la préface, Mgr Decourtray et à ses confrères dans l'épiscopat de France qui les ont utilisés comme idiots utiles pour remplir leurs églises vides... Aujourd'hui la vacuité spirituelle continue plus soft: nous avons Famille chrétienne et le Salon beige, etc.... Mes intentions étaient bien de faire constater dans les faits la déchéance de ces âmes par l'église conciliaire, à cause d'elle!


Pour Mgr Lefebvre, être conciliaire n'est pas un péché ordinaire, mais surtout pour des clercs, des évêques et des papes, c'est quitter l'Église de toujours pour une autre église, hors de l'Église, et entraîner les âmes faibles avec eux. Ce péché, c'est l'apostasie, certes plus difficile à cerner car « négatif », par carence de vérité face à l'erreur et au mensonge. Le schisme offense le Père, l'hérésie offense le Verbe, l'apostasie offense le Saint-Esprit, mission de répandre la vérité en lieu et place de l'erreur et du mensonge. Se tourner vers l'église conciliaire en la prenant pour l'Église est suicidaire en ce que l'âme préfère les ténèbres à la vérité, et confondre la fausse charité ou miséricorde pour les impies seulement, ceux qui ne craignent pas Dieu, avec la vraie charité et miséricorde, qui « s'étend d'âge en âge , sur ceux qui le craignent »! (Magnificat).


En tout état de cause, un dominicain qui veut mériter ce titre peut-il se permettre aujourd'hui d'être « approximatif » dans ses assertions, comme Mgr Tissier l'est dans le Sel de la Terre N° 85 (il l'écrit lui-même!), sans tomber dans le péché grave aujourd'hui d'être ambigu, équivoque, avec tous les documents conciliaires qui jouent sur les mots? Il est vrai que pour l'abbé Gleize, sa dernière définition de l'église conciliaire est: « Ce ne sont que des mots! ». Les évangiles, la Tradition, la Somme théologique, Mgr Lefebvre, etc, ne sont aussi que des mots pour lui je suppose? Comment un « thomiste » peut-il faire abstraction de ce que même pour Dieu dans Sa Révélation, le MOT (in)forme l'idée, l'idée conduit l'homme, l'homme fait l'histoire, et donc le MOT (in)forme l'histoire! Qu'on cite une seule période d'histoire sans père, verbe, et esprit qui la définisse? Et où mène l'histoire de l'homme, sinon au Ciel ou en enfer?


Permettez-moi donc de vous dire Caveate.


Caveate faute de rigueur sémantique et scolastique à suivre le chemin de tant de dominicains dévoyés, soit-disant thomistes mais subjectifs et non réalistes. Le réalisme ici est de ne pas confondre grâce et nature, être et paraître, forme substantielle et forme apparente, âme et corps, etc... Outre les Chenu et Congar, vous découvrirez en lisant son interview dans le livre cité plus haut de F Lenoir, que le Père Marie-Dominique Philippe, fondateur de la Communauté St Jean (les petits gris, sur conseils de Marthe Robin, conseillère d'une floppée de faux prophètes...) est un véritable immanentiste vital. Ce dominicain réputé « thomiste » enseigna quelque temps à Fribourg les Aulagnier et premiers séminaristes de Mgr Lefebvre. Y mit-il le poison dans la tête?... Tout dominicain aujourd'hui doit faire attention au mot du Père Calmel sur les faux thomistes: « ils en ont la science sans l'intelligence... ». Si le Père Calmel qui n'a même pas connu (+1975) le suspens a divinis de Mgr Lefebvre (1976), le Napoléon Bonaparte de l'église conciliaire Jean Paul 2 (Codex civil 1983 du clergé conciliaire, pour une constitution conciliaire du clergé et de la papauté, déclaré pire que le novus ordo par Mgr Lefebvre et mis en pratique par Mgr Fellay!), Assise 1986 et sq, que n'écrirait-il pas à ce jour sur cette contre-façon d'Eglise, alors qu'il l'appelle de son vivant le pandemonium de l'antéchrist dès les premières pages des Mystères du Royaume de la Grâce? Et que dès 1970, il écrit que l'église conciliaire se contre-divise de plus en plus de l'Église?


Quand cesserez-vous donc enfin de parler d'Eglise sans spécifier laquelle? Quand cesserez-vous d'appeler Église catholique la contre-façon d'Eglise qui est à Rome? Quand cesserez-vous de participer dans vos paroles et écrits à la confusion des deux églises dans les esprits et les âmes? Quand proclamerez-vous urbi et orbi que l'église conciliaire n'est pas l'Église, même si les sujets de juridiction sont ceux ordinaires de l'Eglise? Quand réservera-t-on nos flèches à cette église qui ne mérite aucune majuscule, plus qu'aux pauvres hommes qui en sont les membres pour un temps, alors qu'elle continuera son oeuvre dévastatrice avec les suivants qu'elle fabrique et met aux postes de gouvernement?


Car une question se pose: et si appeler l'église conciliaire l'Église était blasphématoire? Mgr Lefebvre n'at-il donc pas parlé de Notre-Dame de l'horreur? Jeanne la Pucelle n'a jamais dit de l'Église et du pape, c'est tout un, mais de l'Église et de NSJC, c'est tout un. Vu du Ciel et des saints, on comprend l'horreur de prendre cette église pour le Corps mystique du Christ, alors qu'elle pourrait bien être le corps mystique de l'antéchrist, naissant les pieds en avant, la tête à la fin, selon St Bède le Vénérable!


Caveate au syndrôme du clerc qui a tendance à prendre tous les laïcs pour des têtes de linottes, jusqu'à ce confesseur qui conditionne son absolution, à une interdiction de s'exprimer en quoi que ce soit sur le sujet église conciliaire, « s'érigeant en docteur » condamnés par St Jacques, et contestant la peréquation des deux églises par Mgr Fellay et ses « théologiens » phénoménologistes et sophistes tels que l'abbé Gleize. Ce confesseur prétend que je ne veux pas souffrir, me sacrifier. Pour une cause perdue d'avance, en cautionnant ceux qui appellent « l'Église » cette contre-façon de l'église? Être martyre de la vérité catholique n'est pas être un kamikase du mensonge conciliaire! En outre, ce confesseur prend sa juridiction de suppléance pour une ordinaire, commet un abus de juridiction, ou se trompe dans la vocation de la FSSPX, qui n'est pas de convertir Rome ou réformer l'Église, mais de la continuer en sanctifiant les prêtres dans la vérité, et non de faire de la FSSPX une « église de suppléance ». Les fidèles n'appartiennent pas à la FSSPX, société de prêtres, mais tous deux, prêtres et fidèles appartiennent à l'Eglise. La juridiction de suppléance est personnelle, pas collective. Aucun prêtre n'a le droit d'exiger d'un catholique d'obéir à... Mgr Fellay, à fortiori en désobéissant au pape! En « suivant » Mgr Lefebvre, on obéit à l'Église catholique, pas à tel homme d'Eglise, fut-ce Mgr Lefebvre lui-même qui l'a toujours réfuté: « je ne suis qu'un facteur, ce n'est pas moi qui ai écrit la lettre... ». Obéit-on aveuglément à un facteur? Et quand sa lettre n'a plus le sceau de l'Église, comme certaines lettres de Mgr Fellay? La tentation du clergé à ce jour est donc bien analogue à la troisième du Christ au sortir du désert: gagner le monde au Christ... en se pliant au monde (façon de l'adorer, Gaudium et spes). Elle est d'autant plus terrible et subtile, que Satan pousse à droite pour faire tomber à gauche: en obéissant « aveuglément » à son curé traditionaliste, certainement dans l'Église, le laïc et le clerc tombent tous deux dans un cléricalisme pouvant les mener tous deux à l'apostasie, par « charité » pour le monde... Ils rouvriront chapelles, églises et sacrements, et séminaires, à des mécréants, refaisant l'erreur du clergé conciliaire. Admettre des pommes pourries dans les paniers de pommes saines...


Caveate au syndrôme de Dom Gérard qui a cru inexpugnable son monastère vu l'épaisseur de ses murs.


Caveate au syndrôme du Père de Fleurance (capucins de Morgon) qui, au nom d'une charité qui ne relève que du religieusement correct envers Menzingen, réprimande une déclaration au demeurant fort bénigne du Père Jean, et dont le désir de (trop) bien faire ou dire, compromet son monastère avec un mouvement laïc tel que Civitas, et lui fait écrire en préface une coquille aussi malheureuse que scandaleuse: « Jésus fils de Joseph et de Marie », en défense de la famille....


Caveate au syndrôme de Mgr Fellay accroché au manteau des conservateurs romains pour se faire « reconnaître », en vous accrochant au manteau de Mgr Tissier de Mallerais. Faisant « corps » avec la néo-FSSPX, même s'il veut bouter l'église conciliaire hors de Rome, il n'est plus du camp de Jeanne, mais des bourguignons! Il y avait bien trois camps du temps de Jeanne: le sien, celui du Royaume de France (l'Église pour Mgr Lefebvre), le royaume d'Angleterre (l'église conciliaire pour Mgr Lefebvre), les bourguignons (les conciliaires et ralliés pour Mgr Lefebvre). Dans sa lettre aux évêques, Mgr Lefebvre n'a pas écrit « soumis », mais « unis au Supérieur général ». Or nous sommes en plein mensonge: soumis au supérieur général, Mgrs Tissier et de Galaretta veulent faire croire qu'ils lui sont unis, mais c'est faux. Ils sont dans la dhimmitude, pas dans l'unité! Leur « conservatisme » sert énormément à accréditer Mgr Fellay et sa clique. A vouloir rechercher l'unité doctrinale avec Mgr Tissier, vous risquez vous aussi de tomber dans la dhimmitude, celle qui de corps en corps, vous entraîne d'âme en âme, dans la néo-FSSPX, et de là dans l'église conciliaire. C'est quitter Jeanne et se faire bourguignons. C'est une question de bouclier et d'étendard. Et St Ignace n'en voit que deux, pas trois! Mgr Fellay fait penser au général Raffenel, Verdun 22 aout 1914, page 33 dans le livre du père Jean Dominique Favre sur la vie du Père Calmel. Par crédulité qu'il appelle « foi », et présomption de ses forces, il lance ses troupes dans le camp ennemi, tentant Dieu et le diable. Dans le même temps, il se « reconnaît » dans une « situation anormale », alors qu'un tel jugement est un chantage du Malin. Il oublie ce mot d'un grand stratège en lutte psychologique: « Celui (la Rome conciliaire) qui convaint son adversaire (Mgr Fellay) d'avoir tort a déjà gagné la guerre ».


Si Si, No No.
On ne peut absolument pas être catholique et son contraire sous le même rapport, catholique et conciliaire. Être conciliaire c'est avoir la foi conciliaire, qui n'est pas la foi catholique, d'une infinité de façons. Ce peut même être le cas d'un faux catholique tradi, qui n'appartient à la Tradition que de corps, en apparence, mais dont l'âme est pétrie de principes libéraux, à commencer en doctrine par dialectisation entre charité et vérité, sous prétexte fallacieux de prudence ou d'inaudibilité pastorale...


Reste que la Rome conciliaire est une grâce extra-ordinaire, celle de réaliser la prophétie du vieillard Siméon: « et ainsi seront révélées les pensées cachées dans le coeur d'un grand nombre ». La « victoire apparente» des libéraux et modernistes les révèle au grand jour, comme le pouvoir mondial actuel révèle la franc-maçonnerie et ses œuvres au grand jour.


Hélas, l'homme est éduqué par les sociétés, familles, états, églises, dans laquelle il naît. C'est pourquoi il est criminel de ne pas prévenir son prochain d'un danger de mort, surtout pour son âme, quand on sait que l'église conciliaire est, d'esprit comme de corps, au pouvoir mondial (et donc à la Contre-Eglise et à son antéchrist présent ou futur), ce que l'Église est au Christ. Dire que l'on peut être catholique et conciliaire, c'est avoir la charité malgache, celle de l'indigène de la côte Est de Madagascar, auquel je posais la question: « On peut se baigner? ». « Bien sûr, Vasa, tu peux te baigner! ». « Mais... il y a des requins? ». «  Ah oui Vasa il y a des requins. Même qu'une petite fille de trois ans a été emportée dans un reflux de vague il y a trois jours... ». « Ben alors je peux pas me baigner!? ». « Comme tu veux Vasa. Si tu veux te baigner, tu peux.... ».


Une dernière question: n'existerait-t-il pas à Avrillé des théologiens d'envergure suffisante pour dégommer les derniers sophismes de l'abbé Gleize dans le dernier Courrier de Rome? Comptez sur moi de toute façon pour relever le défi dans une analyse de ses sophismes pseudo-thomistes, que je publierai prochainement si Dieu me l'accorde.


De même qu'il faudra bien un jour que la théologie nous prouve que l'on peut être « Non una cum » et non-sédévacantiste! Semper idem: le rapport. Deux contradictoires ne peuvent être vraies sous le même rapport, mais peuvent l'être sous un rapport différent. Dans ce cas elles ne sont plus contradictoires! Elles ne sont que paradoxales, comme dirait Chesterton. Quand l'Église me demande de prier aux intentions du pape, j'ajoute le mot « catholiques anti-conciliaires » à intentions, au cas où, Dieu seul le sait. Et pour avoir des prêtres, j'ajoute « Seigneur donnez-nous de saints évêques! »...


Apologétique à suivre....


Veuillez croire, mon révérend Père, en mes meilleurs sentiments dans la recherche d'une seule chose, la vérité sémantique in Christo Rege per Mariam, dans la langue de l'Église qui ne peut être le langage commun, encore moins conciliaire ou révolutionnaire (la Révolution est aussi un verbe!), et dans la charité toute adorable mais virile* de NSJC,




Axel Thienpont  
_________________
credidimus veritati


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MessagePosté le: Ven 9 Oct - 00:22 (2015)    Sujet du message: Publicité

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Sean Johnson


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MessagePosté le: Ven 9 Oct - 01:43 (2015)    Sujet du message: Peut-on être catholique et conciliaire? Répondre en citant

Code:
Je espère que ce sera affiché sur le site anglais

_________________
"I have passed on that which I have received." -Archbishop Lefebvre


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Moreno


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MessagePosté le: Ven 9 Oct - 08:39 (2015)    Sujet du message: Sujet du message: Peut-on être catholique et conciliaire? Répondre en citant

Axel Thienpont me demande de communiquer ce qui suit (à imprimer pour lire à tête reposée!):


REPONSE PUBLIQUE A UN PERE DOMINICAIN D'AVRILLE
7 Octobre 2015, Notre Dame du Rosaire, et de l'horreur...

Cette polémique publique n'est pas la bienvenue. Ce ne peut qu'être dommageable pour le Combat de la Foi.
Avez-vous pensé aux conséquences?
Les pères d'Avrillé ont suffisamment d'adversaires pour que nous augmentions la liste!
sans animosité
Vive le Christ Roi


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Catharina T.O.P.


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MessagePosté le: Ven 9 Oct - 09:49 (2015)    Sujet du message: je le comprends Répondre en citant

S'il vous plaît, permettez-moi écrire quelques lignes. Merci de votre amabilité et compréhension.
Excusez, s.v.p., mon français imparfait. Merci.



Citation:
« Cher Monsieur,

Merci bien pour votre lettre ouverte, dont je n'ai pu lire plus de la moitié de la première page.
Vous avez sans doute eu la chance, ou la grâce, de naître traditionaliste. Tel n'est pas mon cas.
J'étais conciliaire, sans le savoir, avant de connaître la tradition catholique. Cela dit, je pense que j'ai toujours été catholique, et je n'ai pas eu le sentiment de devoir faire une abjuration en quittant l'Église conciliaire.

Tout cela pour vous dire que je ne partage pas votre opinion et je pense que l'on peut être catholique et conciliaire, même si ce n'est pas sans danger (de même qu'on peut être catholique et pécheur),

En union de prières dans les coeurs de Jésus et Marie,

frére Pierre-Marie + »

Moi, je comprends cette réponse de R.P. Pierre-Marie O.P.

Pourquoi ? Non seulement que moi aussi je proviens de l'Eglise conciliaire...



Permettez-moi s.v.p. quelques mots personnelles.

Je suis née en 1973, je suis baptisé comme enfant en 1976, en 1991 1ère confession et aussitôt 1ère Communion. Je suis confirmé comme adulte en 1992. De plus je suis une convertie de 1990 ou bien 1991 - si je ne me trompe pas - grâce au une film protestant nommé "Jésus" qui m'a touché profondément : j'ai vu que je ne vive pas ma foi catholique [de l'Eglise conciliaire]. En 09/2009 grâce à immense Grâce du Bon Dieu j'ai trouvé la Messe de toujours dite « Missa Tridentina ».



Les laïcs de NOM (c'est Novus Ordo Missæ, la nouvelle messe) ne sont pas a priori coupables par le fait qu'ils confesseront la foi catholique [de l'Eglise conciliaire] car :
* ils sont instruit - quelques depuis tout petite - par les prêtres de NOM,
* la Foi & la Tradition de toujours ils ne connaissent pas (qui leur cela dirait ?),
* bona fide professeront sa foi catholique [de l'Eglise conciliaire]1,
* dépend de l'état de connaissance de chaque catholique, si et combien il sait de la Foi & la Tradition de toujours, si de cela il entendit parfois,

et si bel et bien ce catholique [de l'Eglise conciliaire] constatera le fait qu'existe quelque chose qu'est-ce qu'on dit la Foi & la Tradition de toujours, puis arrivera d'autre grand problème :
* il est très lourd pour lui gober la réalité ou bien toutes les faits que nous connaissons : c'est qu'il y a l'état de nécessité, admettre la crisse catastrophique dans l'Eglise conciliaire, que NOM est un rite-bâtard issu des FM (franc-maçons) & protestants, etc. etc. Par exemple le « Lettre ouvert au catholiques perplexes »2 de S.E.R. Mgr Marcel François Lefebvre. C'est café très fort pour les catholiques, particulièrement qu'ils sont tous les jours convaincu de tout le contraire par le Pape (maintenant le Pape François Ier), la hiérarchie et les prêtres de NOM !

Et peut-être reste encore une chose, laquelle peut être la tentation pour certains catholiques [de l'Eglise conciliaire] :
* admettre que toute vie précédente ils allèrent chemin mauvais, voie mauvaise. - Cela on peut aboutir à le désespoir, à la désolation et à la désespérance. - Mais véritablement les excuse objectivement bona fide, avec laquelle ils (sou)tiennent la foi catholique [de l'Eglise conciliaire].


Bref, les catholiques de l'Eglise conciliaire non seulement peuvent être catholiques et conciliaires, mais aussi ils peuvent être sauvé malgré d'être catholique de l'Eglise conciliaire !


Pardonnez-moi, s'il vous plaît, que j'ose écrire ces lignes. Merci beaucoup.


____________________________________________
1 Avec l'exception des laïcs-modernistes actifs, ceux sont de sa foi convaincus très ferme (ils pensent ainsi : "Notre foi catholique nous avons très profonde et très bien raisonnée par la théologie."). Souvent en même temps très haïssent la Foi & la Tradition de toujours.
2 Voir online site LPL : http://laportelatine.org/bibliotheque/oeuvres_mgr_lefebvre/lettre_ouverte/l… (PDF)
_________________
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Avila


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MessagePosté le: Ven 9 Oct - 13:12 (2015)    Sujet du message: Peut-on être catholique et conciliaire? Répondre en citant

J'ai lu avec attention la lettre de monsieur Thienpont. Quoique un peu confuse parfois, je comprends ce qu'il veut dire et je souscris à son argumentation.

Peut-être faut-il donner un sens aux mots en tout premier: peut-on être catholique et conciliaire sans tomber dans la contradiction ? Non, si les mots catholique  et conciliaire désignent une doctrine, car il y aurait là une contradiction, la doctrine conciliaire étant la négation lente et subtile de la doctrine catholique. Oui, si les mots catholique et conciliaire désignent une personne qui cherche la vérité.  Dieu répond à qui le cherche avant toute chose.

Non, comme monsieur Thiempont, je crois qu'on ne peut pas être catholique, dans le sens de professer la doctrine catholique, et conciliaire, c-à-dire professer la doctrine conciliaire : non pas que tous les personnes conciliaires ne sont pas catholiques, mais leur doctrine catholique leur vient alors de l'Eglise catholique, que, par une Grâce toute spéciale de Dieu, ils ont reçue et acceptée. Leur catholicisme ne leur vient pas de l'église conciliaire. S'ils suivaient tous les préceptes de l'église conciliaire ils ne seraient plus catholiques.

Par ailleurs je pense que les catholiques, c-à-dire ceux qui professent la doctrine catholique, que l'on peut encore trouver dans l'église conciliaire se raréfient : ils correspondent à la génération des 40 ans et plus , c-à-dire à la génération, qui a connu l'avant-VII, ou qui a eu des parents, des grands-parents, qui avaient connu la doctrine et le catéchisme d'avant VII,  qu'ils leur ont transmis plus ou moins.

Prenons maintenant les nouvelles générations qui n'ont connu que l'église conciliaire et un catéchisme de l'église conciliaire, des parents de l'église conciliaire. Ils s'appelleront eux-mêmes catholiques, se croiront catholiques mais ne professeront pas la religion catholique, même s'ils récitent le même Credo que moi : les mots n'ont plus les mêmes sens ni ne reflètent les mêmes "réalités" ! Combien, parmi ces nouvelles générations post-VII professent vraiment la doctrine catholique. Faites l'enquête autour de vous. Je l'ai faite autour de moi et j'ai constaté qu'avec les enfants de mes amis conciliaires je n'avais pas la même religion, alors qu'avec leurs parents, je ne pouvais pas dire cela même si je voyais l'altération se préciser de plus en plus. Avec les jeunes générations conciliaires, il y a là la même différence qu’avec les protestants : certains points peuvent paraître communs aux catholiques et aux protestants et pourtant nous avons deux religions distinctes et contradictoires, une qui est hérétique, et une qui est la seule Vraie. Quand des jeunes de l'église conciliaire viennent à la Tradition, ils évoquent une conversion intérieure et extérieure, et non pas une continuité entre l'église conciliaire et l'Eglise catholique. Ils sont plus semblables au païen, au juif qui se convertit, qu'à un catholique qui réforme sa mauvaise vie. Mais par leur baptême (quand ils n'ont pas de doute sur leur baptême ce qui est pourtant de plus en plus fréquent !) ils appartenaient à l'Eglise catholique tout en professant une autre religion. D'où leur nom de catholique qui ne change pas. Mais ils ne sont plus uniquement des catholiques de nom (un nom qui ne reflète plus la même réalité qu'avant-VII) mais des catholiques véritables qui professent la doctrine multi-séculaire de l'Eglise catholique. Et ils restent pêcheurs car tout catholique est UN pêcheur autrement Dieu n'aurait pas eu besoin de s'incarner pour nous sauver.

Monsieur Thiempont essaye de trouver une réponse cohérente à cette question lancinante : l'église conciliaire est-elle l'Eglise catholique ? Ou est-ce deux réalités distinctes qui portent le même nom mais professent des doctrines opposées ? Que son raisonnement ne convint pas tout le monde, n'enlève pas le fait qu'il témoigne en tout cas d'un grand amour de l'Eglise et de sa doctrine. Et il a raison de ne pas être effrayé par le sujet. Le fait d'en discuter est sain pour l'Eglise. De tout temps l'Eglise a connu les disputatio, les polémiques qui ont permis d'affiner le dogme et la doctrine. Et surtout il ne faut pas être effrayé par le sédévacantisme au point de s'interdire de réfléchir à ces questions qui sont un des nœuds de la crise :
 
Citation:


 "De même qu'il faudra bien un jour que la théologie nous prouve que l'on peut être « Non una cum » et non-sédévacantiste!"



L'abbé Rioult publie sur son blog La Sapinière, son excellente étude Discours sur l’Église romaine face à l’apostasie qui saura donner des éléments de réponses à ceux qui veulent s'apaiser sur ces questions si troublantes.


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Avila


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Messages: 168
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MessagePosté le: Ven 9 Oct - 15:11 (2015)    Sujet du message: Peut-on être catholique et conciliaire? Répondre en citant

Les considérations plus haut ne sont pas faciles à exprimer par écrit, et je ne sais si j'ai réussi.
Je voudrais cependant donner un exemple pour être plus compréhensible. Bien sûr toute analogie n'est pas similitude totale mais cela pourrait aider.

Sous Louis XIV, par les dragonnades, de nombreux protestants devinrent, par peur, catholiques. Or ils continuaient en leur fort intérieur et à l'intérieur de leur maison, à professer la foi protestante. Une génération après, leurs enfants étaient de parfaits catholiques : l'ambiance générale catholique du pays, les écoles catholiques, la pratique extérieure du catholicisme dans la paroisse, avaient, avec le temps, œuvré à faire, malgré les parents, de leurs enfants de vrais catholiques. Bien sûr la Grâce de Dieu a joué son rôle primordial mais on ne peut exclure que la pratique et la société autour n'aient pas joué leur rôle également.
Pareillement, certains protestants d'Allemagne ne le devinrent que pour pouvoir rester dans leur province gouverné par un prince protestant (le fameux Cujus Régio Ejus Religio des traités de Wetphalie : les sujets doivent avoir la religion du Prince) : n'espéraient-ils pas conserver leur religion catholique ? Une génération après, ils sont tous protestants, totalement protestants : le temps, l'ambiance, la pratique extérieure ont joué leur rôle.
C'est de même pour la religion conciliaire : la première génération d'après VII garde des restes, parfois tout, de religion catholique. Celles qui suivent, avec le temps et la perte d'un des canaux de la Grâce que sont des sacrements valides, ne sont plus que conciliaires. La différence avec les protestants, c'est qu'un même nom, Catholique, définit deux réalités différentes, deux religions différentes. Après ces deux religions sont-elles dans une même église ou dans deux églises distinctes qui portent le même nom ? L'un est-elle une secte qui a investi et pris les commandes de l'Eglise catholique ? Combien de questions complexes tout cela soulève-t-il! S'interroger, essayer de trouver des réponses, comme le fait monsieur Thiempont, tout en acceptant le mystère n'est-ce pas normal pour tout catholique soucieux de son salut et de celui de ses proches ?


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Paulus
Invité

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MessagePosté le: Ven 9 Oct - 18:57 (2015)    Sujet du message: Peut-on être catholique et conciliaire? Répondre en citant

Il y a ceux qui fréquente l'église conciliaire par ignorance et Dieu seul est juge mais en pleine connaissance de cause les conciliaires avertis sont hérétiques.

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Ana


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MessagePosté le: Ven 9 Oct - 20:26 (2015)    Sujet du message: Peut-on être catholique et conciliaire? Répondre en citant

Les mêmes qui par ignorance nous traitent d'intégristes avec peur ou mépris. Des chrétiens droits dans la foi et la doctrine doivent exister quelque part mais ils ont très très rares, je n'en connais pas. Le concile a apporté au monde catholique-moderne tout ce qu'il fallait pour lui être agréable, la liberté et le pardon systématique des péchés puisque la confession est pratiquement inexistante, l'assurance de pouvoir faire et laisser faire n'importe quoi, rien ne les choque, les enfants vivent en concubinage? les parents et grands parents n'ont aucune inquiétude pour  leur éternité, les divorces ne les inquiètent plus, et ils admirent François  qui est  si bon et qui veut la paix dans le monde. Le paradis leur est acquis : on ne parle plus d'extrême onction . Alors ont-ils la foi ?Les nouveaux catholiques aiment le spectacle, la télévision aidant ils en ont l'habitude, ne voit-on pas des enterrements avec épître et évangile?, chants divers... une heure durant pour cette dame très connue... mais sans prêtre? la famille (croyante) ravie, et les non croyants  (de plus en plus nombreux) persuadés d'avoir assisté à une belle messe?  C'est une caricature d'Eglise. Et ceux qui admettent cela sont une caricature de catholiques. Mais ils croient en Dieu!!!  Et tous comprennent que François, qui aime tant le monde, veuille le rendre plus aimable en pardonnant tous les péchés graves qui autrefois condamnaient à l'enfer. Le synode est une bonne chose, il faut évoluer! Ont-ils la foi?

Il faut vivre dans le monde pour bien connaitre la foi des bons conciliaires..


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Suzanne


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MessagePosté le: Sam 10 Oct - 01:21 (2015)    Sujet du message: Peut-on être catholique et conciliaire? Répondre en citant

Quand les choses sont trop calmes ca vous occupe de commencer une polemique avec Avrille?? Franchement...  Rolling Eyes


C'est pourtant bien simple: un Catholique conciliaire qui devient traditionaliste doit-il etre rebaptise?? Non? Alors il etait Catholique meme quand il etait conciliaire. C'est dangereux, c'est meme difficile de garder la Foi comme conciliaire, mais il y en a. Le bapteme nous rend membres de l'Eglise eternelle, donc ils sont Catholiques. Ne melangez pas le clerge Franc Macon qui sait ce qu'il fait et les fideles qui sont pommes...


Et laissez les Dominicains tranquilles, ma parole, avec des amis comme cela on n'a pas besoin d'ennemis!
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Viva Cristo Rey!


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Moreno


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MessagePosté le: Sam 10 Oct - 07:55 (2015)    Sujet du message: Peut-on être catholique et conciliaire? Répondre en citant

Sujet du message: Peut-on être catholique et conciliaire?

Et laissez les Dominicains tranquilles, ma parole, avec des amis comme cela on n'a pas besoin d'ennemis!

La prudence est, sans aucun doute, l'élément déterminant de la lutte. (Père Maximilien Kolbe)

d'accord avec vous Suzanne

Vive le Christ Roi


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Suzanne


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MessagePosté le: Sam 10 Oct - 09:12 (2015)    Sujet du message: Peut-on être catholique et conciliaire? Répondre en citant

Merci Moreno...
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parvulus


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MessagePosté le: Sam 10 Oct - 09:51 (2015)    Sujet du message: Peut-on être catholique et conciliaire? Répondre en citant

Suzanne et Moreno,


Un luthérien et un anglican sont baptisés, pas catholiques.
A. Thienpont écrit exactement cela: un conciliaire est comparable à un luthérien ou un anglican, en plus des premières heures, puisque les anglicans et luthériens furent considérés comme catholiques longtemps avant la condamnation formelle (formaliter) par la Rome de toujours.  


Si les papes n'étaient pas conciliaires, les conciliaires seraient condamnés au moins materialiter, et leur "église" formaliter.


A Thienpont a écrit saine polémique!
En grec la polémique était un dialogue de philsophes en recherche de la vérité.


Seule la vérité sauve.


S'il y a division c'est d'abord dans les esprits, puis dans les personnes.


Ne faites pas de cette lettre une division des personnes. Lieux vaut souloever tout de suite la question avant que tous finissent par éccréditer l'idée que au fond être conciliaire c'est peut-être être catholique!


Cela l'est de moins en moins!


Tant de clercs se sont crus forts, et sont tombés.....


Cette lettre a pour but de réveiller la garde! "Veillez et priez", pas seulement priez....
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Suzanne


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MessagePosté le: Sam 10 Oct - 10:46 (2015)    Sujet du message: Peut-on être catholique et conciliaire? Répondre en citant

Si vous affirmez que conciliaire = non-catholique, alors vous epousez les idees sedevacantistes, non?

Encore une fois, nous devrions faire une distinction entre les clercs Francs-Macons, qui savent ce qu'ils font, et les laics qui sont trompes par ces clercs!


Comme le dit Catharina, ils sont catholiques malgre leur attachement a l'Eglise conciliaire, parce que celle-ci s'est totalement rattachee a l'Eglise eternelle, comme un parasite.


Et je continue de penser que ces querelles sont steriles. La lettre du Pere Pierre-Marie n'etait pas une declaration publique, qui devait etre denoncee, mais une lettre privee. C'est un peu de l'abus de confiance de la propager sur internet.
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Dies Iræ


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MessagePosté le: Sam 10 Oct - 10:59 (2015)    Sujet du message: Peut-on être catholique et conciliaire? Répondre en citant

Certes il est nécessaire de bien clarifier la situation. Et s'il est vrai que bien des conciliaires sont innocents de l'acte qui les a mis dans cette hérésie, comme étaient innocents bien des catholiques devenus luthériens ou anglicans en leur temps (les suédois, dans leur grande majorité, se sont rendus comptes qu'ils n'étaient pas catholique au moment de la guerre!) il n'en reste pas moins en effet qu'ils sont techniquement hérétiques, c'est à dire qu'ils croient des choses erronées.


En cela le fait d'ouvrir un débat pour définir et distinguer est excellent. La forme utilisée par monsieur Thienpont est cependant difficilement acceptable. En premier lieu ses textes sont confus et difficiles à lire. Je suis moi-même bien incapable d'écrire de longs textes argumentés agréables à lire et je crois que c'est en cela que les études ecclésiastiques font une grande différence entre nous, simples laïcs, et les clercs, qu'ils soient amis ou ennemis.


De plus présenter la chose comme des lettres "provoquant" les dominicains fidèles est un peut trop polémique, comme le soulignent Suzanne et Moreno. Si j'avais à donner des conseils à monsieur Thienpont je lui dirai :
  1. choisissez un auteur qui vous serve de référence littéraire et essayez de composer vos textes "à la manière de" cet auteur (il me semble que dans ce cas particulier user de la méthode et de la forme de la somme théologique serait approprié)
  2. demandez aux dominicains de juger, corriger, amender et reformuler votre travail, plutôt que d'exiger d'eux de prendre position, le résultat sera bien plus positif, car vous pourrez sans risque de polémiquer, argumenter, ce qui est l'essence d'un débat.

Hélas je n'ai pas reçu de demande de conseil! Je me vois donc dans l'obligation d'écrire ce commentaire, que je n'aime pas trop, car il attaque un comportement sans connaître les intentions de la personne qui se comporte ainsi, intentions qui sont peut-être une bonne justification de ce comportement. Je demande pardon à monsieur Thienpont de cette audace, qui ne se justifie que parce que cet échange de courriers est rendu public ce qui provoque des émotions négatives et l'amorce d'un scandale.


PS: j'ai posté ce commentaire alors que Suzanne en ajoutait un autre. Il n'y a pas de contradiction entre les deux donc je le laisse tel quel.
_________________
justitia Dei est ab æterno, Sum. Theol. 2a-2ae, qu. 58, art.2


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Moreno


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MessagePosté le: Sam 10 Oct - 11:05 (2015)    Sujet du message: Peut-on être catholique et conciliaire? Répondre en citant

merci Dies Irae,
espérons que le calme reviendra
prions à cette intention
Vive le Christ Roi


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:15 (2016)    Sujet du message: Peut-on être catholique et conciliaire?

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