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Jubilé des familles

 
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Avila


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Inscrit le: 11 Déc 2013
Messages: 168
Localisation: France

MessagePosté le: Mar 29 Déc - 12:23 (2015)    Sujet du message: Jubilé des familles Répondre en citant

 Citation tirée de l'homélie du pape François pour l'ouverture du jubilé des familles

Citation:

 "Au lieu de revenir à la maison avec les siens, il s’était arrêté à Jérusalem dans le Temple, causant une grande peine à Marie et à Joseph qui ne le trouvaient plus. Pour cette “escapade”, Jésus a dû aussi probablement faire des excuses à ses parents. L’Évangile ne le dit pas, mais je crois que nous pouvons le supposer. La question de Marie, d’ailleurs, manifeste une certaine réprobation, rendant évidente sa préoccupation et son angoisse ainsi que celle de Joseph. Revenant à la maison, Jésus s’est certainement soumis à eux pour montrer toute son affection et son obéissance. Ces moments qui, avec le Seigneur, se transforment en opportunité de croissance, en occasion de demander pardon et de le recevoir, de montrer l’amour et de l’obéissance, font aussi partie du pèlerinage de la famille."

Le passage mis en gras me choque : Puisque Jésus est fils de Dieu, vrai Dieu et vrai homme, il ne peut se tromper ni accomplir des actes imparfaits. Il n'a donc pas pu s'excuser auprès de Marie et Joseph même si François le suppose ! Ni Marie n'a pu exprimer de réprobations puiqu'elle sait que Jésus est Dieu et que tout ce qu'Il fait est sage et soumis à la volonté de Dieu son Père.

Y-a-t-il eu au cours des siècles des théologiens qui auraient pu soutenir l'idée bizarre de François ?


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MessagePosté le: Mar 29 Déc - 12:23 (2015)    Sujet du message: Publicité

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Catharina T.O.P.


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Inscrit le: 29 Oct 2014
Messages: 268
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MessagePosté le: Mar 29 Déc - 12:39 (2015)    Sujet du message: Jubilé des familles Répondre en citant

Si Notre Seigneur Jésus-Christ étant l'Enfant s'aurait excusé, il aurait péché. Donc l'hérésie arienne en nouveau...

Au surplus, pourquoi l'Enfant Jésus s'aurait excusé, quand il a dit selon l'Evangile voir Luc 2:49 « et ait ad illos quid est quod me quærebatis nesciebatis quia in his quæ Patris mei sunt oportet me esse » (Vulgata) ?
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Volmar


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Messages: 274

MessagePosté le: Mar 29 Déc - 13:41 (2015)    Sujet du message: Jubilé des familles Répondre en citant

Voici ce que l’on trouve dans la Chaîne d’Or de St Thomas d’Aquin, au commentaire de l’Evangile selon St Luc (T5, CH2) :
GREC : Il resta secrètement, afin que ses parents n'empêchassent point la controverse qu'il devait avoir avec les docteurs de la loi; peut-être veut-il éviter de paraître mépriser ses parents, en ne leur obéissant pas; il reste donc secrètement pour n'être point empêché ou pour n'être pas désobéissant.
GREC. — Admirons la Mère de Dieu émue dans ses entrailles maternelles. Comme elle parle avec gémissement de sa douloureuse recherche; et comme elle exprime tout cela avec la confiance, la douceur et la tendresse d'une mère; d'où il suit : « Sa mère lui dit : Mon fils.. »
ORIGENE : Mais pourquoi le cherchaient-ils? Etait-il perdu ou égaré? Loin de nous cette pensée; pouvaient-ils craindre qu'il fût perdu, l'enfant qu'ils savaient être Dieu? Mais comment vous-même, en lisant les Écritures, en cherchez-vous le sens avec douleur ? Ce n'est point que vous pensiez que les Écritures se soient égarées ou qu'elles continuent quelque erreur, mais vous cherchez à trouver la vérité qui est cachée en elles; ainsi ils cherchaient Jésus, craignant qu'il ne les eût quittés pour retourner au ciel jusqu'à ce qu'il lui plût de descendre de nouveau. Celui donc qui cherche Jésus ne doit point passer avec négligence ou mollesse, comme font plusieurs qui cherchent et ne trouvent point, mais avec labeur et peine.
BÈDE : Il ne les blâme point de l'avoir cherché comme leur fils, mais il les porte à élever les yeux de leur esprit, afin devoir ce que lui-même doit à celui dont il est le Fils éternel; d'où il suit : « Ne saviez-vous point? etc. »
GREC : Ici, nous pouvons trouver une leçon; le Seigneur reprenant Marie de ce qu'elle l'avait cherché parmi ses proches nous suggère le détachement des liens du sang, en montrant que celui qui est encore occupé de ce qui tient au corps ne peut arriver au terme de la perfection, et que l'homme s'éloigne de la perfection par un trop grand amour de ses proches.


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Dies Iræ


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Inscrit le: 14 Déc 2013
Messages: 109

MessagePosté le: Mar 29 Déc - 14:10 (2015)    Sujet du message: Jubilé des familles Répondre en citant

Volmar est plus rapide que moi, malgré tout je publie ce que j'avais préparé.


Je ne connais pas la réponse à la question : 
Citation:
 Y-a-t-il eu au cours des siècles des théologiens qui auraient pu soutenir l'idée bizarre de François ?




Ce à quoi il est facile de répondre est quel est l'enseignement de l'Église (de toujours) en ce qui concerne Luc II, 40-52.


Préliminaire : Luc II, 52
"Et Jésus progressait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes."


Quelle étrange chose que le Christ, union hypostatique du Verbe et de la nature humaine ait à progresser en sagesse (le Verbe est la Sagesse éternelle du Père) et en grâce (toute grâce vient de Lui).


Saint Thomas d'Aquin expose l'essence de la chose dans la somme théologique IIIa Q7 Art. 12 (lire les articles précédents pour bien comprendre). En voici un bref exposé :
Le Christ est vrai homme, par conséquent il a une âme humaine, finie, et en conséquence saint Thomas d'Aquin écrit : "On peut croître en sagesse et en grâce d’une double manière ; en ce sens tout d’abord que les habitus eux-mêmes de sagesse et de grâce augmentent : sous ce rapport le Christ n’a pas progressé ; en ce sens encore que l’on réalise des effets plus considérables de sagesse et de vertu : sous ce rapport le Christ a progressé en sagesse et en grâce aussi bien qu’en âge, car à mesure qu’il avançait en âge, il produisait des œuvres plus parfaites : il montrait ainsi qu’il était homme véritable, aussi bien à l’égard de Dieu qu’à l’égard des hommes."


Le très beau sermon de saint Thomas sur ce sujet est à méditer!


En conclusion il faut reprendre le texte de l'évangile lui-même : ""Mon enfant, pourquoi avez-vous agi ainsi avec nous? Votre père et moi, nous vous cherchions tout affligés." Et il leur répondit : "Pourquoi me cherchiez-vous? Ne saviez-vous pas qu'il faut que je sois aux choses de mon Père?""


Pour saint Thomas, qui ne se préoccupe pas dans ses explications théologiques, de la partie psychologique, mais de la partie rationnelle seulement, il n'est pas nécessaire d'expliquer l'attitude de Notre-Seigneur car il l'explique Lui-même clairement. En revanche saint Thomas s'appuie sur les textes psychologiques des Pères dans la "Chaîne d'Or" pour éclairer cet aspect des choses :


"— S. Cyrille : (Chronique des Pères grecs)L’Évangéliste vient de dire que l’enfant croissait et se fortifiait, il en donne maintenant la preuve en nous montrant Jésus se rendant à Jérusalem avec la sainte Vierge sa mère : « Lorsqu’il eut atteint sa douzième année, comme ils étaient montés à Jérusalem. »


— Chronique des Pères grecs : ou Géom. La manifestation de la sagesse ne dépasse pas ici la portée de l’âge, c’est à l’époque de la vie où nous devenons capables de discernement et de réflexions (c’est-à-dire, à l’âge de douze ans), que la sagesse de Jésus-Christ se révèle. 
 
 
— S. Ambroise : Ou bien il commence ses enseignements à l’âge de douze ans, pour figurer le nombre des premiers prédicateurs de l’Évangile. 
 
 
  
 
 
  
 
 
— S. Basile: (sur Luc.) Nous pouvons encore dire que, comme le nombre sept, le nombre douze (formé des deux parties du nombre sept multipliées l’une par l’autre) figure l’universalité et la perfection des temps et des choses; c’est donc pour nous apprendre que son enseignement doit remplir tous les temps et tous les lieux, que Jésus-Christ commence à en répandre les premiers rayons à l’âge de douze ans. 
 
 
— S. Bède : (hom.) Notre Seigneur venait tous les ans avec ses parents célébrer la fête de Pâques dans le temple de Jérusalem, et il nous donne en cela un exemple de sa profonde humilité comme homme, car c’est un des premiers devoirs de l’homme d’être fidèle à offrir à Dieu des sacrifices, et de se le rendre favorable par ses prières. Le Seigneur fait homme a donc accompli parmi les hommes ce que Dieu avait commandé aux hommes par ses anges : « selon la coutume de cette fête, » dit l’Évangéliste; soyons donc fidèles nous-mêmes à suivre les pas de ce Dieu fait homme, si nous aspirons au bonheur de contempler un jour la gloire de sa divinité. 
 
 
— Chronique des Pères grecs : ou Métaph.Après la fête tous s’en retournèrent, mais Jésus resta secrètement : « Les jours de la fête étant passés, l’enfant Jésus resta dans la ville de Jérusalem, et ses parents ne s’en aperçurent pas. » L’Evangéliste dit : « Les jours de la fête étant passés, » parce que la solennité de la fête de Pâques durait sept jours. Le Sauveur reste secrètement, afin que ses parents ne puissent s’opposer à la discussion qu’il désirait avoir avec les docteurs de la loi; ou bien peut-être voulait-il éviter de paraître mépriser l’autorité de ses parents, en refusant de leur obéir. Il reste donc secrètement, pour agir en toute liberté, ou pour ne pas s’exposer au reproche de désobéissance. 
 
 
— Origène : (hom. 19.) Ne soyons pas surpris de voir l’Évangéliste donner à Marie et à Joseph le nom de parents de Jésus, alors que Marie par son enfantement, et Joseph par les soins dont il entourait ce divin enfant, ont mérité d’être appelés son père et sa mère. 
 
 
— S. Bède : (sur Luc.) On demandera sans doute comment les parents de Jésus, qui veillaient avec une si grande sollicitude sur ce divin enfant, ont pu le laisser par oubli dans la ville de Jérusalem. Nous répondons que les Juifs, à l’époque des grandes fêtes de l’année, soit en se rendant à Jérusalem, soit en retournant dans leur pays, avaient coutume de marcher par troupes, les hommes séparés des femmes, et les enfants pouvaient aller indifféremment avec les uns ou avec les autres. Marie et Joseph ont donc pu croire chacun de leur côté que l’enfant Jésus, qu’ils ne voyaient point avec eux, se trouvait soit avec son père, soit avec sa mère. C’est ce qu’ajoute l’Évangéliste : « Mais pensant qu’il était avec quelqu’un de leur compagnie, ils marchèrent tout un jour, puis ils le cherchèrent parmi leurs parents et leurs connaissances»
 
 
— Origène : L’enfant Jésus resta dans la ville de Jérusalem, en laissant ignorer à ses parents qu’il y était resté, comme plus tard il s’échappa et disparut du milieu des Juifs, qui lui dressaient des embûches : « Et ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem pour le chercher, »
 
 
— La Glose :  Le premier jour, ils quittèrent Jérusalem, le second ils le cherchèrent parmi leurs parents et leurs proches ; et ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem et là ils le trouvèrent :« Et après trois jours, ils le trouvèrent dans le temple. » 
 
 
  
 
 
— Origène : (hom. 18.) Ou ne trouve pas Jésus dès qu’on le cherche; car Jésus ne se trouve ni parmi ses parents ou parmi ceux qui lui sont unis par les liens du sang, (car la condition humaine ne peut contenir le Fils de Dieu). (Et hom. 19). Ils ne le trouvèrent point parmi leurs parents, car une parenté toute naturelle ne pouvait avoir au milieu d’elle le Fils de Dieu, qui est supérieur à toute connaissance et à toute science humaine. Où donc le trouvent-ils ? Dans le temple. Si vous voulez aussi chercher le Fils de Dieu, cherchez-le d’abord dans le temple, hâtez-vous d’y entrer, c’est là que vous trouverez le Christ, la parole et la sagesse du Père, c’est-à-dire le Fils de Dieu. 
 
 
— S. Ambroise : Ils le trouvent dans le temple après trois jours, comme figure que trois jours après sa passion triomphante, alors qu’on le croyait victime de la mort, il se montrerait plein de vie à notre foi, assis sur son trône des cieux, au milieu d’une gloire toute divine. 
 
 
— La Glose : Ou bien ces trois jours de recherche signifiaient que les patriarches avant la loi, avaient cherché l’avènement de Jésus-Christ sans le trouver, que les prophètes et les justes sous la loi l’avaient également cherché sans être plus heureux, tandis que les Gentils qui l’ont cherché sous la loi de grâce l’ont trouvé. 
 
 
— Origène : (hom. 19.) Comme il était le Fils de Dieu, on le trouve au milieu des docteurs, leur inspirant la sagesse et les instruisant; mais parce qu’il était enfant on le trouve au milieu d’eux, ne leur faisant point de leçons expresses, mais se contentant de les interroger : « Ils le trouvèrent assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant. » Il agit ainsi pour donner l’exemple de la soumission et de la déférence qui convient aux enfants, et leur apprendre la conduite qu’ils doivent tenir, fussent-ils doués d’une sagesse et d’une science . Ils doivent écouter leurs maîtres plutôt que de chercher à les instruire et à se produire par un sentiment de vaine ostentation. Jésus interroge les docteurs, non pas sans doute pour s’instruire, mais bien plutôt pour les enseigner en les interrogeant, car c’est de la même source d’intelligence et de doctrine que viennent ses questions et ses réponses pleines de sagesse : « Et tous ceux qui l’entendaient, admiraient la sagesse de ses réponses, »
 
 
— S. Bède : Pour montrer qu’il était homme, il écoutait modestement des docteurs qui n’étaient que des hommes; mais pour prouver qu’il était Dieu, il répondait à leurs questions d’une manière sublime. 
 
 
— Chronique des Pères grecs : ou Métaph. Il interroge avec intelligence, il écoute avec sagesse, et répond avec plus de sagesse encore, ce qui ravissait d’admiration ceux qui l’entendaient : « Et tous ceux qui l’entendaient étaient confondus de sa sagesse et de ses réponses. » 
 
 
— S. Jean Chrysostome : (hom. 20 sur Jean.)Le Sauveur n’a fait aucun miracle dans son enfance, et saint Luc ne nous en raconte que ce seul fait, qui ravit d’admiration ceux qui en furent témoins. 
 
 
— S. Bède : Ses paroles, en effet, révélaient une sagesse divine, mais son âge le couvrait des dehors de la faiblesse humaine; aussi les Juifs, partagés entre les choses sublimes qu’ils entendaient et la faiblesse extérieure qui paraissait à leurs yeux éprouvaient un sentiment d’admiration mêlé de doute. Mais pour nous rien ici de surprenant, car nous savons par le prophète Isaïe, que s’il a voulu naître petit enfant pour nous, il n’en reste pas moins le Dieu fort. 
 
 
—  Chronique des Pères Grecs : (ou Métaphr. et Géom.) Admirons ici la mère de Dieu, dont les entrailles maternelles sont si vivement émues; elle lui dépeint, en gémissant, ses anxiétés pendant cette douloureuse recherche, et exprime tous les sentiments qui l’agitent avec la confiance, la douceur et la tendresse d’une mère : « Et sa mère lui dit : Mon fils, pourquoi avez-vous agi ainsi avec nous ? Votre père et moi, nous vous cherchions, tout affligés.» 
 
 
— Origène : (Chronique des Pères grecs.)Cette Vierge sainte savait bien qu’il n’était point le fils de Joseph, et cependant elle appelle son époux le père de Jésus, pour se conformer à l’opinion des Juifs qui pensaient que son divin Fils avait été conçu comme les autres enfants. (hom. 17.) L’explication la plus simple est de dire que l’Esprit saint a honoré Joseph du nom de père de Jésus, parce qu’il a été chargé de l’élever. D’après une interprétation plus recherchée, on peut dire que l’Evangéliste ayant fait descendre la généalogie de Jésus-Christ de David à Joseph, cette généalogie paraîtrait donnée sans raison, [si Joseph n’était pas appelé le père de Jésus]. (hom. 19.) Mais pourquoi le cherchaient-ils tout affligés ? craignaient-ils qu’il n’ait péri ou qu’il se fût égaré ? Loin de nous cette pensée. Comment auraient-ils pu craindre la perte de cet enfant dont ils connaissaient la divinité ? Lorsque vous lisez les saintes Écritures, vous cherchez avec une certaine peine à en découvrir le sens, ce n’est pas, sans doute, que vous pensiez que la divine Écriture puisse renfermer des erreurs [ou des choses dites au hasard]; mais vous désirez trouver la vérité qui est cachée sous l’écorce de la lettre. C’est ainsi que Marie et Joseph cherchaient l’enfant Jésus, en craignant que peut-être il ne les eût quittés et ne fût remonté dans les cieux, pour en descendre de nouveau lorsqu’il le jugerait à propos. Celui donc qui cherche Jésus, ne doit point agir avec négligence et avec mollesse, comme font plusieurs qui le cherchent et ne le trouvent point, mais il doit faire de grands efforts, et se donner de la peine. 
 
 
— La Glose : Peut-être aussi craignaient-ils que d’autres ennemis de Jésus, profitant de l’occasion, ne missent à exécution, contre ce divin enfant, les desseins homicides qu’Hérode avait formés contre lui dès son berceau. 
 
 
—  Chronique des Pères grecs : (ou Métaph. et Géom.) Cependant Notre Seigneur répond pleinement à la question de sa mère; il redresse, pour ainsi parler, ce qu’elle vient de dire de celui qui passait pour son père, et déclare qui est son véritable père, enseignant ainsi à sa sainte mère à s’élever dans les régions supérieures à tout ce qui est terrestre : « Et il leur dit : Pourquoi me cherchez-vous ? » 
 
 
— S. Bède : Il ne les blâme pas de ce qu’ils le cherchaient comme leur fils, mais il les force de lever les yeux de leur âme vers les devoirs qu’il doit remplir à l’égard de celui dont il est le Fils éternel : « Ne saviez-vous pas qu’il me faut être aux choses de mon Père ? » 
 
 
— S. Ambroise : Il y a en Jésus-Christ deux générations, l’une paternelle, l’autre maternelle. La première est une génération divine; c’est par la seconde qu’il est descendu jusqu’à notre pauvre nature pour la sauver. 
 
 
— S. Cyrille : (Chronique des Pères grecs.) En parlant de la sorte, il montre qu’il s’élève au-dessus de la nature humaine, et tout en reconnaissant que la sainte Vierge est devenue l’instrument de la rédemption en devenant sa mère selon la chair, il proclame en même temps qu’il est vraiment Dieu, et le Fils du Très-Haut. Que les partisans de Valentin, après avoir entendu dire que Jésus est le temple de Dieu, rougissent d’affirmer que le Créateur et le Dieu de la loi et du temple n’est point le Père de Jésus-Christ. 
 
 
— S. Epiphane : (cont. les hérés., 231.) Qu’Ebion lui-même remarque que c’est à l’âge de douze ans, et non point après sa trentième année, que Jésus-Christ ravit en admiration par la sagesse et la grâce de ses discours; on ne peut donc avancer qu’il n’est devenu Christ, en recevant l’onction divine, qu’au jour de son baptême, lorsque l’Esprit saint descendit sur lui; mais dès son enfance même, il faisait profession d’honorer le temple et de reconnaître Dieu pour son Père. 
 
 
— Chronique des Pères grecs : Ce fut ici la première manifestation de la sagesse et de la puissance de l’enfant Jésus; car ce que l’on raconte des occupations et des actions de son enfance, [ne] sont [pas seulement des puérilités, mais] des inventions diaboliques [qui, dans un but évidemment mauvais, cherchent à dénaturer ce qui est rapporté dans les Evangiles et dans les saintes Ecritures.] On peut seulement admettre que ce qui est généralement cru parmi les fidèles, et qui est loin d’être contraire à nos croyances, s’accorde plutôt avec les oracles prophétiques, c’est-à-dire que Jésus était le plus beau des enfants des hommes, plein d’obéissance pour sa mère, d’un caractère aimable, d’un aspect tout à la fois majestueux et simple, d’une éloquence naturelle, doux et obligeant, d’une activité et d’un courage en rapport avec la sagesse dont il était rempli; enfin, d’une mesure et d’une modération parfaite dans toute sa vie et dans ses discours, bien qu’on y ressentait quelque chose de surhumain; car l’humilité et la modestie forment son principal caractère. Aucune main d’ailleurs n’entreprit de le diriger dans toute sa conduite, excepté celle de sa mère. Jésus nous donne ici une imposante leçon. Le reproche qu’il fait à Marie, de le chercher parmi ses proches, nous suggère clairement le détachement des liens du sang, et nous apprend qu’il est impossible d’arriver à une vertu éminente pour celui qui aime à s’égarer dans les satisfactions de la nature, et qu’on s’éloigne de la perfection par un trop grand amour pour ses proches. 
 
 
« Et ils ne comprirent pas les paroles qu’il leur dit. » 
 
 
— S. Bède : Ils ne comprirent pas ce qu’il venait de leur dire de sa divinité. 
 
 
  
 
 
— Origène : (hom. 20.) Ou bien ils ignoraient si par ces paroles : « aux choses qui regardent le service de mon Père, » il voulait parler du temple, ou si ces paroles renfermaient un sens plus élevé, d’une utilité plus immédiate; car chacun de nous, s’il est bon et vertueux, devient la demeure et comme le siége de Dieu le Père; et si nous sommes la demeure et le siége de Dieu, nous avons Jésus au milieu de nous."
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justitia Dei est ab æterno, Sum. Theol. 2a-2ae, qu. 58, art.2


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Dies Iræ


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MessagePosté le: Mar 29 Déc - 14:40 (2015)    Sujet du message: Jubilé des familles Répondre en citant

Chaîne d'Or suite (qui répond pleinement à la question sous-jacente d'Avila "pourquoi Jésus inquiète-t-il ses parents au point de se voir reprocher quelque chose par Marie?") :


— Chronique des Pères grecs (ou Géom.)Toute la vie de Jésus-Christ qui s’est écoulée depuis ce moment jusqu’au temps de sa manifestation et de son baptême, et qui n’a été signalée ni par la publicité d’aucun miracle, ni par l’éclat de sa doctrine, se trouve résumée dans ces seules paroles de l’Évangéliste : « Et il descendit avec eux, et il vint à Nazareth, et il leur était soumis. » 
— Origène : Nous voyons que Jésus descendait fréquemment avec ses disciples, et qu’il ne restait pas toujours sur la montagne; car ceux qui étaient affligés de diverses maladies ne pouvaient le suivre sur la montagne. C’est pour le même motif qu’il descend aujourd’hui vers ceux qui habitent une région inférieure à la sienne. 
« Et il leur était soumis. » 
— Chronique des Pères grecs : [Notre Seigneur suit tour à tour ces deux méthodes :] Tantôt il commence par établir la loi, et puis il la confirme par ses oeuvres, comme lorsque ayant dit : « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis, » lui-même, quelque temps après, sacrifia sa propre vie pour notre salut. Quelquefois, au contraire, il donne tout d’abord l’exemple, et trace ensuite dans ses enseignements la règle qu’il faut suivre. C’est ce qu’il fait ici en nous apprenant, par sa conduite, ces trois principaux devoirs : Aimer Dieu, honorer ses parents, et savoir leur préférer Dieu [quand il le faut]. En effet, au reproche que lui font ses parents, il répond en mettant au premier rang, et avant tous les autres devoirs, le service de Dieu; puis il rend ensuite à ses parents l’obéissance qui leur est due. 
— S. Bède : Comment, en effet, celui qui venait nous enseigner toute vertu aurait-il pu ne pas remplir ce devoir de piété filiale ? Que pourrait-il faire parmi nous, que ce qu’il veut que nous fassions nous-mêmes ? 
— Origène : Apprenons donc nous aussi à être des enfants soumis à leurs parents; si nous avons eu le malheur de les perdre, soyons soumis à ceux qui ont le même âge qu’eux. Jésus, le Fils de Dieu, se soumet à Joseph et à Marie, je me soumettrai à l’évêque que Dieu m’a donné pour père. Sans doute, Joseph devait comprendre que Jésus était au-dessus de lui, et n’exercer qu’en tremblant son autorité sur cet enfant. Que chacun donc réfléchisse aussi que souvent il est bien inférieur à celui qui lui obéit; cette pensée le défendra contre tout sentiment d’orgueil, lorsqu’il verra que celui au-dessus duquel il est placé par sa dignité lui est de beaucoup supérieur en vertu. 
— S. Grégoire de Nysse : Disons encore que l’esprit de discernement et la raison sont très imparfaits dans les enfants, et qu’ils ont besoin d’être développés par ceux qui sont plus âgés, [ou si l’on veut, d’être conduits par des mains sages et expérimentées] jusqu’à un degré plus éminent de vertu. Or, [c’est pour confirmer cette vérité que] Jésus, parvenu à l’âge de douze ans, nous donne l’exemple de l’obéissance à ses parents; et il nous apprend ainsi que tout ce qui ne peut s’élever à la perfection que par degrés successifs, pour arriver à cette fin désirée, doit embrasser la pratique de l’obéissance, comme une des voies les plus sûres qui puisse l’y conduire. 
— S. Basile : (Cons. monast., chap. 4.) Par cette obéissance parfaite qu’il professe à l’égard de ses parents dès sa première enfance, Jésus accepte humblement, et avec respect, tous les pénibles travaux de leur condition. Car bien qu’ils fussent vertueux, honorés, ils étaient pauvres cependant, et dans la gène (comme le prouve la crèche qui reçut l’enfant divin à sa naissance), et il est clair qu’ils devaient pourvoir à leur existence par un travail assidu et à la sueur de leur front. Or, Jésus qui leur obéissait (comme le déclare l’Écriture), devait partager tous ces travaux avec une entière soumission. 
— S. Ambroise : Vous êtes surpris qu’il puisse être soumis à son Père céleste, tout en obéissant à sa mère ? Rappelez-vous que cette obéissance n’est pas chez lui la suite de la faiblesse, mais un acte de piété filiale. Les hérétiques ont beau lever ici la tête, et prétendre que celui qui est envoyé par son Père a besoin d’un secours étranger. Avait-il besoin du secours des hommes, parce qu’il était soumis à l’autorité de sa mère ? Il était soumis à l’humble servante [de Dieu], il était soumis à celui qui n’était son père que de nom, et vous êtes étonné qu’il soit soumis à Dieu ? C’est un devoir de piété filiale, que d’obéir à l’homme, serait-ce un acte de faiblesse que d’obéir à Dieu ? 
— S. Bède : Cependant l’auguste Vierge renfermait toutes ces choses dans son coeur pour les repasser, pour les méditer avec soin, soit qu’elle les comprît [dans toute leur étendue], soit qu’elle ne pût les comprendre encore : « Et sa mère conservait toutes ces choses en son coeur. » 
— Chronique des Pères grecs : Considérez l’admirable prudence de Marie, cette mère de la vraie sagesse, comme elle se rend le disciple de son enfant. Car ses leçons n’étaient point pour elle les leçons d’un enfant, ni d’un homme ordinaire, mais les leçons d’un Dieu. Elle repassait ensuite dans son âme ses paroles et les actions divines dont elle était témoin, elle n’en laissait perdre aucune; et de même qu’elle avait autrefois conçu le Verbe lui-même dans son sein, ainsi elle concevait pour ainsi dire ses paroles et ses actions, et les fécondait dans son coeur d’une certaine façon. Elle contemplait avec bonheur ce qu’elle pouvait en comprendre, et elle attendait la révélation plus claire que l’avenir lui en réservait. Telle fut la règle dont elle se fit comme une loi dans tout le cours de sa vie. 
« Et Jésus croissait en sagesse, en âge et en grâce devant Dieu et devant les hommes »
[— Théophilactus : Jésus n’est pas devenu sage progressivement, mais la sagesse qui était en lui se déclarait successivement et par degrés, comme par exemple, lorsque discutant avec les scribes, la prudence et la haute portée de ses questions jetaient dans l’étonnement tous ceux qui l’entendaient. Il croissait donc en sagesse, en ce sens qu’il se révélait en présence d’un plus grand nombre et les ravissait d’admiration; la manifestation de sa sagesse en était chez lui comme le progrès. Considérez comment l’Évangéliste, expliquant ce qu’était pour Jésus ce progrès dans la sagesse, ajoute aussitôt : « Et en âge. » Il veut par là nous faire entendre que l’accroissement de l’âge était la mesure de l’accroissement extérieur de la sagesse.] 
— S. Cyrille (Théophylacte) : (Tres., liv. 10, chap. 7.) Mais, disent les Eunomiens, comment pouvait-il être égal et consubstantiel à son Père, lui que nous voyons soumis à un accroissement successif comme une créature imparfaite ? Nous répondons que ce n’est pas en tant que Verbe, mais en tant qu’il s’était fait homme, que l’Évangéliste dit : « Il croissait en sagesse, ». Car si après son incarnation, il a véritablement acquis une nouvelle perfection qu’il n’avait pas auparavant, quelle reconnaissance lui devrions-nous de ce qu’il s’est incarné pour nous ? D’ailleurs s’il est la véritable sagesse, de quel accroissement était-il susceptible ? et comment celui qui est le principe et la source de la grâce pour tous les hommes, aurait-il pu croître lui-même en grâce ? Disons plus : est-on scandalisé d’entendre dire que le Verbe s’est humilié, et en conçoit-on des idées peu favorables à la divinité; et n’admire-t-on pas bien plutôt la grandeur de sa miséricorde ? Pourquoi donc serait-on scandalisé de ses progrès dans la sagesse ? C’est pour nous qu’il a daigné s’humilier, c’est pour nous aussi qu’il s’est soumis à ce progrès successif, et pour nous faire avancer dans sa personne, nous, que le péché avait fait tomber si bas; car il s’est soumis, en réalité, à toutes les conditions de notre nature, pour les réformer et leur imprimer un nouveau caractère de perfection. 
—  S.Cyrille : Et remarquez encore que l’Évangéliste ne dit pas : Le Verbe croissait, mais :« Jésus croissait, » il veut nous faire comprendre que ce n’est point le Verbe considéré comme Verbe, mais le Verbe fait chair qui s’est soumis à cet accroissement. 
—  Théophylacte : Bien que la chair seule ait été sujette à la souffrance, nous disons que le Verbe a souffert dans la chair dont il s’est revêtu, parce que c’était la chair du Verbe qui souffrait, ainsi disons-nous que le Verbe croissait, parce que l’humanité qui lui était unie était soumise à cet accroissement. 
—  S. Grégoire de Naziance : Et encore, nous disons qu’il croissait en tant qu’homme, non pas que son humanité, qui était parfaite dès le premier moment de l’incarnation, pût recevoir quelque nouvel accroissement, mais parce qu’elle se développait progressivement. 
— Théophylacte : L’ordre naturel s’oppose à ce que l’homme fasse paraître une intelligence supérieure à son âge. Le Verbe (fait homme) avait donc toute perfection, puisqu’il est la puissance et la sagesse du Père; mais pour se conformer aux conditions de notre nature, et ne point donner un spectacle extraordinaire à ceux qui en seraient témoins, il passait par tous les degrés du développement naturel de l’homme aux divers âges de sa vie, et ceux qui le voyaient, qui l’entendaient, trouvaient que sa sagesse s’accroissait de jour en jour. 
— Chronique des Pères grecs : (Amphil.) Il croissait en âge, parce que son corps atteignait successivement la virilité; il croissait en sagesse dans les divines leçons qu’il donnait à ceux qu’il instruisait; il croissait dans cette grâce qui nous fait nous-même croître et avancer avec joie dans l’espérance d’obtenir à la fin les biens qui nous sont promis. Il croissait devant Dieu, parce qu’il accomplissait l’oeuvre de son Père dans la chair qu’il avait prise; il croissait devant les hommes en les retirant du culte des idoles pour les élever à la connaissance de la divine Trinité. 
— Théophilactus : L’Évangéliste dit qu’il croissait devant Dieu et devant les hommes, parce qu’il faut plaire à Dieu, avant de plaire aux hommes. 
— S. Grégoire de Nysse : (hom. sur le Cant. des Cant.) Le Verbe ne croît point de la même manière dans ceux qui le reçoivent, mais il apparaît dans les divers degrés par lesquels il a passé de l’enfance, de l’âge adulte et de la perfection. 

_________________
justitia Dei est ab æterno, Sum. Theol. 2a-2ae, qu. 58, art.2


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Volmar


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MessagePosté le: Mar 29 Déc - 15:11 (2015)    Sujet du message: Jubilé des familles Répondre en citant

Toujours sur le même passage de l'Evangile, dans le Catéchisme de Persévérance de Mgr Gaume :

"La solennité, qui durait sept jours entiers, pendant les­ quels on n'usait que de pains azymes, étant terminée, Joseph et Marie reprirent la route de Nazareth. Ils ne doutaient point que Jésus, qui ne les avait jamais abandonnés, ne les suivît de fort près : on allait par troupes et de compagnie. Quoiqu'ils ne vissent point l'enfant auprès d'eux,
Ils n'en prirent aucune inquiétude, pensant qu'il se serait joint à quelques-uns de leurs parents ou de leurs amis. U peut paraître étonnant qu'ils fissent une journée entière de chemin, sans se préoccuper de l'absence de leur cher fils, ou plutôt rien ne marque mieux combien ils comptaient sur sa sagesse et sur sa dépendance de leurs volontés. Vers le soir, néanmoins, ils le cherchèrent parmi leurs parents et les gens de leur connaissance. Ce fut en vain ; personne ne leur en apprit de nouvelles, et on peut juger de l'excès de leur peine. Ne s'en rapportant à personne pour la soulager, ils prirent le parti de retourner dès le lendemain à Jérusalem, où ils supposèrent que l'enfant pouvait être demeuré.

La sainte Vierge et saint Joseph, qui étaient eux- mêmes venus dans le temple, partagèrent l'admiration générale.
L'instruction finie, Marie se crut en droit de se plaindre amoureusement au Sauveur du mystère qu'il leur avait fait de ses desseins et des inquiétudes, où son absence les avait plongés. Mon fils, lui dit-elle avec une respectueuse tendresse, pourquoi en avez-vous usé ainsi avec nous ? Voilà que nous vous cherchions, tout affligés, votre père et moi Pourquoi me cherchiez-vous ? leur répondit Jésus ; ne saviez-vous pas qu'il faut que je m'emploie aux choses qui regardent mon Père ? Réponse admirable, qui nous apprend à tous, à vous et à moi, que la volonté du Père céleste doit être préférée à toutes les considérations humaines et à toutes les tendresses du sang. La rigueur apparente dont use ici le Sauveur pouvait être à dessein de donner de la force à cette grande leçon."

Pas de trace d'excuses.


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Volmar


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MessagePosté le: Mar 29 Déc - 20:07 (2015)    Sujet du message: Jubilé des familles Répondre en citant

Compléments sur ce qui a été dit plus haut :

On voit bien dans l’interprétation traditionnelle de ce passage de l’Evangile, que tout est ramené à Dieu et à la divinité du Christ.

Au contraire, un des symptômes du modernisme est de tendre à ramener les fondements de notre Foi, de la Révélation, à des considérations purement naturelles et à en écarter toute perspective surnaturelle. A titre d’illustration, on peut se référer à l’information donnée par Gillou dans un autre fil : http://christusvincit.clicforum.com/t353-On-ne-se-moque-pas-de-Dieu.htm?sta…

C’est pour moi, du même tonneau.

Une des facettes du modernisme est de conduire au naturalisme.

A ce sujet, le Père Le Floch résume la pensée du Cardinal Billot sur le modernisme par cette formule sur les types de modernismes « caractérisés par le mépris de la tradition et le parti-pris de diminuer l’influence de l’élément surnaturel. » (In « Le Cardinal Billot, lumière de la théologie – Ed Beauchesne 1947). Rien de plus à dire sur la citation de François.

Et comme le dit le Père Meinvielle en analysant le naturalisme politique de la nouvelle chrétienté de Maritain : « C’est une doctrine élémentaire que le catholicisme professe une religion strictement surnaturelle ». (In De Lamennais à Maritain – Abbé Jules Meinvielle – Ed La Cité Catholique).


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Marcelle


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MessagePosté le: Mar 29 Déc - 21:58 (2015)    Sujet du message: Jubilé des familles Répondre en citant

Dans les années 1980 je me rappelle avoir entendu un prêtre conciliaire racontant cet épisode à des enfants lors d'un cours de 'catéchèse' :


"Le petit Jésus était comme vous, mes enfants ; il lui arrivait de désobéir. Ainsi un jour il a fait une fugue et Marie et Joseph le cherchaient partout, bien inquiets"...


Ce naturalisme, comme le dit bien Volmar, est partie intégrante de la nouvelle exégèse moderniste.


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Volmar


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MessagePosté le: Mar 29 Déc - 22:54 (2015)    Sujet du message: Jubilé des familles Répondre en citant

St Pie X décrit aussi la bouillie moderniste en ces termes (Pascendi) :


" Écrivent-ils histoire : nulle mention de la divinité de Jésus-Christ: montent-ils dans la chaire sacrée, ils la proclament hautement. Historiens, ils dédaignent Pères et Conciles: catéchistes, ils les citent avec honneur. Si vous y prenez garde, il y a pour eux deux exégèses fort distinctes : l'exégèse théologique et pastorale, l'exégèse scientifique et historique. De même, en vertu de ce principe que la science ne relève à aucun titre de la foi, s'ils dissertent de philosophie, d'histoire, de critique, ils affichent en mille manières - n'ayant pas horreur de marcher en cela sur les traces de Luther - leur mépris des enseignements catholiques, des saints Pères, des Conciles oecuméniques, du magistère ecclésiastique; réprimandés sur ce point, ils jettent les hauts cris, se plaignant amèrement qu'on viole leur liberté"


Il fait d'ailleurs le parallèle avec le luthéranisme, une autre forme de naturalisme-rationalisme.


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Volmar


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MessagePosté le: Mer 30 Déc - 12:55 (2015)    Sujet du message: Jubilé des familles Répondre en citant

Ce naturalisme est le mal de notre temps. Nous baignons dedans, sans nous en rendre compte, tellement nous y sommes habitués par l'effet des révolutions successives. L'esprit moderne se complait dans ce biotope naturaliste.

Tous les auteurs anti-libéraux du XIXe siècle ont mis en garde contre ce poison :

« Si l’on cherche, dit-il, le premier et le dernier mot de l'erreur contemporaine, on reconnaît avec évidence que ce qu'on nomme l'esprit moderne, c'est la revendication du droit acquis ou inné de vivre dans la pure sphère de l'ordre naturel : droit moral tellement absolu, tellement inhérent aux entrailles de l'humanité qu'elle ne peut sans signer sa propre déchéance, sans souscrire à sa honte et à sa ruine, le faire céder devant aucune intervention quelconque d'une raison et d'une volonté supérieures à la raison et à la volonté humaine, devant aucune révélation ni aucune autorité émanant directement de Dieu. Cette attitude indépendante et répulsive de la nature à l'égard de l’ordre surnaturel et révélé constitue proprement l’hérésie du naturalisme ; mot consacré par le langage bientôt séculaire de la secte qui professe ce système impie non moins que par l'autorité de l'Eglise qui le condamne. »
Cardinal Pie Troisième instruction synodale sur les principales erreurs du temps présent. Œuvres


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Volmar


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MessagePosté le: Mer 30 Déc - 13:03 (2015)    Sujet du message: Jubilé des familles Répondre en citant

Et ainsi du Pape Pie IX parlant de la secte anti-chrétienne :
«ces hommes, dit-il , détruisent absolument la cohésion nécessaire qui par la volonté de Dieu unit l'ordre naturel et l'ordre surnaturel".
Allocutio Pii Pape IX in consistorio diei IX Junii MDCCCLX

Force est de constater que c'est un des caractéristiques principales du modernisme conciliaire.

Ces petites phrases, comme celle de François, celle mentionnée par Marcelle, sont autant de gouttes de poison qui contaminent les esprits.

Voici ce qu'en dit l'abbé Rohrbacher :

"Le grand nombre des lecteurs fascinés par les belles et bonnes phrases qu’il a lues et retenues, n’aperçoit pas toujours la restriction qui aurait dû ľéclairer ; heureux quand il ne ľaccepte pas avec le reste comme le complément ďune pensée tout orthodoxe. Aussi voit-on peu de lecteurs assidus de certaines revues, de certains journaux, de certains livres, résister longtemps à cette sorte ďenchantement ; au bout de quelques années, la foi qui était en eux, un peu vague malheureusement, a fait place insensiblement à un informe alliage ďidées chrétiennes et anti-chrétiennes ; les questions de personnes se sont substituées aux questions de doctrine ; et, par dessus tout, on est devenu ďune tolérance qui rend de mauvaise humeur contre tous ceux qui persistent à prétendre que, dans le christianisme, dogme, morale, pratiques, appréciations, tout est positif et doit ľêtre." In Du naturalisme contemporain - Ed Louis Vivès - 1904

Gaude, María Virgo, cunctas hæ ́reses sola interemísti in univérso mundo.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:58 (2016)    Sujet du message: Jubilé des familles

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