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Déclaration de Mgr Fellay à propos du Rapport final du Synode sur la famille

 
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Maunoir


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MessagePosté le: Jeu 29 Oct - 21:11 (2015)    Sujet du message: Déclaration de Mgr Fellay à propos du Rapport final du Synode sur la famille Répondre en citant

 Nous mettons le commentaire d'un certain Petrus  parce que celui-ci est tout à fait pertinent sur l'analyse du synode qui se termine de façon absolument dramatique. Mgr Fellay n'y voit qu'un compromis. Le langage de Menzingen dénote un incroyable glissement moral et intellectuel. Jamais la FSSPX n'aurait tenu des propos aussi fades il y a 25 ans.  Relisons et écoutons Mgr Lefebvre pour nous convaincre de l’abîme spirituel qui existe entre le fondateur de la FSSPX et l'actuel supérieur de la néoFSSPX.


Citation:


http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=790089

Pitoyable !

Alors que ce synode sur la famille ouvre la voie à la communion pour les divorcés remariés, donnant ainsi sa bénédiction à des pécheurs publics, à des relations adultères, alors qu’il affirme la dignité des homosexuels qui ne doivent pas être discriminés et encourage l’intervention des femmes « dans les processus décisionnels » de l’église conciliaire, ouvrant implicitement la voie au diaconat voire au sacerdoce pour les femmes, le supérieur général de la FSSPX écrit : « On peut y lire (dans le rapport final du synode) certes des rappels doctrinaux sur le mariage et la famille catholique, mais on note aussi des ambiguïtés et omissions regrettables ». Ce qui est une abomination sans nom, un viol des commandements de Dieu, une infamie n’est pour Bernard Fellay qu’« ambiguïtés et omissions regrettables ». Simplement regrettables ! Il est vrai que la FSSPX, étant en phase finale de ralliement intégral, les mots doivent être pesés au millimètre près à la fois pour ne pas choquer ses propres troupes par un discours trop complaisant envers le Vatican ni non plus indisposer François avec qui le supérieur général est copain comme cochon.

Mgr Fellay écrit également : « Suivant le conseil du Christ : vigilate et orate, nous prions pour le pape : oremus pro pontifice nostro Francisco, et nous demeurons vigilants : non tradat eum in manus inimicorum ejus, pour que Dieu ne le livre pas au pouvoir de ses ennemis. Nous supplions Marie, Mère de l’Eglise, de lui obtenir les grâces qui lui permettront d’être l’intendant fidèle des trésors de son divin Fils. »
Que Dieu ne le livre pas au pouvoir de ses ennemis ! On croit rêver ! Alors qu’il est de notoriété publique que François veut que les divorcés remariés puissent communier, veut que les homosexuels notoires soient accueillis et aient des responsabilités au sein de l’institution conciliaire qu’il préside ! Chacun sait que telle est la volonté de François qui ne s’en cache d’ailleurs nullement et qui prend même la peine de joindre le geste à la parole en se faisant photographier hilare avec des sodomites et des transsexuels assumés, revendiqués, fiers de l’être !
Si les gens avaient gardé un minimum de principe, de sens moral et d’honnêteté intellectuelle, ils vomiraient ce discours fellaysien menteur, hypocrite, faux, trompeur, lui aussi relativiste et ambigu, et dont le diable est le père.

Petrus.







Citation:



Le Rapport final de la seconde session du Synode sur la famille, publié le 24 octobre 2015, loin de manifester un consensus des pères synodaux, est l’expression d’un compromis entre des positions profondément divergentes. On peut y lire certes des rappels doctrinaux sur le mariage et la famille catholique, mais on note aussi des ambigüités et omissions regrettables, et surtout des brèches ouvertes dans la discipline au nom d’une miséricorde pastorale relativiste. L’impression générale qui se dégage de ce texte est celle d’une confusion qui ne manquera pas d’être exploitée dans un sens contraire à l’enseignement constant de l’Eglise.
C’est pourquoi il nous paraît nécessaire de réaffirmer la vérité reçue du Christ sur la fonction du pape et des évêques (I) et sur la famille et le mariage (II). Nous le faisons dans le même esprit qui nous a conduit à adresser au pape François une supplique avant la seconde session de ce Synode.
 
I. La fonction du pape et des évêques (1)
Fils de l’Eglise catholique, nous croyons que l’évêque de Rome, successeur de saint Pierre, est le Vicaire du Christ, en même temps qu'il est le chef de toute l’Eglise. Son pouvoir est au sens propre une juridiction, et à son égard les pasteurs comme les fidèles des Eglises particulières, chacun isolément, ou tous réunis, y compris en concile, en synode ou en conférences épiscopales, sont tenus par un devoir de subordination hiérarchique et de véritable obéissance.
Dieu a disposé les choses ainsi pour que, en gardant avec l’évêque de Rome l'unité de la communion et de la profession d'une même foi, l'Eglise du Christ ne soit qu'un seul troupeau sous un seul pasteur. La sainte Eglise de Dieu est divinement constituée comme une société hiérarchique, où l’autorité qui gouverne les fidèles vient de Dieu, à travers le pape et les évêques qui lui sont soumis.(2)
Lorsque le Magistère pontifical suprême a donné l’expression authentique de la vérité révélée, en matière dogmatique aussi bien qu’en matière disciplinaire, il n’appartient pas aux organismes ecclésiastiques pourvus d’une autorité de rang inférieur – comme les conférences épiscopales – d’y introduire des modifications.
Le sens des dogmes sacrés qui doit être conservé à perpétuité est celui que le magistère du pape et des évêques a enseigné une fois pour toutes et jamais il n'est loisible de s'en écarter. Dès lors la pastorale de l’Eglise, lorsqu’elle exerce la miséricorde, doit commencer par remédier à la misère de l’ignorance, en donnant aux âmes l’expression de la vérité qui les sauve.
Dans la hiérarchie ainsi instituée par Dieu, en matière de foi et de magistère, les vérités révélées ont été confiées comme un dépôt divin aux apôtres et à leurs successeurs, le pape et les évêques, pour qu'ils le gardent fidèlement et l’enseignent avec autorité. Ce dépôt est contenu comme dans ses sources dans les livres de la sainte Ecriture et dans les traditions non écrites qui, reçues par les apôtres de la bouche du Christ lui-même ou transmises comme de main en main par les apôtres sous la dictée de l'Esprit Saint, sont parvenues jusqu'à nous.
Lorsque l’Eglise enseignante déclare le sens de ces vérités contenues dans l’Ecriture et la Tradition, elle l’impose avec autorité aux fidèles, pour qu’ils le croient comme révélé par Dieu. Et il est faux de dire qu'il appartient au pape et aux évêques de seulement ratifier ce que leur suggère le sensus fidei ou l’expérience commune du Peuple de Dieu.
Comme nous l’écrivions déjà dans notre Supplique au Saint-Père :
« Notre inquiétude vient de ce que saint Pie X a condamné, dans l’encyclique Pascendi, un alignement du dogme sur de prétendues exigences contemporaines. Pie X et vous, Très Saint Père, avez reçu la plénitude du pouvoir d’enseigner, de sanctifier et de gouverner dans l’obéissance au Christ qui est le chef et le pasteur du troupeau en tout temps et en tout lieu, et dont le pape doit être le fidèle vicaire sur cette terre. L’objet d’une condamnation dogmatique ne saurait devenir, avec le temps, une pratique pastorale autorisée. »
C’est ce qui fit écrire à Mgr Marcel Lefebvre dans sa Déclaration du 21 novembre 1974 : « Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l’Eglise depuis dix-neuf siècles. ‘S’il arrivait, dit saint Paul, que nous-même ou un Ange venu du ciel vous enseigne autre chose que ce que je vous ai enseigné, qu’il soit anathème.’(3)
 
II. Le mariage et la famille catholique
Au sujet du mariage, Dieu a pourvu à l’accroissement du genre humain en instituant le mariage, qui est l’union stable et perpétuelle d’un homme et d’une femme(4). Le mariage des baptisés est un sacrement, puisque le Christ l’a élevé à cette dignité ; le mariage et la famille sont donc d’institution divine et naturelle.
La fin première du mariage est la procréation et l’éducation des enfants, qu’aucune volonté humaine ne saurait exclure en accomplissant des actes qui lui sont opposés. La fin secondaire du mariage est l’aide mutuelle que se portent les conjoints ainsi que le remède à la concupiscence.
Le Christ a établi que l’unité du mariage serait définitive, aussi bien pour les chrétiens que pour tous les hommes. Cette unité jouit d’une indissolubilité telle qu’il ne peut jamais être rompu ni par la volonté des deux parties, ni par une autorité humaine : « ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ».(5) Dans le cas du mariage sacramentel des baptisés, l’unité et l’indissolubilité s’expliquent, en outre, du fait qu’il est le signe de l’union du Christ avec son épouse.
Tout ce que les hommes peuvent édicter ou faire contre l’unité ou l’indissolubilité du mariage ne correspond ni à ce qu’exige la nature ni au bien de la société humaine. De plus, les fidèles catholiques ont le grave devoir de ne pas s’unir par le seul et unique lien d’un mariage civil, sans tenir compte du mariage religieux prescrit par l’Eglise.
La réception de l’eucharistie (ou communion sacramentelle) requiert l’état de grâce sanctifiante et l’union au Christ par la charité ; elle augmente cette charité et signifie en même temps l’amour du Christ pour l’Eglise, qui lui est unie comme son unique Epouse. Par conséquent, ceux qui, de propos délibéré, vivent ensemble dans une union concubinaire ou même adultère, à l’encontre des lois de Dieu et de l’Eglise, parce qu’ils donnent le mauvais exemple d’un manque de justice et de charité, ne peuvent être admis à la communion eucharistique et sont considérés comme pécheurs publics : « Celui qui épouse une femme renvoyée, commet un adultère. »(6)
Pour recevoir l’absolution de ses péchés dans le cadre du sacrement de pénitence, il est nécessaire d’avoir le ferme propos de ne plus pécher et par conséquent ceux qui refusent de mettre un terme à leur situation irrégulière ne peuvent recevoir une absolution valide.(7)
Conformément à la loi naturelle, l’homme n’a le droit d’user de sa sexualité, que dans le mariage légitime, et en respectant les limites fixées par la morale. C’est pourquoi, l’homosexualité contredit le droit divin naturel. Les unions accomplies en dehors du mariage, concubinaires, adultères ou même homosexuelles, sont un désordre contraire aux exigences de la loi divine naturelle et constituent donc un péché ; on ne saurait y reconnaître une quelconque part de bonté morale, même amoindrie.
Face aux erreurs actuelles et aux législations civiles contre la sainteté du mariage et la pureté des mœurs, la loi naturelle ne souffre pas d’exceptions, car Dieu, dans sa sagesse infinie, en donnant sa loi a prévu tous les cas, toutes les circonstances, à la différence des législateurs humains. Aussi on ne peut pas admettre une morale dite de situation, où l’on se propose d’adapter les règles de conduite dictées par la loi naturelle aux circonstances variables des différentes cultures. La solution des problèmes d’ordre moral ne doit pas être soumise à la seule conscience des époux ou des pasteurs, et la loi naturelle s’impose à la conscience comme une règle d’agir.
La sollicitude du Bon Samaritain à l’égard du pécheur se manifeste par une miséricorde qui ne pactise pas avec son péché, tout comme le médecin qui veut aider efficacement un malade à recouvrer la santé ne pactise pas avec sa maladie, mais l’aide à s’en débarrasser. On ne peut s’affranchir de l’enseignement évangélique au nom d’une pastorale subjectiviste qui – tout en le rappelant universellement – l’abolirait au cas par cas. On ne saurait accorder aux évêques la faculté de suspendre la loi de l’indissolubilité du mariage ad casum, sans s’exposer à un affadissement de la doctrine de l’Evangile et à un morcellement de l’autorité de l’Eglise. Car, dans cette perspective erronée, ce qui est affirmé doctrinalement, pourrait être nié pastoralement, et ce qui est interdit de jure, pourrait être autorisé de facto.
Dans cette confusion extrême, il appartient désormais au pape – conformément à sa charge, et dans les limites que lui a fixées le Christ – de redire avec clarté et fermeté la vérité catholique quod semper, quod ubique, quod ab omnibus (8), et d’empêcher que cette vérité universelle ne soit pratiquement et localement contredite.
Suivant le conseil du Christ : vigilate et orate, nous prions pour le pape : oremus pro pontifice nostro Francisco, et nous demeurons vigilants : non tradat eum in manus inimicorum ejus (9), pour que Dieu ne le livre pas au pouvoir de ses ennemis. Nous supplions Marie, Mère de l’Eglise, de lui obtenir les grâces qui lui permettront d’être l’intendant fidèle des trésors de son divin Fils.
Menzingen, le 27 octobre 2015
+Bernard FELLAY, Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X
Source : Maison Généralice de la FSSPX












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MessagePosté le: Jeu 29 Oct - 21:11 (2015)    Sujet du message: Publicité

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Maunoir


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MessagePosté le: Jeu 29 Oct - 22:50 (2015)    Sujet du message: Déclaration de Mgr Fellay à propos du Rapport final du Synode sur la famille Répondre en citant

Les journaux progressistes ou maçonniques (ouest france ; la croix ; la vie) se réjouissent dans l'ensemble des résultats du synode.



 http://www.ouest-france.fr/rapport-final-du-synode-les-principaux-points-3793993
Citation:




Quelques phrases significatives du rapport final des évêques sur la famille remis au pape François.

Le rapport final des évêques sur la famille de 94 artilles a été adopté samedi soir à la majorité des deux tiers des 270 évêques du synode après trois semaines d'âpres débats. Pas d'avancées majeures mais un examen au cas par cas.


[....]


- Préparation au mariage - « Le mariage chrétien ne peut pas se réduire à une tradition culturelle ou à une simple convention juridique : c'est un véritable appel de Dieu qui exige un discernement attentif, une prière constante et une maturation adéquate. Il faut donc des parcours de formation qui accompagnent la personne et le couple ».


- Unions libres - Les multiples situations des couples vivant hors mariage doivent être abordées « de manière constructive, en essayant de les transformer en chemin de conversion vers la plénitude du mariage ».


- Liberté sexuelle - « Dans le monde actuel, ne manquent pas les tendances culturelles qui visent à imposer une sexualité sans limites dont il s'agit d'explorer tous les versants, même les plus complexes. La grande diffusion de la pornographie et de la commercialisation du corps, favorisées aussi par un mauvais usage d'internet, doivent être dénoncées avec fermeté ».


- Divorcés remariés - « Les baptisés qui ont divorcé et se sont remariés doivent être davantage intégrés aux communautés chrétiennes de toutes les manières possibles (...). On ne peut nier, que, dans certaines circonstances (liées à la crise d'un couple), la responsabilité d'une action peut être atténuée ou annulée »


- Discernement pour les divorcés remariés - « Le parcours d'accompagnement et de discernement oriente ces fidèles à la prise de conscience de leur situation devant Dieu. Le dialogue avec un prêtre, le for intérieur concourent à la formation d'un jugement correct sur ce qui fait obstacle à la pleine participation à la vie de l'Eglise et sur les pas à faire pour favoriser cette participation (...). Pour que cela arrive, il faut humilité, réserve, amour de l'Eglise et de son enseignement ».


- Divorcés non remariés - « Le témoignage de ceux et celles qui, même dans des conditions difficiles, ne concluent pas une nouvelle union, restant fidèles au lien sacramentel, méritent l'appréciation et le soutien de l'Eglise ».


- Homosexuels - « Aux familles qui vivent l'expérience d'avoir en leur sein des personnes homosexuelles, l'Eglise répète que chaque personne, indépendamment de sa tendance sexuelle, doit être respectée dans la dignité et accueillie avec respect, avec le souci d'éviter toute marque d'injuste discrimination ».




- Contraception - « La chute démographique, due à une mentalité antinataliste et promue par des politiques mondiales de santé reproductive, menace le lien entre les générations. Il en résulte un appauvrissement économique et une perte d'espérance généralisée ».











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Maunoir


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MessagePosté le: Jeu 29 Oct - 23:02 (2015)    Sujet du message: Déclaration de Mgr Fellay à propos du Rapport final du Synode sur la famille Répondre en citant

Les journalistes sont unanimes pour dire qu'il s'agit d'une victoire progressiste ... et d'une victoire de François.
Mgr Fellay ne le dit pas (et pour cause) dans sa déclaration ..







http://christroi.over-blog.com/2015/10/l-article-85-du-document-final-des-e…
Citation:

L'article 85 du document final des évêques du Synode portant sur l'admission des divorcés "remariés" a été voté à une majorité des deux tiers
Contrairement à ce qui avait été annoncé par "La Croix" le 20 octobre", à savoir que "la plupart des propositions pastorales les plus ouvertes aux situations familiales irrégulières n’ont pas été retenues" mardi 20 octobre, nous apprenons ce soir dans un article de Jean-Marie Guénois pour le Figaro, intitulé "Le Synode s'achève sur une victoire importante pour le pape François", que les évêques au Synode à Rome sur les questions du mariage et de la famille ont voté à plus des deux tiers requis, tous les articles du document final, dont l'article 85 qui porte sur l'admission des divorcés "remariés" à la communion sous certaines conditions. 

"Les évêques réunis en Synode à Rome depuis trois semaines sur les questions du mariage et de la famille ont voté à plus des deux tiers requis, tous les articles du document final qui, si le pape François le confirmait, pourrait ouvrir, au cas par cas, la communion pour les divorcés-remariés.
Ce vote marque une victoire importante du pape réformateur après le refus, l'an passé, lors de la première session du même synode, d'une partie des évêques, d'avancer vers cette ouverture en direction des divorcés-remariés.
L'article 85 du document portait sur l'admission des divorcés remariés à la communion et sous certains conditions. Sur les 94 articles c'est celui qui a reçu le moins de suffrages - avec 178 votes pour et 80 votes contre - mais qui passe toutefois la majorité des deux tiers, fixée à 177 voix pour 265 votants.
Sans être le sujet central de cette assemblée mondiale d'évêques, la question des divorcés-remariés en a été le sujet le plus brûlant et le plus disputé.
Loin d'un feu vert pour toutes les situations, c'est la proposition des évêques allemands qui a fini par emporter l'adhésion d'au moins les deux tiers du synode même si l'opposition à cette évolution a été très puissante pendant tout le temps des débats. Et le demeurera, en particulier de la part des épiscopats africains et polonais.
Le groupe germanophone a en effet proposé de mettre au point une série de «critères» pour évaluer - sous la responsabilité de l'évêque local - l'histoire de chaque couple de divorcés remariés qui seraient réellement motivés pour accéder aux sacrements de l'Eglise. Ensemble ils pourraient décider de leur admission à la confession et à la communion. Il s'agirait, à chaque fois, insiste-t-on à Rome, l'œuvre d'un «discernement» spécifique.
Le synode a donc transmis officiellement au pape ce «document final» et il reste à François la charge de décider de la mise en œuvre de cette nouvelle pastorale de l'Eglise qui contient toutefois de profonds germes de divisions au sein des communautés", note Jean-Marie Guénois... "l ne fait pas de doute que François ira dans le sens de cette ouverture puisqu'il l'a souhaitée. Le pape pourrait s'exprimer dans une «lettre apostolique» ou une «exhortation post synodale» ou sous une autre forme, il est souverain dans la modalité, qui pourrait être publiées au cours de «l'année jubilaire de la miséricorde» qu'il va ouvrir à Rome le 8 décembre 2015 pour aider l'Eglise à changer sa culture.
 
Extraits:
N° 84 (voté à 187 voix, 72 contre, majorité à 177)
«Les baptisés qui sont divorcés-remariés civilement doivent être davantage intégrés dans les communautés chrétiennes selon les différentes modalités possibles, en évitant toute occasion de scandales. La logique de l'intégration est la clé de leur accompagnement pastoral, parce que, non seulement nous savons qu'ils appartiennent au Corps du Christ et à l'Eglise mais ils peuvent en avoir une expérience joyeuse et féconde. Ils sont baptisés, ils sont frères et sœurs, l'Esprit Saint conserve en eux, des dons et des charismes pour le bien de tous. Leur participation peut s'exprimer en différents services ecclésiaux: il importe donc de discerner comment les différentes formes d'exclusions actuellement pratiquées dans le domaine liturgique, pastoral, éducatif, et institutionnelles, peuvent être dépassées. Ils doivent, non seulement, ne pas se sentir excommuniés, mais ils peuvent vivre et mûrir comme des membres vivants de l'Eglise, la ressentant comme une mère qui les accueille toujours, qui prend soin d'eux avec affection et les encourage sur le chemin de la vie et de l'Evangile. Cette intégration est nécessaire pour le soin et l'éducation chrétienne de leurs enfants, qui doivent considérées comme les plus importants. Pour la communauté chrétienne, prendre soin de ces personnes n'est pas un affaiblissement de la propre foi et du témoignage sur l'indissolubilité du mariage, au contraire, l'Eglise exprime sa charité, par ce soin»
N°85 (voté à 178 voix, 80 contre, majorité à 177)
extrait
«(…) il est du devoir des prêtres d'accompagner les personnes intéressées sur la voie du discernement selon l'enseignement de l'Eglise et des orientations de l'évêque. Lors de ce processus, il sera utile de procéder à un examen de conscience, à travers des moments de réflexions et de pénitence. Les divorcés remariés devront se demander comment ils se sont comportés vis-à-vis de leurs enfants quand l'union conjugale est entrée en crise ; s'il y a eu des tentatives de réconciliation ; quelle est la situation du partenaire abandonnée, quelles conséquences a, la nouvelle relation, sur le reste de la famille et sur la communion des fidèles, quel exemple cette situation offre aux jeunes qui doivent se préparer au mariage. Une réflexion sincère peut renforcer la confiance dans la miséricorde de Dieu qui ne peut être niée à personne»
«(…) tout en soutenant une norme générale, il est nécessaire de reconnaître que la responsabilité vis-à-vis d'actions ou décisions précises, n'est pas la même dans tous les cas. Le discernement pastoral, tout en tenant compte de la conscience honnêtement formée de la personne, doit tenir compte de ces situations. De même, le conséquences des actes accomplis, ne sont pas nécessairement les mêmes dans tous les cas»
N° 86 (voté à 190 voix, 64 contre, majorité à 177)
«Le parcours d'accompagnement et de discernement oriente ces fidèles vers la prise de conscience de leur situation devant Dieu. La discussion avec le prêtre, au for interne, concourt à la formation d'un jugement correct sur ce qui empêche la possibilité d'une plus grande participation à la vie de l'Eglise et quant aux pas qui peuvent la favoriser et la faire croitre. Compte tenu du fait qu'il n'y pas de gradualité dans la loi, ce discernement ne pourra jamais faire abstraction des exigences de vérité et de charité de l'Evangile, proposées par l'Eglise. Pour que cela advienne, il faudra que soient garanties les conditions nécessaires d'humilité, de discrétion, d'amour de l'Eglise et de son enseignement, dans la recherche sincère de la volonté de Dieu et dans le désir d'atteindre à la réponse la plus parfaite qui soit».[1]
 
 
Nous entrons à présent, via l'église décentralisée "à deux vitesses", dans les diocèses, "inexorablement dans le schisme", de fait, comme l'a expliqué le professeur de Mattei, dans Il Foglio le 20 octobre. Une époque qui marque la fin de l'universalité de l'Eglise, votée par les chefs mêmes de l'Eglise qui étaient chargés de défendre la catholicité. (voir ici et )
 
"Les Églises particulières, divisées sur la pratique, mais aussi sur l'enseignement qui vient de la pratique, sont inévitablement destinées à entrer en conflit et à produire des fractures, des schismes, des hérésies", écrit Roberto de Mattei. Une époque où la décentralisation sapera non seulement la primauté romaine, mais niera le principe de non-contradiction. Une époque où le post-synode sera plus important que le synode lui-même, car il est auto-réalisation comme l'a pu l'être le concile Vatican II qui se voulut être une langue-évènement. Il s'en est suivi dans les années 70 un "esprit du Concile" qui dépassa la lettre du concile pour finir dans "beaucoup de confusion", écrit Benoît XVI, et dans la liturgie, "a souvent porté à des déformations .... à la limite du supportable
". [2]
En France, l"esprit du Concile" comme auto-réalisation s'est emparé de nombreuses paroisses pour les conduire dans le schisme avec le Concile, lui-même, le Magistère de l'Eglise et les enseignements des derniers papes, Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI. L'association pour la promotion de la liturgie latine (Pro Liturgia) créée en 1988 qui demande l'application des décisions prises à la suite du concile Vatican II et des enseignements magistériels ultérieurs, en dresse régulièrement l'inventaire.
 
Quid de Thomas More, qui a choisi de renoncer à sa vie, tout comme l'évêque John Fisher de Rochester parce qu'ils contestaient à Henri VIII le droit "d'accommoder" l'indissolubilité de son mariage ? L'Eglise catholique les a canonisés. Faudra-t-il les "dé-canoniser"?







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Volmar


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Inscrit le: 20 Oct 2014
Messages: 274

MessagePosté le: Ven 30 Oct - 07:16 (2015)    Sujet du message: Déclaration de Mgr Fellay à propos du Rapport final du Synode sur la famille Répondre en citant

Le père Angelico fait un bon résumé de la situation dans son sermon du XIXe dimanche disponible ici 


http://www.dominicainsavrille.fr/?ddownload=5004


Tout est dit. C'est bien différent de la propagande de Menzingen.


Au passage, on peut rappeler que l'ensemble des sermons du couvent diffusés sur ce site sont une mine d'or pour ceux qui n'ont pas la chance d'avoir des prédications de qualité chaque dimanche. Chaque sermon prend toujours appui sur la théologie. Le contraire de la soupe à l'eau : une vraie nourriture consistante pour retourner au front.


http://www.dominicainsavrille.fr/sermons/


Bonne écoute. Et nous pouvons être reconnaissants aux pères de faire cet effort.


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Catharina T.O.P.


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Inscrit le: 29 Oct 2014
Messages: 262
Localisation: République Tchèque

MessagePosté le: Ven 30 Oct - 10:45 (2015)    Sujet du message: Déclaration de Mgr Fellay à propos du Rapport final du Synode sur la famille Répondre en citant

Volmar a écrit:
Le père Angelico fait un bon résumé de la situation dans son sermon du XIXe dimanche disponible ici 

http://www.dominicainsavrille.fr/?ddownload=5004

Tout est dit. C'est bien différent de la propagande de Menzingen.

Au passage, on peut rappeler que l'ensemble des sermons du couvent diffusés sur ce site sont une mine d'or pour ceux qui n'ont pas la chance d'avoir des prédications de qualité chaque dimanche. Chaque sermon prend toujours appui sur la théologie. Le contraire de la soupe à l'eau : une vraie nourriture consistante pour retourner au front.

http://www.dominicainsavrille.fr/sermons/

Bonne écoute. Et nous pouvons être reconnaissants aux pères de faire cet effort.


Merci, cher Volmar.
Okay

D'accord entièrement avec Vous.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 07:07 (2016)    Sujet du message: Déclaration de Mgr Fellay à propos du Rapport final du Synode sur la famille

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