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Petite correction à Ennemond...

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Christus Vincit! Christus Regnat! Christus Imperat! Index du Forum -> La Résistance -> Tout ce qui concerne la crise dans l'Église et dans la FSSPX
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parvulus


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MessagePosté le: Sam 5 Mar - 15:06 (2016)    Sujet du message: Petite correction à Ennemond... Répondre en citant

REPONSE OUVERTE d'un simple laïc à Mr JAQUES REGIS du CRAY


sur la théorie fumeuse de deux Eglises institutionnelles,
Forum Catho-rallié, théorie « analogique » fumeuse de Ennemond 29-02-2016.




Cher Monsieur,


Laïc comme vous, je n'ai ni votre lecture de Mgr Lefebvre et de Castro-Mayer, ni votre « visibilité » de l'Église.


Vous écrivez:
« Hier, une poignée de traditionnalistes, les plus passionnés, s'arrogeaient une mini-autorité... ». Certes, s'agissant des sédévacantistes, affichés publiquement ou non, je vous suis. Mais vous étendez abusivement votre procès d'intention à ceux que l'on appelle résistants, qu'ils soient de l'extérieur ou de l'intérieur à la FSSPX officielle. J'en conclus que cette « mini-autorité » que vous réduisez à « une poignée », comprend également le Père Calmel, Mgr Lefebvre, et Mgr de Castro-Mayer, comme prouvé par ce qui suit.


« … une petite minorité...., tout en conservant l'idée d'être fidèle à l'archevêque, ont (a) inventé une sorte de sédévacantisme larvé. Ils ont laissé de côté la gênante question du pape pour, de la même manière, dire de façon définitive du haut de leur seule autorité, que l'Église que le pape conduirait ne serait plus l'Eglise ».


Ce que vous appelez petite minorité n'est ni petite, ni forcément une minorité. Toute révolution n'est pas le fait des peuples, mais le fait d'une minorité, qui se fait passer pour majoritaire (en russe, bolchevique). Ce fut le cas au Concile Vatican 2, puis au chapitre 2012 à la tête de la FSSPX « officielle ».


Cette résistance contrairement à vous, ne vous fait même pas le procès d'intention que vous faites de ne conserver que « l'idée » d'être fidèle à l'archevêque, intention subjective qui pave bien sûr l'enfer, mais vous répond que vous n'avez objectivement, et non subjectivement, absolument rien compris à l'archevêque, et que donc vous êtes incapable de lui rester fidèle, même si telle est votre « idée ».


Cette résistance n'a absolument pas inventé une sorte de sédévacantisme larvé. Elle comprend parfaitement que vous faites exprès d'ignorer nombre de mots percutants de trois docteurs et confesseurs de la foi:
  • Mgr Lefebvre: « Ils ont quitté l'Église. Nous avons affaire à une contre-façon de l'Eglise ».
  • Ce que confirme Mgr de Castro-Mayer: « Nous avons devant nous une nouvelle religion, une nouvelle Eglise ».
  • Ce qui confirme aussi une « prophétie » du Père Calmel, qui n'a même pas connu sur terre le suspens a divinis de 1976, et encore moins la suite: « L'appareil des modernistes est le pandemonium de l'Antéchrist ».



Mgr Lefebvre n'a pas dit que le pape « ne conduisait plus » l'Église, mais au contraire qu'il la conduisait à son « auto-démolition », reprenant à son compte les mots de certains papes un instant lucides sur les effets, mais aveugles quant aux causes (« l'Église se frappe elle-même, la barque de Pierre prend l'eau de toute part, etc..., etc...) ».


Ensuite, Mgr Lefebvre a évolué vers ce qu'il faut bien appeler un sédé-absentéisme des papes, et non un sédévacantisme. La différence est de taille: l'Église a bien une personne physique qui est son pape, mais parti dans une autre église que celle dont il a la charge. En en appelant à Rome comme St Paul en son temps, Mgr Lefebvre n'a eu pour toute réponse avant les sacres: « Il n'y a pas d'abonné au numéro que vous avez demandé ». Plus exactement, le pape vous demande de le rejoindre là où il est: hors de la Rome de toujours, en vacance dans la Rome conciliaire, moderniste, qui est en réalité une fabrication maçonnique concoctée spécialement pour des papes « selon nos besoins »...


Quand Mr l'abbé Pfluger m'accuse donc, et vous à sa suite sous une forme à peine différente, de sédévacantisme pratique ou larvé, je réponds que ce n'est quand même pas de la faute des fidèles si les papes conciliaires ont fini par canoniser (par le codex 1983) une contre-façon de l'Église, que vous déclarez par la suite n'être qu'une « analogie », suivant ainsi la véritable lévitation hors du réel de Mgr Fellay et de son théologien maison, l'abbé Gleize.


Vous avez tort d'utiliser le conditionnel méprisant pour décrire la réalité que vous appelez mirage: ce n'est pas « il y aurait », mais bien « Il y a deux Eglises qui se font face: l'une conciliaire est animée à Rome, l'autre catholique ». Par contre, « On sait très bien où se trouve son gouvernement ». Le gouvernement de l'Église catholique a quitté l'Église catholique pour ne plus rien gouverner du tout, ni l'Église catholique, ni l'église conciliaire. En effet:
  • soit le pape rejoint l'Église catholique et retrouve l'infaillibilité qui ne peut lui venir que de la Tradition,
  • soit il se croit chef d'une église conciliaire, mais se fait ainsi vicaire non du Christ, mais vicaire d'un Concile déclaré infaillible à la place du Christ. Quant à gouverner, qui gouverne l'église conciliaire ? Le pape ? Vous rigolez. Qui gouverne l'Eglise ? Le pape ? Se situe-t-il lui-même dans l'Eglise du Christ, ou celle du Concile couronné à la place du Christ ?



Tant que dure cette situation, se réalise la prophétie de Pie XII: « Une fois frappé le pasteur, le troupeau sera dispersé ». C'est notre cas: faute de juridiction ordinaire objectivement catholique dans sa doctrine et ses canons de droit, l'Église restera visible selon les mots de Mgr Lefebvre uniquement dans les fidèles à la Tradition (cf. sa réponse sur l'histoire de l'Église visible selon le Barroux, qu'il qualifie d'histoire de « visibilité » grotesque). Votre visibilité de l'Eglise est grotesque selon Mgr Lefebvre. C'est bien pourquoi votre théorie de l'ecclésiovacantisme est aussi grotesque:
  • il ne peut y avoir d'ecclésiovacantisme tant que « Ecclesia supplet » par des évêques fidèles à la Tradition, non seulement anti-Concile, mais bien plus anti-église conciliaire, qui n'a qu'une autorité illégitime de juridiction ordinaire (leurs sanctions sont nulles, a dit Mgr Lefebvre),
  • par Rome il faut certes entendre la forme apparente du gouvernement de l'Église,
  • mais cette forme apparente, instituée par NSJC, perd sa légitimité à gouverner le Corps mystique qu'elle persécute jusqu'à enfouissement total, car sa forme substantielle, son âme, n'est plus l'Esprit-Saint, mais l'esprit du Concile.
  • L'Église Corps mystique a donc son propre gouvernement contre Elle: contra facta, même Mgr Lefebvre n'a pu rien faire... Mais peut-être êtes-vous plus fort que lui?
  • d'où une juridiction de suppléance de l'ordinaire, celui-ci corrompant jusqu'au pouvoir d'ordre surnaturel de l'Église, garant de la transmission de la grâce, autrement dit de la vie éternelle.



Vous falsifiez ensuite sciemment la longue épreuve de Mgr Lefebvre jusqu'aux sacres de 1988. Il a en effet dit lui-même avoir tout essayé, voire être allé trop loin: « Si j'avais continué les accords avec Rome, je faisais l'opération suicide ». Ayant fait un pas en avant, Mgr Lefebvre a senti le sol se dérober sous lui... Il n'en a pas dormi de la nuit, et au matin, a fait deux pas en arrière: retiré sa signature, sacré quatre évêques hors juridiction ordinaire romaine. Où est le mensonge de Mgr Lefebvre? Où est le « montage » d'Avrillé?


Votre argumentation contre les deux Romes rappelle celle de l'abbé Laisney en réponse à l'abbé Chazal, qui aurait eu tort de dire à Mgr Fellay une belle vérité: « Vous excusez le Concile », là où Mgr Lefebvre avait écrit: « J'accuse le Concile ». Selon l'abbé Laisney: « Mgr Lefebvre n'a jamais parlé de deux Romes, mais d'une seule Rome avec deux tendances ». C'est se moquer de la syntaxe, mais surtout de Mgr Lefebvre lui-même, théologien et canoniste au dessus de l'ordinaire. Plus tard, toujours en soutien de la nouvelle doxa de Menzingen : « Il n'y a qu'une Eglise » (vrai si l'on fait abstraction de toutes les fausses!), l'abbé Gleize est chargé de justifier scolastiquement que la Rome conciliaire est la Rome catholique animée d'un esprit pas catholique... Bon courage...


Ensuite vous vous fichez du monde, et seuls les imbéciles peuvent vous suivre.
« Deux ans plus tard, il a d'une certaine manière réutilisé cette analogie en parlant d'une nouvelle Église avec « ses sacrements, sa foi, son culte, ses catéchismes. Mais il s'agissait bien évidemment d'une analogie » écrivez-vous. Votre « d'une certaine manière » et « bien évidemment » font irrésistiblement penser au « en quelque sorte » de Jean Paul 2. Vous êtes un pur moderniste, incapable de comprendre l'essence intime des choses, seulement à les réimaginer en surface, les réhabiller, masquer le réel, le falsifier.


Mgr Lefebvre n'a pas été le premier à parler de deux Romes. Saint Léon le Grand en a parlé avant lui. Les arguments géographiques ou analogiques n'y peuvent rien. La même ville de Rome a été le siège de deux institutions, ne vous en déplaise! La première, l'institution d'un empire païen, celui de César qui se prétendit même Auguste en Octave, c'est-à-dire fils de Jupiter, fils de « Dieu ». Cet Empire ne put alors pas encore « vaincre les saints ». La même ville devint la Roma nobilis, le siège d'une institution non seulement humaine, mais divine, la papauté catholique et son successeur de Pierre comme lieu-tenant de Dieu, vicaire du Christ. Mais encore faut-il ajouter que selon le droit canon de 1917, ce même successeur est le chef d'une personne morale, précisément appelée Rome catholique, et que sa juridiction ordinaire ne relève pas de l'ordre surnaturel, mais seulement naturel. Autrement dit, le pouvoir suprême de juridiction du pape est assisté de deux manières, par le haut l'Esprit-Saint qui le rend infaillible dans certaines conditions de correspondance au for externe, par le bas comme tout chef est assisté d'un gouvernement de ministres et conseillers. Nous sommes bien dans un cadre institutionnel, et pas dans une « analogie », cher Monsieur.


Dois-je également vous rappeler qu'aucun homme n'échappe à l'appartenance à trois sociétés selon Dieu?
  • la famille est d'institution divine,
  • l'état est d'institution humaine,
  • l'Église est d'institution divine.



D'où il suit que, contrairement aux états que Dieu laisse aux chefs établir leurs constitutions, le pape n'a pas davantage le pouvoir de changer la constitution de l'Église, qu'un père de famille n'a le droit de recomposer sa famille. Pour Mgrs Lefebvre et de Castro-Mayer, la situation est donc claire: l'Église catholique, le Corps mystique, est au for externe à la famille selon Dieu, ce que l'église conciliaire est à la famille recomposée selon l'homme. Par papes conciliaires il faut donc entendre des « Saints pères » qui, tout en restant pères naturels de juridiction ordinaire, sont ipso facto illégitimés car partis dans une église recomposée.


Par Rome conciliaire il faut entendre une troisième Rome institutionnelle, faisant historiquement suite aux deux institutions romaines précédentes, celle de l'Empire de César Auguste, puis de la papauté selon Dieu, et non seulement selon l'homme. L'église conciliaire n'est qu'une église humaine, mais sans plus rien de divin, autre que sa forme apparente de juridiction ordinaire d'une papauté humaine comme structure de gouvernement.


En 2009, les Actes du VIIIe Congrès théologique de SI SI NO NO rapportent page 201, une conférence de l'abbé Alain Lorans, peu suspect au contraire comme agent du GREC, d'être dans la mouvance « résistance » même de l'intérieur, intitulée: « UN PAPE POUR DEUX EGLISES? ». La réponse de Mgrs Lefebvre et de Castro-Mayer coule de source: oui, hélas. A la question continuité ou rupture, sujet du Congrès, il fallait répondre: continuité des papes comme personnes physiques, rupture institutionnelle des deux Romes, et par suite des deux églises comme personnes morales, même instituées par des papes.


Auriez-vous oublié ce mot de Mgr Lefebvre : « Ce nouveau code est pire que le Novus ordo »? Si vous l'ignorez, laissez-moi au moins vous rappeler la lettre aux Amis et Bienfaiteurs LAB N° 78 de Mgr Fellay, en date du 10 avril 2011:
« … nous nous approchons maintenant de l'établissement d'une grande religion universelle sous la présdence du pape, avec le seul dogme de la liberté,égalité et fraternité de la révolution française et des loges maçonniques.
1- Le Nouveau Droit Canon, promulgué par le pape lui-même le 25 janvier 1983, abolit l'état clérical. Dorénavant, l'Église est le Peuple de Dieu dans un sens protestant et égalitaire, sans subordonnés et sans chefs. La hiérarchie n'est qu'un service; selon l'exposé de Jean Paul 2 dans sa constitution, l'Église se définit comme une « communion » et par son souci de l'oecuménisme ». Le canon 844 permet expressément l'intercommunion, le canon 204 mélange le sacerdoce du prêtre avec le sacerdoce spirituel des laïcs, etc... »


Toutefois, Mgr Fellay émet dès le début un mensonge objectif (s'il n'est pas menteur subjectif?): « nous nous approchons » est faux, car il passe sous silence le jugement de Mgr Lefebvre: le code 1983 ne fait que « canoniser » institutionnellement une Rome déjà dénoncée dans la déclaration de Novembre 1974, que vous avez le culot de qualifier comme « déclaration analogique ». Ce code est à l'église conciliaire, ce que la Convention des droits de l'Homme sans Dieu est à l'ordre mondial de la Révolution. En outre Mgr Fellay ne dit pas l'essentiel: ce que des chefs d'état peuvent faire légitimement, s'affranchir de constitutions catholiques parce que leurs peuples ont apostasié, le pape ne peut pas le faire légitimement, affranchir l'Église de Sa Tradition apostolique, ici donner son aval à une papauté soumise à un Concile antéchristique couronné à la place de NSJC. Autre élément équivoque chez Mgr Fellay, le pouvoir de juridiction est réellement un service du pouvoir d'ordre, avec comme cause efficiente première dans l'Eglise, l'Esprit-saint (Mystici corporis), et non l'esprit du Concile, utilisant la hiérarchie comme cause efficiente seulement seconde.


Deux choses ont prévalu au sein même de la FSSPX, infiltrée par des catholiques au moins libéraux tels que vous:
  • la peur des sanctions romaines de schisme, qui fut celle de l'abbé Aulagnier déjà du temps de Mgr Lefebvre, et chantage au sédévacantisme des abbés « germaniques » et « suisses », phénoménologie, realpolitik, compromis et neutralité obligent... Evidemment comme le dira l'abbé Pfluger, qu'est-ce qu'un libéral, et ces français sont trop réactionnaires, etc...
  • le détournement diabolique de la Suprema lex. Mgr Lefebvre n'a pas d'abord cherché à sauver Rome, mais à sauver les âmes, fut-ce contre Rome. Hélas, la Suprema lex obsessionnelle de la néo-FSSPX est devenue sauver Rome... Les âmes? On verra plus tard...



Enfin, votre dernière « analogie » avec l'exemple historique des deux Frances vous fait prendre les pieds dans votre propre tapis, tomber dans votre propre piège. Ce n'est pas par simple « commodité » comme vous voulez le faire admettre, que les observateurs ont « théorisé » d'une opposition sous la IIIème République des deux Frances. Vous avouez vous-même:
  • « il s'agissait de présenter deux mouvances cohabitant en France ». Certes, mais sous quelle institution? Celle de la IIIème République, et non celle de la monarchie. C'est exactement le cas à Rome. Une ville certes, mais sous quelle institution? Celle passée d'une monarchie de droit divin du Pontife romain, à celle d'une église synodale canonisée par le codex 1983, avalisée par le Pontife, qui est institutionnellement devenu à Rome, ce qu'est la Reine d'Angleterre à Londres.
  • Personne non plus ne dit que Rome est « un pays différent », ni qu'elle n'est plus le siège d'une papauté. Par contre, Mgr Lefebvre ne dit pas autre chose que l'institution juridique d'une papauté conciliaire à Rome n'est plus l'institution de la papauté selon le Christ, mais selon le Concile. D'où il suit l'iniquité incroyable qu'aucun fidèle n'a de recours catholique contre n'importe quel « supérieur » anti-catholique, à moins d'une juridiction de suppléance au « sédé-absentéisme » de Rome.
  • Vous reconnaissez d'ailleurs que : « l'autre (mouvance est) un véritable corps étranger qui s'est niché dans l'esprit de dirigeants corrompus ». Bravo l'artiste! C'est la première fois que je vois un corps étranger niché dans un esprit! Ne serait-ce pas plutôt un corps étranger qui tue l'esprit, et donc la vie du corps tout entier? Etranger n'est pas faux: la Rome conciliaire est étrangère au Corps mystique qu'elle persécute! NSJC même dans Sa passion n'est pas un masochiste! Quand donc Mgr Fellay ou autre parle de passion de l'Église, quelle Église subit la passion? La catholique ou la conciliaire? Quand même nos abbés parlent d'Eglise, de quoi parlent-ils? Quand un abbé réaliste titre: « Être catholique malgré l'Église? », il ne peut pas s'agir de l'Église de notre Credo, mais bien d'une autre substantiellement, a fortiori institutionnellement !


Nec plus ultra, la suite vaut son pesant de cacahuètes !
« Aucun esprit tordu (ne s'est trouvé) pour décréter que ces deux Frances étaient deux pays différents, avec des gouvernements différents, des ambassades différentes, des institutions différentes ».


Ne serait-ce pas plutôt le contraire? Aucun esprit tordu - à part le vôtre? - ne s'est trouvé pour dire que la France révolutionnaire n'était plus la France de la monarchie de droit divin, le même pays certes (comme Rome!), mais avec des gouvernements différents, des ambassades différentes (Lavoisier par exemple!), des institutions différentes (République athée vs monarchie catholique). Même le pape Jean-Paul 2 a eu un esprit moins tordu que le vôtre: « France, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême? ». Il a donc bien conscience d'une au moins possible autre France en France. Pourquoi donc écartez-vous la possibilité d'une autre Rome à Rome?


Je vous renvoie donc votre conclusion: c'est vous qui poussez l'analogie là où il n'y en a pas, et faites totalement abstraction non seulement de votre raison, mais surtout des réalités que vous voulez réduire à de simples « analogies »... Comme St Jean l'aigle de Patmos, Mgr Lefebvre voyait les choses de très haut sans perdre aucun détail réel terrestre, les pieds sur terre, et contrairement à votre intelligence de surface, la sienne pénétrait l'essence des choses. L'Église est autre chose qu'une forme apparente de papes, mitres et crosses, et l'œuvre de Mgr Lefebvre est autre chose Dieu merci que sa forme apparente officielle à Menzingen...


Vous, quand vous n'utilisez pas votre salive pour cracher sur d'authentiques catholiques, que vous accusez systématiquement de sédévacantistes uniquement pour cacher votre ralliement déjà consommé en catimini, vous auriez plutôt tendance à lécher les bottes de chefs qui veulent se faire chefs à la place des chefs, prendre les places à Rome sans voir qu'elle vous bouffera comme la seconde Bête de l'Apocalypse. A tout prendre, j'ai plus de respect pour les conciliaires qui ont encore quelque chose de catholique et pour les ralliés égarés dans ce qu'ils prennent pour la continuité de l'Église, que les faux jetons courtisans qui comme vous, restent à couvert dans la place, en attendant de leurs chefs qu'ils se fassent « reconnaître » par Rome (ô la belle médaille!), alors que Rome n'a qu'un but, détruire l'œuvre de l'Église, c'est-à-dire du Christ, qui supplée à la Rome de l'antéchrist qui n'a du Corps mystique que la forme apparente de la papauté, sans sa forme substantielle, l'Esprit-Saint de vérité. Quant à votre charité, elle me paraît un peu trop voyante, bling bling et à sens unique pour être vraie... Le qualificatif de pharisaïque me paraît plus approprié...


Bref, comme pour la FSSPX officielle, vous avez besoin au moins de deux choses: un bon occuliste et un calmant :
  • l'occuliste: vous faites du strabisme. Vous ne voyez qu'une Rome là où il y en a bien deux. Semper idem, c'était la réponse de Mgr Lefebvre à la « visibilité de l'Eglise » de Dom Gérard du Barroux,
  • le calmant: vous êtes comme tout libéral, un fiévreux. Vous vous agitez, vous êtes un agitateur. Relisez Mgr Lefebvre non « retourné dans sa tombe, car revu et rabougri, falsifié » par Menzingen.



Que dis-je? Un agit-prop. Car comme Mgr Fellay hélas, le pire est que vous chaussez des lunettes noires pour l'œuvre de Mgr Lefebvre et la Tradition, et roses pour Rome...




Bien à vous, en espérant qu'un lecteur quelconque vous fera parvenir la présente, n'ayant ni votre adresse ni l'envie de l'avoir.




In Christo Rege per Mariam, credidimus veritati,
Ipsa conteret,






Axel Thienpont
_________________
credidimus veritati


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MessagePosté le: Sam 5 Mar - 15:06 (2016)    Sujet du message: Publicité

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Paulus
Invité

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MessagePosté le: Dim 6 Mar - 08:44 (2016)    Sujet du message: Petite correction à Ennemond... Répondre en citant

Beau travail, faute de trouver la lumière ; Ennemond s'en trouve habillé pour de nombreux hivers.


"Ce ne sont pas ceux qui disent "Seigneur, Seigneur" qui vont au royaume des Cieux mais ceux qui suivent mes commandements." Si Ennemond lisait les Evangiles il comprendrait qu'il y a 2 églises ; Une de Dieu et une pour les mondains. A son habitude, il préfère caricaturer et s'esquiver comme le serpent plutôt que d'exposer les faits


A plusieurs reprises mgr Lefebvre a quitté l'église officielle et il ne l'a pas fait comme un pétochard mais pour éviter la perdition. 


Les mondains, tels des vers dans un fruit, ne vont certes pas quitter le navire. Avec leurs amis, ils vont le détruire jusqu'à la dernière miette - les parasites ne contribuent jamais à une création ; une mouche les déposent sur l'endroit qu'il vont corrompre.


Ce genre de personnage, qui sert des maîtres encore plus abjects, est entré dans une église lorsqu'il a vu la lumière des candélabres. Il n'a certes pas vu le sacré ; sinon il ne pourrait confondre un clergé idolâtre et la vraie Foi de l'Eglise du Christ. 


C'est ainsi qu'il rêve d'entrer à Rome pour côtoyer Boudha, Mahommet, Shiva et tous les dieux inconnus. Il n'a pas eu connaissance des profanations d'Assise et des autres lieux Saints. Que le Vatican soit occupé par la maçonnerie, les clubs, les sodomites, l’indiffère. 


L'ultime préoccupation de ces mondains c'est que la compagnie d’électricité assure la bonne marche des lustres. 


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:34 (2016)    Sujet du message: Petite correction à Ennemond...

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