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Obéissance à des supérieurs faillibles (suite)

 
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Auteur Message
Marguerite


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Inscrit le: 04 Mai 2014
Messages: 285

MessagePosté le: Mar 13 Oct - 10:23 (2015)    Sujet du message: Obéissance à des supérieurs faillibles (suite) Répondre en citant

 M l'abbé Gaudray a souhaité répondre à Mgr Williamson au sujet de son premier article sur l'obéissance à des supérieurs faillibles. La réponse est la réaffirmation du premier article... il faut obéir à Mgr Fellay même si celui-ci est faillible (il faudrait plutôt parler de traitre mais passons ..)



Jargon révolutionnaire :

La lecture de cet article est affligeante parce que l'abbé ne se rend même plus compte qu'il utilise le même vocabulaire que les ennemis de la Tradition des années 70 : "obéissance" , "séminaire sauvage", " respect dû à l'autorité ", "charité" etc ...


Comment l'abbé a-t-il pu se laisser enrouler dans une telle fermeture d'esprit et préférer l'obéissance à la Foi et à la vérité ?


Le ralliement n'est pas un péché (ou grave danger) contre la Foi :

L'abbé Gaudray n'a d'abord peut être pas bien saisi les dangers qu'encoure la persévérance dans la Foi en cas de ralliement. Il ne cachait pas dans ses entretiens à ses confrères que l'hypothèse d'un ralliement à l'église officielle pouvait à la rigueur être envisagée théoriquement. Il est bien évident qu'une telle faille dans la prudence (au moins intellectuellement) ne permet plus de résister aux sophismes de Menzingen ... qui doit avoir (pour lui ) des grâces d'état particulières pour juger si la possibilité d'un accord est possible. Voyez comme il parle des "grâces d'état" du supérieur et de l'impossibilité pour l'inférieur de juger de cette opportunité.



Obéissance intemporelle et désincarnée :

Il conforte aussi cette obéissance en la plaçant dans un contexte "hors crise de la Foi" au temps de Benoît XV. Il ne veut pas voir que Mgr Fellay veut se rallier à François .... et pas à Benoit XV. Obéir à François, ce n'est pas obéir à Benoît XV !
Bref on nage dans les nuées du froid intellectualisme.



Mépris pour les prêtres "indépendants"
Mais le plus pénible dans cet article est bien ce fond de mépris pour les prêtres (et évêques) qui ont été chassés et maltraités de façon indigne par un évêque suisse qui est  désormais prêt à faire sauter toute la tradition pour arriver à ses fins (cf l'article d'Ennemond sur l'inévitable accord).  Il va jusqu'à dire que ces prêtres n'auraient pas dû être prêtres ! Quel sommet dans la charité !! Il déclare à qui veut l'entendre qu'il ne veut rien lire de la littérature de "la fidélité catholique" de peur de corrompre son intelligence. Il n'a pas lu le livre des procès etc ...
Que pense-t-il alors de tous ces braves prêtres qui ont réagi seuls pendant des années au moment des réformes conciliaires? Certes Mgr Lefebvre était là pour les encourager mais ils n'étaient plus rattachés à leurs diocèses, il y avait des liens moraux avec d'autres prêtres des autres diocèses mais la solitude de ces prêtres était terrible (association Noël Pinot) ...et c'est pareil aujourd'hui: les prêtres réagissant comme ils le peuvent.  Mgr Williamson et Mgr Faure sont aussi là pour encourager et essayer de rappeler le bon combat. Une structure ne pourra renaître en 24H ... il faut d'abord passer par l'héroïque courage de cette solitude.



Mgr Lefebvre rappelait sans cesse que le droit canon était pour protéger la Foi des fidèles et leur salut éternel. L'ordre de l'Eglise, c'est d'abord l'ordre de la Foi. Pour M l'abbé Gaudray, l'ordre de l'Eglise, c'est l'obéissance .


Nous choisissons la Foi ... pour que règne de nouveau Notre Seigneur.







Article de l'abbé Gaudray

Citation:



De l’obéissance à des supérieurs faillibles (suite) par M l'abbé Gaudray

 QU’un esprit aussi pénétrant que celui de Monseigneur Williamson ait pu se méprendre sur la portée exacte de l’article que nous avons publié sur l’obéissance (dans le numéro du Carillon de décembre) est la preuve qu’il était mal rédigé. Ayant eu connaissance récemment de son commentaire, nous nous permettons d’insister car il y va du mystère de l’Église que le bon Dieu veut faire resplendir à notre époque, comme nous le disions dans notre introduction.

Après avoir rappelé l’importance de l’obéissance pour le salut éternel, nous montrions qu’elle était due au supérieur tant que celui-ci ne demandait pas de commettre un péché. Il pouvait se tromper, mais en le respectant et en lui obéissant, ses sujets ne se trompaient pas. Un supérieur ne pouvait rien exiger contre la foi ou la loi morale mais il devait pouvoir gouverner sans que ses ordres fussent passés au crible du jugement personnel de ceux qui n’avaient ni ses responsabilités ni ses grâces d’état. La résistance à l’autorité pouvait être un devoir mais elle « ne légitimait jamais l’anarchie et le mépris de l’autorité».

Nous citions le pape Benoît XV qui, à l’inverse de ses prédécesseurs, refusait que l’on qualifiât certains catholiques pour les distinguer des autres : « Nous voulons aussi que les nôtres s'abstiennent de certaines appellations dont on a
commencé depuis peu à faire usage, pour distinguer les catholiques des catholiques ». Or on a compris notre article comme si nous ne citions ce pape qu’en raison de son apologie de l’obéissance! On a même dit que les principes énoncés par Benoît XV sont parfaits (le problème serait dans leur application) alors que précisément nous dénoncions cet irénisme qui contrastait tant avec
la manière de gouverner de saint Pie X. Nous avons cherché à montrer que le pape Benoît XV avait opéré un virage dans le gouvernement de l’Église. Or, on dit que nous sommes bien obligés de « reconnaître néanmoins » (comme si nous étions ou devions être gênés) que Pie IX désignait les catholiques libéraux comme les pires ennemis de l’Église. Mais c’est précisément ce que nous voulions montrer ! Benoît XV, semble-t-il, ne voulait plus que l’on parlât comme Pie IX !

Mais bien sûr que les papes se devaient de condamner le libéralisme ! Ils pouvaient le faire en raison même de leur mission de garder la foi que cette erreur fragilise en son fondement. Nous sommes d’accord. La question est ailleurs. Elle porte sur le respect dû au supérieur. Comme illustration des principes que nous énoncions, et à l’occasion du centenaire de cette encyclique, nous nous demandions quelle attitude les catholiques « intégraux » ont dû adopter envers Benoît XV qui, il semble bien, se démarquait de ses prédécesseurs et modérait la chasse aux modernistes que saint Pie X avait au contraire intensifiée. Benoît XV n’était ni un moderniste ni un libéral. Et pourtant l’histoire de l’Église au vingtième siècle n’aurait-elle pas été tout autre si lui et ses successeurs avaient été aussi véhéments que saint Pie X ?

Des catholiques clairvoyants ont pu prévoir le danger que ce virement signifiait pour l’Église et le bien des âmes. Mais auraient-ils eu le droit de scruter les motifs du Saint-Père, et de l’accuser de trahison? Devaient-il analyser la pensée du pape pour y discerner un refus latent et insidieux du principe de non-contradiction ? Pouvaient-ils engager publiquement les catholiques à se protéger de son gouvernement ? Il est évident que non. La fidélité à Notre- Seigneur passe par la profession intégrale de la foi catholique et la soumission généreuse aux supérieurs faillibles qu’Il a établi. Quantité de saints prêtres ont compris, ou ont cru comprendre, que telle ou telle décision de leur supérieur n’était certainement pas inspirée par le Saint-Esprit, mais ils ont obéi et Dieu a tiré de cette souffrance un plus grand bien, quelquefois bien mystérieux, pour les âmes.

Nous disions que « certains, au nom de la vérité, doutent qu’une hiérarchie puisse exister en ce début de XXIème siècle et s’excluent ainsi eux-mêmes de toute vie vraiment catholique.» L’Église a les paroles de la vie éternelle. Elle est une société. Monseigneur Lefebvre s’est toujours refusé à ordonner des prêtres qui n’auraient pas de supérieur. Il a couvert de son autorité morale des prêtres persécutés pour leur attachement à la foi et à la messe de toujours, mais il a toujours voulu que l’on respectât, autant que faire se pouvait, le droit canonique. Un prêtre agit au nom d’une mission qu’il a reçue et il la remplit dans l’obéissance. Il vaut mieux ne pas être prêtre que d’être un prêtre indépendant. Jamais l’analyse des maux de notre société ne justifiera que des prêtres vivent leur sacerdoce d’une manière sauvage et ne soient unis à des confrères que dans la foi et dans leur opposition à une personne ou à une institution. Là où règne le désordre, la charité ne peut se développer. Le monde est effroyablement corrompu, mais la vie intégralement catholique est possible : « Dans le monde, vous aurez des afflictions ; mais ayez confiance, j’ai vaincu le monde»






Dernière édition par Marguerite le Mar 13 Oct - 12:00 (2015); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 13 Oct - 10:23 (2015)    Sujet du message: Publicité

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Paulus
Invité

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MessagePosté le: Mar 13 Oct - 10:37 (2015)    Sujet du message: Obéissance à des supérieurs faillibles (suite) Répondre en citant

Saint Père par ci, Saint Père par là... il semble mur pour obéir à Rome et à François notre abbé. 


Du courage qu'il avait quand il est allé trouver mgr Fellay il a tout abandonné pour être obéissant.


Dramatique, désolant.


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Moreno


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Inscrit le: 15 Jan 2015
Messages: 152

MessagePosté le: Sam 17 Oct - 15:21 (2015)    Sujet du message: Obéissance à des supérieurs faillibles (suite) Répondre en citant

La Détresse d’un Père
17 octobre, 2015
Numéro CDXXXI (431)


Un père de famille ne sait plus où donner de la tête ?
Cher papa, Notre-Seigneur ne vous manquera jamais !

Votre Excellence,

Navré de vous déranger, mais je suis un père responsable d’amener au Ciel plusieurs petites âmes que le Bon Dieu m’a confiées, et jamais je n’ai été si perdu, si désemparé, que maintenant pour savoir comment m’y prendre. J’essaie de ne pas perdre tout espoir lorsque je vois mon univers catholique et le reste du monde en chute libre, sur le point de se détruire. Un fonctionnaire aux États-Unis d’Amérique se fait mettre en prison aujourd’hui s’il refuse d’émettre un certificat de mariage pour un couple de même sexe. Et ensuite ? Mais je garde espoir car Dieu nous a donné beaucoup d’enfants, et un autre arrive bientôt. Pourquoi Dieu nous permet-Il de mettre plusieurs enfants au monde alors que celui-ci semble toucher à sa fin ? Devons-nous nous préparer, mon épouse et moi, à les voir subir le martyre ? Jusqu’à présent la dévotion à Notre-Dame ne m’a jamais été trop facile, mais même moi je me tourne vers Elle maintenant.

Le problème immédiat c’est ce qui se produit dans notre paroisse catholique de la Tradition. Nous avions emménagé ici pour garantir la vraie Messe et une formation catholique surtout pour nos enfants, mais aussi pour nous-mêmes. Hélas, bien des choses ont vu le jour qui nous ont choqués et confondus, nous laissant comme vaincus. On dirait qu’il y a des influences démoniaques à l’œuvre, et nous nous sommes demandé si les prêtres eux aussi ne sont pas sous leur emprise malsaine, car ils ne sont plus les prêtres que nous avons connus il y a un an. Depuis un an nous avons fait de notre mieux pour aider, mais en vain. Nous avons continué d’aller à la Messe, en priant, en jeûnant et en récitant des neuvaines dans l’espoir que les choses changeraient. Nous avons « veillé et prié » et, telle l’épouse d’un alcoolique, nous avons excusé les prêtres tant que nous le pouvions. Mais au final des choses sont arrivées qui nous obligent à chercher ailleurs si nous ne voulons pas que nos enfants sombrent dans la confusion quant à leur foi.

Tout cela étant, où devons-nous aller ? Évidemment, je veux que les enfants reçoivent les sacrements et continuent de grandir dans la foi par l’assistance à une Messe valide, aussi longtemps qu’elle est là. Pour élever les âmes de ces enfants dans le Christ, mon épouse et moi nous avons un besoin absolu des grâces de la Messe. Nous voulons nous éloigner des grandes villes. Ma situation professionnelle est telle que je peux trouver du travail partout aux États-Unis. Où donc devons-nous aller ?

Cher père d’une grande famille,

Premièrement et avant tout, lorsque je lis tout ce que vous écrivez, je vous conseille de vous rappeler à l’esprit toutes vos bénédictions. Le Bon Dieu ne vous rend pas les choses faciles, mais Il ne l’a pas fait non plus pour son propre Fils sur terre. Celle-ci est une « vallée de larmes », mais parmi les larmes, Dieu vous donne, à vous et à votre famille, bien des grâces. Vous gardez la foi ; il vous a été donné de comprendre le besoin de la véritable Tradition, et vous faites en sorte que c’est votre priorité d’amener votre famille au Ciel, ce qui est une grâce immense. Le Diable a sans doute jeté un obstacle considérable sur votre chemin, mais vous avez vu que c’était lui. Comptez là-dessus, il y aura bien d’autres obstacles semblables avant la fin de cette crise, et les pires risquent de venir des prêtres eux-mêmes (« nous portons notre trésor dans des vases d’argile », nous dit St. Paul). Ne soyez jamais surpris par le mal aujourd’hui, le Diable est déchaîné. Ainsi par-dessus tout, gardez bien présent à l’esprit tout le bien que Dieu fait pour vous, comme Il l’a fait pour la Sainte Famille, malgré les épreuves apparentes. Cela les mettra dans la perspective qu’il faut. Et ne soyez pas surpris si, en tant que chef de la famille, Dieu désire que vous preniez des décisions viriles pour son avenir. Il ne les prendra pas à votre place.

Très bien, dites-vous, mais la question demeure, où allons-nous ? La réponse est là où vous êtes certain de trouver du travail pour vous-même en premier, et la vraie Messe en deuxième, dans cet ordre-là, car la famille ne peut survivre sans gagne-pain. Pour la Messe, il y a vingt ans on n’aurait point hésité à dire qu’elle doit être une Messe de la Fraternité Saint-Pie X. Aujourd’hui, cela n’est plus si certain. J’oserais dire : choisissez le prêtre plutôt que sa Congrégation ou son étiquette. Attendez-vous à des échecs et à des trahisons. Nous nous trouvons tous à la dérive sur un océan d’apostasie. Mais ayez une confiance sans limite, sans limite, en Notre-Seigneur et Sa Mère. Ils ne vous abandonneront jamais à moins que vous ne l’ayez déjà voulu. Ayez de la compassion pour vos semblables. Et que Dieu vous bénisse.


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René Michaud


Hors ligne

Inscrit le: 12 Oct 2015
Messages: 5

MessagePosté le: Lun 19 Oct - 10:00 (2015)    Sujet du message: Obéissance à des supérieurs faillibles (suite) Répondre en citant

 
Citation:

ABBE GAUDRAY :  Nous citions le pape Benoît XV qui, à l’inverse de ses prédécesseurs, refusait que l’on qualifiât certains catholiques pour les distinguer des autres : « Nous voulons aussi que les nôtres s'abstiennent de certaines appellations dont on a commencé depuis peu à faire usage, pour distinguer les catholiques des catholiques ». Or on a compris notre article comme si nous ne citions ce pape qu’en raison de son apologie de l’obéissance! On a même dit que les principes énoncés par Benoît XV sont parfaits (le problème serait dans leur application) alors que précisément nous dénoncions cet irénisme qui contrastait tant avec la manière de gouverner de saint Pie X. Nous avons cherché à montrer que le pape Benoît XV avait opéré un virage dans le gouvernement de l’Église. Or, on dit que nous sommes bien obligés de « reconnaître néanmoins » (comme si nous étions ou devions être gênés) que Pie IX désignait les catholiques libéraux comme les pires ennemis de l’Église. Mais c’est précisément ce que nous voulions montrer ! Benoît XV, semble-t-il, ne voulait plus que l’on parlât comme Pie IX !


ll sera bon de citer intégralement le passage de l'encyclique de Benoît XV que l'abbé Gaudray utilise pour sa cause :

Citation:

Benoît XV - encyclique Ad Beatissimi Apostolorum Principis du 1er novembre 1914 : Sur les horreurs de la guerre et les exigences de la charité chrétienne

A l'égard ensuite des questions, où, sans détriment de la foi ni de la discipline, on peut discuter le pour et le contre, parce que le Saint-Siège n'en a encore rien décidé, il n'est interdit à personne d'émettre son opinion et de la défendre; mais que dans ces discussions on s'abstienne de tout excès de langage, qui pourrait offenser gravement la charité; que chacun soutienne son avis librement, mais qu'il le fasse avec modération, et ne croie pas pouvoir décerner aux tenants d'une opinion contraire, rien que pour ce motif, le reproche de Foi suspecte ou de manquement à la discipline. Nous voulons aussi que les nôtres s'abstiennent de certaines appellations dont on a commencé depuis peu à faire usage, pour distinguer les catholiques des catholiques: qu'elles soient évitées, non seulement en tant que profanas vocum novitates, qui ne sont conformes ni à la vérité ni à l'équité, mais encore parce qu'il en résulte parmi les catholiques une grave agitation et une grande confusion. La Foi catholique est d'une nature telle, qu'on ne peut rien lui ajouter, rien lui retrancher: ou on la possède tout entière, ou on ne la possède pas du tout : Haec est fides catholica, quam nisi quisque fideliter firmiterque crediderit, salvus esse non poterit. (28) Il n'est pas besoin de qualificatifs pour signifier la profession du catholicisme; à chacun il suffit de dire: Christianus mihi nomen, catholicus cognomen.


Comme vous le voyez ici, l'introduction de ce paragraphe est primordiale pour donner le sens véritable à la citation de Benoît XV qu'utilise l'abbé Gaudray.
Benoît XV interdit de donner des appelations aux catholiques dans les questions libres dont le Saint Siège n'a encore rien décidé... Mais il n'en est bien évidemment pas de même lorsqu'il s'agit des questions de foi !
D'ailleurs, ce même pape, dans la même encyclique, dans le paragraphe qui suit, parle des "modernistes"... et renouvelle la condamnation du modernisme imitant ainsi son prédécesseur saint Pie X.

Citation:

Benoît XV - encyclique Ad Beatissimi Apostolorum Principis du 1er novembre 1914 : Sur les horreurs de la guerre et les exigences de la charité chrétienne

Qu'on s'applique seulement à justifier vraiment cette appellation par les faits.
Au reste, de ceux d'entre nous qui se sont dévoués à promouvoir la cause catholique, l'Eglise attend bien autre chose que de s'attarder plus longtemps dans des questions qui ne sont d'aucun profit; Elle leur demande de travailler de toutes leurs forces à conserver la Foi dans son intégrité et à l'abri de tout souffle d'erreur, en suivant principalement Celui que Jésus-Christ a constitué le gardien et l'interprète de la vérité. Il y a encore de nos jours de ces gens (et leur nombre n'est pas médiocre), qui, comme le dit l'Apôtre, prurientes auribus, cure sanam doctrinam non sustineant, ad sua desideria coacervent sibi magistros, et a veritate quidem auditum avertant, ad fabulas autem convertantur. Enflés et enorgueillis de leur haute opinion de l'esprit humain, lequel a fait assurément, avec l'aide de Dieu, des progrès incroyables dans l'exploration de la nature, certains, préférant leur propre jugement à l'autorité de l'Eglise, en sont venus dans leur témérité jusqu'à juger à la mesure de leur intelligence les divins mystères et toutes les vérités révélées, n'hésitant pas à les adapter au goût des temps actuels. Ainsi surgirent les monstrueuses erreurs du modernisme que, à bon droit, Notre Prédécesseur a proclamé omnium haereseon collectum et qu'il a solennellement condamnées. Cette condamnation, vénérables Frères, Nous la renouvelons dans toute son extension, et comme une contagion si délétère n'est pas complètement étouffée, mais se glisse encore çà et là, quoique à l'état latent, que tous se gardent bien soigneusement, Nous les y exhortons, d'une peste si dangereuse, dont on peut bien dire ce que Job disait d'un autre mal: Ignis est usque ad perditionem devorans, et omnia eradicans genimina. Et Nous ne désirons pas seulement que les catholiques détestent les erreurs des modernistes, mais aussi qu'ils en évitent les tendances et l'esprit: qui en est infecté repousse avec dégoût ce qui sent l'ancienneté, il recherche avidement et partout la nouveauté, dans la manière de parler des choses divines, dans la célébration du culte sacré, dans les institutions catholiques et jusque dans l'exercice de la piété privée. Nous voulons donc que reste sacrée cette règle de nos pères: Nihil innovetur, nisi quod traditum est, laquelle règle, si elle doit être suivie inviolablement dans les choses de la Foi, doit encore servir de norme en tout ce qui est sujet à changement, bien que sur ce dernier point vaille aussi la plupart du temps cette autre maxime : Non nova, sed noviter.


Relisons maintenant ce que disait l'abbé Gaudray de Benoît XV :

Citation:

ABBE GAUDRAY : [...] précisément nous dénoncions cet irénisme [de Benoît XV] qui contrastait tant avec la manière de gouverner de saint Pie X. Nous avons cherché à montrer que le pape Benoît XV avait opéré un virage dans le gouvernement de l’Église.


L'abbé Gaudray est-il honnête ? Après l'usage qu'il fait de cette citation de Benoît XV, nous sommes en droit d'en douter fortement.


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DYSMAS 2015


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MessagePosté le: Mar 20 Oct - 10:04 (2015)    Sujet du message: Obéissance à des supérieurs faillibles (suite) Répondre en citant

Excellente analyse, Marguerite, merci pour ce travail de discernement...


J'ai entendu dire que c'est l'abbé Gaudray qui à un retour de stage de reformatage théologique à Flavigny en 2012 ou 2013, avait posé la question judicieuse:


"Mais, que faut-il entendre par conversion de Rome?".


La question est judicieuse, les réponses pas du tout....


D'abord, la conversion de Rome ne fut jamais la fin immédiate de la FSSPX pour Mgr Lefebvre. 
Cette conversion est un moyen privilégié certes, à partir du moment où les supérieurs font les inférieurs: ainsi de Constantin, Clovis, etc....


Elle est une fin éloignée dans la mesure où l'Eglise continue malgré la Rome nouvelle.


La nouvelle ecclésiologie de Menzingen et de l'abbé Gleize est de ne plus parler que de l'Eglise romaine!


Ils oublient de préciser laquelle!
L'Eglise romaine de St Pierre à Pie XII, Une Sainte, catholique et apostolique?
L'église romaine de "St Jean XXIII à François" et successeurs, pluraliste, blasphématoire, universaliste, et schismatique?


Il revient aux laïcs de poser la question à leurs prieurs!


Kyrie eleison pour ces abbés rendus fous par la fausse mystique de leurs supérieurs....
_________________
onlr de Mgr Lefebvre


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DYSMAS 2015


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MessagePosté le: Mar 20 Oct - 10:13 (2015)    Sujet du message: Obéissance à des supérieurs faillibles (suite) Répondre en citant

Quant aux grâces d'état des supérieurs, il en est comme de toute grâce:


- François a les grâces d'état du souverain pontificat: y correspond-il?
- la grâce d'état du SG de la FSSPX n'est pas de se prendre pour Ste Jeanne d'Arc voulant rétablir un pape catholique sur le siège du Royaume de la Grâce  
- la grâce d'état de la FSSPX n'est pas de faire des prêtres pour "réformer l'Eglise", mais la continuer par le catéchisme et les sacrements catholiques.


S'il faut aller à Rome, ce n'est que pour lui dire:
- Tu n'es pas la Rome de toujours,
- l'église romaine actuelle n'est pas l'Eglise romaine de notre Credo!


Tout le reste vient du Malin,


et c'est cela que nombre d'abbés ne discernent plus, dans l'aveuglement suicidaire de leurs supérieurs....
_________________
onlr de Mgr Lefebvre


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Ana


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MessagePosté le: Mar 20 Oct - 15:22 (2015)    Sujet du message: Obéissance à des supérieurs faillibles (suite) Répondre en citant

Le même abbé aurait, aujourd'hui, méchamment critiqué Monseigneur Lefebvre pour son manquement à l' obéissance au souverain pontife.
A moins qu'il considère que mgr Fellay est supérieur au pape.
On se demande pourquoi ces prêtres se sont tant battus, pourquoi ils ont divisé les familles, pourquoi ils ont fait souffrir des fidèle à cause de la Vérité, ces fidèles qui depuis tant d'années ont été méprisés  haïs  à cause de leur foi.
 Pour en arriver là?
Est-ce que ces fidèles qui suivent cette nouvelle fraternité se posent la question?


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Paulus
Invité

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MessagePosté le: Mar 20 Oct - 17:29 (2015)    Sujet du message: Obéissance à des supérieurs faillibles (suite) Répondre en citant

Ces prêtres ne se sont pas battus. Ce sont des anciens curés de paroisse et des fidèles qui se sont battus.


Les jeunes prêtres n'ont pas étés au contact. Ils ne connaissent que le gentil évêque libéral par ce qu'en dit mgr Fellay. (connaissent-ils les déboires de l'abbé Fleury - un vieux fou diront certains)


Ils n'ont pas étés jetés de leur paroisse.


Ils n'ont pas évangélisé.


Ils condamnent les fidèles, exigent silence et obéissance ainsi que subsistance.


Et ils pleurent quand les méchants fidèles osent ouvrir leur bouche, ne serait-ce qu'en questions qui sont toujours impertinentes.


Je vais paraître sévère, et bien sur ces observations ne sont que générales mais à chacun d'y regarder de plus près.


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Ana


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MessagePosté le: Mar 20 Oct - 19:54 (2015)    Sujet du message: Obéissance à des supérieurs faillibles (suite) Répondre en citant

l y en a encore beaucoup qui ont connu Monseigneur Lefebvre, qui l'ont suivi, qui ont tenu tête aux conciliaires, à Lourdes par exemple, qui ont témoigné de leur attachement à l'Eglise et qui ont souffert; et tout à coup ils deviennent conciliaires (parce que on ne peut vouloir un accord avec des gens qui ont perdu la foi catholique qu'en abandonnant l'Eglise) Ils changent de religion pour obéir à un supérieur. C'est consternant!

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Ana


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Inscrit le: 08 Sep 2014
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MessagePosté le: Mar 20 Oct - 21:06 (2015)    Sujet du message: Obéissance à des supérieurs faillibles (suite) Répondre en citant

Il est surprenant d'entendre l'abbé Laguérie, lors de la manif anti synode, il parle de l'église CONCILIAIRE et dit haut et fort qu'il y a 95/00 de mauvais dans le concile pour 5/100 de bon!
Serait-il en désaccord avec ses chefs?


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:59 (2016)    Sujet du message: Obéissance à des supérieurs faillibles (suite)

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