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Résistants sans nuances? Ou simplement fidèles?

 
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parvulus


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MessagePosté le: Jeu 22 Sep - 00:04 (2016)    Sujet du message: Résistants sans nuances? Ou simplement fidèles? Répondre en citant

+Axel Thienpont – 19 Septembre 2016 – Notre Dame de la Salette


DROIT DE REPONSE PUBLIQUE AU « CARILLON DU NORD » de JUIN 2016


Cher Mr l'abbé Gaudray,


Permettez à un de vos anciens « paroissiens rémois » de déplorer votre « bénédiction » de juin 2016.


Dès le titre « La conception que le pape se fait de l'Eglise », votre carillon sonne faux. Tout catholique aujourd'hui n'a pas comme cas de conscience de savoir quelle est « la conception que le pape se fait de l'Église ». Si j'ai tardé à vous répondre, c'est parce que j'ai jugé utile de vous envoyer comme à d'autres abbés de la FSSPX, une « thèse » sur les erreurs par omissions d'ecclésiologies comparées, précisément sur la « conception de l'Eglise». qui n'est pas celle « d'un pape » mais celle d'un Concile anti-Eglise, versus le dogme que Mgr Lefebvre n'a fait que rappeler toute sa vie.


Certes « l'église conciliaire » est l'église du pape, dans le mauvais sens où le fidèle suit aveuglément « le pape ». Pour autant, même si chaque pape conciliaire a sa propre religion « libre mais autorisée par le Concile », la religion conciliaire ne change pas. La Révolution est un état permanent, du moment que la religion « catholique » est réduite à Credo in papam. Pire: depuis 2012 officiellement dans la Frat, c'est Credo in Romam, et pour les « lefebvristes », credo in Mgr Fellay! Quand bien même vous pourriez décrire toutes ces « conceptions de l'Eglise», non seulement parfaitement subjectives, mais aussi versatiles et évolutives (ce qui rendrait vos travaux toujours obsolètes), vous omettriez toujours le vrai problème objectif, celui de savoir à quelle église totalement constituée on a affaire! Mgr Lefebvre avait déjà dès Novembre 1974 répondu à cette question, du moins à quelle Rome, c'est-à-dire à quelle « tête d'église » nous avons affaire.


Après et malgré 12 années de martyre moral, témoignage de vérité de 1976 (suspens a divinis), à 1988 (sacres de sauvetage du pouvoir d'ordre et de la doctrine), auprès non pas de cette « église » dont rien n'est à attendre, mais auprès des hommes d'Eglise « qui ont quitté l'Eglise », ces mêmes hommes d'Eglise n'en sont pas restés à un esprit (abbé Gleize), une tendance (abbé Laisney), mais ont « canonisé » une nouvelle définition d'Eglise qui n'est pas l'Église. Mgr Lefebvre en a conclu deux choses: une perversion de l'esprit dans cette « église », et en toute humilité avoir commis deux erreurs: 1) être allé trop loin (sous la pression intra muros de vocations présomptueuses), et 2) avoir négligé une formation plus anti-révolutionnaire (Barbier), pour vacciner ses prêtres contre l'illusion libérale. Je n'écarte pas l'hypothèse que du haut du Ciel, il en reconnaîtrait bien une 3ème: avoir été plus dur contre les sédévacantistes, dans l'erreur excusable mais pas dangereux, que contre les libéraux bien plus dangereux pour la foi, qui infestaient déjà la FSSPX, et qui en ont pris le pouvoir dès le chapitre 2006. Je veux surtout parler du funeste et sinistre (= de gauche) abbé Pflüger, qui vous transmet son esprit sectaire et dialectique de purs mensonges, celui du dernier paragraphe de votre lettre, que je qualifierais de delirium comme l'a dit un pape en parlant du libéralisme.


Pour en finir avec « la conception qu'a le pape de l'Eglise », subjective, vous la décrivez objectivement assez bien et je ne puis qu'être d'accord avec vos propres termes: « Église synodale, autorité révolutionnaire, Moloch conciliaire, commissions (soviets en russe), machine de guerre, magma conciliaire ». On croirait lire Mr l'abbé Pivert décrivant les procès de Menzingen, et je comprends vos craintes! Mais quand vous écrivez du pape François: « Il la veut, au moins pour son successeur, et il y travaille », vous me paraissez vraiment né de la dernière pluie, comme si cette « église » n'était pas déjà bien « constituée » comme corps social, visible, concret, humain, et surtout juridique. Bref, une institution « mater et magistra » de tout pape conciliaire, depuis au moins 1983 (date de son « baptême canonique »), née dès 1962, « rêvée » par les Iluminati et autres carbonari, après avoir été conçue et demandée à Dieu par Satan dès la Pentecôte. Pensez donc: à Rome même, une papauté au service du Prince de ce monde. Vous commettez la même erreur de titre que FX Pierron. Son livre est très bon, mais pas son titre: la Révolution n'est en rien celle de François, mais celle d'une institution religieuse de droit pontifical, une « église romaine », dont le catéchisme a de longue date inversé les fins du mariage. Au nom de quel principe pourrait-on s'opposer au mariage pour tous, quand la procréation et l'éducation des enfants sont canoniquement « ad libitum » subordonnées au « bonheur des époux »?


Vous semblez conscients du danger en écrivant: « Les canonistes vont-ils trouver un système qui la (FSSPX) protègera? Va-t-elle être engloutie, disparaître dans le magma conciliaire? ». Vous semblez même percevoir un début d'incohérence que devraient aussi percevoir les « Ecclesia Dei »: « Qu'ils comprennent au moins l'incohérence qu'il y aurait à avoir tenu un langage aussi ferme, pour finalement accepter un statut qui ne nous distinguerait guère des prêtres qui se taisent devant les erreurs, ou même en sont les farouches défenseurs! ».


D'abord, le langage de la néo-FSSPX n'a plus rien de « ferme » (puisque non dogmatique), si ce n'est contre les pseudos sédévacs, pseudos-résistants, fanatiques dévots (abbé Pfluger), bref n'est que fiel contre ceux qui ont apporté à l'œuvre de Mgr Lefebvre non seulement leurs sacrifices matériels, le beurre et l'argent du beurre, mais leurs prières et pénitences. Ils sont devenus vos boucs-émissaires de la « division dans la Frat ». Si « Rome » ou « les conciliaires » ne se convertissent pas, si nous sommes « inaudibles » selon l'abbé Pfluger, ce n'est ni la faute des hommes qui se « tourneront vers des fables » (St Paul), ni de l'ostracisme de ceux qui détiennent les pouvoirs sociaux, médiatiques, politiques ou religieux. C'est de la faute aux fidèles « résistants ». Facile mais un peu grossier, quand c'est tout miel envers « Rome » de qui on espère les « bienfaits » d'une reconnaissance, éternelle bien sûr...


A ce que l'on m'a dit, c'est vous qui auriez posé une bonne question dans une voiture de retour de stage de formatage à Flavigny: « Mais qu'est-ce que l'on entend par conversion de Rome? ». Vous ne semblez pas voir l'incohérence des réponses officielles, ni sur la définition, encore moins sur la méthode, l'apostolat.


La définition officielle? Selon Mgr Fellay, « Rome commencera à se convertir lorsqu'elle nous garantira le droit de contester le Concile Vatican 2 dans l'Eglise ». Mais on est toujours dans l'église de Maritain, où c'est « Rome » qui garantit aux « catholiques » la « liberté » de ne pas être d'accord sur l'unité du dogme, et par conséquent ni non plus sur l'unité de gouvernement chargé de l'imposer infailliblement. Vous ne voyez plus votre incohérence à seulement envisager une « protection canonique » dans une église du culte de l'Homme, et qui formaliter dans sa foi, dans sa morale, dans son « droit canon de 1983 », n'est pas l'Église dont la cause finale est la sanctification des âmes dans la vérité du Christ. Vous ne voyez plus l'incohérence à refuser le novus ordo, et à accepter le novus Codex 1983 que Mgr Lefebvre a pourtant bien déclaré pire que le novus ordo! Vous croyez à une « protection de vos libertés », dans une église qui pratique manifestement le pas de libertés pour les ennemis de la Liberté! Pour Mgr Lefebvre, Rome sera convertie lorsqu'un pape condamnera tout le Concile et son esprit, de la même manière que St Pie X a condamné tout le modernisme: les « pages » catholiques sont infestées par l'esprit et les « pages » rationnalistes.


Cela dit rien ne vous empêche d'aller à Rome la convertir, je n'ai rien contre ! Mais d'abord entre aller à Rome et se soucier de ses fidèles, il faut choisir. Les fidèles n'ont pas pour devoir d'état de suivre leurs clercs à Rome, même pas à l'évêché conciliaire, mais de les suivre dans l'Église catholique. Pour aller à Rome, quittez-les. Ensuite, si vous allez à Rome pour y dire que « malgré tout, ils (les conciliaires) sont l'Eglise », non sans salamaleks, aucun homme de simple bon sens, catholique ou pas, ne voit plus au nom de quoi il faudrait que « eux » se convertissent à « vous », et non l'inverse qui est pourtant la logique même! Lequel de « Rome » ou de « vous », doit normalement se convertir à l'autre, si « Rome est malgré tout l'Eglise » ??? Mgr Lefebvre mettait bien une condition non négociable: « Êtes-vous d'accord avec tous les papes de Pie V à Pie XII? Si c'est non, inutile même de dialoguer! ». Comparez avec les « conditions officielles » du chapître 2012!


Pie XII avait déjà mis en garde contre la « diplomatie » envers les hérétiques, leur disant qu'en se « convertissant », ils apporteraient une « richesse » à l'Eglise. Vous c'est l'excès inverse: en apportant votre « richesse » à l'église conciliaire, vous allez « la convertir ». Illusion du ralliement déjà du temps de Léon XIII! La vertu de foi peut-elle offenser le simple bon sens, au point d'attendre voire de demander au Christ un miracle, celui de vous « libérer » dans l'église des Ponce Pilate? Si la croix est folie, toute folie est-elle la croix? Pour Mgr Lefebvre, le martyre est seulement dans la proclamation publique du dogme, et non pas le suicide de livrer les hommes, et encore moins les œuvres de la Tradition, familles, écoles, vocations, séminaires, etc.., au magma ou au Moloch dont vous parlez. Sans même parler des institutions dont vous avez la charge et le devoir de protection, il ne s'agit pas de perdre seulement la vie du corps, mais celle de l'âme. Que celui qui se croit fort ne tente ni Dieu ni le diable. Omnia instaurare in Christo ne passe plus à ce jour que par les cellules de base de toute société, les familles! Et comme l'Église l'a toujours fait depuis ses débuts, elle fut magistra, c'est-à-dire « scolaire »! Mgr Lefebvre s'est écrié: « N'oubliez pas l'Église, n'oubliez pas les fidèles ». Il n'a jamais voulu dire par là de « s'occuper de Rome », ni de « réformer la réforme », mais de bâtir hors des démolisseurs (bon sens!), et demander à Dieu de s'occuper des « romains ». Pour le missionnaire aussi réaliste que mystique, l'Église c'est d'abord des âmes à sauver de l'erreur, en second lieu seulement le pape qui est entre les mains du Christ, lequel se sert de lui à ce jour pour éprouver la foi des élus, au lieu de la défendre (Alzheimer spirituel).


Vos propos sont donc complètement à coté du véritable problème, celui du dogme catholique à proclamer « malgré le pape, malgré Rome », et non pas malgré l'Église, comme l'a titré un jour un « Pélican » de l'abbé Barrère. Il fait la même erreur sémantique que l'abbé de Cacqueray qui titrait « Allam a quitté l'Eglise », alors que Allam n'a quitté que l'église conciliaire! Car Allam est très certainement un baptisé au moins de désir, puisque, baptisé (?) par Benoit XVI, il ne manque pas de quitter une « église » qu'il constate après coup philo-coranique! D'abord ce que vous appelez bénignement ou benoîtement « erreurs », sont en réalité des hérésies déjà condamnées par l'Église, et je constate avec douleur que vous suivez en cela, même Mgr Tissier de Mallerais, qui bien que réputé être le « doctrinaire » de la FSSPX, a abandonné nombre de définitions dogmatiques de l'Église, et se garde bien de reprendre à son compte le « Ils ont quitté l'Eglise » et le « Nullam partem » catégorique de Mgr Lefebvre. C'est au nom d'une unité de façade, factice, qu'il conseille aux fidèles (Pentecôte 2016) de ne pas se soucier de savoir si une « reconnaissance canonique » par Rome pourrait être sans danger pour la foi, autre chose qu'une reconnaissance conciliaire et non catholique, et de laisser ce problème « aux supérieurs ». Chez lui, c'est la faiblesse pastorale (la peur) qui lui fait lâcher non seulement la ligne de crête de Mgr Lefebvre, mais aussi le dogme qui en est à l'origine! Car qui ne voit ici la falsification du mot catholique, lorsqu'on laisse tous les anti-catholiques se faire passer pour tels. Et si Mgr Lefebvre avait « laissé aux supérieurs romains » la définition de l'Église, de sa « visibilité » et du mot catholique? Vous n'existeriez même pas! Ensuite le moins ne peut donner le plus, qu'il n'a pas: la Rome conciliaire ne peut délivrer de label de catholicité, seulement un label conciliaire!


La cause de ces lâchetés pastorales et/ou doctrinales est évidente: le sophisme maître chanteur des libéraux, selon lequel il y aurait « sédévacance si le pape est materialiter hors de l'Église ». Ce à quoi je réponds avec Mgr Lefebvre: « Les papes conciliaires sont materialiter hors de l'Église par le jugement formel de la Tradition. Mais ils ne peuvent l'être formaliter que par un jugement d'un pape selon la Tradition. D'où il suit que, si tout catholique reste soumis de facto, formaliter et passivement, à leur juridiction ordinaire subjective (sujets formels de juridiction ordinaire), aucun catholique ne peut moralement, et donc n'est de jure tenu de, se mettre sous leur juridiction objective actuelle, et doit considérer toutes leurs sanctions (excommunications aussi bien que bénédictions, canonisations, reconnaissances, etc...), comme materialiter nulles aux yeux de Dieu ». Chaque lettre aux 7 Eglises commence par : « Je connais tes oeuvres ». A l'ange de Sardes: « Tu as la réputation d'être vivant, mais tu es mort ». Autrement dit, par Rome et église conciliaire, il faut entendre une « œuvre » pontificale morte à la grâce, parce que ses « auteurs » tombent sous les anathèmes de l'Eglise.


A un abbé qui me demande « Si François publie le dogme de Marie Co-rédemptrice, ne faut-il pas le rejoindre? », il faut répondre comme pour Jean Paul 2 sur le sacerdoce des femmes, seule encyclique réputée « infaillible » de ce pape. D'abord Jean Paul 2 ne donne pas d'argument infaillible, seulement circonstanciels. S'il dit que la messe est un sacrifice, il ne précise nullement qu'elle est « Le » sacrifice d'un homme, le Christ sur la croix, ce qui fonde théologiquement le sacerdoce uniquement sur des hommes. Mais pour un conciliaire lambda, le « sacrifice » peut être « autre » : non seulement celui du « travail de l'homme », aussi bien celui de Caïn (novus ordo) que d'Abel (ordo catholique), mais pourquoi pas aussi celui de saintes femmes ? Une réflexion approfondie de tout prêtre devrait donc amener une considération de « désolation dans l'abomination »: de même que Satan peut fort bien citer l'Ecriture (tentation du Christ), il peut suggérer à tout moderniste de déclarer Marie Co-rédemptrice..., et en profiter pour ordonner des femmes prêtres, « co-rédemptrices en quelque sorte » avec les prêtres hommes... Pure logique de « situation », courante chez les charismatiques! Question « d'herméneutique », n'est-ce pas? Le modernisme change d'abord ce que signifie le signe (sacrement), puis le signifiant lui-même, le signe, le sacrement.


Je ne sais qui de vous ou de moi est sans nuance!


L'Église est une société visible, mais vous ne faites plus aucune des nuances de visibilité entre un Mgr Lefebvre et Dom Gérard du Barroux, entre la visibilité de la foi et la visibilité hiérarchique de la tête et du corps, entre la substance et la forme apparente, entre la vérité et le mensonge, entre le corps vivant et le corps mort. A un abbé qui me dit: « Il y a la vérité, et il y a la vie », à quoi sert la vie dans l'erreur, celle qui perd les âmes? Il vous semble humainement impossible que des hommes d'Eglise aient pu instituer une contre-façon de l'Église, sans l'assistance du Saint-Esprit et à Rome même. Or c'est exactement la teneur substancielle de la déclaration de Novembre 1974, suite dit-on d'un prêche du Père Calmel (+1975), prophétisant de l'appareil des modernistes, le pandemonium de l'antéchrist. Rien de moins, et on y est en plein dedans!


Vous osez donc écrire que « c'est à travers une hiérarchie humaine (avec tout ce que cela implique) que le Saint-Esprit guide les âmes vers le salut éternel », sans plus aucune nuance des possibilités de faux prophètes, d'évêques voire de papes apostats, schismatiques, materialiter favens heresim, sans même la nuance entre juridiction ordinaire et juridiction de suppléance, prévue dans le droit canon comme une nécessité moins de précepte que de moyen, non au nom de la loi écrite fut-ce par les papes, mais au nom de la Suprema Lex. Vous suggérez même que c'est le Saint-Esprit qui pourrait guider les âmes à travers la hiérarchie humaine du Moloch, dans le magma conciliaire... Ceci n'écarte donc en rien la thèse du Concile: le Saint-Esprit en effet ne dédaigne pas de se servir des autres religions pour guider les âmes à Dieu.


« Ils ne comprennent pas pourquoi on irait se mettre entre les mains de « Bergoglio », écrivez-vous. Parce que vous, vous comprenez parfaitement que l'on puisse s'y mettre, Bergoglio n'étant pour rien dans le Moloch, le magma... Vous avez donc « oublié » que pour Mgr Lefebvre, accepter la juridiction conciliaire c'est « materialiter » quitter l'Église, et rejoindre « formaliter » l'église conciliaire. D'abord, il ne s'agit pas de Bergoglio, pape, seul, mais d'un pape que nous n'avons pas le droit de suivre dans une contre-façon d'Eglise, dont Mgr Lefebvre a exprimé son Nullam partem, officiellement enterré par le chapitre de 2012. Vous oubliez que dans sa lettre aux évêques, Mgr Lefebvre parle de ne s'en remettre qu'à des papes parfaitement catholiques. C'est donc exclure au moins Bergoglio, ce me semble... Quant au critère de catholicité, un seul est objectif: la Tradition, le dogme. L'infailibilité du pape selon Vatican 1 est (devenue ?) insuffisante: il y manque le serment anti-moderniste de Saint Pie X pour ajouter une note objective aux notes subjectives, personnelles du pape.


Je récuse le néologisme de sédévacantiste pratique, créé par l'abbé Pfluger pour les besoins de sa cause, et qu'il se garde bien d'appliquer à Mgr Lefebvre, pour qui les seuls sédévacantistes pratiques sont tous les papes conciliaires eux-mêmes: papes de l'Église, ils sont « assis sur un autre siège romain » que celui du Siège apostolique, occupés à « bétonner » (maçonnerie) un ersatz humain de l'Église, une église humaine non divine, humaniste, naturaliste. Sur eux, même le Christ bâtit sur du sable, la grâce ne remplaçant pas les dispositions de la nature, qui chez eux est l'incapacité volontaire (perversion de l'intelligence) à concevoir une vérité immuable... Quant à la Franc-maçonnerie, elle n'a plus aucun besoin de corrompre l'Église, ni même plus d'empêcher tout « retour en arrière », rôle dévolu à une papauté « selon nos besoins », qui s'y emploie publiquement... Si vous ne comprenez pas les nuances, c'est que votre visibilité a besoin d'un collyre, comme prescrit à l'ange de l'Église de Laodicée...


Mais il en est de même pour la FSSPX qui, comme toute société, est déterminée par sa cause efficiente, ses chefs. Celle de 2012 n'est plus celle de Mgr Lefebvre, dont elle falsifie proprement la ligne de crête doctrinale. Jugez vous-même.
Mgr Lefebvre :
  • 1) Ils sont formaliter nos hommes d'Eglise, mais ont materialiter quitté l'Église, par au moins un des trois péchés qui font sortir de l'Église au for externe (apostasie, schisme, hérésie),
  • 2) leurs sacrements sont tous douteux, parce que ce qui nous sépare c'est le dogme, le catéchisme : nécessité universelle de moyen autant que de précepte, de transmettre le dogme par un pouvoir d'ordre hors juridiction ordinaire,
  • 3) ils ont fabriqué une contre-façon de papauté, une troisième Rome, les papes en personne redéfinissant leur propre fonction de Souverain Pontife, dont l'agnosticisme ou le modernisme exclut tout exercice de l'infaillibilité: cette « Rome » est formaliter néo-protestante, même si chacun de ses membres ne l'est que materialiter,
  • 4) On ne peut refuser la personne physique du pape, juridiction personnelle chargée de gouverner l'Église, mais n'ayant aucune légitimité de le faire, du seul fait de son appartenance officielle, publique, à une personne morale appelée Rome néo-protestante, et à une société anonyme appelée église conciliaire,
  • 5) il est moralement interdit à tout catholique (péché mortel si connaissance de cause) de prendre la moindre part (nullam partem) à cette contre-façon de l'Église.
  • 6) la vocation de la FSSPX est de prêcher le refus de cette « église », de son novus ordo et surtout de son novus Codex 1983 encore pire, urbi (à Rome même) et orbi, c'est partout le devoir de l'apôtre, à contre-temps,
  • 7) continuer l'Église ne peut se faire que par des évêques, séminaires, prêtres hors juridiction romaine conciliaire, qui maintiennent la doctrine et les sacrements aux familles, écoles, pour à partir de là omnia instaurare in Christo.



Mgr Fellay 2012 :
  • 1) Ils sont formaliter nos hommes d'Eglise, mais n'ont pas materialiter quitté l'Église, par au moins un des trois péchés qui font sortir de l'Église au for externe (apostasie, schisme, hérésie),
  • 2) leurs sacrements ne sont pas tous douteux, plus de nécessité universelle de moyen autant que de précepte, de transmettre le pouvoir d'ordre sans juridiction ordinaire,
  • 3) il n'y a pas contre-façon de papauté, une troisième Rome, les papes en personne ayant le droit de définir leur propre fonction de Souverain Pontife: cette « Rome » n'est pas formaliter néo-protestante, même si certains de ses membres le sont materialiter,
  • 4) On ne peut refuser la personne physique du pape, juridiction personnelle chargée de gouverner l'Église, mais le seul fait de son œcuménisme protestant et moderniste ne lui enlève aucune légitimité à gouverner l'Eglise,
  • 5) il n'est pas moralement interdit à tout catholique de prendre part (nullam partem) à cette « Eglise malade », qui n'est pas une contre-façon de l'Eglise : il n'y a qu'une Eglise, celle du pape !
  • 6) la vocation de la FSSPX est de convertir Rome, et non de prêcher le refus de cette « église », de son novus ordo et surtout de son novus Codex 1983, ce qui doit être urbi (à Rome même) et orbi, considéré comme sédévacantiste, et nous conduit au schisme.



Fin 2011, la malhonnêteté de Rome refermant le dossier « dialogue doctrinal » aurait conduit Mgr Lefebvre à sacrer d'autres évêques, sans crainte de sanctions nulles! De façon lâche et inique, Mgr Fellay en a reporté la responsabilité de l'échec sur ses propres troupes (équipe de Galaretta à Rome), mais a dévoilé aussi ses motivations personnelles: non plus combattre la Rome néo-protestante, mais se faire reconnaître par elle, comme si ses jugements et sanctions étaient des jugements et sanctions de l'Église. Non seulement la néo-FSSPX participe à l'apostasie silencieuse, mais elle l'impose à ses prêtres, chargés de reconduire maintenant leurs fidèles dans ce que vous-même appelez le magma, le Moloch conciliaire.


Passe encore que cette infidélité de Mgr Fellay soit une faiblesse pastorale, mais il s'agit de pire que cela, une très grave faiblesse dogmatique, habillée d'une fausse mystique de garde suisse de Rome, et de la « conversion de Rome » non comme objet d'espérance, mais de foi certaine, si ce n'est de méthode Coué. D'abord la Sainte Ecriture et les révélations mariales récentes exigent du sage d'envisager le pire, à savoir que Rome pourrait fort bien être la dernière Babylone. Pourquoi le tombeau des apôtres Pierre et Paul aurait-il un sort naturel meilleur que celui du Christ, alors que Son retour se fera sur le Mont des Olives? Ensuite, rien n'empêche le Christ de jeter l'état d'Israël hors de son cheval sur le chemin de Damas, puis de le faire prendre part au Bonum Certamen d'une papauté exilée, contre la Babylone romaine devenue le siège du gouvernement mondial autant politique que « religieux », avec les deux bêtes réunies. Enfin, si la messe rachète, elle ne sauve pas, et les ralliés ne « sauveront pas » l'Église par « la messe ». Ils ne font qu'apporter une coloration de plus au drapeau Arc en ciel, une caution pseudo-traditionnelle de messe de St Pie V à une église romaine certes, mais de doctrine luthérienne et anglicane, la Rome néo-protestante et oecuméniste, arc en ciel de toutes les religions, l'ORU, l'organisation des religions unies.


Seul le réalisme dogmatique de Mgr Lefebvre sauvera la Tradition et continuera l'Église et le Christ dans ses fidèles. « Inaudible », comme le prétend l'abbé Pfluger? En mettant le dogme dans la poche, certainement. En le disant publiquement, le diable lui-même fera la publicité, comme pour la messe de Lille en 1976! Consolation spirituelle: la vérité sauve celui qui l'écoute, et celui qui la dit. Le pape est le pape. L'église conciliaire n'est pas l'Église. Question d'âme, et donc de corps « animé »... Toute société est un corps animé. L'Église n'est pas un corps animé de l'esprit du Concile. Idem pour les « têtes »: la « Rome conciliaire » n'est pas la tête de l'Église animée de l'Esprit-Saint. CQFD.


Vous avez dit « jongler avec le mot « juridiction » sans nuances » ? Mais qui est sans nuance? Vous, qui acceptez sans nuance une juridiction « ordinaire » comme un « plus », voire une « substitution » de celle de suppléance? Ou moi qui fait la nuance entre juridiction catholique et juridiction conciliaire? La juridiction dite de suppléance ne peut que découler de deux principes: être catholique, et découler de la Suprema Lex à défaut d'une lex ordinaire catholique. La juridiction dite ordinaire n'est plus catholique, non seulement dans tel ou tel diocèse ou pays de persécutuion, mais à Rome même. Il s'ensuit une juridiction de suppléance universelle, puisque Rome est une juridiction universelle. La vôtre a le droit de la Suprema Lex pour elle, là où la juridiction « ordinaire » n'a plus pour elle le droit écrit de 1917, mais le droit écrit d'un code canonique 1983 qui n'est plus le code de l'Église, mais d'une autre. Je considère votre juridiction de suppléance comme parfaitement catholique, de droit divin de la Suprema Lex qui « supplet » par une hiérarchie de suppléance catholique, en attendant que la foi du pape soit catholique (et donc anti-conciliaire), alors que la juridiction « ordinaire » n'est plus une juridiction catholique.


Soyons donc clairs, à défaut d'être clercs! Ma juridiction ordinaire est le curé de Taissy, et l'évêque de Reims, soumis (?) à Rome, point final, elle n'est plus catholique, dont acte. Le prieur de Prunay n'a sur moi aucune juridiction ordinaire, seulement de suppléance. Elle lui vient de l'Église, qui pour le salut de mon âme « supplet, court-circuite » la juridiction ordinaire ci-dessus, pour la raison unique que cette ordinaire n'est plus catholique, mais elle ne peut en aucun cas s'y substituer. Peu importe même sa « nouvelle religion », celle de Benoit, de François, et sq dans la Rome conciliaire. Ici, le « Qui vous écoute m'écoute » est indissociable de « Oves meae cognoscunt me, et vocem meam ». La Vox romana n'a plus rien de la Vox Christi, mais tout de la vox draconis. Si ce n'est pas la seconde bête vue de St Jean (Apo XIII), c'est quoi? Dont acte. Si Rome se convertit (ce qui n'est pas de foi), elle sera anti-église conciliaire, et je n'aurai aucune raison de rester sous la juridiction de suppléance d'un quelconque prêtre « anti-église conciliaire ». Je ne dis pas anti-conciliaire seulement, car tel conciliaire est un adversaire convertible, pas son « église » qu'il doit quitter. Pour autant, je ne suis pas « membre » de la FSSPX, société de prêtres, frères et sœurs, mais membre de l'Eglise. La juridiction de suppléance est toujours personnelle, la FSSPX n'est pas une église de suppléance. Sa vocation n'est pas de convertir Rome, mais la sanctification de ses membres, prêtres, dans la vérité, et non pas dans l'erreur. Les fidèles ne lui appartiennent pas, mais appartiennent à l'Église, et lui désobéir n'est ni sortir de la FSSPX, ni forcément de l'Eglise. C'est le Saint-Esprit qui guide les fidèles vers une juridiction de suppléance catholique, à défaut d'ordinaire catholique. L'important n'est donc pas une juridiction ordinaire, mais une juridiction catholique. Si l'ordinaire n'est pas catholique, alors le catholique doit se mettre sous juridiction de suppléance exclusivement catholique. En clair comme en clerc, la recherche de se mettre sous juridiction non catholique, même si c'est celle de l'ordinaire, et même si c'est celle de Mgr Fellay dans l'erreur, est un péché contre la foi. C'est reconnaître et cautionner une autorité anti- ou pseudo-catholique comme étant catholique, alors qu'une telle « juridiction » ne peut plus être « de suppléance ».


Par ailleurs, en faisant « vôtres » les fidèles « locaux », vous faites une confusion entre votre juridiction universelle de suppléance, et celle de « substitution » de l'ordinaire local. Abus de pouvoir clérical. En refusant d'absoudre par exemple au seul motif de ne pas suivre aveuglément Mgr Fellay, vous agissez exactement comme une « juridiction ordinaire » qui condamnerait non la désobéissance à l'Église, mais la désobéissance à un homme d'Eglise! Vous mettez donc la « loi écrite ordinaire », la lettre qui tue, fut-elle celle de Mgr Fellay, au dessus de la Suprema Lex, l'esprit du salus animarum qui vivifie. Vous faites de votre juridiction de suppléance de l'ordinaire, une juridiction de substitution de l'ordinaire, et « juridictionnellement » de Mgr Fellay un quasi anti-pape, et de la FSSPX une Église parallèle, ou une « prélature personnelle ordinaire », à défaut d'être officiellement conciliaire.


En outre, en acceptant la juridiction ordinaire conciliaire, on ne voit plus de quelle « Miséricorde » découle vos absolutions, celle du Christ, ou celle de François? La vocation de sanctification des prêtres par la FSSPX sera-t-elle dans la vérité ou dans l'erreur? Dans l'équité d'absoudre ou pas selon la résistance à la grâce du Christ, ou dans l'iniquité et l'arbitraire selon le degré de résistance à rejoindre l'église conciliaire ??? De quel droit refuser l'absolution à un « soupçonné de sédévacantisme pratique », et non à un rallié des dimanches d'indult ?

Par conséquent, vous avez tort d'écrire que « la FSSPX est le soutien de tous ceux qui sont fidèles à la « Tradition »: elle l'était, elle ne l'est plus depuis 2012! La Tradition catholique est objective, et ne supporte aucune « parenthèse » subjective comme vous l'écrivez. Ré-écoutez l'éloge du sermon des sacres de 1988 fait par Mgr Lefebvre, à Mgr de Castro-Mayer sur son rappel à l'autorité de la Tradition dans l'Eglise. Elle est au Quod, ce que la juridiction subjective est au « Docete omnes ». Elle est la « matière substancielle » transmise par la « forme juridique » instituée par le Christ. C'est Elle la Tradition qui est le « verbe » à croire pour être éventuellement sauvé. C'est Elle qui, formaliter dans sa forme spirituelle exprimée, juge les papes conciliaires comme materialiter hors de l'Église dans ce qu'ils enseignent, illégitimés à être écoutés, et pire suivis et obéis. Le Concile Vatican 2 fait partie certes de l'histoire de l'Église, mais pas plus de sa sainte Tradition que les conciles ariens, tenus par la Tradition comme oeuvres mortes.


Contrairement à ce que vous écrivez, la FSSPX n'est pas ou n'a pas une « autorité » que personne ne peut remplacer, vous êtes dans l'outrance, ses chefs ne sont pas Dieu, et Mgr Lefebvre était bien le premier à dire à tous, de ne pas le suivre s'il était dans l'erreur. Humilité aux antipodes de l'idolâtrie soi-disant subtile, mais grossièrement médiatisée (branding) de Mgr Fellay, qui se conduit comme pape de la Tradition, libéral de surcroît, quasi « anti-pape » face aux papes.


Le sort de la FSSPX aura le rejaillissement qu'elle méritera par sa fidélité ou non à son fondateur. Depuis 2012, elle lui est officiellement infidèle, et adultère avec une Rome qu'elle courtise au lieu de combattre. Mgr Fellay a raison de dire que « nous ne sommes pas des factieux ». Mais il a tort d'en appliquer le qualificatif aux fidèles « résistants », au lieu de se l'appliquer à lui-même vis-à-vis de Mgr Lefebvre. Car en fait, il ne voit pas qu'une fois « régularisé », il fera partie d'une église de factieux réels et non imaginaires, dont la tête romaine juge déjà comme factieux tous les « tradis ».


Lorsque l'on vaccine quelqu'un, le médecin qualifie de réaction positive la « résistance » à l'infection. Ce que vous appelez donc résistance n'est nullement un refus de la société catholique qu'est l'Église, mais le refus naturel et surnaturel d'une société qui n'est pas catholique, et de l'idée même de Mgr Fellay de la rejoindre, ne serait-ce que de corps si ce n'est déjà d'âme! Idée adultère! Les papes conciliaires se font « pères naturels » d'une église recomposée. Pie XII a prophétisé des sociétés que le catholique devra fuir pour ne pas risquer de perdre son âme. L'église conciliaire en est une.


Un signe ne trompe pas, ce que pensent de vous ou de nous nos ennemis, qui voient clair quoiqu'ils soient dans l'erreur ou le mensonge. Votre dialectique, comme celles répétées de l'abbé Pfluger dont la charité qualifie prêtres et fidèles de fanatiques dévots, vous a valu l'insigne honneur d'être publié par de nombreux sites ou forums « Ecclesia Dei ». Comme quoi on vous a apprécié. Comme quoi aussi, si la FSSPX n'est pas un forum, les forums ne sont pas aveugles: son unité n'est plus celle de la Tradition intégrale, dogmatique, de Mgr Lefebvre, mais celle d'une unité de discipline qui cache une profonde division doctrinale sur la définition et la visibilité de l'Église. La néo-FSSPX n'est plus le paravent, l'assurance-vie (abbé Schmidberger) des « ralliés », qui ne sont que de plus en plus confortés de rester dans une église que la FSSPX cherche ostensiblement à rejoindre! « Venez, venez nous aider à faire Église! Dans la paix liturgique! »... Celle d'Assise?


Prenez donc garde qu'un excès de « sainteté ascétique » ou de zèle faussement apostolique, ne vous fasse confondre veritas et virtus. Si virtus est in medio, veritas est dextera, non sinistra. Se mettre au centre entre la vérité et l'erreur est déjà un gauchissement de l'esprit. Cet esprit de gauche vous fait vous tromper d'ennemis, par une dialectique dont la ligne de clivage n'est plus horizontale entre la vérité et l'erreur, mais verticale entre les fidèles qui vous suivent aveuglément dans le virage à 180° de retour à Rome (et qui seuls auraient à vos yeux le sensum « social » Ecclesiae), et ceux qui resteraient « d'extrême droite », en conservant et transmettant non pas une peur craintive de cette Rome, mais la sainte horreur qu'en avait Mgr Lefebvre. Ceux que vous traitez dialectiquement de résistants sans nuances ne seraient-ils pas votre assurance-vie? Prenez également garde au fait que quand le diable pousse à droite ou à gauche, on finit souvent par tomber en sens inverse. Nombreux furent les sédévacantistes sous Mgr Lefebvre qui redevinrent des conciliaires lambda pur jus. Tous les exclus de la néo-FSSPX qualifiés de « sédévacs pratiques » ont au contraire conservé l'esprit et la conduite de Mgr Lefebvre, et ne correspondent en rien aux accusations que vous colportez « sans nuances »! Leur seul tort est de parler autrement que la langue de buis, religieusement correcte, mais impardonnable pour des « autorités » mondaines. Mais qui sait si les scandales et blasphèmes d'un pape à venir, pire que François dans l'alzheimer spirituel, ne feront pas de nombreux d'entre vous dans la néo-FSSPX, des sédévacantistes carrément « théoriques » ?


Prières et pénitences, certes, mais non sans avoir combattu aussi des erreurs graves, forme de charité peu appréciée aujourd'hui. Prières pour les chefs et pères (les prêtres le sont de leurs fidèles), dont la juridiction objective (magistère et canons de droit) doit être catholique, s'ils ne veulent pas ruiner les œuvres dont ils ont la charge. Quant à la charité, si elle vous oblige à la pureté dogmatique, elle ne vous oblige nullement à réserver votre amabilité aux Ecclesia Dei (quand ce n'est pas à Rome), et vos sarcasmes aux vrais fidèles.


Prenons garde aussi à ne pas offenser Notre Dame de l'horreur, en équiparant l'Église, son Fils continué, à sa contre-façon diabolique à tête d'Agneau à Rome, parlant comme le dragon ce jour même à Assise...


Recevez, Mr l'abbé, l'expression de ma désolation de constater à quel point les supérieurs désorientés font les inférieurs désorientés (Mgr Lefebvre),


In Christo Rege per Mariam, Axel Thienpont
_________________
credidimus veritati


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MessagePosté le: Jeu 22 Sep - 00:04 (2016)    Sujet du message: Publicité

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parvulus


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Inscrit le: 26 Jan 2014
Messages: 319
Localisation: Taissy

MessagePosté le: Jeu 22 Sep - 14:21 (2016)    Sujet du message: Résistants sans nuances? Ou simplement fidèles? Répondre en citant

Erratum au 4ème paragraphe:
 lire FX PERON auteur du livre "La Révolution du pape François".


Excuses à tous les "Pierron".
_________________
credidimus veritati


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Sean Johnson


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Inscrit le: 18 Mar 2015
Messages: 86
Localisation: USA

MessagePosté le: Jeu 22 Sep - 17:07 (2016)    Sujet du message: Résistants sans nuances? Ou simplement fidèles? Répondre en citant

"Pour Mgr Lefebvre, Rome sera convertie lorsqu'un pape condamnera tout le Concile et son esprit, de la même manière que St Pie X a condamné tout le modernisme"


Exactement
_________________
"I have passed on that which I have received." -Archbishop Lefebvre


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Paulus
Invité

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MessagePosté le: Jeu 22 Sep - 18:44 (2016)    Sujet du message: Résistants sans nuances? Ou simplement fidèles? Répondre en citant

Six ans de séminaire et ces abbés ont découvert l'eau lourde. Prieur c'est pour eux la suprême gratification... Les fidèles vont leur baiser les pieds.

Mgr Lefebvre a connu la brousse et la mission et il ne s'est pas couché pour avoir un "client" de plus le dimanche.

Le "Branding" a fait peu de vagues et il est pourtant un gros symptôme. 


Quand un prêtre fait un "sondage ou un branding" pour avoir plus de monde le dimanche, il y a forcément le doute qui s'installe : est-ce que ce prêtre prêche Jésus-Christ ou le monde ?


Si malgré tous les scandales de l'église conciliaire et toutes les déclarations de la néo-fsspx d'être reconnue par elle, les abbés ne bougent pas. C'est manifeste qu'ils ont baissés les bras, qu'ils relativisent la crise.


L'abbé Gaudray, pour ne citer que lui, s'est trouvé milles excuses pour suivre mgr Fellay et son confort. C'est un "spirituel", il n'est plus là pour convertir car il est bien dans sa situation... Il suit le chef, il fait acte de présence, il ne va pas se faire virer car où irait-il ? Qu'il aille embrasser son "Saint Père" avec son chef. S'il n'est pas capable de voir la différence entre l'Eglise et ses chefs d'avant V2 et les maçons qui puent le souffre d'aujourd'hui, c'est irrécupérable sauf pour Dieu.


En bon parvenu, il caricature ceux qui lui osent lui poser des questions. Et ce, sans même se remettre en cause.


Puisse les séminaristes de l'Usml avoir une autre trempe. Puisse-t'ils savoir que le combat n'est ni pour eux ni pour un an.


Les conservateurs sont les pires ennemis de l'Eglise.


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Archet de Jeanne


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Inscrit le: 05 Fév 2014
Messages: 147

MessagePosté le: Jeu 22 Sep - 20:59 (2016)    Sujet du message: Résistants sans nuances? Ou simplement fidèles? Répondre en citant

Cher parvulus,

ces beaux carillons sont juste un peu fêlés! De très bons textes de Mgr Lefebvre y sont rappelés, et l'on devine qu'ils sont publiés pour s'opposer à la ligne Fellay, mais il faut bien taper sur les résistants, comme si les fidèles ou les exclus n'avaient pas eux à montrer une quelconque opposition. Et pour ce faire, l'abbé Gaudray reprend l'argument enfantin, selon Mgr Lefebvre, que Dom Gérard a utilisé en parlant de visibilité de l'Eglise.
Abbé Gaudray:
Citation:


D’autres fidèles au contraire n’admettent plus, ou même n’ont jamais admis, que l’Église soit une société visible et que c’est à travers une hiérarchie humaine (avec tout ce que cela implique) que le Saint Esprit guide les âmes vers le salut éternel. Ils appartiennent à la « résistance » ou au sédévacantisme » ou sont passés de l’une à l’autre.











M. l'abbé, faites-nous la faveur de nous montrer cette hiérarchie vous guidant vers le salut éternel! Mais dans votre résistance à cette hiérarchie, que le Saint-Esprit vous guide, oui!


 Mgr Lefebvre:

Citation:

Cette histoire d'Eglise visible de Dom Gérard et de M. Madiran est enfantine. C'est incroyable que l'on puisse parler d'Eglise visible pour l'Eglise conciliaire par opposition à l'Eglise catholique que nous essayons de représenter et de continuer.








Sur la visibilité de l'Eglise, et donc ses notes, relire Mgr Lefebvre:
http://aveclimmaculee.blogspot.fr/2012/12/la-visibilite-de-leglise-et-la.ht…

Entend-on encore la fsspx parler ainsi? Qui donc est inaudible, selon le sens commun et non le sens communicationnel?


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DYSMAS 2015


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Inscrit le: 02 Mai 2015
Messages: 475
Localisation: france

MessagePosté le: Ven 23 Sep - 13:36 (2016)    Sujet du message: Résistants sans nuances? Ou simplement fidèles? Répondre en citant

"Je pense qu'il faut peut-être prendre garde d'éviter tout ce qui pourrait manifester, par des expressions un peu trop dures, notre désapprobation de ceux qui nous quittent. Ne pas les affubler d'épithètes qui peuvent être prises un peu comme injurieuses."
dixit Mgr Lefebvre.


Même si parvulus a des mots durs envers un saint prêtre, le conseil de Mgr Lefebvre semble bien s'adresser à Menzingen et ceux qui le suivent!


Car c'est bien les "exclus" que Menzingen traite de "résistants", sédévacantistes pratiques, fanatiques dévots", etc...


Dont acte!
Ceux qui suivent le conseil de Mgr Lefebvre, sont bien Mgrs Williamson, Faure, Dom Thomas  d'Aquin, et leurs fidèles, à l'exception de parvulus qui a des difficultés à retenir ses mots...


Kyrie eleison...


Par contre Archet de Jeanne, le site référencé "Avec l'Immaculée" , devenu "avec jésus et marie", me semble combattre la gnose avec les armes .... de la gnose... 
_________________
onlr de Mgr Lefebvre


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gillou47


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Inscrit le: 07 Nov 2015
Messages: 270

MessagePosté le: Sam 8 Oct - 12:47 (2016)    Sujet du message: Résistants sans nuances? Ou simplement fidèles? Répondre en citant

Une remarque de détail :
Pour le livre de FX Péron le titre est : "Le Synode sur la famille"
Le sous-titre (critiqué plus haut) est : "La révolution du pape François"

Ce sous-titre est tout-à-fait adapté : les procédés révolutionnaires qu'il signale sont bien à situer sous l'actuel pontificat. Ou alors c'est l'ensemble de son livre qui est faible, mais il me semble tout-à-fait honnête de décrire correctement une petite partie d'une révolution. Ensuite ça dépend de la capacité doctrinale des gens d'inscrire une révolution locale dans un mouvement révolutionnaire plus ample.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 07:08 (2016)    Sujet du message: Résistants sans nuances? Ou simplement fidèles?

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