Christus Vincit! Christus Regnat! Christus Imperat! Index du Forum

Christus Vincit! Christus Regnat! Christus Imperat!
Forum Catholique de la Résistance à la néo-FSSPX et à la Rome moderniste

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

L'Histoire de l'Église de l'abbé Rohrbacher

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Christus Vincit! Christus Regnat! Christus Imperat! Index du Forum -> Archives -> Bibliothèque
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Louis


Hors ligne

Inscrit le: 11 Déc 2013
Messages: 302

MessagePosté le: Lun 20 Jan - 00:31 (2014)    Sujet du message: L'Histoire de l'Église de l'abbé Rohrbacher Répondre en citant

http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2014/01/19/le-commencement-de-tou…


Le commencement de toutes choses est l’Église catholique


Publié le 19 janvier 2014



par bibliothequedecombat

Commander les 30 volumes (11 186 pages !) aux Editions Saint-Rémi


L’abbé Rohrbacher cachait sa vie ; le petit nombre de ceux qui l’ont vu dans sa cellule encombrée de livres, croiront, en lisant ce testament, le revoir et l’entendre tel qu’il leur apparaissait, rude d’aspect, doux de coeur, franc de langage, plein de foi, de courage et d’humilité. Il était au même degré laborieux, savant et désintéressé, ne demandant à ses travaux que d’atteindre le but pour lequel il les entreprenait, c’est-à-dire le triomphe de la vérité, la gloire de Dieu et de son Eglise ; profondément indifférent pour lui-même à la fortune et à la célébrité.


Les profits qu’il a tirés de ses livres ont été consacrés partie à l’éducation de ses neveux et nièces, dont il était l’unique appui, et qu’il a établis suivant l’humilité de leur condition première ; partie à d’autres bonnes oeuvres. Pour lui-même, il s’était réduit au nécessaire d’un prêtre qui aime la sainte pauvreté. Quant aux distinctions, il n’en a reçu ni songé à en désirer d’aucune sorte. C’est par un hasard dont il fut prodigieusement étonné, que cet homme qui savait parfaitement l’hébreu, le grec, le latin et l’allemand, qui avait écrit de savants opuscules de philosophie et qui venait d’élever ce beau monument de l’Histoire universelle de l’Égliseunique dans notre littérature, se trouva un jour membre d’une Académie portugaise. La seule chose qu’il ambitionnait et qui pût le toucher, était d’apprendre qu’on lisait son Histoire au réfectoire dans quelque séminaire ou communauté religieuse ; et certes, ce n’était pas l’amour-propre de l’auteur qui se réjouissait alors, mais le coeur du prêtre dévoué à la sainte Église catholique, apostolique, romaine.


Cet immense travail, auquel l’abbé Rohrbacher s’était préparé par de puissantes études, sans prévoir même qu’il dût un jour l’entreprendre, exigeait la réunion des qualités rares dont Dieu l’avait pourvu. Il fallait à la fois une grande indépendance d’esprit envers tous les systèmes, et un profond esprit de soumission envers l’Église ; une prodigieuse aptitude au travail et un absolu détachement de toute ambition mondaine et de toute vanité littéraire.


Si l’auteur, donnant les mêmes soins à la forme qu’au fond de ses idées, s’était appliqué à polir son style, il n’aurait jamais fini ; et peut-être que le désir de contenter les opinions, si voisin de la crainte servile de leur déplaire, l’aurait engagé à biaiser en beaucoup de rencontres où il a parlé au contraire avec une rude mais précieuse sincérité. Il s’en faut, au surplus, que L’Histoire universellemanque de mérite, même littéraire. Le plan, admirablement conçu, est exécuté avec une netteté admirable ; toutes les parties en sont bien liées.


A travers des négligences et des âpretés de style, qui ne nuisent jamais à la vigueur du récit, on trouve fréquemment des pages de la plus haute éloquence, tout à fait dignes de cette vaste conception, qui a pour but de nous montrer Dieu gouvernant le genre humain depuis l’origine jusqu’à la fin des temps, par le moyen de son Eglise divinement inspirée. Tel est en effet le plan de l’ouvrage, exprimé dans cette parole de saint Épiphane, que l’auteur a prise pour épigraphe : Le commencement de toutes choses est la sainte Église catholique.


On y voit figurer, dans un ordre merveilleux, les oeuvres de l’esprit de Vérité et les oeuvres contraires de l’esprit de mensonge : on découvre les mobiles, on assiste aux innombrables péripéties de ce grand combat, qui a commencé avec le premier homme et qui ne finira qu’au dernier jour du monde. L’histoire de l’Église, c’est l’histoire de l’humanité, mais illuminée par l’intervention manifeste de la Providence. Là donc paraissent tout ce que l’humanité a compris de plus grand, tout ce qu’elle a produit de plus beau, tout ce qu’elle a voulu de plus saint, et tout ce qu’elle a cru de plus insensé, tout ce qu’elle a entrepris de plus coupable, tout ce qu’elle a essayé de pins pervers ; la doctrine de lumière avec ses saints et ses fidèles, la doctrine d’erreur avec ses grands hommes et ses esclaves, les tentatives multipliées et les sanglantes victoires des fils de Satan, les entreprises sublimes, les héroïques résistances, les triomphantes défaites des enfants de Dieu.


L’Eglise romaine est comme un grand arbre, secoué périodiquement par d’effroyables tempêtes qui le dépouillent de ses feuilles et qui brisent et dispersent au loin ses rameaux ; mais ces rameaux brisés prennent racine là où le vent les porte, tandis que le tronc lui-même, toujours indestructible, se couvre d’une floraison nouvelle et semble moins mutilé que rajeuni. Nulle part cette miraculeuse vie, ce continuel rajeunissement, cette perpétuelle résurrection de l’Église, témoignage suprême, et suprême mystère de l’histoire, ne sont mieux présentés et mieux expliqués que dans le livre de l’abbé Rohrbacher. Il en a compris tout l’enseignement et l’on peut dire toute la poésie, puisque c’est là par excellence le poëme épique de l’humanité, dont toute autre conception ne sera jamais qu’un sommaire stérile ou un épisode incomplet. Et telle est la beauté et la puissance de ce livre, qu’aucun esprit juste ne le lira sans se prendre d’un amour éternel pour l’Église de Jésus-Christ, qui est la société des bons, des justes et des grands, la cité de la lumière et de l’amour, où l’homme, par la foi et par les oeuvres, trouve une vision et une possession anticipées de Dieu.


Ce livre était l’oeuvre que l’abbé Rohrbacher avait à faire ; il lui fut donné de l’accomplir et d’en voir le succès. Succès d’ailleurs tel qu’il le souhaitait et tel qu’il devait être. L’Histoire de l’Église,commencée en 1842, est aujourd’hui à sa troisième édition, presque épuisée. Les catholiques s’occupèrent peu de la célébrer ; l’esprit rationaliste et gallican prit plaisir à la poursuivre de mesquines critiques, auxquelles l’auteur ne répondit qu’en soumettant son livre au jugement du Saint-Siége. Le monde, qui fait tant de bruit autour de tant de faibles travaux sans leur demander même le frivole mérite de la forme, et qui a tant vanté, par exemple, le mensonger fatras de Sismondi, parut ignorer jusqu’à l’existence de ce monument grandiose, dont une partie au moins, celle qui concerne le moyen âge, est traitée avec une largeur et une science historique supérieures à tout ce que les modernes ont le plus célébré.


Quand son Histoire de l’Église fut achevée, l’abbé Rohrbacher sentit graduellement diminuer ses forces. Dieu, néanmoins, lui laissa l’illusion de croire qu’il pourrait le servir encore; et tout en composant une Vie des Saints, distribuée pour tous les jours de l’année, il méditait des travaux philosophiques et historiques étendus. Il voulait surtout reprendre à fond les erreurs de certains historiens modernes, dont sa droiture détestait la fausse impartialité. Huit jours avant sa mort, ayant eu quelques-uns de ces moments de mieux qui se rencontrent dans les maladies de langueur, il nous disait : « Ce sont là les ennemis qu’il faut maintenant combattre, et si Dieu nous rend la santé, tout vieux que nous sommes, nous nous mettrons à l’oeuvre, et nous compléterons ainsi notre Histoire de l’Église. J’ai à faire mais pour vous conter cela il faudrait du temps et de la respiration ! Attendons la volonté de Dieu. »


Louis Veuillot – L’abbé Rohrbacher (1859)


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Lun 20 Jan - 00:31 (2014)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Louis


Hors ligne

Inscrit le: 11 Déc 2013
Messages: 302

MessagePosté le: Sam 10 Mai - 00:18 (2014)    Sujet du message: L'Histoire de l'Église de l'abbé Rohrbacher Répondre en citant


L'abbé René François Rohrbacher (1789-1856)


"Tout le monde connaît l'Histoire universelle de l'Église catholique par l'abbé Rohrbacher. C'est l'un des meilleurs ouvrages de la fin du XIXème, avec les Dom Guéranger, Mgr Gaume, Darras, Cardinal Pie, Louis Veuillot, les abbés Lémann, Mgr de Ségur, l’abbé Aubry, etc.., l'une des bonnes pièces de nos rééditions. Des personnages célèbres, comme Garcia Moreno, Mgr Laflèche au Canada, le Padre Pio, Louis Veuillot, se targuaient de l'avoir lue et méditée.


« L'Histoire ecclésiastique de Rohrbacher nous a, en particulier, rendu le Pape. Par la force de conviction et la puissance d'amour qu'il a fait naître, ce livre nous a fait connaître, aimer, servir, comme il convient, la Chaire Apostolique. Dans son ouvrage intitulé : Rome pendant le concile, le rédacteur en chef de l'Univers, Louis Veuillot cite, parmi ceux qu'il aurait voulu voir au Vatican, le jour où fut promulguée la définition dogmatique de l'infaillibilité pontificale, à côté de Gerbet, Salinis, Sainte-Foi, l'abbé Rohrbacher qui, par son grand et beau livre, dit-il, a donné un si vigoureux coup d'épaule; il ajoute : « On n'est pas juste pour l'ouvrage de Rohrbacher. Même parmi nous, on affecte de dédaigner cette charrue, peu polie il est vrai, mais dont le soc robuste a défoncé à une grande profondeur le sol obstrué de racines gallicanes. Je dis que, quant à ce qui est de main d'homme, Rohrbacher a fait plus que personne pour la cause de l'infaillibilité. C'est lui qui nous a restitué le Pape dans l'histoire et débrouillé le plan de Dieu. Sans doute, son immense édifice présente des parties négligées et sacrifiées, mais l'architecture en est savante et sublime. J'ajoute que son style âpre, parfois sauvage, est néanmoins d'une qualité bien supérieure à toute la politesse et à tout l'agrément de Fleury. Quand on pense que ce vaillant homme a fait cela tout seul, sans aucun secours, sans aucun conseil et n'a pas même trouvé un critique, on reste saisi d'admiration pour tant de courage, de simplicité et de persévérance. Nous l'avons laissé mourir sans gloire, ne daignant pas le compter pour un historien, en présence d'adversaires qui tiraient vanité du fatras littérairement et moralement inepte de Sismondi. »"




http://www.saint-remi.fr/details-catalogues.php?id= 1075


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 07:08 (2016)    Sujet du message: L'Histoire de l'Église de l'abbé Rohrbacher

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Christus Vincit! Christus Regnat! Christus Imperat! Index du Forum -> Archives -> Bibliothèque Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com