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Si le SEL s'affadit?

 
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parvulus


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MessagePosté le: Mer 3 Aoû - 17:11 (2016)    Sujet du message: Si le SEL s'affadit? Répondre en citant

Axel Thienpont, simple laïc soumis à juridiction.


ERREURS PAR OMISSIONS D'ECCLESIOLOGIES COMPAREES


L'église conciliaire est-elle l'Egise? That's THE question!
Soyons clairs, et dogmatiques.
Mgr Lefebvre a répondu Non, Mgr Fellay affirme que Oui.


Il s'agit donc bien de visibilité! Toute visibilité d'un objet dépend de trois choses:
  • le sujet doit être capable de voir (intelligent), tel l'aigle de Patmos, de très haut et très profondément dans le détail,
  • l'objet doit être suffisamment éclairé: ici par la foi, le dogme, la Tradition,
  • le sujet doit regarder l'objet, et non pas ailleurs: c'est la docilité de la volonté qui cherche la vérité, et non tourner autour sans jamais la chercher vraiment... Qui cherche trouve, et donc celui qui ne trouve pas, ne cherche pas bien...



Si Mgr Gaume était là, il n'aurait aucune hésitation: « Je ne suis pas ce que l'on dit de moi. Ces papes sont mes oeuvres, ils ne sont pas moi. Jean, Paul, Jean-Paul, Benoit, François, et les suivants passeront, moi, je suis un état permanent. Je suis le renversement de toute église qui ne soit faite de main d'homme. C'est pourquoi mon nom est: Révolution ».
Pie XII a prophétisé du « pasteur une fois frappé, le troupeau sera dispersé. En vain cherchera-t-on la petite lampe rouge... », etc...
Soeur Lucie de Fatima a parlé de désorientation diabolique non des laïcs, mais du clergé.
Marcel de Corte a bien mis en lumière que la modernité était le passage de l'homo sapiens (capable de contemplation) à l'homo faber, créateur « comme dieu ». Le slogan d'un journal « innommable » classé « centre droit », l'Express, est: « Il ne s'agit pas de comprendre le monde, mais de le changer ». Et tant qu'à faire aussi l'Église...
La grande tentation des clercs ne serait-elle donc pas celle-ci: « faire l'Église », voire pour la Tradition « refaire l'Eglise » au lieu de seulement « la continuer » comme l'a seulement dit Mgr Lefebvre? Soumettre d'abord son intelligence à la contemplation du dogme immuable, celui de la Tradition, sur l'objet Église elle-même? Peut-on avoir le sensum Ecclesiae si l'on se trompe sur ce qu'Elle EST?


« Un pape pour deux églises? ». Après la conférence de l'abbé Philippe Bourrat, qui fut la meilleure, tel fut le titre de celle de l'abbé Alain Lorans du VIIIe Congrès théologique de SI SI NO NO en janvier 2009. Mgr Lefebvre aurait immédiatement répondu OUI. Mais l'éclipse à Rome a très vite atteint Menzigen, et de là, « par obéissance aux hommes » (le coup de maître de Satan), à deux évêques « obéissants » à leur SG, puis même dans une partie de la Tradition fidèle, y compris pour affadir le Sel de la Terre, à Avrillé même.


1- Les omissions et contradictions de Mgr Tissier de Mallerais.
Dans le Sel de la Terre N°85, Mgr Tissier de Mallerais écrivait 3 erreurs dogmatiques:
« Cause matérielle: ce sont les baptisés, la même pour l'Église et l'église conciliaire,
Cause efficiente: pour l'Église, NSJC et ses vicaires les papes; Pour l'église conciliaire, les papes du Concile, donc les mêmes papes, si bien que la même hiérarchie semble gouverner les deux Eglises,
Cause formelle, l'obéissance à la juridiction ».
Seule, pour Mgr Tissier, la cause finale (cause des causes) sépare les deux Eglises. « Nous n'avons pas les mêmes buts », c'est vrai, Mgr Lefebvre l'a dit, mais pas seulement cela! Nous n'avons pas non plus les mêmes « pères »! Ce que ne dit plus Mgr Tissier...


Ici, Mgr Tissier omet gravement le rôle des causes efficientes secondes dans l'ordre naturel et divin. Il omet le Concile lui-même comme cause efficiente en lieu et place de NSJC. Par suite il omet de spécifier que par papes conciliaires, il faut non pas entendre les « mêmes » pasteurs, mais des papes qui se font vicaires du Concile, et non plus vicaires de NSJC.


A préciser cela, il n'y a là aucune sédévacance, mais bien sédé-absentéisme. « Ils ont quitté l'Eglise » (Mgr Lefebvre) ne signifie nullement que les papes ne le sont plus, mais il ne fait qu'appliquer le dogme sur l'Église. Car contrairement à ce que m'a écrit un Père Dominicain, on ne peut être, stricto sensu et materialiter, « conciliaire et dans l'Église, comme on peut être catholique et pécheur ». Mystici corporis confirme parfaitement le dogme: il y a quatre sortes de baptisés, catholiques, schismatiques, hérétiques, apostats. Seuls les premiers appartiennent au Corps mystique, qui EST le corps social de l'Eglise.


Du pape aux ralliés en passant par toute sorte de conciliaire, on a donc affaire à des « materialiter hors de l'Église ». S'ils ne le sont pas « formaliter », c'est uniquement par absence d'une juridiction romaine catholique, plus exactement absence d'apostolocité de cette juridiction romaine ordinaire. En effet, elle est en rupture objective avec la Tradition apostolique de tous les papes de St Pierre à Pie XII. Seuls deux évêques, Mgrs Lefebvre et de Castro-Mayer, ont été la voix de ces papes lorsqu'ils ont, eux, parlé infailliblement.


C'est donc faute de juridiction romaine catholique que nul ne peut prononcer de jugement formaliter, et c'est bien là la grande tribulation, « c'est une iniquité que l'erreur » (Mgr Lefebvre). Seule la Tradition, verbe du Saint-Esprit dans les âmes, permet à tout catholique, muni de son catéchisme catholique, de porter un jugement materialiter, c'est-à-dire non sur les personnes et leurs intentions, mais sur leurs actes au for externe. Le droit canon d'ailleurs écrit que l'Église juge et se juge elle-même sur le seul for externe des actes, même quand elle condamne formaliter la personne qui, malgré réprimande et ordonnance de correction, persiste dans son schisme, hérésie, ou apostasie (errare humanum est, perseverare diabolicum).


Par contre, lorsque l'abbé Schmidberger écrit récemment: « La fonction demeure », Mgr Lefebvre lui répondrait: « Non. C'est la personne du pape qui demeure, mais ils ont changé de fonction en changeant d'église. Dans l'Église ils sont papes. Mais tant qu'ils se situent d'eux-mêmes dans l'église conciliaire et donc hors de l'Église, ils ne peuvent plus exercer leur fonctions spécifique de Souverain Pontife ». Quant à l'abbé Pfluger, il ferait mieux d'accuser les papes de « sédévacantisme pratique » (que j'appelle sédé-absentéisme), et non les fidèles!


Mgr Tissier omet également de dire que les quatre causes sont « mutuellement causes », et que si la cause finale est le « motif » de toutes causes, toute cause finale ne peut l'être que d'une cause efficiente qui en est au principe. Ainsi dans la Trinité la cause finale qu'est la filiation (le Verbe) ne peut l'être que d'une cause efficiente qui est au principe de la génération, le Père. Dans la Création, Dieu tolère (tolérance n'est pas droit) que des causes efficientes secondes, des « autorités », soient « pères » de leurs propres causes finales, et « spirent » ainsi des sociétés angéliques ou démoniaques, humaines avec ou sans la grâce, etc... Ainsi le Concile s'est dressé au-dessus des papes, pour être le « père » de papes qui s'en font les vicaires, en lieu et place de NSJC, recrucifié dans Son Corps mystique par Rome même! De même que la France a été celle d'une monarchie de droit divin, renversée par la Révolution pour devenir le « siège » d'une république maçonnique, de même Rome a subi un renversement du Siège apostolique, pour devenir le siège d'une pseudo-papauté naturaliste, qui est l'appareil des modernistes (Père Calmel). Ce qui est la nouveauté beaucoup plus grave qu'une simple occupation par « des modernistes ». L'occupation est en fait celle d'une Rome « OGM », génétiquement modifiée.


Ainsi l'éclipse à Rome peut s'entendre aussi bien comme celle du modernisme (Alzheimer spirituel*) dans les esprits romains, communiqué de la tête aux pieds du corps « conciliaire », que celle du Concile Vatican 2 « éclipsant » la Lumière qu'est NSJC, vraie tête de l'Église. Il « court-circuite » cette éclipse de juridiction ordinaire par une juridiction de suppléance, laquelle ne l'est que dans sa fidélité au dogme, au Verbe, transmis par la Tradition, qui est aussi un « verbe », mais dont l'auteur est l'Esprit de Vérité dans les âmes.


Il est donc impératif de retenir qu'il existe dans l'Église, avant et au-dessus des papes eux-mêmes, une hiérarchie d'autorités supérieures à leur juridiction subjective (= personnelle, sans péjoration), faillible par nature, infaillible par grâce. Ces 3 autorités sont dans l'ordre décroissant:
  • NSJC, homme infaillible par nature, puisqu'il est Dieu,
  • le Saint-Esprit, âme de l'Église, procédant de NSJC,
  • la Tradition, seule créature infaillible comme « verbe » ayant (eu) pour auteur dans les âmes le Saint-Esprit. Elle correspond en fait au 4ème commandement naturel, au-delà duquel on sort de l'Église, en péchant contre l'un au moins des trois premiers commandements. La foi est celle de nos pères dans la foi, et il faut ajouter à l'infaillibilité selon Vatican 1 (interrompu par la guerre de 1870) la note postérieure du serment anti-moderniste, supprimé par le Caïphe Montini (Paul VI).
  • Les papes, qui ne peuvent plus être obéits de droit, de jure, s'ils contredisent materialiter la Tradition, mais auxquels cependant NSJC nous soumet de fait, de facto, comme épreuve et châtiment (On a toujours les chefs que l'on a mérités, justice immanente). Mais la « survie » est un instinct aussi « surnaturel » quand on a la foi...



Hors de la Tradition, les papes gardent leurs pouvoirs de juridiction ordinaire, mais ces pouvoirs ne sont plus que naturels, et quant au surnaturel, en puissance et non en acte. « Leurs sacrements sont tous douteux » Mgr Lefebvre. Pire, ils se font pères de mensonge, et recrucifient donc la vérité dans les âmes. Leurs pouvoirs de juridiction suprême devient pouvoir de nuisance suprême. Ils restent causes efficientes d'une « église romaine », mais en rien de l'Église Corps mystique, auquel NSJC supplée par nécessité de moyen, les sacres de 1988.


Ensuite, Mgr Tissier se trompe de cause matérielle: le dogme sur l'Église précise déjà que, si l'Église est une Église de pécheurs, la cause matérielle de l'Église n'est pas « les baptisés », mais uniquement ceux des baptisés qui, comme vu plus haut, ne commettent pas materialiter les trois péchés qui mettent materialiter hors de l'Église. Les « baptisés » ne sont que la « matière », mais ce qui fait la cause matérielle à savoir les membres du Corps, c'est la cause formelle, l'obéissance à une juridiction catholique. De même, ce qui fait la cause matérielle de l'église conciliaire est l'obéissance aux pasteurs conciliaires.


L'église conciliaire est donc bien un corps social distinct du Corps mystique. Ce dernier est certes soumis à des pasteurs « conciliaires » (qui dans l'erreur et l'iniquité le persécutent), mais au for externe le Corps mystique n'est constitué que des fidèles qui professent la foi de toujours, et ne comprend formaliter aucun de ceux qui sont materialiter hors de l'Église (au for externe des trois péchés qui mettent hors de l'Église, schisme, hérésie, apostasie).


Faute de ces distinctions, Mgr Tissier se contredit intrinsèquement en page 10 lorsqu'il écrit:
« Tout d'abord l'Église conciliaire n'est pas matériellement séparée de l'Église catholique. Elle n'existe pas indépendamment de l'Église catholique. Il y a distinction certes, formelle entre elles, sans séparation matérielle absolue. La hiérarchie de l'église conciliaire coïncide presque exactement avec la hiérarchie de l'Église catholique. Les membres de l'Église conciliaire sont tous membres au moins matériellement de l'Église catholique. De même qu'on a pu dire que le libéralisme est une hérésie catholique, ….., de même on peut dire que l'Église conciliaire naît de la corruption de l'Église catholique et qu'elle ne peut vivre que de cette corruption, comme un parasite qui ne vit qu'aux dépens de l'organisme parasité, », etc...


Contradictions évidentes: le parasite ne peut pas être ni matériellement ni formellement l'organisme parasité. Ici, il s'agit bien de « visibilité », de distinctions nécessaires. Pour Mgr Tissier, les choses ne sont pas visibles comme pour Mgr Lefebvre, qui distinguait fort bien d'abord les personnes physiques des personnes morales. Les papes conciliaires sont « pères », causes efficientes, d'abord d'un « verbe », le verbe conciliaire, puis d'une personne morale, la Rome conciliaire. Celle-ci à son tour est un « gouvernement » d'une autre église que l'Église. Le tout est cohérent in se, une société dont le corps et l'âme ne se réduit pas à la matière qu'elle « informe ». Mgr Tissier confond l'Église catholique avec les catholiques, et l'église conciliaire avec les conciliaires, et comme effectivement nul ne peut « de loin » juger des personnes (un tel est-il catholique ou conciliaire?), il ne peut plus « juger des causes matérielles » qu'il confond aussi avec la matière. Pour Mgr Lefebvre, tout conciliaire, qu'il soit « catholique » ou non, même pape ou évêque, se perd dans une église qui n'est pas l'Église, et perd les âmes qui lui sont confiées. Ce que l'abbé Chazal appelle le sens de la flêche, suivez le « guide suprême », parce que c'est « le pape »...


Formaliter, seul un pape catholique peut juger des personnes physiques. Les papes conciliaires ne le peuvent pas, car d'une part ils sont dans l'erreur et leurs jugements sont iniques (Toutes leurs sanctions sont nulles, Mgr Lefebvre), et d'autre part ils sont hors de l'Église materialiter, car schismatiques de leurs prédéceseurs, ils ont « quitté l'Eglise » (Mgr Lefebvre).
Materialiter, c'est la Tradition qui juge à la place des papes. C'est cette Tradition apostolique qui « supplée » par une juridiction de suppléance universelle, à une défaillance universelle d'une papauté catholique, égarée dans une pseudo-papauté conciliaire, la Rome néo-protestante refusée par Mgr Lefebvre dès Novembre 1974.


Contrairement donc à ce qu'écrit Mgr Tissier, l'église conciliaire a ses quatre causes hors de l'Église:
  • non seulement sa cause finale qui, comme dit avec justesse, procède de la Contre-Eglise, mais aussi:
  • sa cause efficiente première, le Concile, et seconde vicaire, des papes conciliaires,
  • sa cause formelle, l'obéissance à la juridiction conciliaire, en lieu et place de l'obéissance à la Tradition (lex credendi et orandi, verbe de l'Esprit-Saint par la bouche des papes antérieurs),
  • sa cause matérielle, tous les conciliaires.

Bien évidemment, tout conciliaire n'est pas forcément un révolutionnaire ou un franc-maçon! Mais il est comme un anglican ou un luthérien, même de « bonne foi », mais pas de foi catholique au for externe, le seul for que l'Église juge et se juge.


Si Mgr Lefebvre était là, il réécrirait le texte de Mgr Tissier de la façon suivante:
« Tout d'abord l'Église conciliaire est formellement séparée de l'Église catholique. Elle existe hors de et indépendamment de l'Église catholique. Il n'y a pas distinction certes au for interne entre les personnes physiques, mais séparation matérielle absolue des deux personnes morales. Les membres de la hiérarchie de l'église conciliaire sont assis sur les sièges des membres de la hiérarchie de l'Église catholique, mais ces mêmes membres de l'Église conciliaire ne sont plus matériellement membres de l'Église catholique. De même qu'on a pu dire que le libéralisme est une hérésie née au sein de l'Église catholique, ….., de même on peut dire que l'Église conciliaire est née de la corruption de membres morts de l'Église catholique, et qu'elle ne peut vivre que de cette corruption, comme un parasite qui ne vit qu'aux dépens de l'organisme parasité. Ainsi, la Rome conciliaire est un parasite qui, né au sein de la Rome de toujours, détruit l'Église au lieu de la faire vivre, précisément parce que la Rome conciliaire n'est pas la Rome de toujours ».


Plus loin, Mgr Tissier cite abondamment Mgr Lefebvre et donc semble bien le comprendre. Toutefois, il le relativise page 12 avec son « dans la mesure où ». « C'est dans la mesure où les conciliaires adhèrent exclusivement aux buts profanateurs qu'ils quittent l'Église catholique ». Il y a là contradiction avec le dogme catholique, et relativisme, gradualisme. En effet:
  • le mot « mesure » a dans la bouche de Mgr Lefebvre un sens absolu, augustinien, on n'est pas catholique à 99%. Dans la bouche de Mgr Tissier, ce mot devient « graduel », synonyme de « degré », le conciliaire garde toujours qqchose de catholique, donc il n'appartient pas à « la secte ». Or, cette « gradualité » a toujours été condamnée par l'Église de deux façons: « Qui n'est pas avec moi est contre moi »: NSJC. Mais aussi « Qui n'est pas contre vous est avec vous »: or l'apostat est contre l'apostolat, contre le Saint-Esprit de la Pentecôte (Taisez-vous!).
  • le Corps mystique (qui est le corps social de l'Église, Mystici corporis) ne comprend que deux sortes de catholiques: les visiblement baptisés dans l'Église qui n'ont pas commis matériellement schisme , hérésie, apostasie, qui sont la partie visible aux hommes du corps social. Et d'autre part, des baptisés de désir, dans la partie du corps social invisible aux hommes, mais visible de Dieu seul. C'est ici une possibilté pour tout conciliaire, mais la hiérarchie catholique n'a aucun droit à « étendre cette possibilité » à personne au for externe, ce que fait la Rome conciliaire avec le Subsistit in de Lumen gentium.
  • Comme le rappelle l'abbé Bourrat, toutes les sectes hors de l'Église ont des « vestiges » de catholicisme. Mais ces « vestiges » ne suffisent pas aux conciliaires pour être catholiques, encore moins pour en conclure qu'ils sont des « éléments de sanctification », et encore moins pour faire de leur église l'Eglise!
  • Lumen gentium est une véritable falsification, inversion, subversion du Corps mystique. Ce n'est pas l'Église qui subsiste dans le Corps mystique, indûment élargi à tout ce qui n'est pas catholique. En réalité, le corps social de l'Église qui est le Corps mystique n'est visible aux hommes qu'en ceux qui professent la foi de toujours, celle de la Tradition apostolique. S'y ajoute des exceptions non visibles aux hommes, les baptisés de désir. Et donc la Rome de Lumen gentium est bien à la périphérie du Corps mystique qu'elle prétend faussement incarner! Ils sont « satellisés » hors du Corps mystique et hors du corps social de l'Église. L'imposture est moins celle de papes qui n'en seraient pas, que celle d'appeler Corps mystique le corps social « formaliter constitué » (code 1983) par tous les materialiter schismatiques, apostats et hérétiques, sans compter le reste du monde...
  • Ne font aucunement partie du Corps mystique tous ceux qui, même sans « adhérer aux buts profanateurs de la secte », appartiennent au for externe à une société moralement condamnée par l'Église: autre église schismatique, hérétique, secte. Ni la Rome conciliaire ni l'église conciliaire ne sont la Franc-maçonnerie, au contraire! Mais elles forment un Corps social dont la Tête est la Rome conciliaire, et donc une « église romaine naturaliste », une « société religieuse humaniste », d'appoint cultuel à la Franc-maçonnerie qui ne peut qu'applaudir.



La hiérarchie catholique a pour premier devoir formel d'informer tout catholique de ne pas appartenir donc au seul for externe à une autre « église » que l'Église. C'est ce qu'ont fait Mgrs Lefebvre et de Castro-Mayer, juridiction de suppléance par nécessité, non seulement de précepte, mais aussi par nécessité de moyen, les sacres de 1988, opération survie de l'Église. Si donc l'appartenance à l'église conciliaire peut ne pas signifier chez tout conciliaire l'appartenance à son âme (diabolique), tout évêque (a fortiori un pape) a le devoir de condamner au seul for externe la seule appartenance au corps de cette contre-façon de l'Église, pour au moins trois raisons:
  • appartenir au corps, c'est au moins cautionner l'âme de cette « église »,
  • appartenir au corps, c'est risquer d'en appartenir à l'âme, perdre son âme,
  • l'apôtre n'a pas de plus grande charité que de rappeler le dogme, ni de rappeler les deux nécessités, celle de précepte d'appartenir au corps de l'Église, et celle de moyen d'appartenir à son âme (abbé Bourrat, VIIIe Congrès SI SI NO NO, 2009).



2- Le Père Pierre-Marie dans la ligne de Mgr Tissier.
Dans le Sel de la Terre N° 97, le R.P. Pierre-Marie O.P. fournit une autre « visibilité » de l'église conciliaire, mais commet des erreurs supplémentaires, « en ligne » avec celles de Mgr Tissier..


On note d'abord une « nouveauté »: les quatre notes Une, Sainte, catholique et apostolique sont dissociées de la visibilité de l'Église, pour être ré-associées chacune à une cause (finale, formelle, efficiente, matérielle).
Or Mgr Lefebvre a fort insisté pour montrer que la visibilité de l'Église selon ses quatre causes « sociales » que sont sa hiérarchie (efficiente), l'obéissance à la juridiction (formelle), les baptisés non hors de l'Église (matérielle), la Suprema lex du salus animarum (finale), n'est que celle du Corps social, là où les quatre notes Une, sainte, catholique et apostolique, sont la visibilité de l'âme du Corps mystique.


Ensuite, on commence par la sainteté, cause finale, en reprenant le fameux « cause finale = cause des causes ». Or le Credo commence non par « Sainte », mais « Une ». L'unité fait l'objet du second point, la cause formelle, par obéissance à la juridiction. Il y a là un désordre car:
  • dans sa prière « Ut unum sint », NSJC ne cite que Son Père et Lui en exemple. Certes ils sont unis dans le Saint-Esprit, mais NSJC n'aurait alors pas manqué de le dire. S'Il ne l'a pas dit, c'est pour insister sur l'ordre ontologique de l'unité de l'Église, qui est d'abord une unité des intelligences, avant même celle de la communion des saints.
  • Cette unité des intelligences commence dès le catéchuménat, avant même le baptême, que l'on obtient comme source de sainteté après en avoir vérifié « ce que sait et veut le catéchumène ».



Nous sommes aux antipodes des charismatiques, auto-didactes en religion et en « sainteté », faussée dès le départ. Vouloir la sainteté ne suffit pas pour appartenir à l'Eglise. Il faut d'abord connaître le Christ tel qu'Il a voulu être connu, avant de prétendre l'aimer tel qu'Il est, alors que l'on ne le connaît pas. S'il est donc judicieux de citer « comme nécessité de moyen pour le salut la communication du Saint-Esprit, la participation à la vérité et à la vie », il est encore plus judicieux de noter l'ordre ontologique de la procession d'abord de la Vérité engendrée par le Saint-Esprit dans les âmes, puis celle de leur sainteté subséquente.


Faute de cet ordre, alors on tombe dans une erreur dogmatique: « C'est pourquoi une personne qui n'est pas baptisée ne peut pas être membre de l'Eglise » (bas de page 28). Le dogme le dit différemment: quoique non visiblement baptisés dans le Corps social de l'Église, l'Esprit-Saint baptise de désir des membres de l'Église, de son corps social qui est le Corps mystique, mais de façon invisible aux yeux de l'Église militante. Ce à quoi il faut s'empresser d'ajouter deux choses:
  • les baptisés de désir sont dans l'ignorance invincible et donc certainement pas dans l'église conciliaire, dont ils auraient alors la haine des erreurs,
  • l'Église a pour précepte d'informer tout homme d'appartenir de corps à l'Église, mais aussi d'âme à la Vérité du Christ comme nécessité de moyen.



Page 29 en haut, il est donc judicieux de rappeler que « la note d'unité est la plus importante ». Dommage donc d'avoir commencé par la cause finale associée à la sainteté. L'Église est d'abord et avant tout un lieu de Vérité, condition nécessaire antérieure à toute sainteté. La cause des causes n'y est pas la cause finale, mais une hiérarchie de causes efficientes: NSJC, Son Esprit de Vérité, la Tradition comme « verbe » du Saint-Esprit dans les âmes, à commencer par le pape au seul for externe. Alors et alors seulement, la juridiction suprême du pape fait autorité, et par suite unité de gouvernement. L'ordre dans l'Église est ontologique, c'est la vérité qui produit la vie, là où le mensonge ou l'erreur produisent la mort. La suite page 29 confirme notre propos. La cause efficiente de toute société est dans ses chefs. Mais deux remarques sont à ajouter aux pouvoirs transmis par NSJC:
  • Seul le pouvoir d'ordre est surnaturel en puissance, et lié à des conditions strictes de validité des sacrements. Dans l'église conciliaire, naturaliste, ce pouvoir est douteux, et donc opposé à la vertu de foi.
  • le pouvoir de magistère n'est infaillible que par obéissance à la Tradition, et c'est un pouvoir qui ne contraint personne (la juridiction ne peut imposer la foi).
  • Le pouvoir de juridiction est humain par nature, surnaturel par grâce. Il n'a d'autorité que pour la vérité de son magistère.



Enfin vient le thème très raccourci de la « visibilité de l'Église », qui ne semble tenir aucun compte de l'éclipse qui, à Rome, rend effectivement cette visibilité plus qu'obscure. L'abbé Schmidberger dit que l'Église est un mystère! Lui non plus ne dit pas que, là où le dogme éclaire le mystère, l'absence de dogme l'épaissit! Les fidèles n'ont plus qu'à se satisfaire de clercs obscurs...


3- La « visibilité » de l'église conciliaire.
Comme l'abbé Gleize, on vient maintenant nous raconter ce que l'église conciliaire dit d'elle-même, (ce n'est donc pas « faux », puisque c'est Lumen gentium qui l'écrit, et maintenant le droit canon de 1983!), mais on n'en détruit nullement les mensonges éhontés!


« Peuple de Dieu »:
Dans l'Église, peuple de Dieu n'est aucunement dialectique avec Royaume. C'est pourquoi sans dialectique, l'Église est le seul Peuple de Dieu, et même race royale, qui aime son Roi et qui est aimé(e) de son Roi. Ecrire donc « Peuple de Dieu » comme nature interne de l'église conciliaire est reproduire son propre mensonge sans le dénoncer. Là encore dès le début, péché par omission: il manque le mot Souverain! La dialectique est toute entière dans ce mot, car la Révolution consiste à déclarer le Peuple Souverain à la place de tout roi, y compris maintenant à la place de NSJC dans l'Église.


A la fin, l'église conciliaire serait de moins en moins visible, et la Contre-Eglise de plus en plus. Est-ce donc que Rome redeviendrait de plus en plus visiblement catholique, face à un pouvoir mondial de moins en moins occulte, mais notoire? Le déni de réalité est évident. Il vient de ce que le désordre engendre le désordre.


L'ordre des hiérarchies dans l'Église militante comprend 7 niveaux d'autorités décroissantes:
1- NSJC, infaillible par nature incréée,
2- l'Esprit-Saint, idem,
3- la Tradition, « verbe » de l'Esprit-Saint dans les âmes, (fides ex auditu), seule « créature infaillible »,


4- Petrus: Ubi Petrus, ibi Ecclesia, se comprend de la fonction apostolique spécifique au Souverain Pontife. Son siège est romain, mais cela ne signifie pas que tout « siège romain » est celui de Petrus! « Petrus » peut faillir ou « sièger » ailleurs que « sur le siège de Petrus ». Le Credo ne cite pas « romana » comme note de la visibilité de l'Église.
5- « Rome », le Siège apostolique. Tout chef a un gouvernement dont il est la tête. Le droit canon insiste sur la personne morale qu'est Rome. Rome est une personne morale dont la tête est une personne physique, le pape en exercice. Mais à la vacance canonique du siège, Rome élit un successeur à Petrus. C'est donc que Petrus signifie plus la papauté selon le Christ, que la personne physique du pape en exercice.
6- L'épiscopat. Il s'agit de juridictions territoriales délimitées par Rome, Petrus ayant une juridiction universelle. Mais tout évêque a un pouvoir d'ordre égal à celui du pape, et doit de précepte sacrer en cas de nécessité de moyen: si la juridiction défaillante est universelle, alors la juridiction de suppléance l'est aussi! Le motif n'est pas un article de droit écrit, mais la Suprema Lex, bien supérieure à tout droit écrit, fut-il par le pape.
7- les fidèles prêtres, religieux, laïcs.


L'ordre des hiérarchies dans l'église conciliaire comprend 6 niveaux d'autorités décroissantes:
0- NSJC éclipsé dans Sa Vérité, Sa Souveraine Prêtrise, Sa Souveraine Royauté. Il règne par Son absence totale.
1- le Concile Vatican 2, idolâtré et couronné à la place de NSJC, « infaillible » par nature?
2- l'esprit du Concile, nouvelle « Pentecôte », idem,
3- la Révolution, « verbe » de l'esprit du Concile dans les âmes, (fides ex auditu), seule « créature infaillible »,


4- la « Rome conciliaire, néo-protestante ». Le « gouvernement » de cette « église » est une nouvelle personne morale, de type (au choix) parlementaire, synodale, bolchevique, soviétique, canonisée en 1983. Toutefois, le nouveau droit canon est pur mensonge, puisque ni le pape, ni le peuple, n'y sont réellement souverains! Il s'agit bien d'un « appareil des modernistes » (Père Calmel), qui ré-élit comme papes des papes selon « nos besoins ».
5- « Petrus », à égalité de pouvoir avec l'épiscopat. La personne du pape reste le chef de l'Église, mais dans une Rome qui n'est plus la Rome apostolique. Ubi Petrus, ibi Ecclesia, se comprend de la seule papauté apostolique, mais son siège tout romain qu'il soit a été renversé. François est le successeur de Pierre, mais assis sur un autre siège romain que celui du « Petrus » de la seule foi catholique. Les pouvoirs spécifiques à Pierre sont réduits au seul « épiscopat » de la ville de Rome, à égalité de pouvoirs de chaque évêque dans son diocèse. On peut même dire que chaque évêque est « pape chez lui », et ce canoniquement puisque chaque pouvoir est l'émanation de celui du « peuple souverain ».
6- Le « peuple » prétendu « de Dieu » et « Souverain ».


Notre façon de définir met bien en relief deux réalités:
  • celle de l'éclipse de NSJC, dont les pouvoirs sont de fait et de droit réduits à zéro,
  • celle de la rétrogradation du Souverain Pontife, de la 4ème place de vicaire du Christ dans l'Église, à la 5ème de vicaire du Concile dans l'église conciliaire, à égalité des évêques.



Conclusions?
Le tort de Mgr Tissier est d'appeler l'Église Une, Sainte, catholique et apostolique, une « dissociété ». C'est vrai de l'église conciliaire, pas de l'Église. Il y a là confusion de « visibilité » (normal en temps d'éclipse à Rome) entre une « société dispersée, l'Église », faute de pasteurs autres que mercenaires, et la véritable dissociété qu'est effectivement l'église conciliaire, église de chefs manoeuvrés par le Père du mensonge.


Il y a des rapprochements qui sont blasphématoires, entre la passion du Corps mystique subie dans les catholiques de Tradition, et la Rome des persécuteurs. Inclure la Rome conciliaire comme subissant la passion de l'Église, c'est qualifier le Corps mystique de masochiste, ce qui ne saurait s'appliquer au Christ.


Cependant, l'Église sera toujours visible à ceux qui gardent le dogme, et en vivent dans la Tradition infaillible, juridiction objective « de suppléance » qui restera, même si dans la « suppléance subjective », les évêques issus des sacres de 1988 défaillent eux-mêmes dans des « omissions dogmatiques », au lieu d'être les gardiens du dogme, les épi-scopes (en grec: sur-veillants). A défaut de leur vigilance, restera aux fidèles le chapelet, l'ultime arme du salut selon Soeur Lucie de Fatima. Il est licite de se passer de messe et de tout sacrement de prêtres douteux dans le dogme, notamment lorsqu'ils se trompent d'ennemis dans les fidèles traités de « résistants sans nuances ».


Le tort du R. Père Pierre Marie est d'appeler « transition », ce qui est en fait une Révolution. Le concept de transition est plus du côté d'une « continuité », que du côté d'une « rupture »! Certes, la colonne du milieu fait la différence entre l'église conciliaire et la Contre-église au sens strict, celle des « supérieurs occultes ». Mais la neutralité apparente de cette « église » entre l'Eglise et la Contr-Eglise a de quoi laisser plus que perplexe !


Car à partir du moment où les hommes notoires font leur les idées de la secte occulte, il est notoire que leurs juridictions servent la secte, qui, comme Satan, peut se reposer sur son 7ème jour à elle, ou à lui. Ainsi l'homme croit qu'est arrivé sa « perfection naturelle », pur mensonge, puisque son 7e jour sans Dieu n'est rien d'autre que le jour 6, 6, 6. 6 est l'homo faber qui se fait Dieu le Père, créateur de toute chose. 6 est aussi l'homo faber qui fabrique sa Vérité, sa pravda, son « verbe », son « magistère », son « dogme ». 6 enfin est celui de l'esprit de gauche, qui gauchit tout ce qu'il touche, qui divise, qui accuse, qui condamne, et qui n'a qu'un argument, celui de l'autorité de la force matérielle de « juridiction » (Obéis, et surtout tais la vérité de Dieu!). Et il ne s'agit pas seulement de François ! Mais bien d'un « establishment » romain, canonisé.


J'avais déjà reproché au Père Pierre Marie d'avoir appelé l'église conciliaire un SAS de passage entre l'Église et la Contre-Eglise. Le mot « Transition » me paraît pire, car plus « neutre, suisse ». Finalement oui, l'église conciliare est un SAS. Les banques ont un SAS de sécurité. Le SAS appartient à la banque. En fin de compte, va pour un SAS: l'église conciliaire est un SAS appartenant à la Contre-Eglise.


Que Dieu sauve quelques-uns en ramenant des membres de la Contre-Eglise dans l'Église, ou qu'Il tire un bien d'un mal, nihil novus sub sole. Mais le SAS est un mal, entraînant le plus grand nombre à la perdition dans la Contre-Eglise largo sensu, dont les chefs servent la Contre-Eglise stricto sensu. Dont acte.




(*) L'Alzheimer spirituel est au modernisme, ce que le cancer est au naturalisme, et le sida au libéralisme. On ne se met pas sous juridiction de malades d'Alzheimer.
En outre, le modernisme est une variante moderne de l'arianisme. Arius niait la divinité du Christ. Pour les modernistes, le Christ n'est plus Dieu fait homme, mais un homme qui s'est senti Dieu, et est venu révéler cela à tout homme... Bienvenue donc à l'Antéchrist, l'homme qui se sera « senti le plus » être « Dieu »....
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MessagePosté le: Mer 3 Aoû - 17:11 (2016)    Sujet du message: Publicité

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gillou47


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MessagePosté le: Mer 3 Aoû - 19:38 (2016)    Sujet du message: Si le SEL s'affadit? Répondre en citant

Je veux respecter le travail de Parvulus, mais il y a un élément de doctrine qui me chiffonne et qui est dans la suite d'un tout récent échange avec Dysmas.

Du point de vue de la franc-maçonnerie, les avancée du Concile sont très intéressantes, parce que l'Eglise a un peu mieux compris la part de l'humain dans cette vie, pense-t-elle, et elle est nettement moins gênante et moins intolérante, et son autorité dans le monde s'est obscurcie. Mais ces avancées sont encore insuffisantes : Rome prétend encore préserver la validité des sacrements, elle ne consent pas vraiment à la liberté des moeurs, elle garde l'idée qu'elle représente la seule vraie religion (les autres étant seulement "en chemin"), elle ne donne pas le sacerdoce aux femmes, il y a plein de réactions conservatrices (même si elles sont désunies), il demeure cette interdiction d'appartenir à la franc-maçonnerie confirmée en 1984, etc. L'Eglise conciliaire lui est donc beaucoup moins sympathique que les anabaptistes, les bouddhistes ou les soufis. La doctrine proposée par le concile et les textes post-conciliaires n'est pas la doctrine attendue par la franc-maçonnerie. Le génie de l'Eglise conciliaire, c'est qu'elle est a été conçue par des catholiques(?) pour des catholiques, c'est ce qui la rend si efficace, donc les ennemis de l'Eglise se contentent de ce qu'on leur donne et qu'ils n'auraient pu obtenir par eux-mêmes.

Quand les papes ont interdit aux catholiques d'adopter certaines idées suite à la Révolution, ils ont dit que ces mouvements de pensée étaient nuisibles à l'Eglise et à la foi des fidèles. Ils ont interdit aux tenants de ces idées d'occuper des responsabilités, de se réunir ou de publier, cependant les sanctions sont généralement restées en-deçà de l'excommunication.

Une personne trop attachée à l'Eglise conciliaire à cause de ce qu'elle comporte encore de christique n'est pas une merveilleuse recrue pour la franc-maçonnerie, elle restera dans des petits grades et dans des gentilles loges oecuméniques et philanthropes (qui, elles, sont du coup des SAS pour la contre-église), elle aura son utilité mais beaucoup moins qu'un libre-penseur membre de la ligue des droits de l'homme (autre SAS de la contre-église).

Donc, si ingrat que soit le terme, le mot "transition" est correct, et s'il pouvait y avoir un terme plus obscur, ce serait encore mieux. Mais c'est un motif amplement suffisant pour suivre la consigne exprimée par Mgr Lefebvre de se tenir strictement à l'écart de l'Eglise conciliaire (un grain de sel qui n'a pas perdu sa saveur).

Le fait est que, tout en octroyant le salut aux fidèles de bonne volonté, l'Eglise conciliée avec le monde ne coordonne plus leurs actions à la royauté du Christ. Et c'est un mouvement qui traîne en longueur comme dirait Alexis Curvers, mais qui comporte des éléments reconnaissables dans ses différentes étapes. Le piège pour l'abbé Gleize est que tout-à-coup cette idée de transition lui paraît trop abstraite, trop intellectuelle, il lui faut directement une substance achevée pour se sentir confortable dans son appréciation.


Précaution d'usage : je ne réduis pas la contre-église à la seule franc-maçonnerie, mais c'était suffisant de la mentionner pour illustrer mon propos.


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Dies Iræ


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MessagePosté le: Mer 3 Aoû - 20:53 (2016)    Sujet du message: Si le SEL s'affadit? Répondre en citant

Il me semble Gillou47 que votre commentaire sur le travail de Parvulus renverse la perspective entre ce qu'est la doctrine de l'Église (Une, Sainte, Catholique et Apostolique, il va sans dire) et les besoins opérationnels de l'Ennemi (Satan, ne confondons pas, pas la franc-maçonnerie). Les armes de l'Ennemi et de ses suppôts sont multiples et comprennent bien des Contre-Églises, dont la franc-maçonnerie et l'église conciliaire. Certes, les membres de ces divers corps de perversité que sont ces sectes ne sont pas d'accord sur tout et parfois ne sont d'accord sur rien, mais il n'en reste pas moins qu'ils ont tous des traits tirés d'une caricature de l'Église, la bête de la terre de l'Apocalypse. Ainsi toutes les hérésies, sectes, schismes (qui finissent tous en hérésies) et autres fausses religions (même les plus tordues) disposent quelque part d'au moins un trait qui ressemble à un trait du visage de Notre Sainte Mère l'Église, c'est d'ailleurs ce qu'affirme Lumen Gentium, mais surtout Saint Pie X en parlant par avance de cloaque de toutes les hérésies, repris par le père Calmel de manière plus explicite.

Je ne crois donc pas qu'il faille tenter de mesurer une gradation d'erreur entre l'une ou l'autre des dissociétés disponibles sur le marché aujourd'hui, mais que le seul critère de distinction est avec celles qui n'ont pas "une tête d'agneau" et "deux cornes" et celle qui l'a.


Cela dit, je crois qu'on n'a pas encore vu le pire, je crois que l'échec du concile pan-orthodoxe de ce printemps va accélérer la "reconfiguration" des "églises des sept conciles" y compris l'église conciliaire et qu'un rapprochement spectaculaire entre Rome et Istamboul va donner un "message de paix et d'amour" aux religions du monde entier! Et que Moscou en soit exclu ne sera qu'un atout de plus. Il est bien possible qu'après la main tendue aux anglicans high church cette "réconciliation" donne le visage décrit par l'Aigle de Patmos. A moins qu'il n'y manque le petit clin d'œil de la néo-FSSPX. Cette église conciliaire ressemble vraiment à des visages d'Arcimboldo...


Hypothèse de travail bien sûr, rien de plus.


Pour en revenir à votre critique du travail de Parvulus, je pense fermement que la moindre parcelle d'erreur, le plus petit iota, est déjà suffisante pour qu'une secte fasse partie de ce portrait. Ce qui rend une secte vraiment dangereuse c'est quand elle revêt les attributs qui lui donnent autorité : la tête d'un Agneau, le trône de saint Pierre, et les deux pouvoirs représentés par les deux cornes. C'est bien pourquoi la secte conciliaire fait de si grands ravages.
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MessagePosté le: Jeu 4 Aoû - 14:16 (2016)    Sujet du message: Si le SEL s'affadit? Répondre en citant

petit addendum dogmatique:


Pie XII, Mystici corporis: "Bien au dessus du principe d'unité du corps social, le pape, se trouve le principe d'unité du Corps mystique, le Saint-Esprit."


Mgr Lefebvre: "Cette visibilité de l'Eglise selon Dom Gérard du Barroux est enfantine".


(Pour ne pas dire ridicule...).


L'Eglise est théandrique, divine et humaine.


Sa visibilité humaine (le pape, la hiérarchie, Rome) ne peut n'être que seulement humaine, une "juridiction ordinaire".


Cette visibilité "de corps social" n'est plus celle du Corps mystique, si la tête du corps social se situe hors de la Tradition, "verbe" de l'Esprit-Saint, d'autorité supérieure à la juridiction ordinaire du Souverain Pontife (Commonitorium de St Vincent de Lérins).


Le "corps social" hors de la Tradition, même si sa tête est "romaine", n'est plus le Corps mystique de l'Eglise Une, Sainte, catholique et apostolique.


La visibilité de foi de l'Eglise est d'abord celle de ses quatre notes du Credo.


Associer ses quatre notes de manière "indélébile" ou "fatale" aux quatre causes "sociales" du corps social, c'est d'une certaine manière retomber dans la primauté de la hiérarchie humaine de l'Eglise (pape, Rome, épiscopat), sur sa "hiérarchie divine", NSJC, le Saint-Esprit, la Tradition.
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DYSMAS 2015


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MessagePosté le: Jeu 4 Aoû - 15:17 (2016)    Sujet du message: Si le SEL s'affadit? Répondre en citant

Gillou 47:


je vous ai relu 4 fois, pour essayer de vous comprendre. 


Rien n'est faux.


Cependant, que des âmes se perdent vous est complètement indifférent....


"N'oubliez pas  l'Eglise, n'oubliez pas les fidèles" Mgr Lefebvre.
Pour lui, continuer l'Eglise est synonyme d'arracher les fidèles à l'église conciliaire.
Mais votre façon de voir n'apparaît que comme un "jeu de société".... intéressant uniquement pour voir l'habileté des protagonistes...
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MessagePosté le: Jeu 4 Aoû - 15:20 (2016)    Sujet du message: Si le SEL s'affadit? Répondre en citant

Comment pouvez-vous écrire:


"tout en octroyant le salut aux fidèles de bonne volonté, l'Eglise conciliée avec le monde"?


Parce que pour vous, l'église conciliaire octroie le salut????
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DYSMAS 2015


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MessagePosté le: Ven 5 Aoû - 09:19 (2016)    Sujet du message: Si le SEL s'affadit? Répondre en citant

petit addendum:


J'ai une certaine reconnaissance pour les travaux de Jean Vaquié, et une aversion pour "La paille et le Sycomore".


Toutefois, la visibilité du problème "église conciliaire" ne doit pas être vue sous l'angle "Supérieurs inconnus", mais bien sous l'angle "au for externe". 


Par ailleurs, Mgr Lefebvre voyait plus l'Eglise dans les fidèles, que à "Rome". La Reconquista ne se fera qu'à partir des familles, cellules de base, ecclesiae domesticae. "Rome", c'est plus l'affaire du Bon Dieu, et donc de Notre-Dame!


Mais on ne convertit pas un adversaire en lui disant qu'il "est l'Eglise"!
C'est déjà avouer que l'on y est plus....
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DYSMAS 2015


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MessagePosté le: Dim 7 Aoû - 18:15 (2016)    Sujet du message: Si le SEL s'affadit? Répondre en citant

Gillou 47,


Comme simple laïc, je dois le plus grand respect aux religieux ou clercs qui écrivent sur ce forum, d'autant que je suis loin d'en avoir la science.


Le travail du Père Piere Marie dans le Sel de la Terre N° 97 est excellent, mais il me paraît mal conclure, comme beaucoup d'auteurs avant lui. Maritain, Jaques Ploncard d'Assac (qui faisait quand même confiance à Paul VI « parce que c'est le pape »), etc...


De même , c'est la première fois que j'entends parler d'une « Transition » qui:
  • a) solve l'Église,
  • b) la coagule dans la Contre-Eglise,
  • c) a son siège à Rome, et
  • d) a pour chef « apparent », un homme qui, urbi et orbi, est reconnu comme l'élu d'un conclave de cardinaux, et qui a accepté la charge de gouverner l'Église.



Vous aurez reconnu en d), la définition formelle (formaliter, dans les formes juridiques requises pour..., etc...) du successeur de Pierre sur le Siège apostolique.


« Apparent » prend tout son sens quand tout homme de simple bon sens constate que, comme dans tout système de gouvernement démocratique moderne, le « chef » ou même un « roi » n'est qu'une marionnette anglaise, espagnole, ou encore une blague belge...


Jeune, j'appris que la CGT était une courroie de transmission du Parti Communiste Français. Si vous préférez le mot Transition au mot primitif de SAS entre l'Église et la Contre-Eglise, peut-être pourrions-nous nous entendre sur « Courroie de Transmission »? Mais reste à savoir de qui, ce que vous semblez hélas bien vous garder de préciser! Car le danger que vous redoutez, c'est « le pape ». Le pape fait le lien entre l'Église et votre « transition », dont il se fait le « chef ». Donc risque de « sédévacantisme » à affirmer que cette « transition » est une courroie de transmission de la Contre-Eglise, alors que son « chef » est le pape, etc..., etc....


Quant à ma critique du Père Pierre Marie, je ne critique pas sa personne, formaliter, mais ce qu'il dit, materialiter.


J'ai toujours admiré Jean Vaquié comme « docteur » en Contre-Eglise, mais cela ne fait pas de lui un docteur de l'Église. Le livre « La paille et le Sycomore » m'a donné des nausées de par son hypocrisie. Mais j'ai été surpris de la disproportion entre les vérités émises par Avrillé, et la sanction de la suppression du Sel de la Terre dans les chapelles de la FSSPX, alors que les autres communautés (Bellaigues, Morgon, etc...) ont du exprimer leurs « réserves » sur le virage à 180° de fin 2011 (du moins officiel). Je me demande à présent si cette disproportion de traitement « disciplinaire » ne serait pas due précisément au fait qu'Avrillé se serait trop montré « Vaquié », et pas assez « Mgr Lefebvre ».


Il me paraît évident que les deux évêques sont d'accord avec Jean Vaquié sur un point: l'église conciliaire est une courroie de transmission de la Contre-Eglise dans l'Église. Dont acte.


Mais pour son salut, un catholique peut se passer de Jean Vaquié, docteur en gnose et Contre-Eglise, mais pas des deux derniers docteurs et confesseurs que Dieu a envoyé pour la survie de Sa Sainte Église, et de ceux qui leur sont fidèles, à savoir les évêques hors de la FSSPX officielle, tant qu'ils voient clairement l'impossible réconciliation (abbé O. Rioult) des deux « églises ».


Quant au reste, j'ai encore entendu une « blague belge » d'un prêtre tout feu tout flamme de la FSSPX officielle: « Mgr Lefebvre a tergiversé face à Rome. Mgr Fellay lui, est beaucoup plus sûr de lui, déterminé à en finir avec Rome ». Dans l'opération survie, ou l'opération suicide? Que la volonté de Dieu soit faite.


Kyrie eleison...
Ipsa conteret,
Veritatem dilexisti
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gillou47


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MessagePosté le: Lun 8 Aoû - 00:00 (2016)    Sujet du message: Si le SEL s'affadit? Répondre en citant

DYSMAS 2015 a écrit:

Comment pouvez-vous écrire:
"tout en octroyant le salut aux fidèles de bonne volonté, l'Eglise conciliée avec le monde"?
Parce que pour vous, l'église conciliaire octroie le salut????


Effectivement, j'aurais pu écrire : "tout en octroyant encore le salut à des fidèles de bonne volonté", ça aurait été plus restrictif, mais cela demande encore une explication.
Dans l'Eglise qui se conciliarise, des prêtres ont gardé un certain sérieux, des fidèles reçoivent des sacrements valides, un certain nombre d'âmes vont se sauver grâce à cette piété et ce ministère qui se maintiennent (mais évidemment pas grâce aux idées du Concile), elles se sauvent encore grâce à des moyens ordinaires de l'Eglise (même si leur tête est libérale). Comme beaucoup d'obstacles sont mis à l'action du Saint-Esprit par les autorités officielles, il nous est fort difficile de lever le voile sur ce qui se passe dans la tête de ces gens, supposés avoir la Foi mais qui ne tirent pas certaines conséquences essentielles de cette Foi.

Le démon a besoin d'un timide maintien du sacerdoce valide et d'une conservation canalisée de ce qui a été institué par Notre-Seigneur, car cela ralentit la destruction du monde qui lui sert de cours de récréation, mais il ne veut pas non plus que les prêtres le chassent entièrement de la terre. Par conséquent il tâche d'écraser ceux qui sont virulents et réellement efficaces contre son pouvoir, tandis qu'il se contente d'exercer une pression plus ou moins forte sur les autres sensibles à une quelconque tentation libérale ou personnaliste. Le démon n'a pas besoin d'une totale destruction du monde, il a juste besoin que chacun s'installe dans la petite décadence dont il est capable. Il y a forcément quelque chose de mystérieux en ce que Dieu lui permette de mener cette stratégie, et je conçoit bien sûr que la Sainte Ecriture n'a pas pu être indifférente à ce fait.

Pour la notion de transition, c'est à différencier d'un SAS ou d'une courroie de transmission, et ce n'est pas un défi au principe de non-contradiction. La nature est pleine d'images de ce qu'est une transition, c'est une situation intermédiaire entre deux autres états. Par exemple, le vin qui se change en vinaigre, au début le vin est encore buvable avec une touche d'amertume (on peut le boire mais on ne peut pas le servir en restaurant). Autre exemple : un bien que l'on entretient plus, il est encore utilisable quelque temps puis il finit par se disloquer ou pourrir. Autre exemple : en société, une rupture (ou un ralliement) qui ne se fait pas tout de suite mais par différentes provocations (ou invitations) et signes avant-coureurs.

Je vais ajouter une raison personnelle : voici plusieurs années j'ai vu des personnes s'installer dans une sorte de confort moral et intellectuel, en se faisant un jugement très fort et total contre tout ce qui était fait par les conciliaires, dans le fond j'étais d'accord avec elles sur l'idée de Rome occupée mais elles ne voyaient pas tout cet aspect progressif de lente révolution. Hé bien maintenant ces mêmes personnes sont peu capables de réagir par rapport à la nouvelle orientation de la Fraternité : elles ne la détectent pas (puisqu'elles s'imaginent qu'il est métaphysiquement impossible de se rallier), ou bien elles sont démunies face aux nuances suggérées par Mgr Fellay et l'abbé Pflüger, donc pour elles c'est nouveau que des évêques soient conservateurs ou que des jeunes prêtres nous trouvent sympathiques, elles pensent à un dégel sans se rendre que ces réactions épisodiques ont toujours existé. Il est donc utile de percevoir l'action de deux principes contradictoires en ce lieu nommé Eglise conciliaire.

Délibération : en conséquence de quoi on ne peut pas se rallier, il faut se tenir à l'écart de tout ce qui est issu du renversement de l'autorité en marche depuis 1962, et rester sur les éléments de prudence constatés par Mgr Lefebvre.


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gillou47


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MessagePosté le: Lun 8 Aoû - 11:58 (2016)    Sujet du message: Si le SEL s'affadit? Répondre en citant

Pour donner une autre illustration, plus proche de nous, de la notion de transition :
- Mgr Fellay agit par petites touches en vue d'une prélature personnelle, [exemple de transition ordonnée à une rupture]
- pour ce qui est de la "Résistance", nous sommes encore faiblement organisés, [exemple de transition ordonnée à une continuité]


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DYSMAS 2015


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MessagePosté le: Lun 8 Aoû - 12:17 (2016)    Sujet du message: Si le SEL s'affadit? Répondre en citant

Dès le début, vous passez de l'église conciliaire à des prêtres conciliaires.


Donc d'une personne morale à des personnes physiques.


Semper idem:
Au début de l'église anglicane, les prêtres anglicans donnaient certes encore les sacrements de l'Eglise, mais pas les sacrements de l'église anglicane!


Que certains prêtres de l'église conciliaire continuent à donner les sacrements de l'Eglise n'est pas impossible, mais de plus en plus douteux, d'autant qu'ils sont basés sur l'intention de donner ou transmettre la foi "conciliaire" et non la foi catholique...


Quant à critiquer les personnes qui s'installent dans un confort intellectuel contre tout ce qui est fait par les conciliaires, là encore, là encore vous participez pleinement à la dialectique consistant à faire le procès d'intentions des personnes physiques, au lieu de voir le problème des personnes morales que sont les deux églises irréconciliables. 


J'aime les conciliaires bien mieux que vous, mais ni leurs erreurs, ni leur église. 


Vous, vous "excusez" les conciliares, et vous réduisez la Révolution dans l'Eglise, à une simple transition.


Or une transition n'est ni inconfortable, ni risquée pour personne de sensé. C'est une zone de transit...


Vous semblez bien donc jeter aux oubliettes le fait que lorsque Mgr Lefebvre a essayé de s'accorder avec la "transition", en mai 1988, il a senti le sol de cette "transition" se dérober sous lui....


Le lendemain d'une nuit blanche, il a fait deux pas en arrière de la zone de transition: il a rétracté sa  signature, et sacré quatre évêques comme "pare-feu" à votre zone de transition!


Gillou47, vous vous enfoncez dans votre "transition"!!
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gillou47


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MessagePosté le: Lun 8 Aoû - 12:21 (2016)    Sujet du message: Si le SEL s'affadit? Répondre en citant

Concernant l'article de Mgr Tissier de Mallerais (été 2013) : il y a au moins une contradiction apparente parce qu'au début il simplifie son approche en disant que l'Eglise conciliaire reprend matériellement les mêmes éléments que l'Eglise catholique (en modifiant la fin), et que plus loin il parle de ceux qui n'appartiennent que matériellement à l'Eglise conciliaire. Son article ne présente pas une idée uniforme de la notion de "matière", ce qui explique le désarroi de Parvulus. Mgr Tissier a l'excuse de l'avoir rédigé dans l'urgence suite à l'article de l'abbé Gleize, il faudrait l'inviter à réécrire son article en corrigeant cette petite incohérence - l'idée générale de l'article étant saine.

Qu'une même personne puisse appartenir à deux sociétés ayant des buts contraires est complexe à analyse, il y a un secret désordre dans sa conscience, mais ce n'est pas impossible malgré l'ironie d'Ennemond à ce sujet. Sans doute que cette question matérielle est destinée à rester dans l'ombre (pour nous mettre à l'épreuve ?), et que l'essentiel est de pouvoir distinguer formellement Eglise catholique et Eglise cahotique.


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gillou47


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MessagePosté le: Lun 8 Aoû - 12:40 (2016)    Sujet du message: Si le SEL s'affadit? Répondre en citant

Dysmas a écrit : "Quant à critiquer les personnes qui s'installent dans un confort intellectuel contre tout ce qui est fait par les conciliaires, là encore, là encore vous participez pleinement à la dialectique consistant à faire le procès d'intentions des personnes physiques, au lieu de voir le problème des personnes morales que sont les deux églises irréconciliables. "

Je ne voulais pas les critiquer, je pensais à quelques personnes que je connais, pieuses, et dont j'ai récemment vérifié la position sur ces questions. Ce que je voulais dire aussi, c'est que leur posture ne reprenait pas précisément celle de Mgr Lefebvre, c'en était une simplification, et elles pensaient que c'était suffisant pour leurs modestes personnes. Jusqu'il y a peu de temps, je n'aurais pas penser à le leur reprocher, c'est à la lueur des récents événements que je me suis aperçu que la Révolution était assez subtile pour nous atteindre.

Cette posture simplifiée était d'être en nullam partem avec des idées (dignité humaine autonome, égalité religieuse), et en nullam partem avec un certain nombre de personnages influents qui professent ces idées. L'Eglise officielle était une notion confuse, nommée ainsi par opposition à notre situation clandestine. On n'était pas dans une identification formelle d'une nouvelle personne morale, statuée par le code 1983, qui organise la subversion religieuse. Maintenant je recherche la docilité à cette idée d'identifier formellement l'Eglise conciliaire, puisque de sages personnes disent que c'est essentiel pour ne pas se réveiller ralliés, mais ce n'est pas encore tout-à-fait acquis pour moi. Pour le moment, ça va vous faire sourire, j'ai surtout trouvé que l'abbé Gleize allait trop loin dans la non-identification d'une telle personne morale.

Si je mentionne souvent des personnes physiques, c'est provisoire, en vue d'un discours qui ne porterait que sur les deux personnes morales qui nous intéressent. Very Happy


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DYSMAS 2015


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MessagePosté le: Lun 8 Aoû - 13:51 (2016)    Sujet du message: Si le SEL s'affadit? Répondre en citant

L'église conciliaire est une église, avec tout ce qu'elle comporte de:
- paternité (le Concile)
- verbe, = dogmes, catéchisme, qui est aussi une "tradition": = humanisme naturaliste, sans la grâce,
- une âme de la dite société, l'esprit du Concile, celui de la Révolution,
- règle, canons de droit, liturgie, 
- tête, = une Rome néo-protestante,
- un "chef" apparent, qui est malheureusement aussi le "formaliter" le successeur réputé l'être de Pierre, égaré dans une église qui n'est pas l'Eglise,
- un corps social, les membres qui se soumettent à le juridiction conciliaire.


Le mot "transition" est à mon avis aussi réducteur de la réalité que ceux de "esprit, tendance, dissociété, Eglise malade" etc....


Dans tous les cas, on omet de voir qu'il s'agit bien d'une société parfaitement gouvernée,  codifiée.


Que l'on comprenne, excuse, voire "absout",  nombre de ses membres qui n'y sont que trompés, je veux bien!


Mais que l'on réduise cette société et surtout sa tête, la Rome honnie par Mgr Lefebvre, c'est autre chose, très grave.


La gnose prévoit deux nefs dans son temple: l'une est politique, l'autre est religieuse.
Elle ne fait que se plier à une réalité incontournable, l'homme social et religieux.
Exactement ce que rappelait aussi la cardinal Pie: la question sociale  est une question de culte.


C'est pourquoi ce même cardinal Pie n'hésiterait pas une seconde: cette "église conciliaire" est à la nef religieuse du Nouvel ordre mondial, ce que la Contre-Eglise des Supérieurs inconnus est à la nef politique.
_________________
onlr de Mgr Lefebvre


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gillou47


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Inscrit le: 07 Nov 2015
Messages: 270

MessagePosté le: Dim 4 Sep - 16:42 (2016)    Sujet du message: Si le SEL s'affadit? Répondre en citant

Si je n'ai pas répondu rapidement, j'étais d'accord avec votre propos, notamment sur le fait que nous sommes face à une "société parfaitement gouvernée, codifiée" : dans la nouvelle Eglise, chacun ne fait pas ce qu'il veut, il y a une certaine rigueur dans l'attribution des juridictions, les consignes liturgiques sont précises (malgré les apparences !), tout le monde a des comptes à rendre à sa hiérarchie, etc. C'est vrai que nous voulons trop souvent argumenter que c'est l'anarchie lorsqu'on veut décrédibiliser les réformes conciliaires, alors que nous avons affaire à un arbitraire strictement organisé, ce qui demande plus d'effort pour le dénoncer.


Dans les grands contours de l'Eglise Conciliaire, je note aussi :
- la réorganisation maladive de la Curie romaine, le renommage des institutions, sous Paul VI ;
- cette façon permanente de faire monter en grade les plus complices des idées conciliaires, les libéraux-personnalistes-nouveaux-théologiens s'arrangent pour se transmettre les rênes du pouvoir, ce qui est un prolongement de ce mode de gouvernement intrusif vu au Concile.

Sur le statut précis du Concile dans la crise actuelle : la paternité du Concile n'est pas entière, la crise n'a pas démarré sur une confusion au sein de l'aula conciliaire comme s'il s'était agi d'une Tour de Babel ; des idées étrangères à la bonne doctrine s'étaient répandues chez les catholiques (avec l'aide des gouvernements athées) malgré les avertissements pontificaux, et il y a eu une intrusion (encore délicate à déterminer ?) dans la gouvernance du Concile, laquelle intrusion participe à la paternité de l'Eglise conciliaire (et le Concile en est alors la matrice).


[edit du lendemain : à la relecture de mon post, je ne suis pas sûr de m'être bien exprimé dans ce qui suit, pour l'instant j'ai dit les choses comme j'ai pu]

Pour ce mot de "transition" :
- théologiquement, sans doute que tout ce qui amène les gens de l'Eglise à la Contre-Eglise procède de la Contre-Eglise ;
- mais philosophiquement, on notera le discours conciliaire ne propose ni une interruption de la pratique religieuse, ni des hérésies comme le faisaient Luther ou Arius, c'est plutôt une désarticulation du discours catholique, l'Eglise conciliaire ne se disjoint pas clairement de l'Eglise de toujours et ne se subordonne pas vraiment à la Contre-Eglise.

Je concède évidemment avec l' "accueil" des divorcés, des concubins, des homosexuels, avec l'excuse du protestantisme, un taux important de messes invalides, la diminution des exorcismes, la multiplication des repentances, et les encycliques oecuménistes et écologistes, l'Eglise conciliaire va de mieux en mieux s'accorder avec la Contre-Eglise.

Mais à la base de la démarche conciliaire : on propose aux catholiques d'observer les idées à la mode (fabriquées non par les nécessités de la vie humaine mais par des adversaires du christianisme) et de tâcher de plaquer sur ces idées quelque chose de chrétien (en toute imprudence). Le Concile favorise l'adhésion du plus grand nombre à la spiritualité du nouveau ordre mondial (la 2e bête de l'Apocalypse) mais en lui-même il ne détermine pas cette spiritualité, et il se défend même subjectivement de vouloir pousser les gens à y adhérer, et pour l'instant on ne sait pas du tout si un jour le chef mondial de cette spiritualité anti-chrétienne sera un pape conciliaire.

Et si je raisonne sur les membres des sociétés :
- une appartenance délibérée à la Contre-Eglise place automatiquement une personne hors de l'Eglise,
- une appartenance à l'Eglise conciliaire ne place pas nécessairement une personne hors de l'Eglise (c'est ce qui piège l'abbé Gleize),
- mais l'appartenance à l'Eglise conciliaire ne garantit pas l'appartenance à l'Eglise (c'est déjà une bonne raison de refuser l'Eglise conciliaire),
- et on peut appartenir à l'Eglise sans appartenir à l'Eglise conciliaire (comme Mgr Lefebvre, l'USML, et la FSSPX pour le moment)

La notion d'Eglise conciliaire est peut-être floue sur un simple plan théologique (encore qu'il y a sûrement un symbole de l'Apocalypse qui lui est destiné), mais elle suffisamment déterminée sur un plan philosophique, assez pour avoir des conséquences morales ("c'est un strict devoir de se tenir à l'écart de l'Eglise conciliaire").


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:31 (2016)    Sujet du message: Si le SEL s'affadit?

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