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vers le grand pardon
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Auteur Message
Marguerite


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Inscrit le: 04 Mai 2014
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MessagePosté le: Mar 8 Mar - 09:02 (2016)    Sujet du message: vers le grand pardon Répondre en citant

Ce que disent et pensent les ennemis de la tradition est toujours révélateur.

http://www.letemps.ch/societe/2016/03/02/fraternite-saint-pie-x-vers-grand-…

Publié mercredi 2 mars 2016


 
Citation:


Fraternité Saint-Pie-X: vers le grand pardon

Le pape François pourrait, cette année, reconnaître unilatéralement la Fraternité d’Ecône et offrir une prélature personnelle à Mgr Bernard Fellay. Un geste qui inquiète et divise
C’est un frémissement, une messe basse. Dans les chapelles des autorités catholiques légitimes comme schismatiques, il se murmure une bien curieuse rumeur: le pape François pourrait, cette année, reconnaître unilatéralement la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX), fondée à Ecône en Valais en 1970 par l’ultra conservateur Mgr Lefebvre. Et offrir à son successeur, Mgr Bernard Fellay, une prélature personnelle. En clair, un statut identique à celui de l’Opus Dei. La Fraternité deviendrait ainsi un genre de super-diocèse mondial, dont le supérieur échapperait à l’autorité des évêques diocésains. Pas mal, pour un mouvement banni de l’Eglise catholique, sans statut canonique ni ministères légitimes, même si l’excommunication de ses évêques a été levée en 2009 par Benoît XVI.
 
Prélature personnelle

Pour l’un des évêques de la Fraternité, Mgr Alfonso de Galarreta, argentin, l’affaire est entendue. Il affirme sur Dici, le site d’information officiel de la FSSPX cité par le journal La Croix, que la Congrégation pour la doctrine de la foi a officiellement proposé à la Fraternité l’été dernier le statut de prélature personnelle, accompagné d’une proposition de déclaration doctrinale. Ce ne serait pas la première fois que le Vatican tendrait la main aux schismatiques, espérant persuader la brebis égarée de reprendre le chemin de l’étable. Mais elle est têtue. De liberté religieuse, elle ne veut pas. D’œcuménisme, encore moins. Elle s’assied sur le Concile Vatican II et s’accroche à l’ancien rite.
Une inflexibilité qui s’est déjà manifestée lors d’un dialogue précédent, mené sous l’égide de la commission Ecclesia Dei, qui dépend de la sévère Congrégation pour la Doctrine de la Foi. En 2012, l’affaire a tourné court, la Fraternité n’ayant rien lâché. Pour qu’accord il y eût, il aurait fallu qu’elle reconnaisse au moins certains aspects de Vatican II. Or, elle s’y refusait. Si François devait aujourd’hui consentir, nul doute que cela poserait problème à de nombreux évêques, car les prêtres de la Prélature officieraient dans leurs diocèses. On imagine l’ambiance si, par hypothèse, les lefebvristes se mettaient à crier à l’hérétique en la cathédrale de Sion…

Liberté religieuse


Toujours est-il qu’à en croire le prélat argentin de la Fraternité, on est tout près de la rémission totale. Car la déclaration doctrinale qui leur aurait été soumise dernièrement ne réclame plus grand-chose: «Les autorités romaines nous demandent la profession de foi du concile de Trente. Ensuite, dans la précédente proposition, il y avait un paragraphe sur la liberté religieuse. Ils ont supprimé cette exigence. Tout comme celle de l’œcuménisme. Sur la messe, ils nous demandent de reconnaître la validité des nouveaux sacrements, de la nouvelle messe, selon l’édition latine originale. Ce que la Fraternité a toujours reconnu.» Et de conclure: «Voyez, ils enlèvent des conditions pour essayer d’arriver à un accord.»

L’homme pourrait avoir raison. Car François se montre plutôt bienveillant à l’égard des lefebvristes. Il vient de leur offrir son indulgence en reconnaissant aux prêtres de la Fraternité le pouvoir d’absolution en confession, au prétexte que 2016 est l’année sainte du jubilé de la Miséricorde. Selon un observateur, ce n’est qu’un petit acompte en vue du grand pardon. En effet, on conçoit mal qu’après l’octroi de la validité de la confession, le pape décide de l’expiration de ces pouvoirs sacramentels. «J’ai confiance que dans un avenir proche, on pourra trouver des solutions pour retrouver une pleine communion avec les prêtres et les supérieurs de la Fraternité», écrit d’ailleurs le Saint-Père dans la lettre explicitant son geste. Même si cette largesse est temporaire – ce pouvoir court jusqu’au 20 novembre – elle n’en est pas moins un signe d’apaisement.

L'ombre de Mgr Jorge Bergoglio


Ce n’est pas le seul. En 2015, la Fraternité a été reconnue administrativement comme catholique par l’Argentine. Un geste qu’elle doit à l’archevêque de Buenos Aires, le cardinal Mario Aurelio Poli, qui a succédé à un certain Mgr Bergoglio, monté à Rome depuis. De là à penser que François était à la manœuvre, il n’y a qu’un pas: «Le fait que le cardinal Poli ait succédé au cardinal Bergoglio sur le siège archiépiscopal de Buenos Aires peut faire légitimement penser que cette décision n’a pas été prise sans concertation avec le pape François», écrit la Fraternité (Dici, 13.04.2015), qui maîtrise mieux la litote que la communication. La preuve? Sollicitant un entretien avec Mgr Fellay, on nous a renvoyé à un abbé porte-parole à Paris. Lequel a lui aussi refusé de s’exprimer. La Fraternité partage au moins une chose avec le Saint-Siège: le goût du secret.
A la commission Ecclesia Dei, même préférence pour le silence. Mais une interview du secrétaire de cette commission, Mgr Guido Pozzo, parue la semaine dernière dans les colonnes de l’agence de presse catholique Zenit, nous renseigne: «Le geste de François, d’accorder aux fidèles catholiques de recevoir valablement et licitement le sacrement de la réconciliation et de l’onction des malades de la part des évêques et des prêtres de la FSSPX au cours de l’Année Sainte de la Miséricorde, est clairement le signe de la volonté du Saint-Père de favoriser le chemin vers la reconnaissance canonique complète et stable.» Le feu est donc au vert.

Pourtant, les intérêts des uns et des autres sont aussi divergents qu’ils sont, pour certains, inavouables. Au sein de la Fraternité, si beaucoup espèrent la réconciliation, les ultras la redoutent et promettent une nouvelle scission. Regroupés au sein du mouvement baptisé la Résistance, ils se trouvent à la droite de la droite, autrement dit considèrent Mgr Fellay comme un dangereux moderniste. L’Eglise catholique, à sa base comme à la Curie romaine, est majoritairement hostile au retour de la brebis égarée. Car celle-ci refuse le minimum légal requis pour faire partie du club: la reconnaissance de l’autorité du pape et du Concile Vatican II. Les seuls à espérer le retour au bercail sont les catholiques traditionalistes, adeptes de la messe en latin, du catéchisme à l’ancienne et des dogmes défensifs contre toute ouverture.

Si tout ce petit monde bavarde, conjecture et manigance, il n’en est qu’un par qui la question puisse être tranchée: le pape. Avec ou sans concession de la part de la Fraternité, il peut décider en monarque absolu. Mais voit-on un pape considéré comme progressiste absolvant des intégristes? Surprenant, mais envisageable. L’abbé B., traditionaliste français, ne serait pas étonné que ce pape-là parvienne où le précédent a échoué: «On ne sait pas toujours où François veut aller. Il fonctionne au jugé et n’a pas d’intérêt pour les questions théologiques. Du coup, les divergences avec la Fraternité peuvent ne pas lui apparaître rédhibitoires. De plus, les médias l’aiment et lui pardonnent tout. Ce qui lui donne toute latitude pour faire ce qu’il veut.»
Une analyse partagée par un autre prêtre: «Le pape n’en fait qu’à sa tête, pour le meilleur et pour le pire. Il ne serait pas inutile parfois qu’il demande conseil.» François serait donc davantage inspiré que raisonnable. Cette conclusion est renforcée à la lecture de son livre, Le nom de Dieu est Miséricorde: «Les choses me viennent un peu d’elles-mêmes, ce sont les choses du Seigneur, dans le recueillement de la prière», écrit-il.

Quelles répercussions
?

Des considérations éthérées qui ne sont pas pour rassurer les tenants de la ligne dure. Lesquels prient pour que nulle inspiration divine ne vienne frapper le pape François à l’endroit de la Fraternité. «Cautionner des gens qui nient la liberté religieuse, dont certains sont antisémites ou entretiennent des liens avec l’extrême droite me paraît un geste délicat à opérer, estime un évêque. Peut-être pense-t-il que les réintégrer pourrait pousser à leur évolution. Mais j’en doute.»
Le prêtre, journaliste et écrivain Albert Longchamp, jésuite comme François, n’est pas pour autant dans le secret des dieux. Cependant, il craint que «le pape ne caresse l’espoir d’un pacte avec Ecône, même si cette option ne soulève pas l’enthousiasme chez les Jésuites». Et le prêtre de se demander si le pape mesure bien les répercussions éventuelles d’une reconnaissance pour le Valais, alors même que ce mouvement fondamentaliste convainc de plus en plus de fidèles.
Ce n’est pas le plus petit paradoxe: en poursuivant son obsession de ne pas être un pape de palais, François alimente ses intrigues, où soutanes et mitres avancent sans visages. Comme une manière de ressusciter Umberto Eco et son Nom de la Rose.

Une épine dans le pied du Vatican
Lorsque la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, dont le siège est à Menzingen (Zoug), a été fondée en 1970, elle vise un objectif: se garder de tout modernisme et maintenir le rite tridentin (rite romain codifié lors du concile de Trente et employée jusqu’à la réforme liturgique entreprise par Paul VI à la fin des années 1960).
Dix-huit ans plus tard, c’est le schisme. Mgr Lefebvre désobéit en effet au pape Jean-Paul II en ordonnant quatre évêques. Ils sont excommuniés. La société perd alors son statut canonique et ses prêtres exercent illégitimement. Certains, notamment en France et en Belgique, entretiennent des liens avec l’extrême droite.
En 2009, Benoît XVI lâche du lest et accepte les conditions posées par la Fraternité à l’ouverture d’un dialogue: il lève l’excommunication des évêques et reconnaît plus largement qu’auparavant la célébration de la messe selon l’ancien rite. Mais pour que la Fraternité signe son retour à la pleine communion, elle doit reconnaître l’autorité du pape et du Concile Vatican II. Ce qu’elle se refuse toujours à faire. Malgré l’échec des pourparlers en 2012, le dialogue n’est pas rompu. Et manifestement, le pape François voudrait se débarrasser de cette épine de discorde dans le pied du Vatican.
Mais au sein de la Fraternité, ce n’est pas l’union sacrée non plus. Les membres de la Résistance notamment ne veulent pas entendre parler d’une réintégration à une «Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante», comme l’écrivait Mgr Lefebvre à l’époque. Cette aile-là serait ravie d’un échec. En revanche, selon les observateurs, tout porte à croire que Mgr Fellay ne dédaignerait pas une prélature personnelle.









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MessagePosté le: Mar 8 Mar - 09:02 (2016)    Sujet du message: Publicité

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gillou47


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MessagePosté le: Ven 20 Mai - 20:09 (2016)    Sujet du message: vers le grand pardon Répondre en citant

cet article n'est pas mal non plus, et regardez les commentaires des gens :
http://www.ncregister.com/daily-news/sspxs-bishop-fellay-little-by-little-r…

la traduction en français de l'analyse du NC Register :
http://tradinews.blogspot.fr/2016/05/edward-pentin-ncregistercom-mgr-fellay…


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DYSMAS 2015


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MessagePosté le: Ven 20 Mai - 22:07 (2016)    Sujet du message: vers le grand pardon Répondre en citant

Plutôt objectif et réalistes nos ennemis!


A part que "cette aile-là serait ravie d'un échec" ne me concerne pas, je préfère une prélature le plus tôt possible!


Question d'y voir plus clair, et de laisser Menzingen s'empêtrer avec ce qui en restera...


Kyrie eleison
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onlr de Mgr Lefebvre


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gillou47


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MessagePosté le: Ven 20 Mai - 23:27 (2016)    Sujet du message: vers le grand pardon Répondre en citant

L'article de "Le Temps" caricature tout le monde. Bien sûr notre position se ne réduit pas à naïvement souhaiter l'échec. Mais la compromission vers laquelle avance la Fraternité deviendrait définitive avec une prélature personnelle, ce qui n'est pas souhaitable.

En tout cas, si cet échec s'accompagne d'un ressaisissement d'une partie importante du clergé, j'en serais clairement ravi ...tandis que si Mgr Fellay arrive à dire encore : "vous voyez, ce sont eux qui ne veulent pas de nous, je n'ai pas commis d'imprudence", c'est que l'on est reparti pour une prochaine tentative suicidaire.


Une autre considération : les conciliaires n'ont pas besoin que la Fraternité se rallie rapidement, ils ont seulement besoin de la confiance que cela se produira un jour, peut-être dans plusieurs années, quand le fruit sera mûr (ou pourri).


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Paulus
Invité

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MessagePosté le: Sam 21 Mai - 10:41 (2016)    Sujet du message: vers le grand pardon Répondre en citant

Les conciliaires ont-ils besoin que la fsspx se rallie ? C'est unilatéralement mgr Fellay qui veut se rallier. Les modernistes ont détruit l'Eglise et ils veulent seulement la fin de la fsspx. Le ralliement ou la prélature ou seulement le dialogue suffisent pour détruire l'oeuvre de mgr Lefebvre.


L'étape de mgr Fellay c'est un acte stérile et destructeur sans lendemain comme le concile vatican II.


Mgr Lefebvre travaillait mais ne promettait rien. Mgr Fellay promets et le résultat c'est les prémices du chaos pas le printemps.


Et comme les conciliaires il ne fera jamais de bilan : c'est un irresponsable.


Qui a déjà entendu un moderniste dire qu'il avait besoin de la Tradition ? 


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DYSMAS 2015


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MessagePosté le: Sam 21 Mai - 11:49 (2016)    Sujet du message: vers le grand pardon Répondre en citant

Pas d'accord, Gillou47.


Une non prélature est pire que la prélature, parce que le pourissement est pire que la déflagration.


Quand Dieu envoie des déflagrations, au moins la situation s'éclaircit!
Le Concile Vatican 2 a nettement éclairci la situation de l'Eglise, en faisant remonter à la surface les cloportes qui pourissaient l'Eglise depuis 3 siècles!
Sans la stalinisme, qui serait anti-communiste? 


La prélature n'est pas un mal pire que la situation actuelle, ou on ne sait pas vraiment qui est dans quel camp!


Elle permettra de savoir qui a le courage de quitter la fsspx pourrie, plutôt que de la suivre dans son enlisement déjà bien avancé....
_________________
onlr de Mgr Lefebvre


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DYSMAS 2015


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MessagePosté le: Sam 21 Mai - 12:21 (2016)    Sujet du message: vers le grand pardon Répondre en citant

Quant aux ralliés et conciliaires, comme tout libéral, ils ont besoin de libéraux pour leur dire qu'ils ont raison, pour leur passer de la pommade dans le dos, et les confirmer dans leurs erreurs!


De toute façon, prélature ou pas, Menzingen leur apporte toute sa caution déjà!
Donc sous cet aspect, la prélature n'est pas plus mauvaise pour nous!
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onlr de Mgr Lefebvre


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gillou47


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MessagePosté le: Dim 22 Mai - 16:54 (2016)    Sujet du message: vers le grand pardon Répondre en citant

Non, on ne peut pas souhaiter quelque chose de mauvais ; et si quelque chose vous donne l'impression que je devrais être d'accord avec vous, alors c'est qu'un des prémisses est faux.

Par contre ce qu'on doit souhaiter, c'est qu'ils se rectifient par rapport à cette idée :
- qu'il faut malgré tout chercher à savoir s'il y a au moins quelque chose sur lequel on pourrait correctement s'entendre avec Rome alors qu'on ne peut pas le voir si on se focalise trop sur le combat anti-moderniste,
- que, en conscience, en raison de la primauté instituée de Rome, il faut vérifier si l'on n'a pas manqué quelque chose de favorable dans une éventuelle relation avec elle,
 c'est cette seule considération qui a commencé à changer la tournure du discours de la Fraternité, qui a mis les gens dans l'expectative de quelque chose de surprenant, et qui a commencé à les préparer à l'idée d'une régularisation canonique.

Par ailleurs, notamment en matière religieuse, il y a une dangereuse proximité, et pas nécessairement consciente, entre ce qu'on fait et ce qu'on pense, entre ce qu'on dit et les orientations que l'on prend :
- si Menzingen cessait de désirer la prélature personnelle, alors les choses vont se remettre d'aplomb, la crise n'aura été que passagère ;
- si vous désirez que la FSSPX se jette dans la prélature personnelle, soi-disant pour mieux catégoriser les gens, alors vous devenez ralliériste !


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Archet de Jeanne


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MessagePosté le: Dim 22 Mai - 17:38 (2016)    Sujet du message: vers le grand pardon Répondre en citant

A gillou: quand Jésus a dit à Judas: "ce que tu as à faire, fais-le vite", souhaitait-il quelque chose de mal? Quand les choses doivent arriver, on peut souhaiter qu'elles arrivent plus tôt!

Mgr Fellay est tout orienté par cet accord en perspective, et oriente toute la fsspx. Ne voit-on pas sous nos yeux des évêques et des prêtres, connus comme anti-accordistes, qui lâchent prise en son sein? Nous leur souhaitons vivement qu'ils sautent du bâteau ivre. Mais maintenant, il est déjà bien tard et les esprits bien préparés. Une prélature imminente ou dans un an ne changera peut-être plus grand chose.

En tout cas, on ne peut souhaiter une chose mauvaise comme le fait que le pourrissement dure.


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gillou47


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Messages: 270

MessagePosté le: Dim 22 Mai - 20:46 (2016)    Sujet du message: vers le grand pardon Répondre en citant

1) Jésus n'a pas demandé à Judas d'aller se pendre.

2a) Ne pas souhaiter quelque chose de mauvais = surtout ne jamais souhaiter à quelqu'un de subir un châtiment divin, et donc notamment ne pas souhaiter à quelqu'un de s'enfoncer dans son aveuglement (sinon comment lui reprocher son aveuglement ensuite ?)
2b) Je vais même citer l'abbé Rousseau : "C’est à croire que certains n’attendent que la chute de nos prêtres dont parfois ils ont reçu beaucoup de bienfaits spirituels (conseils, sacrements). Ils font le jeu du démon, sous des dehors d’une haute vertu." (Apostol n°89, juin 2015)
2c) par contre on peut envisager toutes sortes de sanctions humaines,

3a) Une prélature serait particulièrement nocive pour les bonnes personnes hésitantes, pour ceux qui voudront d'abord observer comment les choses évoluent avant de prendre une décision difficile, pour tous ceux qui se disent : oui mais ce sont quand même de bons prêtres et on a besoin des écoles.
3b) Il est beaucoup plus facile de faire réagir les gens contre l'idée d'une prélature maintenant plutôt qu'après.

4) Et voir mes deux précédents posts sur ce fil de discussion.

Voilà pourquoi on ne peut pas souhaiter cette prélature au prétexte que ça mettrait tout de suite les choses au clair.

Et bien sûr, comme d'autres commentaires l'ont signalé sur ce forum, ce qu'on voit actuellement, cette technique du "petit à petit" appartient à l'adversaire. Mais il serait illusoire de souhaiter que l'adversaire fasse des erreurs de tactique, il faut plutôt mettre en oeuvre la nôtre, celle que l'Eglise enseigne : prier, former de petits groupes de prières, étudier, s'imprégner de principes d'action, être apôtre, etc.


Une autre citation de l'abbé Rousseau : "notre Fraternité subit des assauts de l’ennemi, du démon qui se moque bien de la façon dont les prêtres ou les fidèles abandonnent la ligne de crête qu’a toujours suivie notre Fondateur"
Sur la théorie il a lumineusement raison... sauf que le contexte de sa phrase montre qu'il n'identifie pas bien la fameuse "ligne de crête".


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DYSMAS 2015


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MessagePosté le: Dim 22 Mai - 22:13 (2016)    Sujet du message: vers le grand pardon Répondre en citant

Gilou47, 


Jésus n'a pas demandé à Judas de se pendre, il lui a dit quand même de ne plus tarder à aller chercher la cohorte, la guider au mont des olives et à le désigner par un baiser! Vous avez de drôles de façons de faire dire ce que l'on ne vous dit pas!


"Souhaiter qu'ils (Menzingen) se "rectifient"?


Vous avez de bien curieuses idées.


D'abord le "ils" suppose que ce soit "il", c'est-à-dire Mgr Fellay en tête. En effet ce sont les supérieurs qui font les inférieurs. C'est Mgr Fellay qui ne se contente pas d'une lâcheté pastorale, du genre "essayons de convertir Rome" à la Tradition, en lui affichant par exemple les conditions de Mgr Lefebvre après les sacres .


Mgr Fellay fait beaucoup plus grave, une lâcheté doctrinale selon laquelle la Rome conciliaire serait la vraie tête de l'Eglise, alors qu'elle est la tête d'une autre église que l'Eglise. Or de ce principe découle tout le contre-sens selon lequel c'est la Tradition qui est dans une situation "anormale" alors que pour Mgr Lefebvre ce sont les hommes de Rome qui ne sont plus dans l'Eglise, et donc dans une situation anormale, soumis à une Rome maçonnique.


Ensuite, vous ne m'avez pas du tout compris!


Pour moi la prélature serait un bien objectif, et non un mal. Car actuellement, c'est la quasi-totalité de la FSSPX dont de nombreux fidèles aussi qui prennent la Rome conciliaire pour l'Eglise, et leur situation comme "anormale". 


Ils sont dans l'erreur, et la prélature est la meilleur façon pour eux de s'en apercevoir et de s'en sortir, s'ils ne sont pas mondains, mais fidèles authentiquement catholiques.


Vous avez tort de dire qu'il sera plus difficile de s'en sortir après: ceux des prêtres et des fidèles qui verront qu'ils sont piégés dans la prélature, avec visites des conciliaires dans leurs chapelles, quitteront leurs paroisses pour en faire d'autres.


De toute façon, il y aura épuration, et il n'y a pas de raison que certains prêtres et fidèles ne rejoignent pas la "résistance", plus exactement la "fidélité".


Ce que vous appelez mal, je l'appelle bien!
Alors rangez vos conseils alambiqués de moralité, car c'est la vérité qui libère. 
La situation actuelle est une situation mensongère, d'anesthésie des consciences dans une fausse sécurité.  


N'allez pas croire que je prône ce que prône l'abbé Schmidberger, un "trouble sain" par et dans la prélature comme "antithèse" vers une "synthèse" nouvelle.


Lui la prône exactement en sens contraire de moi, lui pour épurer la FSSPX des résistants de 'intérieur, et ne garder que les "combattants" à l'intérieur de l'église conciliaire. 


Je pense au contraire que les vrais "résistants" de l'intérieur actuels sauront saisir la prélature comme occasion de quitter la prélature, pour rejoindre la "fidélité" d'autant plus qu'elle ne manque pas d'évêques et de besoins en aide et paroisses à reconstruire. 


La situation pourrie actuelle n'a que trop duré.
_________________
onlr de Mgr Lefebvre


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DYSMAS 2015


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MessagePosté le: Dim 22 Mai - 22:24 (2016)    Sujet du message: vers le grand pardon Répondre en citant

Plus exactement, la prélature me paraît le seul moyen pour que Mgr Fellay se rectifie, vu les fruits de l'acte!
Auquel cas il fera comme Mgr Lefebvre: retirer sa signature le lendemain!


Je ne pense pas qu'il le fasse hélas. Il n'est pas Mgr Lefebvre...
Par contre si deux évêques ne le suivent plus....
_________________
onlr de Mgr Lefebvre


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gillou47


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Messages: 270

MessagePosté le: Dim 22 Mai - 23:44 (2016)    Sujet du message: vers le grand pardon Répondre en citant

Il faudrait démontrer l'inefficacité de cette déclaration :

"Nous affirmons que nous avons le droit d’être appelés catholiques, puisque nous le sommes, puisque nous reconnaissons les autorités et que nous reconnaissons tous ces éléments comme étant nécessaires. Voilà le premier point. Mais à part cela, je ne cherche pas cette régularisation canonique comme un absolu. Pour moi, c’est évident, nous y avons droit, mais nous n’allons pas faire de compromis et nuire à la foi, à la discipline de l’Eglise pour l’avoir. Nous considérons comme une injustice le fait qu’ils ne nous la donnent pas, et nous maintenons notre point de vue. C’est tout. Et si nous nous trouvons face à un choix entre garder la foi et faire un compromis, ce que nous allons faire est clair : nous n’allons pas faire de compromis." (interview de Mgr Fellay au NC Register, 13 mai 2016)

Comme d'habitude depuis quelque temps, ça dépend si l'on considère ou non comme compromettant d'avoir prétendu réfuter la notion d’Église Conciliaire. Auquel cas on aura gardé la foi pour le moment, tout en ayant déjà fait un compromis.


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Archet de Jeanne


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MessagePosté le: Lun 23 Mai - 06:47 (2016)    Sujet du message: vers le grand pardon Répondre en citant

"Et si nous nous trouvons face à un choix entre garder la foi et faire un compromis, ce que nous allons faire est clair : nous n’allons pas faire de compromis".

Cette phrase est mise en avant (La Porte Latine notamment) et elle signifie, sous des allures de grande fermeté: nous allons signer puisque Rome ne nous demande plus rien contre la foi.

François et Mgr Fellay sont d'accord pour temporiser, parce que le temps œuvre pour leur but commun. Devons-nous souhaiter aussi cette temporisation dont l'intention est mauvaise?


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Paulus
Invité

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MessagePosté le: Lun 23 Mai - 07:05 (2016)    Sujet du message: vers le grand pardon Répondre en citant

Dans les cœurs les choses sont faites et même bien au-delà surement. Il y a longtemps que Menzingen est dans la justification et dans l'entêtement. Dans l'entêtement car de nombreux prêtres ont quitté depuis cinq ans. De nombreux fidèles aussi ont quitté et la discorde est installé dans la fsspx. 


Les actes sont posés depuis longtemps. Ce qui n'est pas clair, c'est la publicité des actes qui n'est dévoilé qu'au compte-gouttes pour ne pas effrayer les fidèles.


Les mots n'ont aucune valeur pour les modernistes, ils sont employés avec plusieurs sens. C'est la base du modernisme de tout relativiser, de tout négocier. 


Ce sont les actes qui faut regarder, le fruit, l'arbre. Que fait Menzingen de concret pour garder et diffuser la Foi ? Se mettre dans les bras d'une société qui place toutes les religions sur le même niveau , est-ce témoigner que la Foi catholique est unique ?


Rome n'est pas catholique et chaque jour elle le dit. Ceux qui veulent croire l'inverse ne regardent pas les faits et sont dans la fantaisie. 


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:41 (2016)    Sujet du message: vers le grand pardon

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